musique

  • Abattre le mur / Derribar el muro

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    Un poème, un Kinépoème

     

    Grâce à Deylan Caylon je découvre une poétesse, un tout grand merci.

     

     

     

     

     

    Si tu abats le mur…..

    Ernestina de Champourcin

     

    Si tu abats le mur

    quel plaisir partout !

    Quel ruban de paroles

    s’entendra sur terre !

    Et tout sera nouveau

    comme venant de naître…

    Si tu abats le mur

    de tous les mensonges

    Quelle joie d’amour

    ouverte sur le monde !

    Quel horizon sans nuages

      dans l’arc du ciel !

     

    (Trad DB et Colette)

                                                     Kinépoème

     

     

     

    Si derribas el muro... 

    Ernestina de Champourcin



    ¡Si derribas el muro

    ¡Si derribas el muro
    qué gozo en todas partes!
    ¡Qué lazo de palabras
    se sentirá en la tierra!
    Y todo será nuevo,
    como recién nacido...
    Si derribas el muro
    de todas las mentiras
    ¡Qué júbilo de amor
    abierto sobre el mundo!
    ¡Qué horizonte sin nubes
    en la curva del cielo!

    De "Primer exilio"

                                                                             ------------------------

     

    Sous la vidéo ceci:

     

    "Poème en mouvement réalisé par Deylan Caylon inspiré par un texte d’Ernestina de Champourcín et une musique d’Ernesto Nazareth.

    Ernestina de Champourcín fait partie, avec Federico Garcia Lorca et Rafael Alberti du groupe d’avant-garde « Generación del 27 ». La guerre d’Espagne lui fit prendre le chemin de l’exil en France puis au Mexique. Veuve, son retour au pays en 1972 fut pour elle comme un second exil.

    Ernesto Nazareth, né et mort à Rio de Janeiro est considéré comme l’un des spécialiste du matchiche. Comme ce genre était mal considéré à l’époque, il a préféré intituler ses compositions « tango brésilien », d’autant qu’il goûtait autant sa musique populaire jouée dans les rues que la musique classique européenne, dont celle de Chopin. Il a produit plus de 200 pièces pour piano dont presque la moitié de tangos, le reste étant principalement composé de valses, polkas et autres danses en vogue au Brésil dans ce début de XXème siècle.

    Les mots ont pris la voix de Séverine Lanz qui chante à ses moments gagnés."

     

  • Quand des larmes font une chanson / Cuando lágrimas hacen una canción

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    Nous sommes en 1929 et le musicien-compositeur et chanteur cubain Miguel Matamoros (Santiago de Cuba 1894-1971) se trouve en déplacement à Saint Domingue.

    L’histoire raconte qu’un soir, dans la chambre de la pension où il séjournait, il entend des pleurs de femme dans la chambre voisine. Il pense à un deuil, puis il apprend que le mari de la dame l’a quitté la veille pour une autre.

    Ceci lui aurait inspiré les paroles de la chanson “Lágrimas negras”

    La liste des interprètes est très longue, mais nous allons nous centrer sur la version de Bebo y  El Cigala, extraordinaire réunion d’artistes variés.

     

     

    D’abord Bebo Valdés, le connaissez-vous ?  Pianiste de jazz et compositeur cubain, lié au latin-jazz et au jazz afro-cubain.

    El Cigala, né à Madrid, célèbre cantaor de flamenco, gitan, espagnol donc mais de nationalité Dominicaine depuis 2014.

    Il reste le saxophoniste, magnifique, mais pas de nom fixe ai-je vu, il semble être différent à chaque concert ou enregistrement.

    L’album Produit par les Espagnols Javier Limón et Fernando Trueba et la chanson d’aujourd’hui ont le même titre “Lágrimas (larmes ) negras”.

     

    Allez, écoutez, laissez-vous emporter, regardez leur plaisir. (les paroles, qui diffèrent d’un chanteur/chanteuse à l’autre) sont plus bas. 

