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  • Succès et revers

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    Certaines questions amènent le sourire, -Vous n’avez pas besoin d’un coq pour 
    avoir des œufs? Ou alors,- ils s’appellent comment vos lapins? Ou encore, l'air horrifié – vous mangez vos animaux?
     
     



    Ça va faire 6 ans que le projet familial est lancé et que nous travaillons dur mais avec enthousiasme afin de nous nourrir tous les 6 et d'offrir nos produits aux amis, voisins....
    La terre (2000m2) était terre morte, peu à peu le compost et l’humus lui ont rendu vie. Retour des insectes (ça c’est bon pour les plantes, mais nous énerve et pique!). Si nous n’employons aucun produit chimique, c’est pour ne pas, c’est évident, nous empoisonner, mais nous n’employons pas le mot bio si à la mode.
    Alors cette année le confinement a été un moment privilégié pour innover, varier les cultures, garder la forme….
     
     
    Ce n’est pas moi qui vous ferai croire que tout est rose ou facile. Nous avons des échecs, des attaques de pucerons dont les coccinelles n’arrivent pas à bout, des maladies diverses sur les plantes…et puis, comme tous les agriculteurs, nous sommes tributaires du temps. Cette année le mois de mai a été très pluvieux, humide, et à chaque fois que nous plantions des graines de haricots, à peine sortaient-ils de terre qu’escargots et limaces se goinfraient.
     
    Mais il y a aussi de belles récoltes. En fait, en deux mois et demi nous faisons des provisions (conserves) pour toute l’année. Les pommes de terre, les oignons et l’ail sont déjà stockés.
     
    En ce début juillet nous récoltons surtout des haricots mais aussi des courgettes, les premières aubergines, quelques tomates et des concombres.
     
     
    Peut-être tout ceci ne vous intéresse-t-il pas particulièrement, mais voilà, vous comprendrez ainsi pourquoi mon été sur le blog sera en pointillé...
     
    Voici quelques photos de promesses de saveurs…si tout va bien. Ojalá, et Inch Allah !
     
    Figues pour septembre

     

    concombre encore mini

     

    Pastèques

     

    melon

     

     

     

    Aubergines

     

    Poivrons

     

    Tomates cherry
    Passez un bel été!
  • Le merle chanteur.../ El mirlo cantador...

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    En ce printemps 2020, volent, sautillent quantité de merles. Principalement pour attraper au vol ou au sol, les petites dattes des palmiers. Ceci est préférable à l’attaque en règle des cerises ou des fraises!
    Il existe tant et tant de chansons, poèmes, récits... sur les merles.
    Je vous en propose quelques uns et j’aimerais bien que vous apportiez , si vous en avez envie, des souvenirs ou n’importe quoi relatif aux merles (et que j’ajouterais au billet).
    En esta primavera del 2020, vuelan, dan saltitos gran cantidad de mirlos. Principalmente para atrapar al vuelo o en el suelo pequeños dátiles de las palmeras. ¡Mejor esto que un ataque en toda regla a las fresas o a las cerezas!
    Existen tantas canciones, poemas, escritos, relatos...sobre los mirlos.
    Os propongo algunos y me gustaría, si lo deseáis, que traigáis aquí recuerdos, poemas, lo que queráis en relación con los mirlos. Añadiré todo a la entrada.
     
    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020, merci!


    D’abord quelques une des “Treize manières de regarder un merle” de Wallace Stevens.
    Primero algunas de las “Trece maneras de mirar un mirlo” de Wallace Stevens.
    I
    Among twenty snowy mountains,
    The only moving thing
    Was the eye of the blackbird.
     
    Entre veinte montañas de nieve,
    La única cosa que se movía
    Era el ojo del mirlo.
     
    Dans vingt montagnes enneigées,
    Une seule chose était en mouvement :
    L’œil du merle noir.

    IV

    A man and a woman
    Are one.
    A man and a woman and a blackbird
    Are one.
     
    Un hombre y una mujer
    Son uno.
    Un hombre y una mujer y un mirlo
    Son uno.

    Un homme et une femme
    Sont un.
    Un homme et une femme et un merle noir
    Sont un.
     
    V
    I do not know which to prefer,
    The beauty of inflections
    Or the beauty of innuendoes,
    The blackbird whistling
    Or just after.
     
    No sé qué preferir,
    La belleza de los acentos
    O la belleza de las insinuaciones,
    El mirlo silbando
    O el instante después.
     
    Je ne sais que préférer,
    La beauté des inflexions
    Ou la beauté des insinuations,
    Le merle noir qui siffle
    Ou tout de suite après.
     
    XII

    The river is moving.
    The blackbird must be flying.
     
    El río se estremece.
    El mirlo estará volando.
     
    La rivière est en mouvement.
    Le merle noir ne peut qu’être en vol.


    NB. Vous pouvez lire les Treize manières de regarder un merle, en anglais et français ici:
    Podeís leer las Trece maneras de mirar un mirlo aquí:

    https://circulodepoesia.com/2014/04/trece-maneras-de-mirar-un-mirlo-poema-de-wallace-stevens/

    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020

     

    Nous avons bien sûr la belle ’”Histoire d’un merle blanc “de A. de Musset que vous pouvez lire en entier ici: https://fr.wikisource.org/wiki/Nouvelles_et_Contes_(Musset)/Histoire_d%E2%80%99un_merle_blanc
     
    Tenemos la bonita Historia de un mirlo blanco, de A de Musset, lo podéis leer entero aquí:


    Je termine en musique, bien que le merle ait beaucoup d’autres histoires...
    Termino, aquí lo tenemos en música, aunque el mirlo tiene muchas otras historias,
     
     
     
     
    HOMME LIBRE nous propose ce qui suit: Merci beaucoup!
     


