L'éternel signe de la danse / El eterno signo de la danza

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Biograpie : https://www.marche-poesie.com/morejon/

Biografía: https://www.isliada.org/poetas/nancy-morejon/



Peut-être, mais peut-être pas, avez-vous lu ou entendu son poème le plus connu : Femme Noire. Fort attachée aux origines africaines des siens, elle est la voix des ancêtres qui souffrirent l’esclavage et atterrirent à Cuba ou ailleurs. Ce poème, si vous le lisez, visualise des images très fortes. Le ton y est intense et courageux.

Tal vez, o tal vez no, habéis leído o oído su poema más conocido: Mujer Negra. Muy ligada a

los orígenes africanos, es la voz de sus ancestros quienes sufrieron por esclavitud. El poema

visualiza imágenes muy fuertes y tiene un tono intenso y valiente. 

 

Femme Noire

Je continue de respirer l'écume de la mer qu'on me fit traverser.

La nuit a disparu de ma mémoire

mais l'océan lui-même ne pourrait s'en souvenir.

Pourtant je n'oublie pas le premier pélican que j'aperçus.

Les nuages, hauts, comme d'innocents témoins oculaires.

Je n'ai pas oublié, je crois, mon rivage perdu ni la langue de mes ancêtres.

 

On m'a laissée ici et c'est ici que j'ai vécu.

C'est pour avoir travaillé dur

que je suis née ici une seconde fois.

Grande fut l'épopée mandingue qu'alors je tentai d'évoquer.

 

Je me suis révoltée.

 

J'ai brodé la casaque de Mon Maître et je lui ai donné un fils,

mon fils, qui n'a jamais porté de nom.

Et Mon Maître a péri aux mains d'un respectable lord anglais.

 

Je suis partie.

 

Dans ce pays on m'a frappée, nez contre terre, à coups de fouet.

Mes rames ont fendu les eaux de toutes ses rivières.

Sous son soleil j'ai semé et j'ai récolté ce qu'on refusait à ma bouche.

Je n'avais pour maison que la bâtisse des esclaves

construite avec les pierres apportées par mes mains

sans que je cesse de chanter au rythme naturel des oiseaux.

 

Je me suis rebellée.

 

Sur cette terre j'ai palpé le sang humide

et les os pourris de tant d'autres

amenés ici, ou ailleurs, comme moi.

Je n'ai plus jamais rêvé de la route de Guinée.

Était-ce la Guinée ? Ou le Bénin ? Madagascar ? Ou le Cap-Vert ?

 

J'ai travaillé plus dur encore.

J'érigeais avec plus de foi mon chant millénaire et mon espoir.

Je préparais mon propre monde.

 

Je me suis enfuie dans les bois.

 

J'eus pour liberté le camp retranché

avant de chevaucher avec l'armée de Maceo.

Il me fallut attendre un siècle

pour qu'après de mes descendants,

du haut d'une montagne bleue

 

nommée la Sierra Maestra

 

je descende en finir avec l'argent, les usuriers,

les généraux et les bourgeois.

 

J'existe désormais : aujourd'hui pour la première fois nous possédons et nous créons.

 

Il n'est plus rien qui ne soit nôtre.

Nôtre est la terre.

Nôtre la mer, nôtre le ciel.

Nôtres, la magie, les chimères.

Mes frères, mes égaux, je vous vois danser

autour de l'arbre que nous avons planté pour le communisme.

Et dont le bois prodigue maintenant retentit.

 

 

traduction de Claude Couffon issue de son anthologie bilingue Poésie cubaine du XXe siècle (1997)

 

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Éloge de la danse

Nancy Morejón.

 

Le vent souffle

Comme un enfant

Et les airs halètent

Dans la jungle, dans la mer.

Avec le vent,

Tu souffles sur la flamme froide:

Voiles de lune, tu souffles toi

Et les fleurs et la mousse

Battent dans le vent.