     

     

     

    Bien que tu m'aies jeté dans l’abandon
    Bien que tu aies tué mes illusions
    Au lieu de te maudire d'une juste rancœur
    dans mes rêves, je te couvre
    dans mes rêves, je te couvre de bénédictions


    Ton égarement me fait souffrir d'une peine immense
    je sens la douleur profonde de ton départ
    Je pleure, sans que tu saches que mes pleurs
    sont des larmes noires
    sont des larmes noires comme ma vie

    Aïe, dans le Guadalquivir

    Les gitanes lavent

    les enfants sur les berges

    en regardant passer les bateaux,



    Eau du citronnier

    Eau du citronnier

    Si je te caresse la figure

    Tu dois me donner un baiser


    Tu veux me quitter, je ne veux pas souffrir
    je pars avec toi, ma sainte même si je dois en mourir

     

    (Dans ces mots chantés par Cigala, je soupçonne que le Guadalquivir, les gitanes et l'eau du citronnier sont des ajouts personnels du cantaor...)

  • Il y a...

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    (Cette version n'est disponible que si vous cliquez sur le lien Yoube qui apparaît)

     


    Mais voici une version au saxophone très intéressante.

     

     

     Aujourd'hui, il y a 100 ans, naissait Astor Piazzola, le maître du tango Argentin, vous le connaissez sûrement.

     

    J'ai choisi ce titre, pas le plus connu,  "Ausencias" (Absences), car ce 11 mars est aussi la date où eut lieu en 2011 le terrible tremblement de terre au Japon avec les conséquences que nous avons peut-être un peu oubliées mais dont les Japonais souffrent encore, et pour longtemps.

     

     

  • Kinépoèmes

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    Il y a un temps, Deylan Caylon (pseudo) m’a contactée après avoir parcouru mon blog car il voulait faire une section “kinépoèmes “ sur le thème Péninsules.

     

    Un Kinépoème, m’a-t-il expliqué, ce sont quelques lignes d’un poème que je mets en mouvement, images et musique. !Muy bien!

     

    Depuis lors, et sur son site Lisière , il a ajouté une autre section Latinos et nous échangeons des poèmes, puis je découvre avec grand plaisir ce qu’il en a fait.

     

    Aujourd’hui, et pour vous souhaiter des jours agréables, en voici deux.

     

    Alfonsina Storni

     

     

     

     

     

    Le second ne vient pas de chez moi bien sûr, mais comment résister à cet appel de la poésie ?

     

     

     

  • Éternellement en fuite, comme la vague / Eternamente en fuga, como la ola

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    Aujourd'hui un poème très connu par ici, de  Pablo Neruda. 

    Si certains poèmes d'amour de Neruda me semblent un peu mielleux, celui-ci par contre...

    Il a été chanté par plus d'un mais principalement par le Cubain Pablo Milanés et par l'Espagnol Paco Ibañez.

     

     


     

     

    À mon cœur suffit ta poitrine,
    à ta liberté mes ailes
    De ma bouche atteindra au ciel
    tout ce qui dormait sur ton âme.

    En toi
    est l'illusion quotidienne.
    Tu arrives comme la rosée sur les corolles.
    Tu creuses l’horizon par ton absence.
    Éternellement en fuite, telle la vague.


    J'ai dit que tu chantais au vent
    comme les pins
    et comme les mâts
    Comme eux tu es haute, taciturne.
    Et t’attristes soudain, telle un voyage.


    Accueillante, pareille à un
    vieux chemin.
    Tu es peuplée d’échos et de voix nostalgiques.
    À mon réveil parfois émigrent et s'en vont
    des oiseaux qui
    dormaient
    dans ton âme.

    Trad. Colette inspirée par celle trouvée ici:http://www.pierdhelune.com/neruda5.htm

    NB: Cette oeuvre a été écrite par Pablo Neruda, publiée à l’origine à Santiago de Chile en 1924

     

     


     

     

     

    Para mi corazón basta tu pecho,

    para tu libertad bastan mis alas.

    Desde mi boca llegará hasta el cielo

    lo que estaba dormido sobre tu alma.



    Es en ti la ilusión de cada día.

    Llegas como el rocío a las corolas.

    Socavas el horizonte con tu ausencia.

    Eternamente en fuga como la ola.



