billet

  • Semi-pause à l'ombre

    Imprimer
    Paille, un joli mot, doux à prononcer, qu'emploient sans doute peu les habitants des villes.
     
    Paille c'est sécheresse, chaleur, poussière, et une douce couleur jaune-ocre.
     
    Paille c'est aussi un chapeau, puis celle que vous voyez dans l'œil de l'autre, et celle du feu de la passion qui ne dure pas longtemps.
     

    Paille, le mot vous suggère une image ? Une expression ?

     

     

     

     


     Foto I. Pampín, junio 2021 Insecto.  Mil gracias, tu foto es preciosa y  tan elegante!

     

     

    Rythme fort ralenti, chaleur, potager, famille, l'été quoi !

    Lien permanent Catégories : billet 24 commentaires
  • Nourrir et sourire

    Imprimer
    Fin mai. 


    Billet léger, gai, nature.


    Nous avons un compagnon de luxe pour les travaux du potager.
    Depuis plus d’un an un merle familier nous suit ou, comme hier, “cueille” les fraises avec moi, à mes côtés.
    I. l’a surnommé Mirlenko (merle=mirlo en espagnol) car l’animal n’a qu’une patte et il pense que ce doit être un rescapé de Chernobyl…


    Quoi qu'il en soit, le nom lui est resté et nous nous demandions s’il passerait l’hiver.

    Voilà Mirlenko



     

     


     

     

     

    La señora Mirlenka....

     

     

                                                          Fotos I. Pampin gracias

     

    Alors ce mois de mai, surprise. Non seulement il a survécu mais il a trouvé une compagne qui, elle, a bien ses deux pattes, et ils ont procréé dans l’araucaria juste derrière la maison. Les parents se relaient pour nourrir les oisillons affamés, comme il se doit.
    Espérons qu’il ne manque aucun membre à ces petits;-))


    Les oisillons affamés.
      Foto I. Pampin

     

    Alors, pour finir ce mois de mai en beauté, un poème bien sûr.

     

    Mai

    Gioconda Belli

    Les baisers ne se fanent pas

    comme les flamboyants,

    ni ne me poussent des gousses sur les bras;

    toujours je fleuris

    de cette pluie intérieure,

    comme les patios verts de mai

    et je ris car j’aime le vent et les nuages

    et le passage des oiseaux chanteurs,

    bien que je sois empêtrée dans des souvenirs,

    couverte de lierre comme les vieux murs,

    je crois toujours aux murmures gardés,

    en la force des chevaux sauvages,

    au message ailé des mouettes.

    Je crois aux innombrables racines de mon chant.

    (Trad: Colette)

     

    MAYO


    No se marchitan los besos
    como los malinches, (flamboyants)
    ni me crecen vainas en los brazos;
    siempre florezco
    con esta lluvia interna,
    como los patios verdes de mayo
    y río porque amo el viento y las nubes
    y el paso del los pájaros cantores,
    aunque ande enredada en recuerdos,
    cubierta de hiedra como las viejas paredes,
    sigo creyendo en los susurros guardados,
    la fuerza de los caballos salvajes,
    el alado mensaje de las gaviotas.
    Creo en las raíces innumerables de mi canto.


     Gioconda Belli

     
  • Dit la pierre / Dice la piedra

    Imprimer

    Certains poèmes courts en disent tant...

    IV

    La pierre dit

     

    La pluie me baigne

    juillet me cuit

    l’hiver me fend.

     

    Sans douceur

    sans humeur

    sans mollesse

     

    Je tiens, dit-elle,

    c’est ma vertu

    elle me tient lieu

                 d’ivresse.

     

    Anne Le Maître

     

    Extrait de “Journal d’une pierre” IV

    L’Atelier des Noyers,

     

                               Dessin de Michel Rouvière
                                  https://www.pierreseche.com/dessins_Rouviere.html

     

     

     

    Dice la piedra

     

    La lluvia me baña

    julio me asa

    el invierno me quiebra

     

    Sin dulzura

    sin humor

    sin blandura

     

    Aguanto, dice,

    es mi virtud

    me sirve de

             embriaguez.

