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  • Algorithmes / Algoritmos

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     Dans le journal "El País" ce matin

     

    "Leurs algorithmes ne fonctionnent pas si nous devenons imprédictibles"

    El Roto

    El Roto

    Viñeta de El Roto del 25 de octubre de 2021

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  • Demain nous parlerons / Mañana hablaremos

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    Sans doute la visite d’un ami de toujours, un grand voyageur, plus vu depuis deux ans et demi, a-t-elle influencé le choix de ce poème.
    José Hierro. Un poète espagnol que je connais peu et qui a éveillé ma curiosité. Un prochain billet sur lui donc.

    La Rencontre

    Poème de José Hierro dédié à Rafael Albertí. 1964.

     

    Un jour je dirai : sois le bienvenu

    à la maison. Voici ton feu.

    Bois ton vin dans ton verre,

    regarde le ciel, coupe le pain.

    Comme tu as été long. Tu as cheminé

    sous les constellations

    du Sud, navigué sur les fleuves

    aux sons multiples. Quel

    long voyage. Je te trouve

    fatigué. Ne me demande rien.

    Donne à manger à tes chiens,

    entends la chanson du peuplier.

    Ne me pose aucune question,

    ne me demande rien.

     

    Si je parlais,

    tu pleurerais. Si tu mettais

    tes spectres face au miroir,

    tu ne verrais sans doute

    aucune image reflétée.

    La vie lointaine est morte :

    le temps l’a tuée. Toi seul

    peux l’enterrer. Jettes-y

    de la terre demain, quand

    tu te seras reposé. Bienvenu

    chez toi. Ne demande

    rien. Demain nous parlerons.

     

    (Trad: Colo inspirée par celle de Claude de Frayssinet)

     

                                             Autorretrato, gouache sobre papel, 2000 (Autoportrait)

     

     

     

    EL ENCUENTRO
    José Hierro (dedicado a Rafael Alberti. 1964)
    Diré un día: bienvenido
    a la casa. Ésta es tu lumbre.
    Bebe en tu copa tu vino.
    mira el cielo, parte el pan.
    Cuánto has tardado. Anduviste
    bajo las constelaciones
    del Sur, navegaste ríos
    de son diferente. Cuánto
    duró tu viaje. Te noto
    cansado. No me preguntes.
    Da de comer a tus perros,
    oye la canción del álamo.
    No me preguntes por nada,
    no me preguntes.
    Si hablase,
    llorarías. Si enfrentases
    tus espectros al espejo,
    seguro que no verías
    imágenes reflejadas.
    Lo vivo lejano ha muerto:
    lo mató el tiempo. Tú sólo
    puedes enterrarlo. Dale
    tierra mañana, después
    de descansar. Bienvenido
    a tu casa. No preguntes
    nada. Mañana hablaremos.


     

  • Seul un fin papier nous unit encore / Sólo un papel fino aún nos une

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    Joan Margarit, grand poète catalan né en 1938 à Lerida, écrivit en espagnol du temps de Franco puis peu à peu en catalan et il traduisit lui-même ses poèmes dans cette langue.

     

    Pas grand chose de traduit en français si ce n’est, publié en 2016 ,“Leçons de vertige”, un bel article à lire ici.

    Cette semaine et la suivante, deux poèmes traitant du même sujet: les lettres d’amour…ces lettres qu’on relit cent fois, qu’on garde parfois toute la vie. Pas vous ?

    Voilà le premier.

     

     

    La lettre



    Tu regardais toujours vers l’avant

    comme si la mer s’y trouvait. Tu créais

    ainsi un mouvement de vagues

    étrange et mythique sur une plage. 

     

    Nous unissait la force dangereuse

    qui donne à l’amour la solitude.

    Tremble encore entre mes doigts,

    de façon imperceptible, ce papier. 

     

    Chemin abandonné entre toi et moi,

    couvert de lettres, feuilles mortes.

    Mais je sais que le chemin perdure.

