uruguay

  • Les cales de l'espoir / Las bodegas de la espera

    Imprimer

     Marine Décembre 1993

     

    Renée Ferrer Paraguay 1944-



    Marcher
    sur les sables de ta pensée
    voyager en clandestin dans les cales de l’espoir,
    et céder
    -en cette attente de toi,
    de ton désir survivant d’un cataclysme d’écumes.

    L’horizon se loge en moi
    s’appuyant
    de l’autre côté de mon front.
    La mer s’en tient aux rites du temps
    et réitère un appel secret.

    Ne me dis pas que j’ai à nouveau rêvé,
    qu’il fait déjà jour.


     (Trad:Colette)

     

     

                               Joaquin Sorolla http://museosdelmundo.com/c-espana/joaquin-sorolla/
     

     

     

    Marina

    Renée Ferrer Paraguay 1944-

    Caminar
    por las arenas de tu pensamiento,
    viajar de polizón en las bodegas de la espera,
    y ceder
    -a esa espera de ti,
    de tu deseo sobreviviente de un cataclismo de espumas.

    El horizonte se aposenta en mí
    recostándose
    del otro lado de mi frente.
    El mar se atiene a los ritos del tiempo
    reiterando un llamado secreto.

    No me digas que he soñado otra vez,
    que ya es de día.

  • Souvenir / Recuerdo

    Imprimer

    Idea Vilariño, Uruguay 1920-2009

     

    Comparaison


    Comme sur la plage vierge
    le vent plie
    le mince roseau vert
    qui dessine
    dans le sable un cercle délicat
    ainsi en moi
    le souvenir de toi.*

     

    https://www.bojardin.fr/article/oyat-ammophila-arenaria

     

     

    Comparación

    Como en la playa virgen
    dobla el viento
    el leve junco verde
    que dibuja
    un delicado círculo en la arena
    así en mí
    tu recuerdo.

    * 9 poèmes d’Idea Vilariño, traduits en français par Eric Sarner. Ultime anthologie. La Barque, 2017

     
  • Eduardo Galeano, deux textes courts / Dos textos cortos

    Imprimer

    Eduardo Galeano, nous connaissons déjà cet écrivain Uruguayen, surtout pour son recueil de textes, souvent très courts, du "Livre des étreintes". 
    Mais voici deux autres petits textes, lourds de sens, vous verrez.

     
    Bajo el título “El miedo manda” , el uruguayo Eduardo Galeano denuncia en varios textos el uso del miedo como arma de poder.
     Aquí van dos, cortos. 

     

    Sécurité   Eduardo Galeano

     
    Elle nous vit, dormant. Dans le rêve d’Elena nous étions tous les deux à faire la queue, avec beaucoup d’autres passagers, dans un quelconque aéroport, car tous les aéroports sont plus ou moins les mêmes. Et chaque passager portait un oreiller sous le bras. En route vers une machine, qui nous attendait; les oreillers passaient sous la machine et la machine lisait les rêves de la nuit antérieure.
     
    C’était une machine détectrice de rêves dangereux pour l’ordre public. 
    (Trad:Colette)
     

    Seguridad          Eduardo Galeano

    Durmiendo nos vio. En el sueño de Elena estábamos los dos haciendo fila con muchos otros pasajeros en algún aeropuerto, quién sabe cual, porque todos los aeropuertos son más o menos todos iguales. Y cada pasajero llevaba una almohada bajo el brazo. Rumbo a una máquina, que nos esperaba, pasaban las almohadas bajo la máquina y la máquina leía los sueños de la noche anterior.
    Era una máquina detectora de sueños peligrosos para el orden público.
     

     

    Indices
     
    On ne sait si cela s’est passé il y a un moment ou un siècle ou jamais.
    À l’heure de se rendre à son travail un bûcheron découvrit qu’il lui manquait la hache.
    Il observa son voisin. Le voisin avait tout à fait l’aspect d’un voleur de haches.
    C’était clair: le regard, les gestes, la façon de parler.
     
    Quelques jours plus tard le bûcheron trouva la hache qu’il avait perdue. Et quand il observa à nouveau son voisin, il constata qu’il n’avait rien d’un voleur de hache, ni dans le regard ni dans les gestes ni dans la façon de parler.
    (Trad:Colette)


    Indicios

    No se sabe si ocurrió hace un rato o hace siglos o nunca.
    A la hora de ir a trabajar un leñador descubrió que le faltaba el hacha.
    Observó a su vecino. El vecino tenía todo el aspecto de un ladrón de hachas. Estaba claro: la mirada, los gestos, la manera de hablar.
    Unos días después el leñador encontró el hacha que había perdido. Y cuando volvió a observar a su vecino, comprobó que no se parecía para nada a un ladrón de hachas, ni en la mirada ni en los gestos ni en la manera de hablar.

     
    Notes: 
    Sous le titre “La peur commande” L’Uruguayen Eduardo Galeano dénonce dans plusieurs textes l’usage de la peur comme arme de pouvoir.
     Sur ce blog d'autres textes de E. Galeano.
     