    (Trad: Colette)

  • Il y a...

    Imprimer


    (Cette version n'est disponible que si vous cliquez sur le lien Yoube qui apparaît)

     


    Mais voici une version au saxophone très intéressante.

     

     

     Aujourd'hui, il y a 100 ans, naissait Astor Piazzola, le maître du tango Argentin, vous le connaissez sûrement.

     

    J'ai choisi ce titre, pas le plus connu,  "Ausencias" (Absences), car ce 11 mars est aussi la date où eut lieu en 2011 le terrible tremblement de terre au Japon avec les conséquences que nous avons peut-être un peu oubliées mais dont les Japonais souffrent encore, et pour longtemps.

     

     

  • Norritures terrestres / Alimentos terrenales

    Imprimer

    Gabriela Mistral ne m’en voudra pas, vous non plus j’espère, si je postpose le billet sur elle.

    Les travaux du potager m’accaparent, comme à chaque printemps. Oui, il est arrivé ici et il s’agit de ne pas rater le moment idéal pour certaines plantations.

    Avant ça, il faut remettre en état le terrain qui n’en a fait qu’à sa tête pendant des mois.

     

    Alors je vais vous montrer ce que nous mangeons en ce moment, ce qui est déjà fait et...ce qu’il reste à faire !!!

    Zut, on ne peut pas voyager, mais je vous inviterais bien, histoire de bavarder en désherbant ou retournant la terre, plantant des patates…

    J’ai pris ces photos le 16 février, sous un ciel gris.

     

     

     

    Gabriela Mistral no me lo reprochará, vosotros tampoco espero, si pospongo la entrada sobre ella.

    Los trabajos de la huerta me acaparan, al igual que a cada primavera. Sí, aquí ya ha llegado y se trata de no perder el momento ideal para algunas plantaciones.

    Pero antes hay que cuidar de la tierra que hizo lo que quería durante meses.

    Entonces os voy a enseñar lo que comemos en este momento, lo que ya está hecho...y lo que queda por hacer !!!

    Si os apetece echarnos un mano...

    Saqué esas fotos  el 15 de febrero, bajo un cielo gris.

     

    Choux et laitues tout l'hiver, les fèves commencent à compléter nos assiettes


     

    Nous avons planté des oignons, des poireaux et de l'ail frais

     


     

     


     


    Bientôt au menu artichauts et fraises




     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le terrain est en terrasses, il reste du boulot !

     

    Ce blog, pour des "motifs potagers", est en pause pour un moment.

  • Dessiner les villes / Dibujar las ciudades

    Imprimer

    Vous savez sans doute ce que sont les Urban Sketchers, vous les avez peut-être vus en ville ces dessinateurs -professionnels ou amateurs. 

    Sin duda conocéis a los Urban Sketchers, tal vez los habéis visto en la ciudad esos dibujantes - profesionales o aficionados.

     

    Voilà des dessinateurs /  Aquí están unos dibujantes

    https://www.ultimahora.es/noticias/palma/2020/06/10/1170467/palma-ilustrada.html

     

    Je vous propose ici quelques dessins de Palma de Mallorca, trouvés dans des journaux ou des blogs. 

    Si vous en avez envie, ce serait gai, envoyez-moi un dessin de votre ville, de celle d'à côté, de la capitale... réalisé par l'un d'eux et je le publierai ci-dessous.

    Os propongo unos dibujos de Palma de Mallorca.  Si tenéis ganas, sería divertido, enviadme un dibujo de vuestra ciudad, de la de al lado...realizado por uno de ellos y lo publicaré debajo.