    He dicho que cantabas en el viento

    como los pinos y como los mástiles.

    Como ellos eres alta y taciturna.

    Y entristeces de pronto, como un viaje.



    Acogedora como un viejo camino.

    Te pueblan ecos y voces nostálgicas.

    Yo desperté y a veces emigran

    y huyen pájaros que dormían en tu alma.

     

    Esta obra fue escrita por Pablo Neruda Publicada originalmente en Santiago de Chile por Editorial Nascimento © 1924

     

  • Le merle chanteur.../ El mirlo cantador...

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    En ce printemps 2020, volent, sautillent quantité de merles. Principalement pour attraper au vol ou au sol, les petites dattes des palmiers. Ceci est préférable à l’attaque en règle des cerises ou des fraises!
    Il existe tant et tant de chansons, poèmes, récits... sur les merles.
    Je vous en propose quelques uns et j’aimerais bien que vous apportiez , si vous en avez envie, des souvenirs ou n’importe quoi relatif aux merles (et que j’ajouterais au billet).
    En esta primavera del 2020, vuelan, dan saltitos gran cantidad de mirlos. Principalmente para atrapar al vuelo o en el suelo pequeños dátiles de las palmeras. ¡Mejor esto que un ataque en toda regla a las fresas o a las cerezas!
    Existen tantas canciones, poemas, escritos, relatos...sobre los mirlos.
    Os propongo algunos y me gustaría, si lo deseáis, que traigáis aquí recuerdos, poemas, lo que queráis en relación con los mirlos. Añadiré todo a la entrada.
     
    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020, merci!


    D’abord quelques une des “Treize manières de regarder un merle” de Wallace Stevens.
    Primero algunas de las “Trece maneras de mirar un mirlo” de Wallace Stevens.
    I
    Among twenty snowy mountains,
    The only moving thing
    Was the eye of the blackbird.
     
    Entre veinte montañas de nieve,
    La única cosa que se movía
    Era el ojo del mirlo.
     
    Dans vingt montagnes enneigées,
    Une seule chose était en mouvement :
    L’œil du merle noir.

    IV

    A man and a woman
    Are one.
    A man and a woman and a blackbird
    Are one.
     
    Un hombre y una mujer
    Son uno.
    Un hombre y una mujer y un mirlo
    Son uno.

    Un homme et une femme
    Sont un.
    Un homme et une femme et un merle noir
    Sont un.
     
    V
    I do not know which to prefer,
    The beauty of inflections
    Or the beauty of innuendoes,
    The blackbird whistling
    Or just after.
     
    No sé qué preferir,
    La belleza de los acentos
    O la belleza de las insinuaciones,
    El mirlo silbando
    O el instante después.
     
    Je ne sais que préférer,
    La beauté des inflexions
    Ou la beauté des insinuations,
    Le merle noir qui siffle
    Ou tout de suite après.
     
    XII

    The river is moving.
    The blackbird must be flying.
     
    El río se estremece.
    El mirlo estará volando.
     
    La rivière est en mouvement.
    Le merle noir ne peut qu’être en vol.


    NB. Vous pouvez lire les Treize manières de regarder un merle, en anglais et français ici:
    Podeís leer las Trece maneras de mirar un mirlo aquí:

    https://circulodepoesia.com/2014/04/trece-maneras-de-mirar-un-mirlo-poema-de-wallace-stevens/

    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020

     

    Nous avons bien sûr la belle ’”Histoire d’un merle blanc “de A. de Musset que vous pouvez lire en entier ici: https://fr.wikisource.org/wiki/Nouvelles_et_Contes_(Musset)/Histoire_d%E2%80%99un_merle_blanc
     
    Tenemos la bonita Historia de un mirlo blanco, de A de Musset, lo podéis leer entero aquí:


    Je termine en musique, bien que le merle ait beaucoup d’autres histoires...
    Termino, aquí lo tenemos en música, aunque el mirlo tiene muchas otras historias,
     
     
     
     
    HOMME LIBRE nous propose ce qui suit: Merci beaucoup!
     


    On trouve aussi en France les ruine d'une église abbatiale nommée: Notre-Dame-du-Nid-au-Merle.