Et le corps

Au fil de l’eau

Au fil du vent

Dans l’éternel signe de la danse.

 

(Trad: Colette)

 

 


 

                     

Elogio de la Danza

A Leo Brouwer

El viento sopla
Como un niño
Y los aires jadean
En la selva, en el mar.
Entras y sales
Con el viento,
Soplas la llama fría:
Velos de luna soplas tú
Y las flores y el musgo
Van latiendo en el viento.
Y el cuerpo
Al filo del agua
Al filo del viento
En el eterno signo de la danza.

 

 

 

 
Lien permanent 24 commentaires

Commentaires

  • C'est une voix très affirmée qui perce dans ces poèmes, même traduits.
    Vous avez choisi deux textes très différents.
    L'un est narratif, l'autre plus impressionniste.

    Sans entrer dans des considérations politiques ni références historiques, je suis saisie par cette énergie positive et la volonté de raconter une sorte d'épopée idéalisée des femmes noires. Le premier poème est un condensé de l'histoire d'une survie collective dans des conditions dont on ne peut pas réaliser la difficulté.
    Il faudrait aller à Cuba, en Haïti, en République dominicaine pour commencer à entrevoir quelque chose, un début de compréhension. Je suis allée au Cap Vert, il y a une bonne trentaine d'années, à une époque où le tourisme n'était pas du tout développé. C'est la seule expérience réelle que j'aie de ce déracinement forcé et d'une histoire d'esclavage.

    La première strophe de " Femme noire" est une sorte de description poétique de ce que la science moderne appelle l'épigénétique. On porte en soi des traces des experiences des générations précédentes.
    La poétesse se souvient de tout ( ou alors "la femme noire", en tant que mémoire collective), de toutes les étapes implacables, dans une sorte de vison qu'on pourrait éventuellement comprendre comme chamanique.
    Elle fait bien de nous communiquer sa vision, car à défaut de pouvoir s'immerger dans l'univers caribéen, on peut essayer de ressentir cette lecture.

  • @ Calendula, merci pour ce commentaire.
    Presque impossible pour nous d'imaginer l'horreur de devenir soudain esclave et d'être emporté de force ailleurs.
    C'est, comme vous le dites dans votre dernier paragraphe, une petite incursion dans cette réalité que ce poème, plein d'énergie.
    Je ne connais passez assez leur histoire pour savoir dans quelle mesure la révolution leur a apporté de l'espoir, aussi je garde les mots forts, la lutte, tout ça.
    Bonne semaine, amicalement.

  • « …des ancêtres qui souffrirent l’esclavage et atterrirent à Cuba ou ailleurs. »

    Dommage pour eux d’ailleurs, leur voyage eût été plus confortable, mais ses ancêtres, ils furent plutôt débarqués qu’ils n’atterrirent si j’ose vous reprendre… On connaît les détails du commerce triangulaire, pour ceux des plus jeunes rétifs à la lecture mais qui désireraient creuser, on ne peut que conseiller comme entrée en matière l’excellente série BD de François Bourgeon , en cinq volumes, « Les Passagers du vent ».

    Calendula, comme (presque) toujours, m’impressionne par la magnificence de son style et la pertinence de son analyse, on sent l’ex-pro du commentaire composé, c’est clair, net, précis structuré… Bon, soyons sérieux, elle sait bien combien on l’apprécie…Je me permettrai tout de même de la reprendre quand elle fait abstraction des références politiques. Impossible avec Cuba, on ne fait pas l’impasse sur la politique et l’Histoire de l’île, des Caraïbes en général.