    On trouve aussi en France les ruine d'une église abbatiale nommée: Notre-Dame-du-Nid-au-Merle.

    Il y a Le merle, de Théophile Gautier. Belle écriture, mais je trouve le poème lourdingue:

    ( je ne publie donc que les deux premières strophes!

    Le merle

    Théophile Gautier

    Un oiseau siffle dans les branches
    Et sautille gai, plein d’espoir,
    Sur les herbes, de givre blanches,
    En bottes jaunes, en frac noir.

    C’est un merle, chanteur crédule,
    Ignorant du calendrier,
    Qui rêve soleil, et module
    L’hymne d’avril en février.(...)

    Et celui de Gibran, dont le mécanisme comparatif et la volonté de mythifier l'oiseau me gave:

    "Ah! si je pouvais être comme toi
    libre de toutes prisons et chaînes!

    ...

    Ah! si je pouvais être comme toi
    toute douceur et splendeur,
    laissant le vent déployer mes ailes
    pour qu’elles soient perlées par la rosée!"

    Etc. Pompeux, je trouve. Pauvre merle, objet de la névrose mystique de l'auteur.

    HL cite aussi de Jean-Bernard Pouy, Die Amstel.

    ¡Gracias!

     

    Gislebert, merci!

     

    Le merle à la glu

    Jean RICHEPIN
    Recueil : "La chanson des gueux"

    Merle, merle, joyeux merle,
    Ton bec jaune est une fleur,
    Ton oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.

    Hier tu vins dans ce chêne,
    Parce qu’hier il a plu.
    Reste, reste dans la plaine.
    Pluie ou vent vaut mieux que glu.

    Hier vint dans le bocage
    Le petit vaurien d’Éloi
    Qui voudrait te mettre en cage.
    Prends garde, prends garde à toi !

    Il va t’attraper peut-être.
    Iras-tu dans sa maison,
    Prisonnier à sa fenêtre,
    Chanter pour lui ta chanson ?

    Mais tandis que je m’indigne,
    Ô merle, merle goulu,
    Tu mords à ses grains de vigne,
    Ses grains de vigne à la glu.

    Voici que ton aile est prise,
    Voici le petit Éloi !
    Siffle, siffle ta bêtise,
    Dans ta prison siffle-toi !

    Adieu, merle, joyeux merle,
    Dont le bec jaune est en fleur,
    Dont l’oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.


    Je mets quand même Le Temps des cerises, la vidéo est belle


     

    Impossible de conclure sans Jules Renard, cet observateur tout de finesse de la ménagerie humaine, avec deux citations et un conte tirés de son Journal :

    « Au Louvre, où Alfred Natanson (journaliste et dramaturge, ami de Renard) m’emmène voir des David, des Vélasquez, et des petites natures mortes de Chardin : je prends des œufs pour des oignons. Rien de cela ne me passionne.
    En sortant, je vois un merle noir à bec jaune, tout seul, au milieu d’une tache d’ombre écartée sur une herbe verte. Voilà de la peinture. »

    « Quand le merle voit les vendangeurs entrer dans la vigne, il s'étonne surtout de les voir qui n'ont pas, comme lui, peur de l'épouvantail. »

     

    Colette:  Une grand variété, magnifique! Le billet est tellement plus riche maintenant.

  • Le talon de fer, Jack London

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    Me voilà embarquée dans un exercice auquel je ne suis pas habituée: faire un billet sur un livre de mon choix mais d’un auteur précis, Jack London. Et ceci pour répondre à un challenge, celui de ClaudiaLucia.
    Alors j’ai choisi “Le talon de fer”, roman fort éloigné de tout ce que j’avais lu de London.
    Écrit en 1908, c’est l’histoire biographique du fictif Ernest Everhard, leader révolutionnaire aux États-Unis, capturé et assassiné en 1932 après une révolution ouvrière frustrée.
     
     
    Le récit est écrit à la première personne, par Avis Cunningham, une jeune femme d’origine bourgeoise qui fait la connaissance d’Ernest, en tombe amoureuse (c’est réciproque) et découvre à travers lui la réalité misérable de la classe travailleuse, ouvrière aux États-Unis.
     
    Je veux essayer de raconter simplement comment Ernest Everhard est entré dans ma vie, comment son influence sur moi a grandi jusqu’à ce que je sois devenue une partie de lui-même, et quels changements prodigieux il a opérés dans ma destinée ; de cette façon vous pourrez le voir par mes yeux et le connaître comme je l’ai connu moi-même, à part certains secrets trop doux pour être révélés.”
     
    Les premiers chapitres analysent la réalité sociale aux États-Unis début XXºs., la pénétration des idées socialistes chez les ouvriers, la position complice du clergé avec l’oppression, l’immoralité de la bourgeoisie...L’objectif est la dénonciation du système d’exploitation capitaliste.
    La position intellectuelle de J. London en faveur de la classe ouvrière est évidente ici.
     
    C’est une femme amoureuse, admirative qui met son homme sur un piédestal, sans doute mérité.
     
    Il se prodigua comme peu d’hommes l’ont fait, et toute sa vie ce fut pour les autres. Telle fut la mesure de sa virilité. C’était un humanitaire, un être d’amour. Avec son esprit de bataille, son corps de gladiateur, et son génie d’aigle, il était doux et tendre pour moi comme un poète. C’en était un, qui mettait ses chants en action.
     