    Si j’abandonne la main sur le petit tas,

    je la sens reposer sur ton dos. 

     

    Tu regardais souvent vers l’avant

    comme si la mer y était, déjà transformée

    en une voix fatiguée, rauque et chaude.

    Peu nous unit encore: seul le tremblement

    de ce papier si fin entre les doigts.

    (Trad: Colette)

     

     

     

    La carta de Joan Margarit

    Mirabas siempre hacia adelante
    como si allí estuviese el mar. Creabas
    de esta manera un movimiento de olas
    ajeno y mítico en alguna playa.
    Nos unía la fuerza peligrosa
    que da al amor la soledad.
    Aún hace temblar entre mis dedos,
    de forma imperceptible este papel.
    Camino abandonado entre tú y yo,
    cubierto por las cartas, hojas muertas.
    Pero sé que el camino persiste.
    Si abandono la mano sobre el pequeño fajo,
    la siento descansar sobre tu espalda.
    Solías escuchar hacia adelante
    como si allí estuviese el mar, ya transformado
    en una voz cansada, ronca y cálida.
    Poco nos une aún: sólo el temblor
    de este papel tan fino entre los dedos.

     

  • J'ai connu la vie en chemin / He conocido la vida en el camino

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    Il y a longtemps que je voulais publier un poème ou deux de cette jeune et déjà très connue poétesse espagnole, Elvira Sastre.

    Traductrice aussi, et romancière, cette jeune femme de 29 ans née à Segovia emploie beaucoup le Je, mais ce Je nous représente tous ou presque, c’est du moins ce que j’ai ressenti.

     

    Dans le poème d’aujourd’hui la recherche de soi à travers les expériences de la vie.

     

     

     
     

    Ma vie sent la fleur            Elvira Sastre

     

    J’ai arrondi les coins des rues

    pour ne pas trouver de monstres au tournant

    et ils m’ont attaquée par derrière

    Je me suis léché la figure quand je pleurais

    pour me souvenir du goût de la mer

    et je n’ai senti que brûlure aux yeux.

    J’ai attendu les bras croisés

    pour m’enlacer

    et je me suis heurtée contre mon propre corps.

    J’ai tant menti

    que quand j’ai dit la vérité

    je ne me suis

    pas

    crue.

     

    J’ai fui

    les yeux ouverts

    et le passé m’a rattrapée.

    J’ai accepté

    les yeux fermés

    des coffres vides

    et je me suis sali les mains.

    J’ai écrit ma vie

    et ne me suis pas reconnue.

     

    J’ai tant aimé

    que je me suis oubliée.

    J’ai tant oublié

    que j’ai cessé de m’aimer.

    (...)

     

    J’ai perdu le cap

    mais j’ai connu la vie en chemin.

    Je suis tombée

    mais dans la descente j’ai vu des étoiles

    et l’écroulement a été un rêve.

     

    J’ai saigné,

    mais

    toutes mes épines

    se sont transformées en rose.

     

    Et maintenant

    ma vie sent la fleur.

     

    Trad: Colette

     

    MI VIDA HUELE A FLOR            Elvira Sastre

     

    He redondeado esquinas
    para no encontrar monstruos a la vuelta
    y me han atacado por la espalda.
    He lamido mi cara cuando lloraba
    para recordar el sabor del mar
    y solo he sentido escozor en los ojos.
    He esperado de brazos cruzados
    para abrazarme
    y me he dado de bruces contra mi propio cuerpo.
    He mentido tanto
    que cuando he dicho la verdad
    no
    me
    he
    creído.

     

    He huido
    con los ojos abiertos
    y el pasado me ha alcanzado.
    He aceptado
    con los ojos cerrados
    cofres vacíos
    y se me han ensuciado las manos.
    He escrito mi vida
    y no me he reconocido.


    He querido tanto
    que me he olvidado.
    He olvidado tanto
    que me he dejado de querer.

     

    (...)

    He perdido el rumbo
    pero he conocido la vida en el camino.
    He caído
    pero he visto estrellas en mi descenso
    y el desplome ha sido un sueño.

