mer

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    Photo Colette, Nord de Mallorca
     

     

     
    Le mur
    il ne sait rien de la mer

    La mer
    elle ne sait rien du mur

    Entre eux
    le va-et-vient du vent
     
    La pared
    no sabe nada del mar

    El mar
    no sabe nada de la pared

    Entre ellos
    el vaivén del viento

    (Trad, Colette) 
     
    extrait de Komboloï, Werner Lambersy
     
    (Billet en partie repris d'un précédent, il y a des lunes..)
  • Entre eux / Entre ellos

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    Bonne journée!
     
    ¡Qué tengáis un buen día!
     
     
    Photo Colette, Nord de Mallorca
     

     

     
    Le mur
    il ne sait rien de la mer

    La mer
    elle ne sait rien du mur

    Entre eux
    le va-et-vient du vent
     
    La pared
    no sabe nada del mar

    El mar
    no sabe nada de la pared

    Entre ellos
    el vaivén del viento

    (Trad, Colette) 
     
    extrait de Komboloï, Werner Lambersy
  • Véhémences

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    Vicente Huidobro (poète chilien)



    (...)

    Voilà la mer
    La mer grande ouverte
    Voilà la mer soudain brisée
    Afin que l’œil voie le commencement du monde
    Voilà la mer
    D'une vague à l'autre il y a le temps de la vie
    De ses vagues à mes yeux il y a la distance de la mort

    (Trad: Colette)

     

    (...)

    He ahí el mar
    El mar abierto de par en par
    He ahí el mar quebrado de repente
    Para que el ojo vea el comienzo del mundo
    He ahí el mar
    De una ola a la otra hay el tiempo de la vida
    De sus olas a mis ojos hay la distancia de la muerte

      

         Monumento Al mar

    De Últimos Poemas Póstumo, 1948

                                

     

    La mer s'exprimait avec une véhémence angoissée, mais les hommes ne le comprenaient pas      

     

     
    El Roto / El País 6/02/2014
     

     

     

    Foto El País - Asturias 4/02/2014



  • Baudelaire en automne / Baudelaire en otoño

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    Lire et relire.
    L'automne revient, ponctuel, la mer est inchangée.
    Varie avec l'âge le cheminement de nos pensées.
    Ce texte de Baudelaire me semble si différent aujourd'hui,  a si peu à voir avec la lecture d'antan.
     

     

    Leer y releer
    Vuelve el otoño, puntual, el mar está igual.
    Varía con la edad el recorrido de nuestros pensamientos.
    Este texto de Baudelaire me parece tan distinto hoy, poco que ver con la lectura de antaño.


                                                                  
    José Saborit , pintor y poeta/escritor Valenciano    
     

    Confiteor de l’artiste  Charles Baudelaire

       Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini.

       Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.

    Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.  

    Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.

     
                                     Photo: Colette
     
    Confiteor del artista
     Charles Baudelaire

        ¡Qué penetrante es el final de los días de otoño! ¡Ah, penetrante hasta el dolor! Pues hay ciertas sensaciones deliciosas, cuya vaguedad no excluye la intensidad; y no hay punta más acerada que la del Infinito.
        ¡Gran delicia la de ahogar la mirada en la inmensidad del cielo y del mar! La soledad, el silencio, la incomparable castidad del azul, la pequeña vela que se estremece en el horizonte, y que por su pequeñez y su aislamiento imita mi irremediable existencia, la melodía monótona del oleaje; todas esas cosas piensan por mí, o yo pienso por ellas (¡pues en la grandeza de la meditación, el yo se pierde rápido!); esas cosas piensan, digo, pero musical y pintorescamente, sin argucias, sin silogismos, sin deducciones.
        No obstante, esas ideas, ya salgan de mí o broten de las cosas, se toman bien pronto demasiado intensas. La energía dentro de la voluptuosidad crea un malestar y un sufrimiento positivo. Mis nervios demasiado tensos sólo producen ya vibraciones dolorosas y chillonas.
        Y ahora, la profundidad del cielo me consterna; me exaspera su nitidez. Me sublevan la insensibilidad del mar, la inmutabilidad del espectáculo ...
        ¿Habrá que sufrir eternamente, o eternamente huir de lo bello? ¡Déjame, Naturaleza, hechicera sin piedad, rival siempre victoriosa! ¡Cesa de tentarme, en mis deseos y en mi orgullo! El estudio de la belleza es un duelo en el que el artista grita de espanto antes de ser vencido. 
     