     

    http://www.urbansketchers.org/2014/05/mallorca.html

     

    La cathédrale

     

                   https://www.pinterest.es/pin/415316396863614633/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    https://juanjoramoscom.wordpress.com/tag/urban-sketchers-mallorca/

     

     

                                   Le bar Cristal, le plus connu de Palma / el más conocido

           http://www.comicmallorca.com/es/2017/08/feliu-renom-y-los-urban-sketchers-mallorca-en-el-bar-cristal-de-palma/

     


    Rues et bars vides-confinement

    Calles y bares vacíos - confinamiento

     

    Fuente de las ilustraciones abajo / Source des illustrations ci-dessous: https://www.diariodemallorca.es/cultura/2021/01/27/dibujantes-reporteros-retratan-cierre-palma-31402638.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

    À Genève, Les eaux vives

    : dessins villes palma de mallorca,urban sketchers

    Source : https://www.facebook.com/Tarek-Souissi-Artiste-Plasticien-155610545057815/photos/a.155623595056510/155624691723067

     

    https://main-designyoutrust.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2017/12/13395090_148419922235686_1214267049_n.jpg?iv=149

    Shangai, ville d'adoption de Rabbit, merci

     

     

    Voici Genève, la vieille ville, vue par Marion Jiranek. Ses sites : http://marionjiranek.com/vieille-ville/ et http://marionjiranek.com/panoramiques-geneve/

    Merci Jacques, c'est fort beau.

     

    : dessins villes palma de mallorca,urban sketchers

    : dessins villes palma de mallorca,urban sketchers

  • Bateau / Barco

    Imprimer

    Lisière, un site dont nous avons déjà parlé ici. Vous vous en souvenez ? Des Kinépoèmes.

     

    ¿Os acordáis de los Kinépoèmes en Lisière ?

    Esta vez, el autor del sitio web me pidió que grabará, susurrando, una frase de un

     poema de Alejandra Pizarnik. Parecía fácil...pero sude y me reí mucho.

    Podéis encontrar todo aquí.

     

    Cette fois l’auteur, Deylan Caylon, m’a demandé d’enregistrer une phrase - en 

    espagnol - d’Alejandra Pizarnik, ceci en chuchotant. Il m’avait prévenue “ c’est plus

     compliqué qu’il n'y paraît“.

    En effet, oh là, là, après moultes essais, pas mal de gouttes de sueur, de fous 

    rires aussi...c’est fini.(mon pseudo est Colo)

     

                                        (c'est plus beau en écran complet - es más bonito en plena pantalla)

     

    Vous trouverez l’ensemble sur son site, mais voilà ce qu’il écrit au-dessous du montage:

     

    Poème en mouvement réalisé par Deylan Caylon inspiré par un texte de Alejandra Pizarnik et

    une musique d’Arcangelo Corelli.

    Alejandra Pizarnik a partagé sa courte vie entre l’Argentine et Paris où elle croisa notamment Octavio Paz et Julio Cortázar. Écrivain, journaliste, poétesse, les mots étaient pour elle comme l’air qu’elle respirait.

    Deylan a choisi ce texte pour faire contrepoint (contre-pied ?) à celui d’Italo Calvino dans « Écume ». C’est pourquoi il a repris le troisième mouvement du Concerto Grosso op6 n°1 d’Arcangelo Corelli, mais dans une interprétation toute différente.

    Les mots ont emprunté la voix de Brigitte Bardou (elle-même auteure de poèmes et de pièces de théâtre) et de Colo (passionnée de culture hispanique et latino-américaine).

     

  • Toc, toc !

    Imprimer

     Nous voilà en début d'Année, souhaitons pour 2021 que le tempête s'éloigne et que chacun de nous puisse donner et recevoir visites, baisers et caresses, avoir travail, logement, tout ce qui lui manque.

     

     

    Foto: https://www.ultimahora.es/noticias/local/2020/12/29/1226099/tiempo-mallorca-amaina-borrasca-bella.html

     

    Gioconda Belli Poeta Nicaragua 1948-

     

    “Dis-moi que tu ne me façonneras jamais, 

    ni ne me donneras le bonheur de la résignation 

    mais celui dont souffrent les élus, ceux qui peuvent

     embrasser des yeux la mer et le ciel 

    et amener l'Univers dans leurs corps.”