    He sangrado,
    pero
    todas mis espinas
    han evolucionado a rosa.

    Y ahora
    mi vida
    huele a flor.

     

     

     
  • Semi-pause à l'ombre

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    Paille, un joli mot, doux à prononcer, qu'emploient sans doute peu les habitants des villes.
     
    Paille c'est sécheresse, chaleur, poussière, et une douce couleur jaune-ocre.
     
    Paille c'est aussi un chapeau, puis celle que vous voyez dans l'œil de l'autre, et celle du feu de la passion qui ne dure pas longtemps.
     

    Paille, le mot vous suggère une image ? Une expression ?

     

     

     

     


     Foto I. Pampín, junio 2021 Insecto.  Mil gracias, tu foto es preciosa y  tan elegante!

     

     

    Rythme fort ralenti, chaleur, potager, famille, l'été quoi !

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  • Nourrir et sourire

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    Fin mai. 


    Billet léger, gai, nature.


    Nous avons un compagnon de luxe pour les travaux du potager.
    Depuis plus d’un an un merle familier nous suit ou, comme hier, “cueille” les fraises avec moi, à mes côtés.
    I. l’a surnommé Mirlenko (merle=mirlo en espagnol) car l’animal n’a qu’une patte et il pense que ce doit être un rescapé de Chernobyl…


    Quoi qu'il en soit, le nom lui est resté et nous nous demandions s’il passerait l’hiver.

    Voilà Mirlenko



     

     


     

     

     

    La señora Mirlenka....

     

     

                                                          Fotos I. Pampin gracias

     

    Alors ce mois de mai, surprise. Non seulement il a survécu mais il a trouvé une compagne qui, elle, a bien ses deux pattes, et ils ont procréé dans l’araucaria juste derrière la maison. Les parents se relaient pour nourrir les oisillons affamés, comme il se doit.
    Espérons qu’il ne manque aucun membre à ces petits;-))


    Les oisillons affamés.
      Foto I. Pampin

     

    Alors, pour finir ce mois de mai en beauté, un poème bien sûr.

     

    Mai

    Gioconda Belli

    Les baisers ne se fanent pas

    comme les flamboyants,

    ni ne me poussent des gousses sur les bras;

    toujours je fleuris

    de cette pluie intérieure,

    comme les patios verts de mai

    et je ris car j’aime le vent et les nuages

    et le passage des oiseaux chanteurs,

    bien que je sois empêtrée dans des souvenirs,

    couverte de lierre comme les vieux murs,

    je crois toujours aux murmures gardés,

    en la force des chevaux sauvages,

    au message ailé des mouettes.

    Je crois aux innombrables racines de mon chant.

    (Trad: Colette)

     

    MAYO


    No se marchitan los besos
    como los malinches, (flamboyants)
    ni me crecen vainas en los brazos;
    siempre florezco
    con esta lluvia interna,
    como los patios verdes de mayo
    y río porque amo el viento y las nubes
    y el paso del los pájaros cantores,
    aunque ande enredada en recuerdos,
    cubierta de hiedra como las viejas paredes,
    sigo creyendo en los susurros guardados,
    la fuerza de los caballos salvajes,
    el alado mensaje de las gaviotas.
    Creo en las raíces innumerables de mi canto.


     Gioconda Belli

     
  • Dit la pierre / Dice la piedra

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    Certains poèmes courts en disent tant...

    IV

    La pierre dit

     

    La pluie me baigne

    juillet me cuit

    l’hiver me fend.

     

    Sans douceur

    sans humeur

    sans mollesse

     

    Je tiens, dit-elle,

    c’est ma vertu

    elle me tient lieu

                 d’ivresse.