  • Sensuelle Delmira / Sensual Delmira

    Imprimer
    Delmira Agustini. Nous y revoilà donc comme annoncé la semaine dernière..
    Delmira Agustin. Aquí estamos, tal y como anunciado la semana pasada.
    Vous le savez, j’ai l’habitude de vous raconter les poètes plutôt que d’en faire la biographie. Mais voilà que j‘ai découvert que la traductrice, Monique-Marie Ihry, tient un blog, “Dans le jardin des mots” où vous pourrez lire un bel aperçu de la vie de Delmira. C’est ici.
     
     
    Delmira Agustini
    Como ya sabéis, tengo por costumbre contaros los poetas más que hacer una biografía. Pero he aquí que la traductora Monique-Marie Ihri, tiene un Blog, “Dans le jardin des mots” donde podréis leer, en francés, una bella introduccióna la vida de Delmira.
     
     
    En résumé donc, cette jeune fille d’excellente famille, précoce et très douée, éduquée à la maison par un précepteur, -ce qui implique une pauvre socialisation-, publie à 21 ans son premier recueil intitulé “El libro blanco”. Des vers passionnés et sensuels, chargés d’érotisme. Autant dire que les critiques de l’époque étaient des hommes, nous sommes en 1907, et la société, comme en Europe d’ailleurs, était patriarcale. Les femmes avaient un rôle précis à la maison, ces critiques donc n’étaient visiblement pas préparés à cela. L’un d’eux, très en vue, Carlos Vaz Ferreira, lui écrivit une lettre qui disait: “comment vous êtes arrivée, que ce soit à savoir ou à sentir ce que vous avez mis sur certaines pages, est tout à fait inexplicable”.
    En resumen: esta joven de excelente familia, precoz y llena de talento, educada en casa por un preceptor, -lo que implica una pobre socialización- , publica a los 21 años su primer poemario titulado “El libro blanco”. Versos apasionados y sensuales cargados de erotismo. Va sin decir que los críticos de la época eran hombres, -estamos en 1907 y la sociedad, al igual que en Europa, era patriarcal. Las mujeres tenían un papel preciso en casa, esos críticos, digo, visiblemente no estaban preparados para eso. Uno de los más destacados, Carlos Vaz Ferreira, le escribió una carta en la que decía: «cómo ha llegado usted, sea a saber, sea a sentir, lo que ha puesto en ciertas páginas, es algo completamente inexplicable».
     
    Bon, bon. Comme si la poésie ne pouvait venir que de l’expérience. Et les rêves? Et le désir?
    Bien sûr les thèmes du désir, du plaisir, du corps féminins étaient tabous, même dans les métaphores.
    ¡Bueno! Como si la poesía sólo pudiera nacer de la experiencia. ¿Dónde los sueños? ¿Dónde el deseo?
    Por supuesto lo relacionado con el deseo, con el placer, con el cuerpo femenino era tabú, incluso en las metáforas.
     
    Maxmilián Pirner Leda
     
     
       Et mon regard était une couleuvre
    Pointée entre des buissons de cils,
    Sur le cygne révérant de ton corps.
    Et mon désir était une couleuvre
    Rampant entre les falaises de l’ombre
    Vers la statue de lys de ton corps.
     
       Tu te penchais encore et encore...et tant,
    Et tu te penchas tant,
    Que mes fleurs érotiques sont doubles,
    Et mon étoile est plus grande depuis.
    Toute ta vie se grava dans ma vie.
     
    Traduction: Monique-Marie Ihry

     

    Avec l’aimable autorisation de Cap de l’Étang Éditions, http://www.capdeletang.com.

     

    ( Extrait du poème Vision p.42)
     
       Y era mi mirada una culebra
    Apuntada entre zarzas de pestañas,
    Al cisne reverente de tu cuerpo.
    Y era mi deseo una culebra
    Glisando entre los riscos de la sombra
    A la estatua de lirios de tu cuerpo.
       Tú te inclinabas más y más... y tanto,
    Y tanto te inclinaste,
    Que mis flores eróticas son dobles,
    Y mi estrella es más grande desde entonces.
    (del poema Visión)

     

     
    Poésie moderniste aussi, avec ses symboles fleurs, cygnes, marbres, dans sa première étape.
    Poesía modernista también, con sus símbolos de flores, cisnes, mármoles, en su primera etapa.
     
    Dans ses recueils suivants, “Chants du matin” et “Les calices vides”, l’amour est plus authentique et si féminin.
    En las publicaciones siguientes, “Cantos de la mañana” y “Cálices vacíos”, el amor es más auténtico y tan femenino.
     
     
        Éros, je veux te guider, Père aveugle…
    Je demande à tes mains toutes-puissantes,
    Son corps souverain répandu en flammes
    Sur mon corps évanoui dans les roses!
     