    Au-delà de l’histoire d’amour et de l’histoire politique, un futur dystopique y est décrit, à de nombreuses pages on se dit “mais oui, c’est ce qui est arrivé et arrive”!
    London prédit dans ce roman l’imminente éclosion d’une guerre impérialiste (dans le roman entre les États-Unis et l’Allemagne) et comment de cette guerre surgit la première révolution socialiste triomphante (ici en Allemagne, non en Russie) et l’échec de l'insurrection prolétaire aux États-Unis. 
     
     
     
    Cette lecture, à part peut-être un passage terrible et sanglant, m’a beaucoup intéressée, et ne m’a pas semblé ennuyeux du tout comme pourrait l’être un roman politique, car l’humain est au centre de tout le récit. Il fait réfléchir sur le présent (sans coronavirus!), le passé et le futur. Il nous laisse sur l’idée que la libération pour l’humanité du joug de l’exploitation est inévitable.
    Quand?
     
     

  • Comment ça, quand? / ¿Cómo que cuándo?

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    Ébène, de Ryszard Kapuscinski, journaliste polonais, a été publié en l’an 2000 mais couvre les années ‘60-80 en Afrique. Ces années d’indépendance coloniales, de soulèvements...L’auteur y a vécu longtemps , non pas dans des hôtels ou zones pour européens, mais, au risque de sa santé, de sa vie souvent, parmi la population locale.

     

     En début de livre il fait une longue réflexion sur le temps - le temps africain (qui a peut-être un peu varié depuis, selon les endroits) qui lui paraît si différent de l’européen - qui, en ces moments où il est comme arrêté, figé, m’a semblé très intéressante. 

     

    Il raconte qu'à son arrivée au Ghana, il monte dans un autobus et s’y assied. Un Anglais le suit, s’installe. À ce moment, dit l’auteur, peut se produire une collision entre deux cultures, un choc, voire un conflit qui arrivera si l’étranger (s’il ne connaît pas l’Afrique) commence à s’énerver et à demander quand part l’autobus. “Quand part l’autobus? Comment ça, quand? -dit le conducteur -Quand il y aura assez de gens pour le remplir”.
     
    Kapuscinski, poursuit en expliquant que l’Européen et l’Africain ont une conception différente du temps .
    Pour les Européens “le temps vit en dehors de l’homme”, il est comme indépendant, a une existence objective qu’on peut mesurer. Et il s'en sent esclave, il doit respecter des délais, des dates, jours et heures. Comment exister sans eux?
    Entre l’homme et le temps existe un conflit insoluble qui se termine toujours par la défaite de l’homme: le temps détruit l’homme.”
     
     
     
    Les Africains perçoivent le temps différemment. C’est une catégorie beaucoup plus ouverte, élastique, subjective. Pour eux c’est l’homme qui influe sur la formation du temps, son rythme.
    L’homme décide si un événement aura lieu ou non, “Le temps est le résultat de notre action, et il disparaît quand nous n’entreprenons rien ou abandonnons une action.  Une énergie circule qui, quand elle s'approche de nous et nous emplit,  nous donne la force de nous mettre en mouvement: il se passera quelque chose.
    Sinon il faut attendre."

     

    Ceci, vous voyez, est tout à fait l’inverse de la pensée européenne.
     
    Et pour beaucoup d'entre nous en ce moment, le temps élastique que nous vivons nous rapproche, je crois, de la conception africaine.
     
    Ébano, de Ryszard Kapuscinski, Fue publicado en el año 2000 pero cubre los año 60-80 en África. Son años de independencia colonial, de revueltas, de sublevaciones… El autor ha vivido mucho tiempo pero no en hoteles o zonas para europeos sino, con riesgo para su salud y con frecuencia para su vida, entre la población local.
    Al principio del libro hace una larga reflexión sobre el tiempo. El tiempo africano (que quizás haya cambiado algo desde entonces, en algunos sitios) que le parece tan diferente del europeo y que, en estos momentos en que da la impresión de haberse parado, fijado, me ha resultado muy interesante.
     
    Cuenta como a su llegada a Ghana sube a un autobús y se sienta. Le sigue un Inglés y se instala. En ese momento, dice el autor, puede producirse una colisión entre dos culturas, un choque, un conflicto.” Esto sucederá si el pasajero es un forastero que no conoce África. Alguien así empezara a removerse en el asiento, a mirar en todas direcciones y a preguntar: ¿Cuando arrancará el autobús? ¿Cómo que cuándo?, le contestará, asombrado, el conductor, cuando se reúna tanta gente que lo llene del todo”
     
     
    Kapuscinski continúa y explica que los europeos y los africanos tienen una concepción diferente del tiempo.
     
     
    Los europeos están convencidos de que el tiempo funciona independientemente del hombre, de que su existencia es objetiva, en cierto modo exterior, que se halle fuera de nosotros y que sus parámetros son medibles y lineales”...”El europeo se siente como su siervo, depende de él, es su súbdito.”… “Tiene que respetar plazos, fechas, días y horas. Se mueve dentro de los engranajes del tiempo; no puede existir fuera de ellos”… “Entre el hombre y el tiempo se produce un conflicto insalvable, conflicto que siempre acaba con la derrota del hombre: el tiempo lo aniquila.”
     