    Il y a Le merle, de Théophile Gautier. Belle écriture, mais je trouve le poème lourdingue:

    ( je ne publie donc que les deux premières strophes!

    Le merle

    Théophile Gautier

    Un oiseau siffle dans les branches
    Et sautille gai, plein d’espoir,
    Sur les herbes, de givre blanches,
    En bottes jaunes, en frac noir.

    C’est un merle, chanteur crédule,
    Ignorant du calendrier,
    Qui rêve soleil, et module
    L’hymne d’avril en février.(...)

    Et celui de Gibran, dont le mécanisme comparatif et la volonté de mythifier l'oiseau me gave:

    "Ah! si je pouvais être comme toi
    libre de toutes prisons et chaînes!

    ...

    Ah! si je pouvais être comme toi
    toute douceur et splendeur,
    laissant le vent déployer mes ailes
    pour qu’elles soient perlées par la rosée!"

    Etc. Pompeux, je trouve. Pauvre merle, objet de la névrose mystique de l'auteur.

    HL cite aussi de Jean-Bernard Pouy, Die Amstel.

    ¡Gracias!

     

    Gislebert, merci!

     

    Le merle à la glu

    Jean RICHEPIN
    Recueil : "La chanson des gueux"

    Merle, merle, joyeux merle,
    Ton bec jaune est une fleur,
    Ton oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.

    Hier tu vins dans ce chêne,
    Parce qu’hier il a plu.
    Reste, reste dans la plaine.
    Pluie ou vent vaut mieux que glu.

    Hier vint dans le bocage
    Le petit vaurien d’Éloi
    Qui voudrait te mettre en cage.
    Prends garde, prends garde à toi !

    Il va t’attraper peut-être.
    Iras-tu dans sa maison,
    Prisonnier à sa fenêtre,
    Chanter pour lui ta chanson ?

    Mais tandis que je m’indigne,
    Ô merle, merle goulu,
    Tu mords à ses grains de vigne,
    Ses grains de vigne à la glu.

    Voici que ton aile est prise,
    Voici le petit Éloi !
    Siffle, siffle ta bêtise,
    Dans ta prison siffle-toi !

    Adieu, merle, joyeux merle,
    Dont le bec jaune est en fleur,
    Dont l’oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.


    Je mets quand même Le Temps des cerises, la vidéo est belle


     

    Impossible de conclure sans Jules Renard, cet observateur tout de finesse de la ménagerie humaine, avec deux citations et un conte tirés de son Journal :

    « Au Louvre, où Alfred Natanson (journaliste et dramaturge, ami de Renard) m’emmène voir des David, des Vélasquez, et des petites natures mortes de Chardin : je prends des œufs pour des oignons. Rien de cela ne me passionne.
    En sortant, je vois un merle noir à bec jaune, tout seul, au milieu d’une tache d’ombre écartée sur une herbe verte. Voilà de la peinture. »

    « Quand le merle voit les vendangeurs entrer dans la vigne, il s'étonne surtout de les voir qui n'ont pas, comme lui, peur de l'épouvantail. »

     

    Colette:  Une grand variété, magnifique! Le billet est tellement plus riche maintenant.

  • Musique sans mots / Música sin palabras

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    Trop de mots, on entend trop de mots en ce moment. Des chiffres surtout.
    Trop de maux.


    Alors pour ce jour, un peu de musique. Le compositeur est espagnol, Mauricio Sotelo ( Madrid 1961), le guitariste est Juan Manuel Cañizares et la pièce s'appelle " Comment l'eau pleure" -Como llora el agua.

    Passez une paisible journée.

     Si vous ne pouvez pas écouter:
    https://www.youtube.com/watch?v=5pycM63yCHQ

  • Un air de guitares / Una melodía con guitarras

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    L'air s'appelle Mediterranean Sundance, quoi de plus approprié?

    La melodía se llama Mediterranean Sundance, nada más apropiado.

    Pas besoin de vous présenter Paco de Lucía je crois, quant à Al Di Meola, que je ne connaissais pas, c'est un guitariste américain de Jazz fusion.

