ecuador

  • Le pont de la nuit / El puente de la noche

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    Juan Ramón Jiménez, peut-être vous souvenez-vous de lui

     Oublier un peu, rien , trop... ah si nous pouvions décider, être les maîtres de nos mémoires!
     
     
    No os lo tengo que presentar, y ya publiqué varios poemas de él
    ¿Recordar y olvidar. Olvidar un poco, nada, demasiado...¡si pudiéramos decidir y ser dueños de nuestras memorias!
     
    Je vous souhaite une bonne semaine. ¡Qué paséis una buena semana!
     
    Oswaldo Guayasamín 1919-1999 Ecuador*
     
    La mémoire
    Juan Ramón Jiménez
     
    Quelle tristesse voir passer
    le débit de chaque jour
    (tours en haut et en bas!),
    par le pont de la nuit
    (tours en bas et en haut),
    vers le soleil du lendemain!
    Qui saurait
    laisser sa cape, content,
    dans les mains du passé;
    ne plus regarder ce qui fut;
    entrer de front et ravi,
    tout nu, dans la libre
    allégresse du présent!
    (Trad Colette)
     
     
    La memoria
    JR Jiménez
     
    ¡Qué tristeza este pasar
    el caudal de cada día
    (¡vueltas arriba y abajo!),
    por el puente de la noche
    (¡vueltas abajo y arriba!),
    al otro sol!
    ¡Quién supiera
    dejar el manto, contento,
    en las manos del pasado;
    no mirar más lo que fue;
    entrar de frente y gustoso,
    todo desnudo, en la libre
    alegría del presente!
     
     
  • Un baîllement d'ironie / Un bostezo de ironía

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    Il y a, comme chaque été, des aubes magnifiques et relativement fraîches, seuls moments du jour où il fait bon se balader.
    Que ce soit près de la mer ou à la campagne où je vis, à 6h du matin on y rencontre plus d’animaux que d’humains. Pourtant ces derniers sont souvent déjà au travail, certains ont des horaires flexibles qui leur permettent, c’est bien heureux, de commencer dès l’aube.
     
     

     

     

     

     
     
    La lumière, vous le voyez, est superbe. Une amie qui n’est pas d’ici me le faisait remarquer, l’air semble humide: rien de plus vrai! Tout est mouillé le matin sur cette île. C’est excellent pour les plantes et les arbres, moins pour les humains…
     
     

     

    Mais ne perdons pas nos bonnes habitudes et quittons-nous cette semaine avec un poème.
     
     
    Avec le sourire de l’âme
     
    JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
     
    Lentement
    il s'éveilla
    avec un bâillement d'ironie
    au tic tac d'une montre
    qui s'endormait de vieillesse...
     
    Moi je m'éveille...
    et sa main
    sur mon épaule
    me chante la chanson
    de ce fragile sourire
    de l'âme.
     
    (Trad: Colette)
    NB: En espagnol "se fue despertando", impersonnel, m'a obligée à choisir "il" ou "elle". L'option de "il" est donc tout à fait arbitraire.
     
     
     
    CON SONRISA DEL ALMA
     JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
     
    Se fue
    despertando
    con bostezo de ironía
    al tic tac de un reloj
    que de viejo se dormía…
     
    Despierto yo…
    y su mano
    en mi hombro
    me canta la canción
    de esa frágil sonrisa
    del alma
     
  • Contre-jour de mon ombre / Contraluz de mi propia sombra.

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    Poema Cosas Absurdas / Poème Choses Absurdes

     

    de 

     

     Rosa Amelia Alvarado Roca (poetisa ecuatoriana 1944 -  )

     

     

     

    Seethrough, Ken Orton    

     

     

     

    Le soleil me connaît bien
    qui sort chaque matin
    mais se couche quand je veux,
    parfois il dort à midi,
    parfois il souffre d'insomnie,

     

    il entre par la fenêtre
    avec la familiarité du maître de maison,
    se mire longuement dans le miroir,
    me sourit,
    me fait un clin d’œil,
    pendant un moment
    il reste accroché à ma pupille,

     

    ensuite il s'en va en dansant,
    batifole avec une hâte joyeuse
    et se perd dans les fentes
    du contre-jour de mon ombre.

     

     

                                                 (Trad: Colette)

    Westlight Ken Orton

     

     

    El sol me conoce bien
    sale cada mañana,
    pero se acuesta cuando yo quiero,
    a veces duerme al mediodía,
    a veces padece de insomnio,


    entra por la ventana
    con la familiaridad del dueño de casa,
    se mira largamente en el espejo,
    me sonríe,
    me hace un guiño,
    por un momento
    se queda atrapado en mi pupila,


    luego se va danzando,
    jugueteando con alegre premura
    para perderse por las hendijas
    del contraluz de mi propia sombra.