    (Trad: Colette)

     

     

    Bonne Année                          Feliz Año

     

    “Dime que no me conformarás nunca, 

    ni me darás la felicidad de la resignación, 

    sino la felicidad que duele de los elegidos, 

    los que pueden abarcar el mar y el cielo con sus ojos 

    y llevar el Universo dentro de sus cuerpos.” 

     

    Nota:  Poema entero aquí.

  • Risette / Sonrisita

    Imprimer

     Voilà une carte postale, achetée je ne sais plus où et toujours gardée.

    He aquí una postal, comprada ya no sé donde y siempre guardada.

    Elle s'intitule "Risette". Se titula "Risette" (sonrisita)

     

     


     

     

     

    Passez une agréable fin d'Année, et souvenez-vous des mots de Charlie Chaplin: 

    "Un sourire signifie beaucoup. Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui l'offre. Il dure une seconde  mais son souvenir, parfois, ne s'efface jamais.

     

    Os deseo un agradable fin de Año, y acordaos de las palabras de Charlie Chaplin:

    "Una sonrisa significa mucho. Enriquece a quien la recibe; sin empobrecer a quien la ofrece. Dura un segundo pero su recuerdo, a veces, nunca se borra."



    Foto: Foto, Jugendfrei, Baby, Witziges, Kind, Niedlich, Schwarz-Weiß, Weiß, Hochformat, artconcept, Ecki Design, Lächeln, Junge, Lachen, International, Fliege, Grinsen

     

     
  • Le sablier / El reloj de arena

    Imprimer

     Si la littérature s'est emparée du sablier pour signifier le temps qui passe et nous mène inexorablement vers la mort, cet objet, tombé en désuétude, avait jadis de multiples usages, vous le savez; navigation, cuisine, église (messe)...

     
    Si la literatura ha convertido el reloj de arena en signo del tiempo que pasa y nos lleva irremediablemente a la muerte, ese objeto, hoy en desusso, tenía antaño múltiples usos; navegación, cocina, iglesia (misa)...
     
     
    El reloj de arena (Le sablier) José Cirilo Henao, artista Colombiano
     

     

     
    Le sablier
    joue
    à se remplir de lumière
    à se vider d'ombre.
    Nous le retournons
    jouons à ne pas nous perdre
    à ne pas nous vider de lumière
    à ne pas nous remplir d'ombre.
     
    (Trad: Colette)
     
     
    Jorge H Cadavid (poète et essayiste Colombien (1962-   ))
     
     
    El reloj de arena
    juega
    a llenarse de luz
    a vaciarse de sombra.
    Nosotros le damos vuelta
    jugamos a no perdernos
    no vaciarnos de luz
    no llenarnos de sombra.

    NB: Ce billet est plus ou moins une reprise d'il y a des années...
  • Ah ces baisers.../ Ah esos besos...

    Imprimer

    On peut bien sûr embrasser du regard, avoir de la tendresse plein les yeux, mais cela remplace-t-ils ces baisers, ces bras qui rapprochent les corps, tous ces gestes de tendresse qui me manquent, vous manquent sans doute aussi ?

    Des mois sans embrasser mes enfants, à se voir masqués, à distance...

     

    Les souvenirs de baisers suffisent-ils ? 

     

     

     

     

                                 E. Munch Beso en la orilla bajo la luz de la luna / Museo Thyssen

                                               Baiser sur la rive sous la lumière de la lune
     

     

     

    Ce baiser

    Claribel Alegría, Nicaragua (1924-2018)



    Ce baiser d'hier

    m'a ouvert la porte

    et tous les souvenirs

    que je croyais fantômes

    têtus se levèrent

    pour me mordre.