        La couronne électrique qu’aujourd’hui je déplie
    Offre le nectar d’un jardin d’Épouses;
    À ses vautours en ma chair je délivre
    Tout un essaim de colombes roses!
     
    (Extrait du poème Une autre lignée, p.53)

     

    Traduction: Monique-Marie Ihry

     

    Avec l’aimable autorisation de Cap de l’Étang Éditions, http://www.capdeletang.com.
     
     

     

    Gustav Klimt , vers 1908-1915
     
      Eros, yo quiero guiarte, Padre ciego...
    pido a tus manos todopoderosas
    ¡su cuerpo excelso derramado en fuego
    sobre mi cuerpo desmayado en rosas!
      La eléctrica corola que hoy despliego
    brinda el nectario de un jardín de Esposas;
    para sus buitres en mi carne entrego
    todo un enjambre de palomas rosas.
    (del poema Otra estirpe)
     
     
    À 27 ans elle est assassinée dans d’étranges circonstances par son ex-mari avec lequel elle continuait à avoir des relations charnelles. Éros et Thanatos.
    Cette fin tragique et prématurée ne change pas grand chose au rôle que sa poésie a eu pour créer des femmes plus libres, originales et vraies- Rôle qu'a également joué Alfonsina Storni .
     
    A los 27 años fue asesinada en extrañas circunstancias por su ex-marido con e cual seguía teniendo relaciones carnales. Eros y Tanatos.
    Este fin trágico y prematuro no cambia mucho al papel que su poesía tuvo para crear mujeres más libres, originales y verdaderas. Al igual que Alfonsina Storni.
     
    NB: Pour écrire ce billet je me suis inspirée de sources variées dont:
    Para escribir esta entrada me inspiré de varias fuentes entre las cuales:
  • Caresser un souvenir / Acariciar un recuerdo

    Imprimer
    Delmira Agustini
    Uruguay, Montevideo 1886-1914
    https://www.perfil.com/noticias/cultura/8m-dia-mujer-delmira-agustini-poeta-uruguaya-victima-femicidio.phtml
     
    Au dos du recueil de poèmes “Les calices vides” ceci:
    À la fois “fleur d’innocence”, sculptrice de l’amant imaginaire, femme fatale, Delmira Agustini, poète uruguayenne lyrique, féministe et moderniste appartenant à la Génération de 1900 , décrit l’Amour et sa passion démesurée dans son troisième recueil Les calices vides (1913) dédié à Éros et traduit en français par la poète Monique-Marie Ihry.”
     
    Je vous l’ai écrit la semaine dernière, je ne connaissais pas Delmira. Une vie très courte dont je vous reparlerai la semaine prochaine car je suis tombée quasiment amoureuse de cette jeune femme.
    Voici la première partie d’un long poème.

     

     
    Pour tes mains
     
       Mains faites Vie,
    Mains faites rêve;
    Qui avez donné toute la beauté,
    Que toute la beauté vous ont donné;
    Aussi vivantes que deux âmes,
    Aussi blanches que la mort,
    Aussi douces que l’on croirait
    Caresser un souvenir;
    Calices des élixirs,
    Filtres et venins;
    Mains qui me comblèrent,
    Mains qui me firent peur!
    De vos doigts vous avez pris
    La fleur ardente de mon corps…
    Mains parées
    Du rubis de mon désir,
    De la perle de ma tristesse,
    Et du diamant de mon baiser:
    Emportez dans la fosse-même
    Un pétale de mon corps!
    Mains faites Vie,
    Mains faites Rêves.
     
    (…)
     
    Traduction: Monique-Marie Ihry
    Avec l’aimable autorisation de Cap de l’Étang Éditions, http://www.capdeletang.com.
     
     
     
    Manos que sois de la Vida,
    Manos que sois del Ensueño;
    Que disteis toda belleza
    Que toda belleza os dieron;
    Tan vivas como dos almas,
    Tan blancas como de muerto,
    Tan suaves que se diría
    Acariciar un recuerdo;
    Vasos de los elixires
    Los filtros y los venenos;
    ¡Manos que me disteis gloria
    Manos que me disteis miedo!
    Con finos dedos tomasteis
    La ardiente flor de mi cuerpo...
    Manos que vais enjoyadas
    Del rubí de mi deseo,
    La perla de mi tristeza,
    Y el diamante de mi beso:
    ¡Llevad a la fosa misma
    Un pétalo de mi cuerpo!
    Manos que sois de la Vida,
    Manos que sois del Ensueño.
     
    (...)
  • Dans les livres / En los libros

    Imprimer
    Un autre poème de Cristina Peri Rossi; dans son style concis qui permet de tout imaginer...Bon week-end.
     
    Dédicace
     
    La litrature nous a séparés:
    tout ce que j’ai su de toi
    je l’ai appris dans les livres
    et à ce qui manquait,
    j’ai mis des mots.
    (Trad:Colette)

    José María Casanova Martínez-Pardo, Mujer leyendo constitucion-2.jpg

     

     
     
    Dedicatoria
    La literatura nos separó:
    todo lo que supe de ti
    lo aprendí en los libros
    y a lo que faltaba,
    yo le puse palabras.
     
