naître

  • Naissances poétiques / Nacimientos poéticos

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    Sur le thème “naître” voici deux poèmes, totalement différents.

    Sobre el tema « nacer » he aquí dos poemas, totalmente distintos.

     

    Le premier est de la Paraguayenne et contemporaine Lourdes Espínola.

    Peu de mots, un message clair et fort.

    El primero es de la Paraguaya y contemporánea Lourdes Espínola

    Pocas palabras, un mensaje claro y fuerte.

     

    Nacer Mujer

     

    La alternativa:
    Saltar del balcón; despedazarlo.
    Faldas, abanico, hilo, aguja:
    me desnudo y rebelo.
    ¡Basta de mirar la vida
    desde este balcón!
    Cárcel semicircular
    tímpano sordo, sorda boca
    grito y digo
    del solitario oficio de escribirMaja_celestina_balcon_Goya.jpg

    Manuscrito de internas visiones
    espejos de mujer abriéndose.
    Nazco
    rompiendo venenosos manantiales. (L.Espínola)

     

                                          
    Naître femme

     

    L’alternative:

    Sauter du balcon; le déchiqueter.

    Jupes, éventail, fil, aiguille :

    je me dénude et rebelle.

    Fini de regarder la vie

    du balcon !

    Prison semi-circulaire

    tympan sourd, sourde bouche

    je crie et dis                                                                                          

    du solitaire travail d’écrire.

    Manuscrit de visions internes

    miroirs de femme s’ouvrant.

    Je nais

    brisant de venimeuses sources. (trad. Colette M.) Peinture, Goya.

     

    Le second est nostalgique ; retrouver l’enfance perdue et ses douceurs est le sujet de ce poème, pas fort connu, d’Antonio Machado (1875-1939). Si vous connaissez peu et/ou mal l’homme, sa vie, ses mots, prenez le temps de lire ceci.

    El segundo es nostálgico; volver a encontrar la infancia perdida y sus dulzuras  es el tema de ese poema, poco conocido, de Antonio Machado.

     

    Renacimiento

     

    Galerías del alma... ¡El alma niña!
    Su clara luz risueña;
    y la pequeña historia,
    y la alegría de la vida nueva...
    ¡Ah, volver a nacer, y andar camino,
    ya recobrada la perdida senda!
    Y volver a sentir en nuestra mano
    aquel latido de la mano buena
    de nuestra madre... Y caminar en sueñosMazerine Argentine belgique.jpg
    por amor de la mano que nos lleva.

    En nuestras almas todo
    por misteriosa mano se gobierna.
    Incomprensibles, mudas,
    nada sabemos de las almas nuestras.
    Las más hondas palabras
    del sabio nos enseñan

    lo que el silbar del viento cuando sopla
    o el sonar de las aguas cuando ruedan. (A. Machado)

    Renaissance

     Galeries de l’âme…L’âme, ma fille!

    Sa claire lumière souriante;

    et la petite histoire

    et la joie de la vie nouvelle…

    Ah, renaître et faire du chemin

    le sentier perdu enfin retrouvé !

    Et à nouveau sentir dans notre main

    le battement de la bonne main

    de notre mère…Et marcher en rêve

    par amour de la main qui nous mène.

     

    Tout dans nos âmes

    par une main mystérieuse est gouverné.

    Incompréhensibles, muettes,

    nous ne savons rien de nos âmes.

    Les plus profondes paroles

    du sage nous enseignent

    ce que dit le sifflement du vent quand il souffle

    ou  le murmure de l’eau quand elle roule. (Trad. Colette M.)

     

  • Dur de naître / ¡Qué duro es nacer! 5 photos

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    Deux jours d’émerveillement, d’encouragements muets : « Vas-y, encore un effort mon petit ».

    Nous étions une dizaine, entre 2 et 65 ans, des amis, des voisins, collés à la vitre de la couveuse, à contempler des heures durant les 17 naissances. Pour nous c’était la première fois que nous suivions tout le processus, depuis le premier coup de bec dans la coquille jusqu’à la sortie complète de l’œuf. Il y a en qui ont mis 3 heures à y arriver.

    Travail exténuant.

    Notre admiration n’avait rien du « oh, qu’il est mignon » ; elle était muette et tenait au dévoilement d’un mystère de la vie, à la ténacité et à la patience sans lesquels leur vie est impossible.

     

    Dos días de asombro, de aliento mudo: « venga pequeño, todavía un esfuerzo”

    Éramos una decena, entre 2 y 65 años, amigos y vecinos, los que asistíamos  pegados al cristal de la incubadora a los 17 nacimientos. Para nosotros era la primera vez que seguíamos todo el proceso, desde el primer picotazo en la cáscara hasta la salida total del huevo. Algunos han necesitado hasta tres horas para conseguirlo.

    Trabajo agotador.

    Nuestra admiración tenia poco de “qué bonito”; era muda y hablaba más bien de la revelación de un misterio de la vida, de la tenacidad y la paciencia sin los cuales su vida resulta imposible.

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