     

    Anne Le Maître

     

    Extrait de “Journal d’une pierre” IV

    L’Atelier des Noyers,

     

                               Dessin de Michel Rouvière
                                  https://www.pierreseche.com/dessins_Rouviere.html

     

     

     

    Dice la piedra

     

    La lluvia me baña

    julio me asa

    el invierno me quiebra

     

    Sin dulzura

    sin humor

    sin blandura

     

    Aguanto, dice,

    es mi virtud

    me sirve de

             embriaguez.

    (Trad: Colette)

  • Il y a...

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    (Cette version n'est disponible que si vous cliquez sur le lien Yoube qui apparaît)

     


    Mais voici une version au saxophone très intéressante.

     

     

     Aujourd'hui, il y a 100 ans, naissait Astor Piazzola, le maître du tango Argentin, vous le connaissez sûrement.

     

    J'ai choisi ce titre, pas le plus connu,  "Ausencias" (Absences), car ce 11 mars est aussi la date où eut lieu en 2011 le terrible tremblement de terre au Japon avec les conséquences que nous avons peut-être un peu oubliées mais dont les Japonais souffrent encore, et pour longtemps.

     

     

  • Norritures terrestres / Alimentos terrenales

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    Gabriela Mistral ne m’en voudra pas, vous non plus j’espère, si je postpose le billet sur elle.

    Les travaux du potager m’accaparent, comme à chaque printemps. Oui, il est arrivé ici et il s’agit de ne pas rater le moment idéal pour certaines plantations.

    Avant ça, il faut remettre en état le terrain qui n’en a fait qu’à sa tête pendant des mois.

     

    Alors je vais vous montrer ce que nous mangeons en ce moment, ce qui est déjà fait et...ce qu’il reste à faire !!!

    Zut, on ne peut pas voyager, mais je vous inviterais bien, histoire de bavarder en désherbant ou retournant la terre, plantant des patates…

    J’ai pris ces photos le 16 février, sous un ciel gris.

     

     

     

    Gabriela Mistral no me lo reprochará, vosotros tampoco espero, si pospongo la entrada sobre ella.

    Los trabajos de la huerta me acaparan, al igual que a cada primavera. Sí, aquí ya ha llegado y se trata de no perder el momento ideal para algunas plantaciones.

    Pero antes hay que cuidar de la tierra que hizo lo que quería durante meses.

    Entonces os voy a enseñar lo que comemos en este momento, lo que ya está hecho...y lo que queda por hacer !!!

    Si os apetece echarnos un mano...

    Saqué esas fotos  el 15 de febrero, bajo un cielo gris.

     

    Choux et laitues tout l'hiver, les fèves commencent à compléter nos assiettes


     

    Nous avons planté des oignons, des poireaux et de l'ail frais

     


     

     


     


    Bientôt au menu artichauts et fraises




     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le terrain est en terrasses, il reste du boulot !

     

    Ce blog, pour des "motifs potagers", est en pause pour un moment.

  • Dessiner les villes / Dibujar las ciudades

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    Vous savez sans doute ce que sont les Urban Sketchers, vous les avez peut-être vus en ville ces dessinateurs -professionnels ou amateurs. 

    Sin duda conocéis a los Urban Sketchers, tal vez los habéis visto en la ciudad esos dibujantes - profesionales o aficionados.

     

    Voilà des dessinateurs /  Aquí están unos dibujantes

    https://www.ultimahora.es/noticias/palma/2020/06/10/1170467/palma-ilustrada.html

     

    Je vous propose ici quelques dessins de Palma de Mallorca, trouvés dans des journaux ou des blogs. 

    Si vous en avez envie, ce serait gai, envoyez-moi un dessin de votre ville, de celle d'à côté, de la capitale... réalisé par l'un d'eux et je le publierai ci-dessous.

    Os propongo unos dibujos de Palma de Mallorca.  Si tenéis ganas, sería divertido, enviadme un dibujo de vuestra ciudad, de la de al lado...realizado por uno de ellos y lo publicaré debajo.