    Los Africanos perciben el tiempo de manera bien diferente. Para ellos, el tiempo es una categoría mucho más holgada, abierta, elástica y subjetiva. Es el hombre el que influye sobre la horma del tiempo, sobre su ritmo...”
    El hombre decide si un acontecimiento tendrá lugar o no. “El tiempo aparece como consecuencia de nuestros actos y desaparece si lo ignoramos o dejamos de importunarlo.” “ En alguna parte del mundo fluye y circula una energía misteriosa, la cual, si viene a buscarnos, si nos llena, nos dará la fuerza para poner en marcha el tiempo: entonces algo empezará a ocurrir.” Sino hay que esperar.
     
     
    Todo esto es lo contrario del pensamiento europeo.
    Y para muchos de nosotros en este momento, el tiempo elástico que vivimos nos acerca, creo yo, de la noción africana.
     
    Sources/ Fuentes : Ébène, aventures africaines, Ryszard Kapuscinski. Coll. Poche
    Ébano, Ryszard Kapuscinski, ed Anagramma
     
    Photo 2 https://www.t13.cl/noticia/nacional/asi-quedo-reloj-flores-vina-del-mar-caida-arbol1
  • La vie en vert

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    Voici une non-recette car vous n’y trouverez pas de proportions. Il est peu probable aussi que vous ayez autour de vous les ingrédients qui poussent, sauvages, sur notre terrain.
    Mais peut-être cela vous inspirera-t-il?
     
    Ma famille les appellent “Croquettes de sorcière” car à cette époque de l’année je pars avec un panier et récolte des plantes sauvages.
    La vie en vert…
     
    Poireaux

     
    Bettes ou blettes
     
    Voici déjà de tendres bettes, de petits poireaux...et puis ces feuilles que je crois être de la chicorée (à gauche sur la photo ci-dessous). Je sais qu’elles sont comestibles car j’en mets depuis des années et nous sommes vivants:-)
     
                                                                
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Bien laver toutes les plantes, puis dans une grande poêle (ou casserole), huile et une tête entière de gousses d’ail émincées et des petits piments piquants. À feu lent, poco a poco, on ajoute les poireaux coupés en filles rondelles et finalement les bettes. Saler et laisser cuire un bon moment, les plantes sauvages sont coriaces.
     
            
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Quand l’eau des légumes a disparu, ajouter un peu de farine (celle que vous voulez), la faire cuire quelques minutes en remuant, puis un peu de lait. Il ne s’agit pas faire une béchamel (si souvent on nous sert des croquettes où on distingue à peine le jambon, crevettes ou épinards) mais de lier légèrement les éléments entre eux.
    Finalement j’ajoute du fromage râpé.
     

     
    Voilà, c’est prêt. On laisse le tout à refroidir, couvert, dans la glacière une nuit.
     
    Le lendemain, ça vous le savez, vous formez des croquettes, les passez dans de l’œuf battu et de la chapelure. Les frire, of course.
    Bon appétit.

  • Une lettre cachetée / Una carta sellada

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    D'abord il y a une enveloppe...
    Primero hay un sobre....

     
     


    ...suivie d'un timbre,
    ...seguido de un sello,
                                                                       

     
     

    À l'intérieur ce court poème pour vous souhaiter une bonne fin d'Année.
    Y dentro este corto poema para desearos un buen fin de Año.

     

     

     
     NOCTURNE (extrait)
    JR Jimenéz

    «Que t’importe toute chose,

    si nous pouvons brûler
    chaque peine oh passion ! en chaque étoile,
    si nous pouvons faire
    de l’immense ciel noir
    notre immense joie toute illuminée ? 
     
    (Trad. Trouvée sans nom du traducteur sur le site http://emmila.canalblog.com)

    Nocturno (Extracto)
    JR Jimenéz
     
    ¡Qué te importa de todo,
    si podemos quemar
    cada pena ¡o, pasión! en cada estrella,
    si podemos hacer
    del negro cielo inmenso
    nuestra inmensa alegría iluminada?
     
     
  • Le pont de la nuit / El puente de la noche

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    Juan Ramón Jiménez, peut-être vous souvenez-vous de lui

     Oublier un peu, rien , trop... ah si nous pouvions décider, être les maîtres de nos mémoires!
     
     
    No os lo tengo que presentar, y ya publiqué varios poemas de él
    ¿Recordar y olvidar. Olvidar un poco, nada, demasiado...¡si pudiéramos decidir y ser dueños de nuestras memorias!
     
    Je vous souhaite une bonne semaine. ¡Qué paséis una buena semana!
     
    Oswaldo Guayasamín 1919-1999 Ecuador*
     
    La mémoire
    Juan Ramón Jiménez
     
    Quelle tristesse voir passer
    le débit de chaque jour
    (tours en haut et en bas!),
    par le pont de la nuit
    (tours en bas et en haut),
    vers le soleil du lendemain!
    Qui saurait
    laisser sa cape, content,
    dans les mains du passé;
    ne plus regarder ce qui fut;
    entrer de front et ravi,
    tout nu, dans la libre
    allégresse du présent!
    (Trad Colette)
     
     
    La memoria
    JR Jiménez
     
    ¡Qué tristeza este pasar
    el caudal de cada día
    (¡vueltas arriba y abajo!),
    por el puente de la noche
    (¡vueltas abajo y arriba!),
    al otro sol!
    ¡Quién supiera
    dejar el manto, contento,
    en las manos del pasado;
    no mirar más lo que fue;
    entrar de frente y gustoso,
    todo desnudo, en la libre
    alegría del presente!
     