    Le poème, » Femme noire », commence comme la revolución que chante son auteure et finit un peu comme toutes… Ii y a de la force, de la foi et de l’espérance comme dans les églises le jour de Pâques. Sur ses origines africaines, l’allusion à Toussaint en Haïti, la révolte mandingue, la condition des esclaves marrons, la lutte pour l’indépendance avec Antonio Maceo, le renversement du pouvoir de Batista par la guérilla castriste, c’est l’évocation de l’histoire de Cuba en quelques tableaux d’épopée, et quelle histoire avec le métissage de populations et de cultures, le heurt des classes, des possédants et des va-nu-pieds. Tout cela a du punch, forcément à Cuba, la gradation dramatique est bien amenée, le texte ne manque pas d’allure… Hélas, tout ce lyrisme pour aboutir aux derniers vers, léger bémol pour user d’une litote. La joyeuse rumba autour de son arbre préféré, beaucoup de Cubains ne s’en ressentent pas trop pour y participer… Les prisonniers d’opinion, tous ceux que l’on a fait taire, les rééduqués pour les plus chanceux, passons sur les exilés partis peupler la Floride voisine… Dommage. On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments paraît-il, même chose avec l’idéologie et les professions de foi. L’ « Ode à Staline » n’est pas le meilleur poème d’Eluard, vous savez le poète de « Liberté…j’écris ton nom. »… S’il faut choisir un poète cubain contemporain vivant, même s’il ne versifie pas, je préfère de loin Leonardo Padura et son regard prudemment désenchanté.

  • @Gislebert,

    Bien sûr que j'ai tiqué sur cette fin chantant le communisme avec candeur :

    "Mes frères, mes égaux, je vous vois danser
    autour de l'arbre que nous avons planté pour le communisme.
    Et dont le bois prodigue maintenant retentit."

    Ca fait penser au réalisme socialiste et toute la propagande qui va avec.
    Il serait intéressant de savoir à quelle époque elle a pu écrire ça.
    Bien sûr qu'on ne nous la fait pas. En 2121, on ne peut pas dire ce genre de chose la bouche en cœur, ni l'entendre comme une évidence !

    J'ai vu la danse autour de cet arbre comme l'aboutissement de tout un parcours plein d'obstacles et d'épreuves. Selon d'où on vient, même le communisme peut apparaître comme une solution positive. Ceux qui ont été tout en bas de l'échelle sociale peuvent être séduits par la promesse de l'égalité et la dépossession des riches propriétaires. Comment leur en vouloir ?!?
    Ensuite, il y a communisme et communisme. Je ne suis pas assez versée dans la hiérarchie des horreurs et des privations pour décider si Cuba aura été ce qu'il y a de pire.
    Le système a tenu longtemps et tient encore un peu, malgré l'effondrement de son sponsor, l'URSS.
    En regardant les divers documentaires sur la vie en Sibérie, on comprend que les villages reculés étaient moins mal lotis à l'époque soviétique. C'est bête, mais c'est comme ça.
    Le système actuel n'a pas été un progrès ni pour les autochtones, ni pour les gens qui étaient venus pour exploiter les ressources diverses et variées.
    Dans certaines circonstances, le communisme a pu apparaître comme "prodigue".
    Ne croyez pas que je défende le communisme ou le système soviétique ! Rien ne me serait plus étranger, mais je reconnais que certains pouvaient y voir un progrès.
    Si on adhère à un système idéologique parce qu'il répond à nos priorités, on peut tout à fait vivre avec ses mauvais côtés.
    Ca se voit tous les jours, encore maintenant et pas seulement à Cuba..

    Et au fond, on peut admirer un texte ou une écrivaine pour son talent, sa capacité à mettre en mots une vision du monde et à la transmettre, mais ne pas épouser l'entier du contenu.

  • On peut placer l'attachement de Rabbit pour la Chine sur le même plan que celui d'Hemingway pour Cuba et faire abstraction du sous-jacent politique pour admettre que les artistes ont du monde une vision particulière qu'il faut leur laisser.

  • Mais on la leur laisse bien volontiers, leur vision d’artistes engagés, cela ne nous empêche pas de réagir quand le déconomètre est sur hot… Je sens dans l’esprit de l’aimable commentariat et de l’hôte du blog comme un relent de la célèbre phrase de feu Georges Marchais : « Bilan globalement positif ! »… A la bonne vôtre !