     

    http://www.urbansketchers.org/2014/05/mallorca.html

     

    La cathédrale

     

                   https://www.pinterest.es/pin/415316396863614633/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    https://juanjoramoscom.wordpress.com/tag/urban-sketchers-mallorca/

     

     

                                   Le bar Cristal, le plus connu de Palma / el más conocido

           http://www.comicmallorca.com/es/2017/08/feliu-renom-y-los-urban-sketchers-mallorca-en-el-bar-cristal-de-palma/

     


    Rues et bars vides-confinement

    Calles y bares vacíos - confinamiento

     

    Fuente de las ilustraciones abajo / Source des illustrations ci-dessous: https://www.diariodemallorca.es/cultura/2021/01/27/dibujantes-reporteros-retratan-cierre-palma-31402638.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

    À Genève, Les eaux vives

    : dessins villes palma de mallorca,urban sketchers

    Source : https://www.facebook.com/Tarek-Souissi-Artiste-Plasticien-155610545057815/photos/a.155623595056510/155624691723067

     

    https://main-designyoutrust.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2017/12/13395090_148419922235686_1214267049_n.jpg?iv=149

    Shangai, ville d'adoption de Rabbit, merci

     

     

    Voici Genève, la vieille ville, vue par Marion Jiranek. Ses sites : http://marionjiranek.com/vieille-ville/ et http://marionjiranek.com/panoramiques-geneve/

    Merci Jacques, c'est fort beau.

     

    : dessins villes palma de mallorca,urban sketchers

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  • Bateau / Barco

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    Lisière, un site dont nous avons déjà parlé ici. Vous vous en souvenez ? Des Kinépoèmes.

     

    ¿Os acordáis de los Kinépoèmes en Lisière ?

    Esta vez, el autor del sitio web me pidió que grabará, susurrando, una frase de un

     poema de Alejandra Pizarnik. Parecía fácil...pero sude y me reí mucho.

    Podéis encontrar todo aquí.

     

    Cette fois l’auteur, Deylan Caylon, m’a demandé d’enregistrer une phrase - en 

    espagnol - d’Alejandra Pizarnik, ceci en chuchotant. Il m’avait prévenue “ c’est plus

     compliqué qu’il n'y paraît“.

    En effet, oh là, là, après moultes essais, pas mal de gouttes de sueur, de fous 

    rires aussi...c’est fini.(mon pseudo est Colo)

     

                                        (c'est plus beau en écran complet - es más bonito en plena pantalla)

     

    Vous trouverez l’ensemble sur son site, mais voilà ce qu’il écrit au-dessous du montage:

     

    Poème en mouvement réalisé par Deylan Caylon inspiré par un texte de Alejandra Pizarnik et

    une musique d’Arcangelo Corelli.

    Alejandra Pizarnik a partagé sa courte vie entre l’Argentine et Paris où elle croisa notamment Octavio Paz et Julio Cortázar. Écrivain, journaliste, poétesse, les mots étaient pour elle comme l’air qu’elle respirait.

    Deylan a choisi ce texte pour faire contrepoint (contre-pied ?) à celui d’Italo Calvino dans « Écume ». C’est pourquoi il a repris le troisième mouvement du Concerto Grosso op6 n°1 d’Arcangelo Corelli, mais dans une interprétation toute différente.

    Les mots ont emprunté la voix de Brigitte Bardou (elle-même auteure de poèmes et de pièces de théâtre) et de Colo (passionnée de culture hispanique et latino-américaine).

     

  • Toc, toc !

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     Nous voilà en début d'Année, souhaitons pour 2021 que le tempête s'éloigne et que chacun de nous puisse donner et recevoir visites, baisers et caresses, avoir travail, logement, tout ce qui lui manque.

     

     

    Foto: https://www.ultimahora.es/noticias/local/2020/12/29/1226099/tiempo-mallorca-amaina-borrasca-bella.html

     

    Gioconda Belli Poeta Nicaragua 1948-

     

    “Dis-moi que tu ne me façonneras jamais, 

    ni ne me donneras le bonheur de la résignation 

    mais celui dont souffrent les élus, ceux qui peuvent

     embrasser des yeux la mer et le ciel 

    et amener l'Univers dans leurs corps.”