    (Trad : Colette)

     

     

    Ese beso

    Claribel Alegría (1924-2018)
    Nicaragua



    Ese beso de ayer
    me abrió la puerta
    y todos los recuerdos
    que yo creí fantasmas
    se levantaron tercos
    a morderme.
  • Lumière d'automne / Luz de otoño

    Imprimer

    “L’automne a lui aussi son été, cette minute où s’incendie son or et se transforme en feu; l’air se densifie et la lumière devient pâteuse, épaisse, plus visible qu’en été, et permet, invite même à la regarder et, avant de tomber, devient pâle comme un fantôme d’elle-même, image pure de la lumière solaire; astre qui sans décadence aucune a cédé devant la requête du regard humain. C’est, plus que le printemps, l’instant d’accomplissement des noces entre le Soleil et la vie terrestre. Et une paix et une secrète douceur pénètrent partout, la vie humaine aussi; c’est le moment de l’amitié, de se sentir en amitié, même si on n’en n’a pas; de l’intimité de l’amitié, de son accomplissement, si on l’a.” (trad:Colette)

    Délire et destin ; les vingt ans d'une espagnole   MaríaZambrano

     

                            Photo Colette 17 octobre 2020

     «El otoño tiene también su verano, ese minuto en que se incendia su oro y se convierte en fuego; el aire se adensa y la luz se hace pastosa, corpórea, más visible que en el verano, y sólo permite, y hasta invita, a que se le mire y, antes de caer, se vuelve pálido como un fantasma de sí mismo, imagen pura de la luz solar; astro que sin decadencia alguna ha cedido ante el requerimiento de la mirada humana. Es, más que la primavera, el instante de cumplimiento de las nupcias entre el Sol y la vida terrestre. Y una paz y una secreta dulzura lo penetra todo, la vida humana también; es el momento de la amistad, de sentirse en amistad, aunque no se tenga; de la intimidad de la amistad, de su cumplimiento, si se la tiene».                         

     (ZAMBRANO, María. Delirio y destino: los veinte años de una española.)

     

     

  • Mafalda

    Imprimer

    Un  ami Argentin disait il y a peu que les deux personnages les plus connus dans son pays étaient Evita Perón et Mafalda “peut-être même plus cette dernière” a-t-il ajouté. Une femme, une fillette.

    Qui, ici en Europe, ne connaît cette gamine impertinente, vive, réflexive , féministe et faussement innocente, mais qui permettait à son auteur, Quino, de faire passer ses idées malgré la dictature.

    Quino qui vient de mourir et avait réalisé bien d’autres œuvres que les vignettes de Mafala “née” en 1962 et que l’auteur arrêtera de dessiner en 1973.

     

     

    A los de habla hispana, ninguna necesitad de presentaros a Quino ni a Mafalda!

    Pero con su desaparición, y como homenaje, aquí unas tiras de recuerdo. 

     

     

          (bon, ici le traducteur a un peu chopé sur l'orthographe ;-))


     

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------

     

     

     

     

     

  • Succès et revers

    Imprimer
    Certaines questions amènent le sourire, -Vous n’avez pas besoin d’un coq pour 
    avoir des œufs? Ou alors,- ils s’appellent comment vos lapins? Ou encore, l'air horrifié – vous mangez vos animaux?
     
     



    Ça va faire 6 ans que le projet familial est lancé et que nous travaillons dur mais avec enthousiasme afin de nous nourrir tous les 6 et d'offrir nos produits aux amis, voisins....
    La terre (2000m2) était terre morte, peu à peu le compost et l’humus lui ont rendu vie. Retour des insectes (ça c’est bon pour les plantes, mais nous énerve et pique!). Si nous n’employons aucun produit chimique, c’est pour ne pas, c’est évident, nous empoisonner, mais nous n’employons pas le mot bio si à la mode.
    Alors cette année le confinement a été un moment privilégié pour innover, varier les cultures, garder la forme….
     
     
    Ce n’est pas moi qui vous ferai croire que tout est rose ou facile. Nous avons des échecs, des attaques de pucerons dont les coccinelles n’arrivent pas à bout, des maladies diverses sur les plantes…et puis, comme tous les agriculteurs, nous sommes tributaires du temps. Cette année le mois de mai a été très pluvieux, humide, et à chaque fois que nous plantions des graines de haricots, à peine sortaient-ils de terre qu’escargots et limaces se goinfraient.
     