     
    "Evohé" 1971
     
  • Quatre boules de cuir

    Imprimer

    L’art et la boxe, l’amour et la boxe.
    Sans doute parce que c’est un sport qui ne m’attire pas n’ai-je jamais trop réfléchi au lien entre ces termes. Pourtant des films, des chansons (Nougaro par exemple), des romans (Jack London dans “Cent dollars de plus” par exemple aussi), et des poèmes comme celui d’aujourd’hui existent!
     
    L’amour et la boxe seraient-ils question de danses? De distances?
     
     
     
    Cristina Peri Rossi Uruguay 1941
     
     
     
    Juste distance
     
    En amour, et dans la boxe
    tout est question de distance.
    Si tu t’approches trop je m’excite
    m’effraie
    m’obnubile        je dis des bêtises
    me mets à trembler
    mais si tu es loin
    je souffre deviens triste
    perds le sommeil
    et j’écris des poèmes.
     
    « Otra vez Eros 1994 »
    (Trad. Colette)
    Apollinaire Calligramme Terrible boxeur
     
    Distancia justa

    En el amor, y en el boxeo
    todo es cuestión de distancia
    Si te acercas demasiado me excito
    me asusto
    me obnubilo               digo tonterías
    me echo a temblar
    pero si estás lejos
    sufro entristezco
    me desvelo
    y escribo poemas.


    "Otra vez eros" 1994
     
     
     
    Quelques références / Unas referencias
    Apollinaire terrible boxeur image calligramme

  • De solitude en noces / De soledad a bodas

    Imprimer
    Nous avons tous vu et regardé des gouttes d’eau couler le long d’une vitre. Souvent distraitement, un peu moroses peut-être.

    Aujourd'hui il pleut ici; ces gouttes ont pris une autre vie après la lecture du poème. Quand on y met des mots, du rythme, du talent...

     
     
    Ida Vitale
     
    Gouttes
     
    Se blessent et se fondent-elles?
    Déjà elles ne sont plus la pluie.
    Coquines à la récré,
    petits chats d'un royaume transparent,
    elles courent, libres, sur vitres et rampes,
    seuils de leur limbe,
    elles se suivent, se poursuivent,
    peut-être vont-elles, de solitude en noces,
    se fondre et s'aimer.
    Imaginant une autre mort.
    (Trad:Colette)
     
     

    Gotas

     

    ¿Se hieren y se funden?
    Acaban de dejar de ser la lluvia.
    Traviesas en recreo,
    gatitos de un reino transparente,
    corren libres por vidrios y barandas,
    umbrales de su limbo,
    se siguen, se persiguen,
    quizá van, de soledad a bodas,
    a fundirse y amarse.
    Trasueñan otra muerte.
  • Dire sa chance / Decir su fortuna

    Imprimer

    Ida Vitale

    Vitale, ce nom lui va si bien! À 95 ans elle vient de recevoir un prix de plus, le Cervantes 2018. Cette poétesse Uruguayenne, vive d’esprit, a plus de 50 ans de « métier » derrière elle et, si elle a traduit Pirandelllo et Molière, Boris Vian, Simone de Beauvoir et Gaston Bachelard en espagnol, elle est avant tout poète.
    Une dame qu’on aimerait rencontrer, qui a connu l’exil, s’y est bien adaptée, a vécu longtemps au Mexique, au Texas puis est retournée dans son pays.
    (article en français ici).
     
    Acaban de darle el premio Cervantes. Tradujo a Pirandello y D’Annunzio, a Molière y Boris Vian, a Simone de Beauvoir y Gaston Bachelard. Escribió ensayos, prologó libros, publicó prosas . Pero Ida Vitale es, ante todo, poeta
     
    Chance
     
    Pendant des années, profiter de l’erreur
    et de sa correction,
    avoir pu parler, marcher libre,
    ne pas exister mutilée,
    entrer ou pas dans des églises,
    lire, écouter la musique chérie,
    être, de nuit comme de jour, un être.
    Ne pas être négociée en mariage,
    ni mesurée en chèvres,
    ni souffrir le contrôle de la famille
    ou la lapidation légale.
    Ne plus jamais défiler
    et ne pas admettre des mots
    qui mettent dans le sang
    des limailles de fer.

    Découvrir par toi-même
    un autre être imprévu
    dans le pont du regard.

    Être humain et femme, ni plus ni moins.
     
    (Trad:Colette) 
    Petrona Viera El cuentito
     
    Nous avions déjà rencontré cette intéressante artiste Uruguayenne  dans ce billet au sujet du Planismo.
     