    Ensuite, là où il est question de Cuba et de Hemingway : notre ami Rabbit la ramène avec son expérience chinoise, on savait déjà qu’il était un artiste, mais se comparer à Ernest qui y avait élu domicile entre autres pour les cigares et la pêche au gros… Pas né le jour de la St-Modeste, le Lapin.

  • @Gislebert, absolument rien ni personne ne vous empêche de réagir, au contraire.
    Mais on ne peut résumer en 3 mots l'histoire de la Révolution cubaine en positif et négatif. Laissons ça aux blogs politiques.

    La semaine prochaine un artiste plastique actuel, cubain lui aussi, dont la démarche, les idées vous plairont plus. Je crois.

    Bonne journée, mardi pluies?

  • Ensoleillé à Shanghai avec un maximum de 21°.
    L'instinct casanier de Gigi l'Amoroso l'emporte sur la curiosité que l'on pourrait attendre de ses prétentions intellectuelles.
    En effet, après avoir arpenté les USA, vécu dans la brousse africaine et foulé le sable de divers déserts, où auriez-vous imaginé que je puisse passer ma retraite ?
    La Suisse me serre un peu aux épaules. Alors, Mme Rabbit m'a parlé de la Chine. J'y ai déjà passé 3 ans et profite d'y aller le plus souvent possible.
    À part ça, il y a aussi Saint-Tropez, mais ça a un petit goût de réchauffé.

  • Gigi L'Amoroso n'en a plus les moyens, et c'est très vraisemblablement ce qui l'aigrit. A votre place, j'aurais laissé passer le mérinos, cela l'aurait rendu d'autant plus ridicule. Et à part ça, St-Trop, cela fait longtemps que c'est ringard...

  • Ah bon ? Je pensais plutôt aux sanglots du mâle alpha; mais si vous me dites qu'il ne s'agit que d'arthrose, je vais poursuivre incontinent mon business avec les Chinois.es.

  • Si nous repartions sur les plages de Cuba ?
    Et le corps
    Au fil de l’eau
    Au fil du vent
    Dans l’éternel signe de la danse.

  • "Si nous repartions sur les plages de Cuba ?" Volontiers. Les médecins cubains sont réputés être les mieux formés et compétents del mundo. Je l'ai vérifié au Mozambique... et j'en connais qui sont jaloux...

  • Et à propos de Cuba, du communisme, de Gigi et de rabbit, quel est le grand poète qui a écrit ça :
    Se battre avec le Ciel
    Se battre avec la Terre
    Se battre contre les hommes
    quelles joies infinies...
    ???

  • Greta Thunberg ! Et une tournée de Cuba Libre pour tout le monde !

  • Sûrement quelques vers de Léon Trotski traduits par Colette... L'Homme qui aimait les chiens, un grand poète.

    Géo a craché son glaviot, il est heureux. Bof...
    Pour le reste, et pour vous rassurer, comme disait Mauriac, " j'ai peut-être un pied dans la tombe, mais je n'aime pas qu'on marche sur l'autre."

  • accompagnée de brochettes de lotus arrosées d'une sauce pimentée cubaine !

  • Hola la compagnie,

    C'est tonique aujourd'hui! Il faut dire que l'allusion au communisme est, dans l'échelle de la provocation, aussi haute que Gainsbarre se réchauffant autour d'un petit billet de 500 balles. Oui, peut-être la poétesse a-t-elle sciemment mis une provocation.

    Je suis en phase avec chaque commentaire sur ce texte et sur le communisme (plus inclusif que moi tu meurs). Donc je ne redirai pas ce que vous avez tous et toutes si bien écrit.