    Mais il y a aussi de belles récoltes. En fait, en deux mois et demi nous faisons des provisions (conserves) pour toute l’année. Les pommes de terre, les oignons et l’ail sont déjà stockés.
     
    En ce début juillet nous récoltons surtout des haricots mais aussi des courgettes, les premières aubergines, quelques tomates et des concombres.
     
     
    Peut-être tout ceci ne vous intéresse-t-il pas particulièrement, mais voilà, vous comprendrez ainsi pourquoi mon été sur le blog sera en pointillé...
     
    Voici quelques photos de promesses de saveurs…si tout va bien. Ojalá, et Inch Allah !
     
    Figues pour septembre

     

    concombre encore mini

     

    Pastèques

     

    melon

     

     

     

    Aubergines

     

    Poivrons

     

    Tomates cherry
    Passez un bel été!
  • Le merle chanteur.../ El mirlo cantador...

    Imprimer
    En ce printemps 2020, volent, sautillent quantité de merles. Principalement pour attraper au vol ou au sol, les petites dattes des palmiers. Ceci est préférable à l’attaque en règle des cerises ou des fraises!
    Il existe tant et tant de chansons, poèmes, récits... sur les merles.
    Je vous en propose quelques uns et j’aimerais bien que vous apportiez , si vous en avez envie, des souvenirs ou n’importe quoi relatif aux merles (et que j’ajouterais au billet).
    En esta primavera del 2020, vuelan, dan saltitos gran cantidad de mirlos. Principalmente para atrapar al vuelo o en el suelo pequeños dátiles de las palmeras. ¡Mejor esto que un ataque en toda regla a las fresas o a las cerezas!
    Existen tantas canciones, poemas, escritos, relatos...sobre los mirlos.
    Os propongo algunos y me gustaría, si lo deseáis, que traigáis aquí recuerdos, poemas, lo que queráis en relación con los mirlos. Añadiré todo a la entrada.
     
    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020, merci!


    D’abord quelques une des “Treize manières de regarder un merle” de Wallace Stevens.
    Primero algunas de las “Trece maneras de mirar un mirlo” de Wallace Stevens.
    I
    Among twenty snowy mountains,
    The only moving thing
    Was the eye of the blackbird.
     
    Entre veinte montañas de nieve,
    La única cosa que se movía
    Era el ojo del mirlo.
     
    Dans vingt montagnes enneigées,
    Une seule chose était en mouvement :
    L’œil du merle noir.

    IV

    A man and a woman
    Are one.
    A man and a woman and a blackbird
    Are one.
     
    Un hombre y una mujer
    Son uno.
    Un hombre y una mujer y un mirlo
    Son uno.

    Un homme et une femme
    Sont un.
    Un homme et une femme et un merle noir
    Sont un.
     
    V
    I do not know which to prefer,
    The beauty of inflections
    Or the beauty of innuendoes,
    The blackbird whistling
    Or just after.
     
    No sé qué preferir,
    La belleza de los acentos
    O la belleza de las insinuaciones,
    El mirlo silbando
    O el instante después.
     
    Je ne sais que préférer,
    La beauté des inflexions
    Ou la beauté des insinuations,
    Le merle noir qui siffle
    Ou tout de suite après.
     
    XII

    The river is moving.
    The blackbird must be flying.
     
    El río se estremece.
    El mirlo estará volando.
     
    La rivière est en mouvement.
    Le merle noir ne peut qu’être en vol.