    Traducción de Nydia Lamarque 1º edición, 1961, México, Editorial Aguilar.

     

    Découverte d'un peintre contemporain, originaire de Valencia, José Saborit. L'art de peindre la mer. Pour en voir plus:

     

    Descubrimiento de un pintor contemporáneo, Valenciano, José Saborit. El arte de pintar el mar.
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  • Sans vent / Sin viento

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    Ce matin à l'aube, et cela va durer quelques mois, régnait un calme plat, le vent sommeillait encore...

    Le mot « Calme » date du XVº et signifiait cessation de vent ; il ne prendra le sens d'absence d'agitation ou tranquillité que vers 1670.

    Du grec ancien χαῦμα, khaûma « forte chaleur » par l’intermédiaire de calma dans une langue ibérique (castillan, catalan, aragonais) où, dans le langage des marins, on associa cette chaleur suffocante à l'absence de vent. .

    C'est l'absence de vent, celle qui contrarie les navigateurs à voile mais apaise les esprits qui va faire l'objet de deux billets. Commençons en poésie, nous poursuivrons par le surnom de Mallorca, «  la isla de la calma ».

    islas.jpg


    Esta mañana, al alba, y durará unos meses, reinaba una calma chica, aún reposaba el viento...
    La palabra Calma:

    Lo interesante comienza con las sorpresas que encierra la palabra calma.
    De la voz griega karma surgió la palabra latina cauma, ambas con el significado de ‘calor sofocante’.
    En el naciente castellano se dijo calma, y en el argot de los marineros, la palabra se asoció con la ausencia de viento, que hacía sentir un calor abrasador.
    Entonces, se empezó a hablar de «la mar en calma», cuando la naturaleza no cedía el viento indispensable para navegar.”
    (fuente:
    http://www.illac.com.mx/profiles/blogs/2062895:BlogPost:375.)

    Es la ausencia de viento, la que contraria a los navegadores a vela pero tranquiliza la mente que será el objeto de dos entradas. Empecemos con un poema, proseguiremos por el apodo de Mallorca, isla de la calma.

    barco.jpg




    Calme

    José María Hinojosa


    À Luís Buñuel

    Où finit la mer?

    Où commence le ciel?

    Les bateaux s'en vont flottant

    ou prennent leur envol?

    L'horizon s'est perdu

    dans le jeu mimétique

    du ciel et des eaux.

    Le mouvement s'est fondu,

    en une seule couleur

    bleu, le bleu calme.

    Le couleurs se fondent;

    le mouvement s'éteint.

    Ne reste qu'une seule couleur;

    aucun vent.

    Où finit la mer?

    Où commence le ciel?

    Trad: Colette


    IMG_0905.JPG


    Calma


    José María Hinojosa

    A Luis Buñuel


    ¿Dónde se acaba el mar?

    ¿Dónde comienza el cielo?

    ¿Los barcos van flotando

    o remontan el vuelo?

    Se perdió el horizonte,

    en el juego mimético

    del cielo y de las aguas.

    Se fundió el movimiento,

    en un solo color

    azul, el azul quieto.

    Se funden los colores;

    se apaga el movimiento.

    Un solo color queda;

    no existe barlovento.

    ¿Dónde se acaba el mar?

    ¿Dónde comienza el cielo?

  • Vague au bout de son errance / Ola al final de su andanza

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    Pour une fin d'année voluptueuse, recherche de poèmes sensuels, délicatement érotiques.
    Partir vers le Sud, le Maghreb, et découvrir, enchantée, la poésie de
    Mohammed Dib.

    Para un fin de año voluptuoso, búsqueda de poemas sensuales, delicadamente eróticos.
    Dirigirme hacia el Sur, el Magreb, y descubrir, encantada, la poesía de Mohammed Dib.