     
  • Une voix et un piano / Una voz y un piano

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    Diana Navarro, née en 1978 à Malaga, est une jeune chanteuse à la voix…vous entendrez. J’ai choisi une copla traditionnelle, me suis laissé envoûter.
    Alors, je n’ai pas traduit les paroles, ces mots souvent pathétiques d’antan, genre “Je t’aime plus que ma vie, plus que l’air que je respire, plus que ma mère”…sachez seulement que c’est l’histoire d’une jeune fille qui tombe éperdument amoureuse d’un homme mûr.
     
     
     


    Coplas de amor
     
     
    Cuando nos vieron, del brazo,
    bajar platicando la Calle Real,
    pa las comadres del pueblo
    fue la letanía
    de nunca acabar:

    - Que si puede ser su pare...
    - Que es mucho lo que ha corrío...
    - Que un hombre así, de sus años,
    no es bueno para marío...

    Fueron tantas cosas
    las que yo sentí,
    que al pie de mi reja,
    de cara a tus ojos,
    me oyeron decir:
     
    Fueron tantas cosas
    Las que yo sentí,
    Que tras de las rejas,
    De cara a tus ojos,
    Me oyeron decir:
     
    Dime que me quieres, ¡dímelo por Dios!
    Aunque no lo sientas, aunque sea mentira,
    Pero dímelo.
    Dímelo bajito,
    Te será más fácil decírmelo así,
    Y el "cariño" tuyo será "pa" mis penas
    Lo mismo que lluvia de mayo y abril.
    Ten misericordia de mi corazón,
    Dime que me quieres, dime que me quieres,
    ¡Dímelo por dios!
     
    Te quiero más que a mis ojos,
    Te quiero más que a mi vida,
    Más que al aire que respiro
    Y más que a la madre mía.
     
    Que se me paren los pulsos
    Si te dejo de querer,
    Que las campanas me doblen
    Si te falto alguna vez.
     
    Eres mi vida y mi muerte,
    Te lo juro, compañero;
    No debía de quererte,
    No debía de quererte
    Y sin embargo yo te quiero.
     
    Por mi salud, yo te juro
    Que eres pa mí lo primero,
    Y me duele hasta la sangre
    De lo mucho que te quiero.
     
    No se me importan tus canas
    Ni el sentir de los demás,
    Lo que me importa es que sepas
    Que yo te quiero de verdad.
     
    Soy de tus besos cautiva.
    Y así escribí en mi bandera:
    Te he de querer mientras viva,
    Compañero, mientras viva,
    Y hasta después que me muera...

  • Golden hour

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    Derniers jours d'août
     

     

    Se balader en plein été ici n’est agréable qu’avant huit heures du matin, mais cette semaine il y a eu, enfin, un gros orage et hier soir il faisait délicieux. Une brise fraîche caressait nos peaux nues, personne au village ne voulait rater ce moment si rare depuis des mois.
     
    Ces dames âgées, grandes connaisseuses de la nature et surtout très gourmandes, nous ont fait sourire puis rire. En passant devant les figuiers, sans hésitation, hop, elles ont levé leurs cannes pour décrocher les fruits les plus appétissants. Ensemble, et additionné de quelques mûres voisines, un apéritif-fruits s’est improvisé.
     
     
     

     

     

     

     
    Un mouton gourmand et affamé sans doute attend patiemment que les figues tombent

    À 8h du soir, la lumière est de celles qu’on voudrait garder en soi pour longtemps. Tout près de chez nous, pourquoi diable aller loin?
     
    C’est cette lumière, cette paix qu’à travers ces photos je voudrais partager avec vous aujourd'hui.
     
     

     

     

     

     

  • Les algues de la mémoire / Las algas de la memoria

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    Julia Uceda, née à Sevilla en 1925 est poète et fut professeur de Lettres dans des Universités Espagnoles et Nord-Américaines.
     
    Julia Uceda, nacida en Sevilla en 1925 es poeta y fue profesora de Letras en Universidades españolas y norte americanas.
     
    Il me plaît ce poème où l’on joue avec le temps, un temps où l’eau et la lumière sont si présents.
     
    Me gusta este poema donde se juega con el tiempo, un tiempo donde el agua y la luz están muy presentes.
     
    Le temps me rappelle
     
    Se souvenir n’est pas toujours revenir à ce qui a été.
    Il est dans la mémoire des algues qui entraînent d’étranges merveilles;
    des objets qui ne nous appartiennent pas ou qui n’ont jamais surnagé.
    La lumière qui parcourt les abîmes
    illumine les années antérieures à moi, pas vécues
    mais dont je me souviens comme si c’était hier.
    Vers l’an mille neuf cents
    je me suis promenée dans un parc qui est à Paris -était -
    enveloppé de brume.
    Ma robe avait la même couleur que la brume.
    La lumière était la même qu’aujourd’hui
    -septante ans plus tard -
    quand la brève tempête a passé
    et qu’à travers les vitres je vois passer les gens,
    depuis cette fenêtre si proche des nuages.
    Dans mes yeux semble pleuvoir
    un temps qui n’est pas le mien.
    (Trad:Colette)
     
    Julia Uceda
     
    El tiempo me recuerda
     
    Recordar no es siempre regresar a lo que ha sido.
    En la memoria hay algas que arrastran extrañas maravillas;
    objetos que no nos pertenecen o que nunca flotaron.
    La luz que recorre los abismos
    ilumina años anteriores a mí, que no he vivido
    pero recuerdo como ocurrido ayer.
    Hacia mil novecientos
    paseé por un parque que está en París -estaba-
    envuelto por la bruma.
    Mi traje tenía el mismo color de la niebla.
    La luz era la misma de hoy
    -setenta años después-
    cuando la breve tormenta ha pasado
    y a través de los cristales veo pasar la gente,
    desde esta ventana tan cerca de las nubes.
    En mis ojos parece llover
    un tiempo que no es mío.
  • Gris et très frais / Gris y muy fresco

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    12 juin, il fait 16º ce matin, et gris.
    Ceci m'a fait penser à republier un article d'il y a 9 ans et que j'aime bien.