    Je viens sur l'expérience de se réveiller un matin esclave, exilé, maltraité, mis dans les fers, sans plus aucune issue devant soi. Nous ne pouvons pas la ressentir, nous ne la vivons pas et ne l'avons pas vécue personnellement. L'imaginer est déjà terrible.

    Nous nous référons à ce que d'autres racontent. Mais aujourd'hui plus personne en occident ne peut en parler personnellement. Il n'y a plus d'esclaves depuis des générations. Même elle. Alors chacun construit à sa manière. Elle aussi. Je garde donc des filtres.

    À tout le moins ce genre de texte me montre que l'ethnicisation de groupes sociaux a encore un bel avenir. C'est malheureusement renforcé par la forme donnée à ce texte où elle parle au nom d'une épopée dont elle serait la représentante alpha et omega et dont la parole serait la loi de son groupe.

    Je fais quand-même un petit détour politique: j'aimerais la voir écrire sur les rois africains d'alors qui ont vendu ses ancêtres à d'autres noirs, à des blancs, à des arabes. Combien ont-ils gagné? Qu'elle raconte aussi la longue marche depuis l'Afrique centrale jusqu'aux marchés d'esclaves d'Arabie.

    Fin de la parenthèse "politique".

    Merci pour ce pastis printanier! (L'apéro autour duquel on tchatche, on se traite de cons, et on parle fort).

  • "Géo a craché son glaviot, il est heureux." Comme le dit ce cher Poutine et les enfants de la maternelle : C'est çui qui dit qui est. Les glaviots, c'est Gigi. Y a qu'à relire les commentaires...

  • Señor Géo, je vous serais très reconnaissante de laisser tomber les attaques personnelle et de revenir "à nos moutons".

  • Pour le lotus, il faut attendre la fin de l'été puis remplir les trous avec du riz gluant et cuire longtemps : c'est long et fastidieux. On va se faire un Pizza-Hut.

  • @ Hola John,

    Oui, imaginer est déjà absolument terrible, vous avez raison. Comme tout le passé, c'est la seule chose que nous pouvons faire.
    À travers les récits oraux les histoires, bien sûr amplifiées et /ou déformées, passent d'une génération à l'autre. En ce sens ils ont une valeur. eux aussi.

    Alors le choix poétique de mettre "je" représentant toutes les femmes, peut se discuter. oui, elle aurait pu mettre "vous". Mais bon, cela n'obscurcit pas le sens général je trouve.

    À cette heure du matin, ce sera plutôt un café, mais printanier, oui !

    Bonne journée, pluvieuse. Je pars à la chasse aux escargots dans le potager:-))

  • Ha! S'il est question de moutons, justement, me permettez-vous une parenthèse pas trop sérieuse, Colette? Pour mentionner le Pelibüey. Un mouton, selon Wikipedia, « élevé pour sa viande et la production de fumier.

    D'un caractère nerveux et timide, la race est appréciée pour sa facilité d'entretien et sa reproduction facile. »

    Pas timide sous la couette, l'ovin. Mais pourquoi le Pelibüey? Parce qu'on le trouve principalement à Cuba...

  • @ Merci pour ce rire John. J’ignorais bien sûr tout de cette race au nom bizarre, car buey est bœuf et "peli" cheveux, poil....et je lis que l’origine du nom est "bélier à poil de boeuf" !!!
    La journée commence bien....;-))

  • Plus sérieusement, en effet les récits transmettent une ligne principale dans laquelle on peut s'inscrire. C'est en même temps une qualité et un défaut. Cela donne sens à une histoire et rattache à ses racines, mais en même temps c'est très réducteur, car bien des problématiques ne peuvent être liées au statut historique. Cela peut même entretenir un statut victimaire.

    S'il ne s'agissait que de comprendre un parcours collectif historique, je serais plus ouvert au ton et aux propos, mais il s'agit d'un propos de combat qui binarise les relations (bourreau-victime).


    Ici la pluie commence, les vers de terre vont aller se promener.

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