    No importa presentaros Paco de Lucía creo, en cuanto a Al Di Meola, que yo no conocía, es un guitarriste americano de Jazz fusion. 




    Bonne écoute, avec ou sans pas de danse...

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  • Quelques mots pour vous / Unas palabras para ustedes

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    Je fais miens ces mots de Julos Beaucarne pour vous souhaiter une Bonne Année.

    Hago mías la palabras de Julos Beaucarne* para desearos un Feliz Año.

     

    Foto Toni Catany

     

     

    Je rêve d'un concert que je donnerais où je pourrais me taire pendant deux heures
    Et que personne ne s'ennuie
    Je rêve de me taire et de passer mon temps à vous écouter vous raconter
    Je rêve de n'avoir plus rien à dire
    (...)
    Je rêve de passer ma vie à aller rendre visite à tout un chacun chez lui, à l'écouter
    Je rêve de m'asseoir dans les fauteuils de tout le monde

     

    (texte complet en voix et musique, superbe, dans la vidéo plus bas)

     

    Sueño con dar un concierto donde me pudiera callar durante dos horas

    Y que nadie se aburriera

    Sueño con callarme y pasar el tiempo escuchando vuestra historia

    Sueño con no tener nada más que decir

    (...)

    Sueño con pasarme la vida visitando a cada uno en su casa, a escucharle

    Sueño con sentarme en los sillones de cada uno.

    (Trad: Colette)

     

    * Julos Beaucarne es un poeta y cantante belga.

     

  • Une belle vie, adios Señora

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    María Dolores Pradera, 93 ans vient de disparaître. Une toute grande dame de la chanson et de la scène de théâtre espagnoles. Une dame à l'esprit fin et rempli d'humour et à la voix grave, qui laisse un énorme répertoire de chanson espagnole et de musiques sud-américaines. Des sujets d'hier et de toujours, des fados, coplas, rancheras, balades et boléros.
    Quelle chanson choisir? Je les aime toutes.

     




    Acaba de desaparecer, a sus 93 años, maría Dolores Pradera, la gran dama de la canción española y del teatro. Une dame fina, inteligente, llena de humor. Su voz grave nos deja un repertorio enorme, temas de ayer y de siempre, fados, coplas, rancheras, baladas y boleros.
    ¿Qué canción elegir? Me gustan todas.

  • La Cumbia, música Colombiana

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    Yo me llamo cumbia, yo soy la reina por donde voy,
    no hay una cadera que se este quieta donde yo estoy,
    mi piel es morena como los cueros de mi tambor,
    y mis hombros son un par de maracas que besa el sol.

    Je m’appelle cumbia, où que j’aille je suis la reine,
    pas une hanche ne reste immobile quand je suis là,
    ma peau est brune comme les cuirs de mon tambour,
    et mes épaules sont deux maracas qui embrassent le soleil.
     

     
     
    La Cumbia: une musique qui fait apparaître des sourires dès qu’elle résonne. L’origine de Cumbia serait le mot africain “Cumbé” qui signifie nouba ou fête. Plaisirs donc, image de gaîté et témoin de l’influence africaine sur le côte Atlantique de la Colombie où on situe son origine vers le XVIIIº siècle. 
     
    La Cumbia es una música que hace aparecer la sonrisa en cuanto suena. Cumbia vendría de la palabra africana “Cumbé” que significa Fiesta. Asi pues placer además de imagen de la alegría y testimonio de la influencia africana en la costa atlántica de Colombia donde se sitúa su origen hacia el siglo XVIII.
     
    Ce genre musical, fusion de trois éléments ethnoculturels, représente la Colombie: les indigènes, les africains “importés” par les blancs pour travailler dans les plantations et les espagnols avec leurs romances. De ce mélange naît la Cumbia.
            "Avec le guaguanco cubain, la Cumbia est considéré par beaucoup comme la reine des rythmes afrocaribéens. Sa combinaison de tambours africains, mélodies créoles et danses indiennes font d’elle un rythme unique qui a influencé d’autres styles latins. C’est sans doute l’expression la plus pure du métissage colombien”.
     