    Ennuyeux le gris? ¿Aburrido el gris?



    Il n’est pas facile d’avouer son attirance pour le gris, il a mauvaise réputation : ennui, manque de caractère, mauvaise mine...Mais il me plaît depuis ma jeunesse; je me souviens que toujours je voulais que les pulls que me tricotait ma mère soient de cette couleur.
     
    No resulta fácil confesar su gusto por el gris, tiene mala fama: aburrimiento, falta de carácter, mala cara…Pero me agrada desde mi juventud; me acuerdo que siempre quería que los jerséis que mi madre tejía fueran de ese color. 
     
     
     
    Le gris, s’il n’est pas une couleur, est une « valeur d’intensité lumineuse dont la perception par l’œil humain se situe entre le blanc et le noir » (Wikipedia) qui possède une variété infinie de nuances. Voilà bien tout son intérêt !
     
    El gris, si bien no es un color, es un “valor de intensidad luminosa cuya percepción por el ojo humano se sitúa entre el blanco y el negro” (Wikipedia) que tiene una variedad infinita de facetas. ¡De ahí todo su interés!
     
    Tristes ou monotones la femme-fleur de Picasso ou ce ciel gris?
     
     
    Mirad la mujer-flor de Picasso, esta foto de un cielo gris. ¿Son acaso tristes? ¿Monótonos?
     
     
    On remarque souvent en peinture que le gris sert de fond, il donne du relief aux autres couleurs. La couleur que Cézanne choisit pour les murs de son atelier est un gris qu'il a conçu à base de noir, de blanc, d'ocres et de bleus. Il disait : « On n'est pas un peintre tant qu'on n'a pas fait un gris ». Et ce gris, il l'avait observé en plein air, lorsqu'il allait peindre ses paysages. Il avait constaté que pour qu'une séance de peinture soit bonne, il fallait que le ciel soit gris clair. 
     


    Con frecuencia vemos en pintura que el gris sirve de trasfondo, pone de relieve los otros colores. El color que Cézanne escoge para las paredes de su taller es un gris elaborado a partir del negro, el blanco, ocre y azul. Cézanne decía:”No se es pintor mientras no se ha hecho un gris”. Y este gris, lo había observado al aire libre, pintando paisajes. Había constatado que hacía falta que el cielo sea gris claro para que una sesión de pintura fuera buena.
     
    Enfin, en navigant entre le noir et le blanc, le gris permet à la pensée d’éviter le manichéisme et laisse place au doute, à la subtilité. Comme dit Michel Pastoureau dans « Le petit livre des couleurs » (un beau cadeau à faire), « Pour nous, il (le gris, sa couleur préférée) évoque la tristesse, la mélancolie, l'ennui, la vieillesse; mais, à une époque où la vieillesse n'était pas si dévalorisée, il renvoyait au contraire à la sagesse, à la plénitude, à la connaissance. Il en a gardé l'idée d'intelligence (la matière grise) ».
     
    Para terminar, navegando entre el negro y el blanco, el gris permite al pensamiento evitar el maniqueísmo y deja espacio para la duda, la sutilidad. Como dice Michel Pastoureau en “El pequeño libro de los colores” (un bonito regalo para ofrecer), “Para nosotros, el gris (su color preferido) evoca la tristeza, la melancolía, el aburrimiento, la vejez; pero, en una época en que la vejez no estaba tan desvalorizada, significaba sabiduría, plenitud, conocimiento. Ese color ha guardado la idea de inteligencia (la materia gris)”.
     
    Oh, ce billet est un peu décousu... comme les nuages aux nuances gris-tourterelle-fumée qui se poursuivent derrière ma vitre.
    Oh, esta nota es un poco descosida….como las nubes de matices gris-tórtola y humo que se persiguen tras mi cristal.
    Lien permanent Catégories : billet, Espagne 4 commentaires
  • Dichotomies / Dicotomías

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    INSTANTS / Instantes

    Colonne du journal El País du 28 mai /mayo 2019 par Juan José Millás

    "Je lis à mon petit-fils un livre d’enfants intitulé Les contraires. À mesure que j’avance je me rends compte que je suis en train d’introduire dans sa tête la pensée binaire qui nous a tant fait souffrir au cours de l’Histoire. Disons que je lui fends le cœur sans qu’il s'en rende compte. Moi-même je n’y prends pas garde jusqu'à la page quatorze ou quinze. Nous voilà tous les deux, enfin, chacun dans son rôle, dociles et obéissants comme les moutons qui paissent derrière la clôture. Près/loin. Dedans/dehors. En haut/en bas. Devant/derrière. Grand/petit. Long/court. Large/étroit. Mouillé/sec, Chaud/froid. Dur/mou. Lent/rapide.

     

    Les illustrations ne laissent aucun doute sur l’existence des contraires mais il reste impossible de vérifier où termine le petit et où commence le grand, par exemple, car les limites ne sont pas dessinées.