     
    Fortuna
     
    Por años, disfrutar del error
    y de su enmienda,
    haber podido hablar, caminar libre,
    no existir mutilada,
    no entrar o sí en iglesias,
    leer, oír la música querida,
    ser en la noche un ser como en el día.
    No ser casada en un negocio,
    medida en cabras,
    sufrir gobierno de parientes
    o legal lapidación.
    No desfilar ya nunca
    y no admitir palabras
    que pongan en la sangre
    limaduras de hierro.
    Descubrir por ti misma
    otro ser no previsto
    en el puente de la mirada.
    Ser humano y mujer, ni más ni menos.
     
  • En blanc / En blanco

    Imprimer

    Que faire quand l’inspiration se fait rare? 
     
    Mario Benedetti (Uruguay) m’a fait rire, voyez plutôt.




    Page blanche   Mario Benedetti

     

     

    Je suis descendu au marché
     
    et j'ai rapporté
     
    tomates journaux averses
     
    endives et envies
     
    gambas croupes et amen
     
    farine monosyllabes jerez
     
    instantanés éternuements riz
     
    artichauts et cris
     
    rarissimes silences
     
     

    page blanche
     
    voilà, je te laisse tout
     
    fais-en ce que tu veux
     
    débrouille-toi
     
    ou du moins organise-toi
     
     

    moi je ferai une sieste
     
    pourvu que tu m’éveilles
     
    avec une chose originale
     
    et suggestive
     
    afin que je la signe

     
     (Trad: Colette)
    Sleeping on a bench, Merle Citron
     


    Página en blanco   Mario Benedetti
     
     
    Bajé al mercado
    y traje
    tomates diarios aguaceros
    endivias y envidias
    gambas grupas y amenes
    harina monosílabos jerez
    instantáneas estornudos arroz
    alcachofas y gritos
    rarísimos silencios
     
    página en blanco
    aquí te dejo todo
    haz lo que quieras
    espabílate
    o por lo menos organízate
     
     
    yo me echaré una siesta
    ojalá me despiertes
    con algo original
    y sugestivo
    para que yo lo firme
  • Fauves dorés / Doradas fieras

    Imprimer

     
    Sans doute, oui sans doute un billet sur nos 17 lapins nouveaux-nés accompagné d’adorables photos aurait-il été plus approprié en ces jours de Pâques.
    Mais non, c’est un poème surréaliste d’Octavio Paz qui m’a étonnée, m'a fait sourire et me demander où il avait été chercher tant de choses à dire sur...deux yeux.
     
    Tal vez, sí tal vez una entrada sobre nuestros 17 conejitos recién nacidos , acompañada de fotos muy monas hubiera sido más apropiado en estos días de Pascua.
    Pero no, es un poema surrealista de Octavio Paz que me ha sorprendido, hecho sonreír y preguntarme de dónde había sacado tantas cosas que decir sobre...dos ojos.
     
    Octavio Paz ( Mexique 1914-1998)
     
    Tes yeux 
     
    Tes yeux sont la patrie
    de l'éclair et de la larme,
    silence disert,
    tempêtes sans vent, mer sans vagues,
    oiseaux prisonniers, fauves dorés endormis,
    topazes impies comme la vérité,
    automne dans une clairière
    où la lumière chante sur l’épaule
    d'un arbre, et où toutes les feuilles sont oiseaux,
    plage que le matin trouve constellé d'yeux,
    panier de fruits de feu,
    mensonge nourricier,
    miroirs de ce monde, porte de l'au delà,
    pulsation tranquille de la mer à midi
    absolu qui scintille,
    désert.
     
    traduction Colette (inspirée par celle d’ E. Dupas )
     
     
    Silvana Canetti (Uruguay)
    " Los ojos de Ariadna"
     
     
    Tus ojos O. Paz
    TUs ojos son la patria
    del relámpago y de la lágrima,
    silencio que habla,
    tempestades sin viento,
    mar sin olas, pájaros presos,
    doradas fieras adormecidas,
    topacios impíos como la verdad,
    otoño en un claro del bosque
    en donde la luz canta en el hombro
    de un árbol y son pájaros todas las hojas,
    playa que la mañana
    encuentra constelada de ojos,
    cesta de frutos de fuego,
    mentira que alimenta,
    espejos de este mundo,
    puertas del más allá,
    pulsación tranquila del mar a mediodía,
    absoluto que parpadea, páramo.
     

  • Additionner / Sumar

    Imprimer
    Ida Vitale* (poète, traductrice, essayiste, professeur et critique littéraire Uruguayenne), 93 ans, est née à Montevideo. Fuyant la dictature, elle partit au Mexique (1974) puis plus tard aux États Unis où elle réside encore.
    L’exil peut être une expérience dramatique et terrible ou une chose merveilleuse. En ce qui me concerne j’ai beaucoup souffert de éloignement de mes proches, j’en ai bavé, mais au bout d’un petit moment je me suis sentie vraiment enrichie. Le Mexique m’a donné non seulement le confort d’un monde agréable, mais aussi l’occasion de me sentir utile par des traductions, des cours...et quelque chose pour laquelle je n’arrêterai jamais de remercier ce pays, qui est son énorme ouverture à celui qui venait du dehors.”(Trad: Colette)
     
    Ida Vitale (poeta, traductora, ensayista, profesora y crítica literaria uruguaya) tiene 93 años y nació en Montevideo. Huyendo de la dictadura, se fue a México (1974) y más tarde a los Estados Unidos donde reside actualmente.
     