    Ese estilo musical, fusión de tres elemento etnoculturales, representa a Colombia: los indígenas, los africanos “importados” por los blancos para trabajar en las plantaciones y los españoles con sus canciones de amor. De esa mezcla nace la Cumbia.
    Junto con el guaguancó cubano, la Cumbia es considerada por muchos como la reina de los ritmos afrocaribeños. Su combinación de tambores africanos, melodías criollas y danzas indias; hacen de ella un ritmo único que también ha tenido influencia en otros géneros latinos. Es quizás la expresión más pura del mestizaje colombiano.”*
     

    Dans les années ‘30 la Cumbia se transforme sous l’influence des classes plus aisées et passe d’être uniquement instrumentale à avoir des paroles; on y intègre aussi l’accordéon et, plus tard, des instruments électroniques et un orchestre complet.
     
    En los años 30 la Cumbia se transforma bajo la influencia de las clases más acomodadas y pasa de ser únicamente instrumental a tener palabras; se añade también el acordeón y, más tarde, instrumentos electrónicos y una orquesta completa. 



    L’intérêt pour l’héritage musical a fortement augmenté ces derniers temps et partout des jeunes prennent tambours, maracas...un retour aux sources.
    El interés por la herencia musical ha aumentado fuertemente en los últimos tiempos y cada vez más jóvenes retoman tambores y maracas...una vuelta a los orígenes.
    PS: Après avoir visionné pas mal de versions modernes, techno et autres je dois avouer que j’ai un peu de mal avec le kitsch des images…je vous ai mis deux exemples plus classiques donc!
    PS: Después de haber visto numerosas versiones modernas, tecno y otras, debo reconocer que me cuesta apreciar lo kitsch de las imágenes. Por eso he puesto dos ejemplos de lo más clásico.
     

  • Guitare Péruvienne / Guitarra Peruana

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    Grâce à Radio Nacional España Clásica (qui est devenue une chaîne de grande qualité, vu qu’auparavant une présentatrice - que je soupçonnais concentrée sur le tricotage de chaussettes - lisait de temps un temps un texte qu'elle ne comprenait pas) j'ai fait la connaissance de ce jeune guitariste Péruvien,  Riber Oré.
     
    Gracias a Radio Nacional Clásica España (que es ahora de gran calidad, ya que antaño una presentadora - que yo sospechaba de estar muy aplicada haciendo calceta - leía de vez en cuando un texto que no entendía) llegué a conocer a este joven guitarrista Peruano,  Riber Oré.
     
                                          Mix de rythmes Péruviens

  • Poches trouées / Bolsillos rotos

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    La semaine dernière je vous avais parlé du mexicain Fernando del Paso; la
     
     poésie n'est pas sa spécialité, mais voici un court poème bien d'actualité ici:
     
     la déclaration annuelle des revenus doit être rentrée pour le 30 juin...
     
    La semana pasada os hablé del mejicano Fernando del Paso; la poesía no es su
     
     especialidad, pero he aquí un poema corto de mucha actualidad: la 
     
    declaración de la renta...
     
     
     

     

    INDIGENCE

                  Fernando del Paso
     
    J'ai gaspillé l'arc en ciel.
    Les hirondelles que j'avais destinées à divers poèmes
    sont dans le rouge.
    Mon compte de crépuscules est congelé.
    Je dois au fisc trois mille cinq cent papillons.
    (Trad Colette)
     

     

    http://lifestyle.trendencias.com/shopping/bueno-bonito-y-barato-joyas-de-papel
     

    Inopia 

      Fernando del Paso

    He despilfarrado el arcoíris.
    Las golondrinas que tenía destinadas a varios poemas
    están en números rojos.
    Mi cuenta de atardeceres está congelada.
    Le debo al fisco tres mil quinientas mariposas.
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  • Chagrin d'amour, l'oubli / Mal de amor, el olvido

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    De Silvina Ocampo, Silvia Baron Supervielle, traductrice du présent recueil, (...) écrit en préface : « Elle possédait une intelligence céleste, dont elle faisait usage en silence pour observer la nature qu’elle vénérait, comprendre les animaux, les êtres qui lui étaient chers. »
    Source et vie de Silvina ici

    De Silvina Ocampo, Silvia Baron Supervielle, traductora de este libro (…) escribe en el prólogo: “Poseía una inteligencia celeste, que utilizaba en silencio para observar la naturaleza que veneraba, para entender a los animales y a sus seres queridos.”