    La frontière est un lieu confus pour la pensée des enfants, même pour l’adulte. De là les barbelés .De là, Trump. De là le sentiment national. De là, l’autre, ce qui est autre.

    Quand nous fermons le conte, le gamin saute de mes genoux, le corset de la culture un peu plus serré dans son esprit qu’avant d’y monter. Plus ajusté. Sa capacité de déduction le conduira avec le temps à la création de nouvelles dichotomies culturelles. Jeune/vieux, Homme/femme. National/étranger. Blanc/noir. Riche/pauvre. Savant/ignorant.

     

    Il aura l’aide, dans la construction de cette pensée dissociée, des livres d’école, des journaux, de la télé, de la radio, des magasines. Le monde, dans sa tête, se conformera à un jeu d’oppositions, et pas comme une possibilité de rencontres. Bien que peut-être, un jour, en parcourant les écrits de son grand-père (mort/vivant), il trouve cet article et s’y arrête pour méditer quelques instants."

    (Traduction Colette)

    abuelo-contando-cuento.png

    https://adriboschmagazine.wordpress.com/2015/07/17/el-mejor-regalo-de-los-abuelos/

     

    "Leo a mi nieto un libro infantil titulado Los contrarios. A medida que avanzo, me doy cuenta de que estoy introduciendo en su cabeza el pensamiento binario que tanto nos ha hecho sufrir a lo largo de la Historia. Digamos que le parto el corazón sin que él se dé cuenta. Yo mismo no reparo en ello hasta la página catorce o quince. Ahí estamos los dos, en fin, cada uno en su papel, dóciles y obedientes como ovejas que pastan tras la valla. Cerca / lejos. Dentro / fuera. Arriba / abajo. Delante / detrás. Grande / pequeño. Largo / corto. Ancho / estrecho. Seco / mojado. Caliente / frío. Duro / blando. Lento / rápido.

    Las ilustraciones no dejan lugar a dudas sobre la existencia de los contrarios, pero resulta imposible averiguar dónde termina lo pequeño y comienza lo grande, por ejemplo, pues no están dibujados sus límites. La frontera es un lugar confuso para el pensamiento infantil, incluso para el adulto. De ahí las concertinas. De ahí Trump. De ahí el sentimiento nacional. De ahí el otro, lo otro. Cuando cerramos el cuento, el crío salta de mis rodillas con el corsé de la cultura un poco más ceñido en su mente de lo que lo estaba cuando se subió. Más apretado. Su capacidad de deducción le conducirá con el tiempo a la creación de nuevas dicotomías culturales. Joven / viejo. Hombre / mujer. Nacional / extranjero. Blanco / negro. Rico / pobre. Sabio / ignorante.

    Le ayudarán en la construcción de este pensamiento disociado los libros de texto, los periódicos, la tele, la radio, las revistas. El mundo, en su cabeza, se conformará como un juego de oposiciones, no como una posibilidad de encuentros. Aunque tal vez un día, de mayor, revisando los textos de su abuelo muerto (muerto / vivo), dé con esta columna y se detenga a meditar unos instantes."

  • Paellas, couleur safran / Paellas color azafrán

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    Trop sèches, ou insipides, ou pâteuses. Chiches en riz. Très onéreuses, voilà des défauts communs des paellas. Ah, ça, c’est tout un art et aucune ne se ressemble !

    Demasiado secas, o insípidas, o pastosas. Escasas en arroz. Muy onerosas, ahí son los defectos comunes de las paellas. ¡Ha, es todo un arte y ninguna se parece!

     

    Un peu d’histoire...La paella, mot d’origine latine « patella » puis du vieux français « paele » désignait la poêle plate avec, non un manche mais deux anses que vous connaissez sans doute. De la poêle au plat, voilà la paella moderne (notez que les 2 LL se prononcent Y et non L, comme dans paya).

    paella-valenciana-la-autentica-r.jpg

    Son origine se trouve à Valencia aux XVº et XVIª siècles dans les zones maraîchères et humides (Albufera) où l’on cultive riz et légumes. Un plat complet auquel on ajoutait des morceaux de lapin, canard, des oiseaux, des escargots, enfin ce qu’on avait sous la main en plus des légumes de saison. Et du safran. La paella aux crustacés, dont on ignore si elle est contemporaine de la première, est née…au bord de la Méditerranée, bien sûr.

    On cuisait lentement le tout sur un feu de branches d’oranger. Je pourrais vous raconter tant d’autres choses, mais il vous suffira de taper « histoire de la paella »…Mr Google vous dira tout.

    Un poco de historia…La paella, palabra de origen latina “patela” luego del francés antiguo “paele” designaba la sartén plana sin mango pero con dos asas que sin duda conocen. De la sartén al plato…

    Su origen se encuentra en Valencia en los siglos XV y XVI en las zonas hortenses y húmedas (Albufera) donde se cultiva arroz y verduras. Un plato completo al cual se añadía trozos de conejo, pato, pájaros, caracoles, en fin, lo que se tenía a mano junto con las verduras de temporada. Y azafrán.Se ignora si la paella de mariscos data de la misma época pero nació…al borde del Mediterráneo. ¡Sí!