    El exilio puede ser una experiencia dramática y terrible o una cosa maravillosa. En mi caso me dolió mucho alejarme de mi gente, lo pasé muy mal, pero al poco tiempo me sentí mucho más enriquecida. México me dio no solo la comodidad de un mundo agradable, sino la oportunidad de sentirme útil con traducciones, con clases… y eso es algo que jamás dejaré de agradecerle a ese país, su enorme apertura hacia el que venía de fuera”.


    Additions
                                                              Cheval et cavalier sont déjà deux animaux
     
    Un plus un, dit-on. Et on pense:
    une pomme plus une pomme,
    un verre plus un verre,
    des choses toujours identiques.

     

    Quel changement que
    un plus un soit un puritain
    plus un gamelan,
    un jasmin plus un arabe,
    une nonne et une falaise,
    un chant et un masque,
    encore une garnison et une damoiselle,
    l’espérance de quelqu’un
    plus le rêve de l’autre.
     
    (Ne possédant pas ce livre, la traduction est de moi. Je suis sûre que Silvia Baron Supervielle a fait mieux!)
     
    *Note: Ida Vitale a reçu en 2015 le prix Reina Sofía,  la plus haute distinction de la poésie ibéro-américaine qui consacre la poète uruguayenne comme une des voix les plus importantes de la poésie de langue espagnole.
     
    Mural de Diego Rivera "La marcha de la humanidad"
     
    Sumas
                                              caballo y caballero son ya dos animales

    Uno más uno, decimos. Y pensamos:
    una manzana más una manzana,
    un vaso más un vaso,
    siempre cosas iguales.

    Qué cambio cuando
    uno mas uno sea un puritano
    más un gamelán,
    un jazmín más un árabe,
    una monja y un acantilado,
    un canto y una máscara,
    otra vez una guarnición y una doncella,
    la esperanza de alguien
    más el sueño de otro.

      De
    "Reducción del infinito" 2002
     
     
  • Loin de la peur / Lejos del miedo

    Imprimer

    Eduardo Galeano (Uruguay), décédé la semaine dernière, était non seulement un grand poète et narrateur, mais aussi un analyste, plutôt lucide, qui nous a expliqué dans “Les veines ouvertes de l'Amérique Latine” comment s'imbriquent le pouvoir et l'Histoire. Il y raconte le passé d'un continent, c'était en 1971, une époque où Cuba n'était pas encore suspecte, ou du moins on pouvait encore croire et penser que de l'île allait venir un monde meilleur. Pas mal d'artistes, dont le poète Benedetti, l’auteur-compositeur-interpète Viglietti et Galeano reprirent le message du Che et d'autres, mais en lui ajoutant une touche plus, - comment dire?, humaine, hédoniste, romantique. Ni uniformes ni louanges à l'Union Soviétique. On aimait le vin, l'amour et...le football.
    Galeano était un grand fan de foot, et quand on le lui reprochait, il répondait “Pour les intellectuels de gauche, le football empêche le peuple de penser. Pour ceux de droite, il prouve qu'il pense avec les pieds. C'est un business? Le sexe n'en est-il pas un? Et ceux qui savent m'ont dit que le sexe n'est pas mal”.
    Il transforma le foot en une affaire politique.
    Le général Videla le condamna à mort (il vécut en exil) et les “caudillos” de gauche se laissèrent aduler par lui. Toujours il offrit son renom pour appuyer toutes les causes justes, présentes et futures.
    Peut-être lit-on certains de ses écrits avec un brin de raillerie de nos jours, peut-être s'est il parfois trompé, mais qui pas?



    Eduardo Galeano, fallecido la semana pasada, era no solo un gran poeta y narrador, sino también un analista, mas bien lúcido, que nos explicó en “Las venas abiertas de América Latina” cómo se imbrican el poder y la Historia. Nos cuenta el pasado de un continente, era en 1971, una época en la que Cuba todavía no era sospechosa, o por lo menos se podía creer y pensar que de la isla iba a salir un mundo mejor. Muchos artistas, entre los cuales el poeta Benedetti, el autor y interprete Viglietti y Galeano recogieron el mensaje del Che y de otros, pero añadiéndole un toque, - ¿cómo decirlo?, más humano, hedonista, romántico. Ni uniformes ni alabanzas a la Unión Soviética. Gustaba el vino, l'amour, y...el fútbol.
    Galeano era un gran fan de fútbol, y cuando se le reprochaba, respondía: «Para los intelectuales de izquierdas, el fútbol impide que el pueblo piense. Para los de derechas, prueba que piensa con los pies. ¿Que es un negocio? ¿El sexo no lo es? Y los que saben me han dicho que el sexo no está mal».
    Trasformó el deporte en un asunto político.
    El General Videla le condenó a muerte (vivió en el exilio) y los caudillos de izquierda se dejaron adular por él. Siempre ofreció son renombre para apoyar todas las causas justas, presentes y futuras.
    Tal vez leamos algunos de sus escritos con algo de mofa hoy en día, tal vez se haya equivocado a veces, pero ¿quién no?

