jorge cafrune

  • Lumières d'aubes / Luces de albas

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    L'aube, ce n'est pas la première fois qu'on parle ici de ce long moment “d'entre”, de calme ou d'agitation, d'angoisses ou de rêves.
    Alors je vous ai préparé une rencontre poético-musicale plus qu'improbable entre un Argentin d'origine Arabe, d'où son surnom Le Turc, le très célèbre Jorge Cafrune, et du personnage haut en couleurs que fut le poète surréaliste Robert Desnos
    Deux résistants, le premier contre la Junte militaire, l'autre contre les allemands en '40, deux hommes unis ici aussi par l'amour.

    El alba, no es la primera vez que se habla aquí de ese largo momento de “entre”, de calma o agitación, de angustias o de sueños.
    Os he preparado un encuentro poético-musical más que improbable, entre un Argentino de origen árabe, por eso le apodaban El Turco, hablo de Jorge Cafrune, y del poeta surrealista de gran renombre Robert Desnos.
    Dos resistentes, el primero contra la Junta Militar, el otro contra los alemanes en 1940, dos hombres unidos aquí también por el amor.
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    À l’aube d’un jour de coup de dés Robert Desnos
    1932

    À l’aube d’un jour de coup de dés
    il s’arrête au bord des fontaines de sa vie
    il y cherche un mirage à lui promis
    baigne son front désaltère sa bouche
    Et prononce ce mot : chérie
    qui retentit à travers les rêves de la ville endormie
    va la bercer dans sa couche.

    Il n’y aura pas un jour de moins

    dans son amour et dans le tien.
    Et il s’endort aux échos multipliés
    de ce seul mot : chérie.
    12 novembre 1932
    3 heures du matin


    Al alba de un día de golpe de dados
    se para al borde de las fuentes de su vida
    y busca un espejismo a él prometido
    baña su frente desaltera su boca
    Y pronuncia esa palabra: cariño
    que ya suena a través de los sueños de la ciudad dormida
    va a mecerle en su lecho.

    No habrá un día menos
    en su amor ni en el tuyo.
    Y se duerme con los ecos multiplicados
    de esa única palabra: cariño.
    (Trad: Colette)

    Cuando llegue el alba / Quand arrivera l'aube
    Poema y canto
    Letra y Musica: Jorge Cafrune

    Vieja soledad hoy me iré de ti
    buscando la luz, de un amanecer,
    cuando llegue el alba
    viviré, viviré

    Vieille solitude aujourd'hui je te quitterai
    cherchant la lumière, d'une aube,
    quand se lèvera le jour
    je vivrai, je vivrai

    Noche adentro irá, vencida de amor,
    la tristeza gris, de mi corazón,
    cuando llegue el alba
    viviré, viviré
    À la nuit noire s'en ira, vaincue d'amour,
    la tristesse grise, de mon cœur,
    quand se lèvera le jour
    je vivrai, je vivrai

    A un costado del olvido, mis sueños madurarán,
    reventando en luz, florecidos,
    cuando llegue el alba
    viviré, viviré
    À un versant de l'oubli, mes rêves mûriront,
    éclatant de lumière, fleuris,
    quand se lèvera le jour
    je vivrai, je vivrai

    Encontrarte fue, intuición de Dios,
    todo nace en ti, como nací yo,
    cuando llegue el alba
    viviré, viviré
    Te rencontrer fut, intention de Dieu,
    tout naît en toi, comme je suis né,
    quand se lèvera le jour
    je vivrai, je vivrai

    Tus palabras son, fresco manantial,
    sintiendo tu voz, aprendí a cantar,
    cuando llegue el alba
    viviré, viviré
    Tes mots sont, source fraîche,
    en écoutant ta voix, j'appris à chanter
    quand se lèvera le jour
    je vivrai, je vivrai

    A un costado del olvido mis sueños madurarán,
    reventando en luz, florecidos,
    cuando llegue el alba

    viviré, viviré
    (Trad Colette)