    Se cocía lentamente el arroz en un fuego con leña de naranjos. Les podría contar tantas otras cosas sobre este plato, pero les bastará teclear “historia de la paella” y el señor Google les dirá todo.

    paella cerámica.jpg

     

    Traditionnellement ce sont les hommes qui la préparent, enfin qui la cuisent car les petites mains qui coupent tous les ingrédients à l’avance…c’est comme pour les barbecues, vous voyez ? Mais quand on est nombreux, les dimanches en famille, un repas avec des amis, c’est un repas complet et facile, qui plaît à tous et qui s’adapte à la bourse de chacun : tout dépend des ingrédients qu’on y met.

    Mon amie italienne m’a raconté qu’invitée à un dîner chez des voisins allemands, elle a eu du mal à avaler une paella avec du poulpe et des saucisses…à chacun se recette  mais les puristes Valenciens s’en émeuvent souvent.

     

    Son los hombres los que tradicionalmente la preparan, bueno que la cuecen ya que, al igual que con las barbacoas, son “las pequeñas manos” las que cortan antes todos los ingredientes… ¿ven lo que quiero decir? Pero cuando hay muchos comensales, los domingos en familia, una comida entre amigos, es un plato completo y fácil, que agrada a todos y se adapta al bolsillo de cada cual: todo depende de los ingredientes elegidos.

    Mi amiga italiana me contó que, invitada a una cena en casa de unos vecinos alemanes, le costó tragar una paella con pulpo y salchichas… a cada cual su receta pero los Valencianos a menudo se escandalizan...

     

    paella leña.jpg

    Suite à cela, je me suis demandé si vous aussi vous aviez mangé des paellas spéciales, si on en trouvait surgelées ou fraîches en Norvège, au Canada, en Suisse ou ailleurs. Peut-être même en préparez-vous ? Racontez-moi por favor.

    Después de eso me pregunté si ustedes también habían comido paellas especiales, si encontraban ese plato congelado o fresco en Noruega, Canadá, Suiza u otras partes. ¿Tal vez lo preparan ustedes mismos? Cuéntenme por favor.

     

     

     

  • C'était d'autres temps / Eran otros tiempos

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    Aujourd'hui une chanson de Rozalen, auteure-compositrice-chanteuse née à Albacete en 1986.

    Elle y relate une conversation avec sa grand-mère.
    Dure réalité de la période de la guerre civile...



    Tais-toi
    ne rouvre pas la plaie
    pleure toujours en silence
    ne soulève pas de rancœurs, ce village est si petit…
    c’était d’autres temps.
    (bis)
     
    Tous l’appelaient Juste
    Juste de nom et d’action
    l’aîné de cinq frères
    élégant, le plus prudent d’un petit village de la Sierra De Segura
    tailleur et bûcheron de profession.
    Il s’entendait avec l’Ascensión, une brunette, celle d’Amalio
    une des rares qui lisait
    étudiait la nuit pendant les trois mois d’hiver
    lui, il chantait dans les rues toujours gai une chanson.
    Fin ‘38 sont appelés à la guerre
    la génération la plus jeune
    celle de « l’année du biberon »
    ils montèrent dans le camion comme si d’une fête il s’agissait
    mais il fut le seul qui ne revint pas.
     
    Et maintenant j’arrive à t’entendre chanter
    ton visage se dessine dans l’harmonie de ce lieu
    et maintenant j’arrive à t’entendre chanter
    si tu on ne soigne la blessure elle fait mal, elle suppure, ne trouve pas la paix.
     
    Après treize jours sans nouvelles la joie d’une seconde
    arrive une lettre…..
    une autre de son compagnon
    ce fut une balle nous disait le journal
    j’ai gardé sa cuiller, sa veste militaire et le briquet.
    La mère déjà descend la côte criant : « Canailles vous me l’avez tué ! »
    sans une fleur
    sans un adieu
    pour seule tombe, son cœur.
     
    Mais maintenant j’arrive à t’entendre chanter
    ton visage se dessine dans l’harmonie de ce lieu
    et maintenant j’arrive à t’entendre chanter
    si on ne soigne la blessure elle fait mal, elle suppure, ne trouve pas la paix.
     
     
    ***Aime-moi fillette, aime-moi fillette, aime-moi toujours
    Aime-moi autant, aime-moi autant que je t’aime
    en échange je te donnerai
    la viennoiserie, la viennoiserie et le bon café
    la viennoiserie, la viennoiserie et le bon café
    (trad : Colette)
  • Quelques mots pour vous / Unas palabras para ustedes

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    Je fais miens ces mots de Julos Beaucarne pour vous souhaiter une Bonne Année.

    Hago mías la palabras de Julos Beaucarne* para desearos un Feliz Año.

     

    Foto Toni Catany

     

     

    Je rêve d'un concert que je donnerais où je pourrais me taire pendant deux heures
    Et que personne ne s'ennuie
    Je rêve de me taire et de passer mon temps à vous écouter vous raconter
    Je rêve de n'avoir plus rien à dire
    (...)
    Je rêve de passer ma vie à aller rendre visite à tout un chacun chez lui, à l'écouter
    Je rêve de m'asseoir dans les fauteuils de tout le monde

     

    (texte complet en voix et musique, superbe, dans la vidéo plus bas)

     

    Sueño con dar un concierto donde me pudiera callar durante dos horas

    Y que nadie se aburriera

    Sueño con callarme y pasar el tiempo escuchando vuestra historia

    Sueño con no tener nada más que decir

    (...)

    Sueño con pasarme la vida visitando a cada uno en su casa, a escucharle

    Sueño con sentarme en los sillones de cada uno.

    (Trad: Colette)

     

    * Julos Beaucarne es un poeta y cantante belga.