    Sources /Fuentes:
    El País :http://cultura.elpais.com/cultura/2015/04/13/actualidad/1428951264_473655.html
    La voz de Galicia : http://www.lavozdegalicia.es/noticia/opinion/2015/04/15/galeano-hombre-palabra/0003_201504G15P15994.htm
    El Mundo: http://www.elmundo.es/cultura/2015/04/13/552bbabbe2704e5f158b457a.html

    Signos y constelaciones enamorados / Miró /Signes et constellations amoureux.



    Voici trois courts textes extraits du “Livre des étreintes” (déjà publié ici l'histoire du petit garçon et de la montre)
    Aquí tres textos cortos extraídos de “El libro de los abrazos” (ya publiqué aquí la historia del niño y des reloj)

    El arte y el tiempo

     ¿Quiénes son mis contemporáneos? -se pregunta Juan Gelman.

    Juan dice que a veces se cruza con hombres que huelen a miedo, en Buenos Aires, París o donde sea, y siente que esos hombres no son sus contemporáneos.

    Pero hay un chino que hace miles de años escribió un poema, acerca de un pastor de cabras que está lejísimos de la mujer amada y sin embargo puede escuchar, en medio de la noche, en medio de la nieve, el rumor del peine en su pelo: y leyendo ese remoto poema, Juan comprueba que sí, que ellos sí, que ese poeta, ese pastor y esa mujer son sus contemporáneos.

     

    L'art et le temps
    Qui sont mes contemporains? -se demandait Juan Gelman.
    Juan dit que parfois il croise des hommes qui ont une odeur de peur, à Buenos Aires, à Paris ou n'importe où, et qu'il sent que ces hommes ne sont pas ses contemporains.
    Mais il y a un chinois qui, il y a des milliers d'années, écrivit un poème sur un berger de chèvres qui se trouve très loin de la femme aimée et qui pourtant peut entendre, au milieu de la nuit, au milieu de la neige, le bruit du peigne dans ses cheveux: et en lisant ce lointain poème, Juan constate que oui, que eux oui, que ce poète, ce berger et cette femme sont ses contemporains.

     

     

    La función del arte /1
     
    Diego no conocía la mar. El padre, Santiago Kovadloff, lo llevó a descubrirla.
    Viajaron al sur.
    Ella, la mar, estaba mas allá de los altos médanos, esperando.
    Cuando el niño y su padre alcanzaron por fin aquellas dunas de arena, después de mucho caminar, la mar estalló ante sus ojos. Y fue tanta la inmensidad de la mar, y tanto su fulgor que el niño quedó mudo de hermosura.
    Y cuando por fin consiguió hablar, temblando, tartamudeando, pidió a su padre;

    - ¡Ayúdame a mirar!

     
    La fonction de l'art / 1

    Diego ne connaissait pas la mer. Le père, Santiago Kovadloff l'emmena la découvrir.
    Ils voyagèrent cap vers le sud.
    Elle, la mer, se trouvait au-delà de hautes dunes; elle attendait.

     Quand enfin l'enfant et son père atteignirent ces dunes de sable, après une longue marche, la mer explosa devant leurs yeux. Et l'immensité de la mer fut telle, tel son éclat que l'enfant resta muet de beauté.

    Et quand, enfin, il réussit à parler, tremblant, bégayant, il demanda à son père:

    - Aide-moi à regarder!

    La desmemoria /2

    El miedo seca la boca, moja las manos y mutila. El miedo de saber nos condena a la ignorancia; el miedo de hacer, nos reduce a la impotencia. La dictadura militar, miedo de escuchar, miedo de decir, nos convirtió en sordomudos.
    Ahora la democracia, que tiene miedo de recordar, nos enferma de amnesia: pero no se necesita ser Sigmund Freud para saber que no hay alfombra que no pueda ocultar la basura de la memoria.

    Le manque de mémoire / 2

    La peur sèche la bouche, mouille les mains et mutile. La peur de savoir nous condamne à l'ignorance; la peur de faire nous réduit à l'impuissance. La dictature militaire, peur d'écouter, peur de dire, nous transforma en sourds-muets.
    Maintenant la démocratie, qui a peur de se souvenir, nous rend malades d'amnésie: mais il n'est pas besoin d'être Sigmund Freud pour savoir qu'il n'existe aucun tapis qui ne peut cacher la poubelle de la mémoire.