    (Trad: Colette)

     

     

    Bonne Année                          Feliz Año

     

    “Dime que no me conformarás nunca, 

    ni me darás la felicidad de la resignación, 

    sino la felicidad que duele de los elegidos, 

    los que pueden abarcar el mar y el cielo con sus ojos 

    y llevar el Universo dentro de sus cuerpos.” 

     

    Nota:  Poema entero aquí.

  • Risette / Sonrisita

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     Voilà une carte postale, achetée je ne sais plus où et toujours gardée.

    He aquí una postal, comprada ya no sé donde y siempre guardada.

    Elle s'intitule "Risette". Se titula "Risette" (sonrisita)

     

     


     

     

     

    Passez une agréable fin d'Année, et souvenez-vous des mots de Charlie Chaplin: 

    "Un sourire signifie beaucoup. Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui l'offre. Il dure une seconde  mais son souvenir, parfois, ne s'efface jamais.

     

    Os deseo un agradable fin de Año, y acordaos de las palabras de Charlie Chaplin:

    "Una sonrisa significa mucho. Enriquece a quien la recibe; sin empobrecer a quien la ofrece. Dura un segundo pero su recuerdo, a veces, nunca se borra."



    Foto: Foto, Jugendfrei, Baby, Witziges, Kind, Niedlich, Schwarz-Weiß, Weiß, Hochformat, artconcept, Ecki Design, Lächeln, Junge, Lachen, International, Fliege, Grinsen

     

     
  • Le sablier / El reloj de arena

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     Si la littérature s'est emparée du sablier pour signifier le temps qui passe et nous mène inexorablement vers la mort, cet objet, tombé en désuétude, avait jadis de multiples usages, vous le savez; navigation, cuisine, église (messe)...

     
    Si la literatura ha convertido el reloj de arena en signo del tiempo que pasa y nos lleva irremediablemente a la muerte, ese objeto, hoy en desusso, tenía antaño múltiples usos; navegación, cocina, iglesia (misa)...
     
     
    El reloj de arena (Le sablier) José Cirilo Henao, artista Colombiano
     

     

     
    Le sablier
    joue
    à se remplir de lumière
    à se vider d'ombre.
    Nous le retournons
    jouons à ne pas nous perdre
    à ne pas nous vider de lumière
    à ne pas nous remplir d'ombre.
     
    (Trad: Colette)
     
     
    Jorge H Cadavid (poète et essayiste Colombien (1962-   ))
     
     
    El reloj de arena
    juega
    a llenarse de luz
    a vaciarse de sombra.
    Nosotros le damos vuelta
    jugamos a no perdernos
    no vaciarnos de luz
    no llenarnos de sombra.

    NB: Ce billet est plus ou moins une reprise d'il y a des années...
  • Ah ces baisers.../ Ah esos besos...

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    On peut bien sûr embrasser du regard, avoir de la tendresse plein les yeux, mais cela remplace-t-ils ces baisers, ces bras qui rapprochent les corps, tous ces gestes de tendresse qui me manquent, vous manquent sans doute aussi ?

    Des mois sans embrasser mes enfants, à se voir masqués, à distance...

     

    Les souvenirs de baisers suffisent-ils ? 

     

     

     

     

                                 E. Munch Beso en la orilla bajo la luz de la luna / Museo Thyssen

                                               Baiser sur la rive sous la lumière de la lune
     

     

     

    Ce baiser

    Claribel Alegría, Nicaragua (1924-2018)



    Ce baiser d'hier

    m'a ouvert la porte

    et tous les souvenirs

    que je croyais fantômes

    têtus se levèrent

    pour me mordre.

    (Trad : Colette)

     

     

    Ese beso

    Claribel Alegría (1924-2018)
    Nicaragua



    Ese beso de ayer
    me abrió la puerta
    y todos los recuerdos
    que yo creí fantasmas
    se levantaron tercos
    a morderme.