    Horizon féminin

    gestes
    de même longueur
    dans le présent
    et l'après
    de même fraîcheur
    dans l'espoir
    et l'après
    de même lenteur
    dans la fatigue
    et l'après

    Horizonte femenino


    gestos
    igual de largos
    en el presente
    y el después
    igual de frescos
    en la esperanza
    y el después
    igual de lentos
    en la fatiga
    y el después

    (Trad: Colette)

    Picasso la femme nue couchée ou la dormeuse 1932.jpg

     

     

     

    Les marches de la mer

    rien ne sera dit
    porté par le désir
    jusqu'aux lèvres

    ce murmure
    plus monte la marée
    sonne l'hallali

    mêmes hanches mêmes reins
    vague au bout de son errance
    vive à vanner

    ô rivages pour abus tendres
    et la main première conviée
    d'un vœu à tirer ce feu

    Los peldaños de la mar

    nada será dicho
    llevado por el deseo
    hasta los labios

    ese murmullo
    más sube la marea
    suena el hallali*

    las mismas caderas el mismo talle
    ola al final de su andanza
    viva a reventar

    oh riveras para abusos tiernos
    y la mano primera convidada
    de un deseo de disparar ese fuego

    (Trad: Colette)


    "L'air qu'il fait entendre sur son clavecin est une musique intérieure qui parle au cœur"
    Jean Déjeux, dans Hommage à Mohammed Dib
    "El aire que deja oír en su clavicordio es una música interior que habla al corazón"

    Illustration: Picasso, 1932, Femme nue couchée ou la dormeuse

    **Hallali: toque de acoso, término de caza cuando el ciervo está acorralado.

  • Le vent de P.Neruda /El viento de P.Neruda

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    Les îles Malgrats, îlettes au sud-ouest de mon île, semblent en plein jour de simples rochers. Au coucher du soleil, fouettées par le vent, les voilà.

    Las islas Malgrats, unas minúsculas islitas al suroeste de mi isla, parecen de día simples rocas. Aquí las tienen, batidas por el viento, a la puesta del sol.

     

    puesta de sol malgrats 001.jpg

    Le vent est un cheval :

      écoute comme il court

     à travers mer et ciel.

     

    Il veut m’emmener : écoute

    comme il parcourt le monde

       pour m’emmener au loin.

                  ---------

    Laisse courir le vent

      couronné d’écume,

    qu’il m’appelle et me cherche

       galopant dans l’ombre,

       tandis que moi, submergépuesta de sol malgrats 005.jpg

       sous tes grands yeux,

      pour cette seule nuit

    je me reposerai, mon amour. (Le vent dans l’île. Pablo Neruda)

     

    El viento es un caballo:

       óyelo cómo corre

    por el mar, por el cielo.

     

    Quiere llevarme: escucha

     cómo recorre el mundo

       para llevarme lejos.

           -------

    Deja que el viento corra

      coronado de espuma,

    que me llame y me busque

      galopando en la sombra,

       mientras yo, sumergido

         bajo tus grandes ojos,

            por esta noche sola

        descansaré, amor mío. (El viento en la isla. Pablo Neruda)

     

     

     

    Ode à la mer de Pablo Neruda est un beau et long poème, il ressemble à une prière, vous le trouverez ici dans une excellente traduction de Ricard Ripoll i Villanueva.

     Oda al mar de Pablo Neruda es un poema precioso, largo, parecido a una plegaria; lo encontraréis aquí con una traducción de Ricard Ripoll i Villanueva

     

     

    puesta de sol malgrats 014.jpg

    En voici les derniers vers / Aquí tienen los últimos versos.

     

    Nous résoudrons tout

    petit à petit :

    nous t’obligerons, mer,

    nous t’obligerons, terre,

    à faire des miracles,

    car en nous-mêmes,

    dans la lutte,

    il y a le poisson, il y a le pain,

    il y a le miracle.

     

    Todo lo arreglaremos

    poco a poco:

    te obligaremos , mar

    te obligaremos, tierra,

    a hacer milagros,

    porque en nosotros mismos,

    en la lucha,

    está el pez, está el pan,

    está el milagro.

  • En relisant Colette.../Releyendo a Colette...

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    « Au lieu d'aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du coeur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c'est moi qui m'éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert. »

    Le Fanal bleu

    S. Gabrielle Colette

     

    mar y flores 001.jpg

    “En lugar de abordar las islas, bogo hacia ese mar abierto donde sólo llega el ruido solitario del corazón, semejante al de la resaca. Nada se marchita; soy yo quien se aleja, tranquilicémonos. El mar abierto, no el desierto.”

    El fanal azul

    S. Gabrielle Colette

     

    Photo prise dimanche, en face de Cala Gamba