    Traductions: Colette

  • L'alphabet des doigts / El alfabeto de los dedos

    Imprimer


     
     
    Mur hérissé d'espoir / Photo Colette 
     
     
    Je m'en voudrais de quitter l'Uruguay sans vous traduire cet autre extrait du LIVRE DES ÉTREINTES d'Eduardo Galeano. 


     
    Célebration de la voix humaine /2
     
    Ils avaient les mains attachées ou menottées, et pourtant les doigts dansaient. Les prisonniers étaient encapuchonnés mais en s'inclinant ils arrivaient à voir un peu, un tout petit peu, vers le bas. Bien que parler était interdit, ils conversaient avec les mains.
    Pinio Ungerfeld m'a appris l'alphabet des doigts, qu'en prison il apprit sans professeur;
    - Certains avaient une vilaine écriture - me dit-il -, d'autres étaient des artistes de la calligraphie. 

    La dictature Uruguayenne voulait que tous ne fassent qu'un seul, que chacun ne soit personne; dans les prisons et dans tout le pays, la communication était un délit.
    Certains prisonniers passèrent plus de dix ans enterrés dans des cachots solitaires de la taille d'un cercueil, sans entendre d'autres voix que le fracas des grilles ou les pas des bottes dans le corridor.
    Fernández Huidobro et Mauricio Rosencof, condamnés à cette solitude, furent sauvés parce qu'ils purent se parler, par de petits coups sur le mur.
    C'est ainsi qu'ils se racontaient rêves et souvenirs, amours et désamours: ils discutaient, s'étreignaient, se disputaient; ils partageaient certitudes et beautés et ils partageaient aussi doutes et fautes et questions, de celles qui n'ont pas de réponse.

    Quand elle est vraie, quand elle naît du besoin de dire, rien ne peut arrêter la voix humaine. Si on lui refuse la bouche, elle parle avec les mains, ou par les yeux, ou par les pores, ou par n'importe où.
    Parce que tous, tous, nous avons quelque chose à dire aux autres, une chose qui mérite d'être célébrée ou pardonnée par les autres.
     
    Trad: Colette
     
     
    Pedro Figari /Uruguay
     

     
     
    No quiero marcharme de Uruguay sin reproducir otro texto sacado de El libro de los abrazos de Eduardo Galeano.
     
    Celebración de la voz humana /2

    Tenían las manos atadas o esposadas, y sin embargo los dedos danzaban. Los presos estaban encapuchados, pero inclinándose alcanzaban a ver algo, alguito, por abajo. Aunque hablar, estaba prohibido, ellos conversaban con las manos.
    Pinio Ungerfeld me enseñó el alfabeto de los dedos, que en prisión aprendió sin profesor:
    -Algunos teníamos mala letra - me dijo -, otros eran unos artistas de la caligrafía.
      La dictadura uruguaya quería que cada uno fuera nada más que uno, que cada uno fuera nadie; en cárceles y cuarteles y en todo el país, la comunicación era delito.
    Algunos presos pasaron más de diez años enterrados en solitarios calabozos del tamaño de un ataúd, sin escuchar más voces que el estrépito de las rejas o los pasos de las botas por los corredores. Fernández Huidobro y Mauricio Rosencof, condenados a esa soledad, se salvaron porque pudieron hablarse, con golpecitos a través de la pared.
    Así se contaban sueños y recuerdos, amores y desamores: discutían, se abrazaban, se peleaban; compartían certezas y bellezas y también compartían dudas yculpas y preguntas de esas que no tienen respuestas.

    Cuando es verdadera, cuando nace de la necesidad de decir, a la voz humana no hay quien la pare. Si le niegan la boca, ella habla por las manos, o por los ojos, o por los poros, o por donde sea. Porque todos, toditos, tenemos algo que decir a los demás, alguna cosa que merece ser por los demás celebrada o perdonada.

  • Peintures, sur le même plan / Pinturas, en el mismo plano

    Imprimer
    Une découverte pour moi "EL planismo” qui est la modalité de la peinture Uruguayenne entre les années 1920 et 1930. Sa base consiste en des plans de couleur dont les bords interagissent et apparaissent en différentes facettes.
    La figure y est aussi importante que le fond et la couleur s'emploie presque pure, sans clairs-obcurs.
    Enfin, vous verrez, le dessin contient peu de détails.
    Plus que des mots, une série de tableaux pour mieux comprendre leur démarche, leur art.

    Un descubrimiento par mí, El Planismo. Es la modalidad de la pintura Uruguaya entre los años 1920 y 1930. Su base consiste en planos de colores cuyos bordes interactúan y aparecen más o menos "facetados". La figura tiene tanta importancia como el fondo y el color se usa casi puro. Por fin el dibujo tiene pocos detalles.
    Más que unas palabras, una serie de cuadros para entender mejor su proceso y su arte.
    (clic pour agrandir, of course)
    Carmelo de Ardazún                                    
     

    Petrona Viera        
     
     
    Petrona Viera Paisaje
     
     
    Petrona Viera        
    Partido de Futbol Carmelo de Arzadun
     

     

       
    Norberto Berdía