juan rodolfo wilcock

  • Les jours heureux / Los hermosos días

    Imprimer

    La vie et l’œuvre (abondante) de Juan Rodolfo Wilcock sont un exemple de transculturation et de marginalité... impossible à en rendre compte en un seul billet; pas grave, nous en ferons plusieurs.

    Les difficultés sont nombreuses qui ne tiennent pas toutes à son caractère fort particulier; Argentin de père Anglais, il est mal-aimé, et donc peu/mal connu dans son pays natal, qu'il quitta et ne regretta jamais, et où il écrivit en espagnol. Silvia Baron Supervielle a traduit certains poèmes.
    Par la suite il décida de vivre en Italie et d'écrire dans cette langue....mais peu de ces poèmes sont traduits en espagnol, et en français, je l'ignore. Vous voyez le micmac!
     
    Alors, pour aujourd'hui, j'ai traduit deux poèmes de sa première période, celle où sa créativité constitue comme un processus d'introspection, un intimisme néo-romantique dont les thèmes principaux sont l'enfance, la mort et l'amour le tout dans un style classique. (ref ici). Rien d'original bien sûr, mais...vous verrez.
     
    J.R: Wilcock
     
     
    La vida y la obra (abundante) de Juan Rodolfo Wilcock son un modelo de transculturación y de marginalidad, imposible pues hablar de ello en una sola nota; no importa, haremos varias.
    Las dificultades son numerosas: Argentino de padre Inglés, es mal querido, y poco conocido, en ese país, del cual se marchó y no echó nunca de menos, y donde escribió en español...Algunos poemas son traducidos al francés por Silvia Baron Supervielle.
    Decidió luego vivir en Italia y escribir en ese idioma...no todos sus poemas (pero cada vez más) están traducidos al español (a veces por él), otros en francés, tampoco todos. ¡Un follón!
     
    Entonces, y por hoy, traduje al francés dos poemas de su primera etapa, donde su creatividad constituye un proceso de introspección, un intimismo neo-romántico; sus temas principales son la infancia, la muerte y el amor, eso en un estilo clásico. Nada original pero...veréis.
    (fuente información aquí)

    Les deux poèmes sont extraits du recueil "Les jours heureux"
    Los dos poemas pertenecen a "Los hermosos días"


    Monet peupliers / álamos 1894


    Personne ne saura pourquoi je vais si triste
    cet été, entre deux rivières de peupliers;
    personne ne comprend l'angoisse des racines
    crispées, de l'âge, des cordes
    abandonnées au vent. Pas même
    l'amour. Oh celui qui t'a vu
    sur l'horizon inondé, effeuillant
    une rose; celui qui ne trouva
    que les feuilles sur le sol, le parfum sur les pierres!
    (Trad: Colette)
     

    Nadie sabrá por qué voy tan triste
    este verano, entre dos riberas de álamos;
    nadie comprende la angustia de las raíces
    crispadas, de la edad, de las cuerdas
    abandonadas al viento. Ni siquiera
    el amor. ¡Oh aquel que te ha visto
    sobre el horizonte inundado, deshaciendo
    una rosa; aquel que sólo encontró
    las hojas en el suelo, el perfume en las piedras!
     

     

     
     
    Van Gogh

     

     

     

    Je porte sur le cœur un numéro, un sceau
    d'amour, comme si le silence s'inscrivait
    profondément dans la chair; et j'ai déambulé
    dans des couloirs de feuilles passionnées, sur des chemins
    qui menaient au soleil, en criant, t'arrachant,
    te raclant l'âme. Oh s'il m'était donné
    de ne pas te voir apparaître, pour que tu restes immuable,
    là où naît l'amour, comme une image
    au fond de l'eau!
     (trad: Colette)

    Llevo un número sobre el corazón, un sello
    de quererte, como si el silencio se inscribiera
    profundamente en la carne; y he discurrido
    por galerías de hojas apasionadas, por caminos
    que iban a dar al sol, gritando, arrancándote,
    raspándote del alma. Oh si me fuera dado
    no verte aparecer, inmutable,
    allí donde nace el amor, como una imagen
    en el fondo del agua!