    (trad: Colette)

      

    Un premier poème sur ce thème inépuisable qu'est l'oubli amoureux.

     Un primer poema sobre ese tema inagotable como es el olvido amoroso.

     


    L'oubli

    Silvina Ocampo 

     


    Amour désespéré, tu cherches l'oubli
    comme les papillons recherchent la lumière
    dans la fulguration du feu mélancolique.
    Je sens que ta souffrance en moi se pose
    comme sur ces chétifs jardins
    où chante la voix d'une tourterelle
    perdue sur la corniche d'une maison
    abîmée de la ville, entre jasmins.


    Silvina Ocampo, Poèmes d’amour désespéré, édition bilingue, préface et traduction de Silvia Baron Supervielle, José Corti 1997.



     

                                  "J'ai tant de mal à t'oublier..."

     

     

    El olvido


    Silvina Ocampo

    Desesperado amor, buscas olvido
    como buscan la luz las mariposas
    en el fulgor del fuego entristecido.
    Yo siento que al sufrir en mí te posas
    como en esos escuálidos jardines
    donde canta la voz de una torcaza
    perdida en la cornisa de una casa
    doliente, en la ciudad, entre jazmines.

     

  • Du frison au flamenco / Del frisón al flamenco

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    Il y a une semaine à peine j'ignorais tout du “Frison”, cette langue parlée...en Frise bien sûr, c'est à dire le Nord des Pays Bas, et dans une petite partie de l'Allemagne. Langue indo-européenne elle ressemble à du vieil anglais, mais aussi au néerlandais et au bas-allemand.
     
    C'est beau la Frise, c'est vert, c'est surtout marin. 
     
     
     

    Et puis il y a des frisons (race de chevaux) et des frisonnes (race de vaches) ;-)
     
     
     
     
     
    Bon, bien, vous dites-vous, mais quel est le lien avec l'Espagne? J'y viens...
     
    En Frise donc habite une jeune femme à la voix superbe, qui s'appelle Nynke Laverman et vient de sortir son quatrième album intitulé “Alter”.
    La démarche originale, qu'elle avait déjà suivie avec les fados, c'est d'adapter un texte en frison à une musique étrangère, ici, le flamenco. Elle a fait appel à Javier Limón, une des figures les plus connues du flamenco en Espagne.
    Celui-ci a tenu à faire le voyage en Frise pour s'imprégner de cette terre, se familiariser avec la langue.
     
    Voici un extrait de la composition du dernier disque. Autant vous dire que je n'en comprends pas un mot, mais c'est si beau...
     
     
     
    Hace apenas una semana ignoraba todo del “Frisón” , esa lengua hablada...en Frisia, claro, es decir el Norte de los Países Bajos, y en una pequeña parte de Alemania. Idioma indo-europeo el frisón se parece al viejo inglés pero también al neerlandés y al bajo-alemán.
     
    Frisia es bonita, es verde y sobre todo es marítima.
    Y hay “frisones” (raza de caballos) y “frisonas” (raza de vacas) ;-)
     
     
    Bueno, bueno, pensaréis, pero ¿ cuál es el lazo con España ? Ahí voy...
     
    En Frisia, pues, vive una mujer joven con una voz preciosa que se llama Nynke Laverman y acaba de sacar su cuarto albúm titulado “Alter”..
     
    El procedimiento original que ya había seguido con los fados, consiste en adaptar un texto en frisón a una música extranjera, aquí el flamenco. Llamó a Javier Limón, una de la figuras más destacadas del flamenco. Este insistió en hacer el viaje a Frisia para impregnarse de aquella tierra, familiarizarse con el idioma.
     
    Aquí un extracto de la composición de su último disco. No entiendo ni una palabra, pero qué bonito...(arriba)
     
     
     
    Aquí, rubia, en un fado-frisón / ici, blonde, dans un fado-frison.