    NB. Vous pouvez lire les Treize manières de regarder un merle, en anglais et français ici:
    Podeís leer las Trece maneras de mirar un mirlo aquí:

    https://circulodepoesia.com/2014/04/trece-maneras-de-mirar-un-mirlo-poema-de-wallace-stevens/

    Photo prise à Bruxelles, avril/mai 2020

     

    Nous avons bien sûr la belle ’”Histoire d’un merle blanc “de A. de Musset que vous pouvez lire en entier ici: https://fr.wikisource.org/wiki/Nouvelles_et_Contes_(Musset)/Histoire_d%E2%80%99un_merle_blanc
     
    Tenemos la bonita Historia de un mirlo blanco, de A de Musset, lo podéis leer entero aquí:


    Je termine en musique, bien que le merle ait beaucoup d’autres histoires...
    Termino, aquí lo tenemos en música, aunque el mirlo tiene muchas otras historias,
     
     
     
     
    HOMME LIBRE nous propose ce qui suit: Merci beaucoup!
     


    On trouve aussi en France les ruine d'une église abbatiale nommée: Notre-Dame-du-Nid-au-Merle.

    Il y a Le merle, de Théophile Gautier. Belle écriture, mais je trouve le poème lourdingue:

    ( je ne publie donc que les deux premières strophes!

    Le merle

    Théophile Gautier

    Un oiseau siffle dans les branches
    Et sautille gai, plein d’espoir,
    Sur les herbes, de givre blanches,
    En bottes jaunes, en frac noir.

    C’est un merle, chanteur crédule,
    Ignorant du calendrier,
    Qui rêve soleil, et module
    L’hymne d’avril en février.(...)

    Et celui de Gibran, dont le mécanisme comparatif et la volonté de mythifier l'oiseau me gave:

    "Ah! si je pouvais être comme toi
    libre de toutes prisons et chaînes!

    ...

    Ah! si je pouvais être comme toi
    toute douceur et splendeur,
    laissant le vent déployer mes ailes
    pour qu’elles soient perlées par la rosée!"

    Etc. Pompeux, je trouve. Pauvre merle, objet de la névrose mystique de l'auteur.

    HL cite aussi de Jean-Bernard Pouy, Die Amstel.

    ¡Gracias!

     

    Gislebert, merci!

     

    Le merle à la glu

    Jean RICHEPIN
    Recueil : "La chanson des gueux"

    Merle, merle, joyeux merle,
    Ton bec jaune est une fleur,
    Ton oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.

    Hier tu vins dans ce chêne,
    Parce qu’hier il a plu.
    Reste, reste dans la plaine.
    Pluie ou vent vaut mieux que glu.

    Hier vint dans le bocage
    Le petit vaurien d’Éloi
    Qui voudrait te mettre en cage.
    Prends garde, prends garde à toi !

    Il va t’attraper peut-être.
    Iras-tu dans sa maison,
    Prisonnier à sa fenêtre,
    Chanter pour lui ta chanson ?

    Mais tandis que je m’indigne,
    Ô merle, merle goulu,
    Tu mords à ses grains de vigne,
    Ses grains de vigne à la glu.

    Voici que ton aile est prise,
    Voici le petit Éloi !
    Siffle, siffle ta bêtise,
    Dans ta prison siffle-toi !

    Adieu, merle, joyeux merle,
    Dont le bec jaune est en fleur,
    Dont l’oeil noir est une perle,
    Merle, merle, oiseau siffleur.


    Je mets quand même Le Temps des cerises, la vidéo est belle


     

    Impossible de conclure sans Jules Renard, cet observateur tout de finesse de la ménagerie humaine, avec deux citations et un conte tirés de son Journal :

    « Au Louvre, où Alfred Natanson (journaliste et dramaturge, ami de Renard) m’emmène voir des David, des Vélasquez, et des petites natures mortes de Chardin : je prends des œufs pour des oignons. Rien de cela ne me passionne.
    En sortant, je vois un merle noir à bec jaune, tout seul, au milieu d’une tache d’ombre écartée sur une herbe verte. Voilà de la peinture. »

    « Quand le merle voit les vendangeurs entrer dans la vigne, il s'étonne surtout de les voir qui n'ont pas, comme lui, peur de l'épouvantail. »

     

    Colette:  Une grand variété, magnifique! Le billet est tellement plus riche maintenant.