Un Air Chilien / Un Aire Chilieno

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Le nom de Gabriela Mistral vous dit sans doute quelque chose, sinon je vous raconterai la semaine prochaine qui était cette femme extraordinaire, cette poète chilienne qui reçut, avant Pablo Neruda et Vicente Huidobro, le prix Nobel de littérature en 1945.

Mais aujourd’hui, un « apéritif » poétique.

 

Sin duda conocéis, por lo menos el nombre, a Gabriela Mistral. La próxima semana os contaré en detalle quién era esa mujer extraordinaria quien recibió, antes que P. Neruda o V. Huidobro, el premio Nobel de literatura en 1945.

Pero hoy un « aperitivo » poético. 

 

 

                          

   

                      Brumes Chili

 
L’Air
 
Gabriela Mistral
 
Ce qui passe et qui reste,
c’est l’Air, c’est l’Air,
et, sans bouche visible,
il te prend et t’embrasse, père aimant.
Aïe, nous le brisons sans le casser;
blessé il vole sans se plaindre,
et il semble emporter tout le monde
et, bienveillant, à tous il pardonne, l’Air...
 
(Trad:Colette)
EL AIRE
Gabriela Mistral
Esto que pasa y que se queda,
esto es el Aire, esto es el Aire,
y sin boca que tú le veas
te toma y besa, padre amante.
¡Ay, le rompemos sin romperle;
herido vuela sin quejarse,
y parece que a todos lleva
y a todos deja, por bueno, el Aire...

Brumes Chili

Commentaires

  • Cada vez más breve…

    Franchement Colette, ces quelques vers gentillets de Gabriela n’ajoutent rien à sa gloire littéraire, ce coup-ci l’inspiration semble à court de souffle, si j’ose, ce n’est pas Mistral gagnant ...

    A propos des illustrations, ces paysages « qui se vêtent de / Nuée en manière de mante … » (Th. de Banville) :

    Le couvercle de brume, quand le soleil ne parvient pas à percer, on connaît ici, un peu la plaie de la cuvette genevoise. En automne, l’alternance des brumes matinales et de l’ensoleillement de l’après-midi a au moins un avantage, celui de permettre au botrytis de se développer sur les grappes des cépages sélectionnés, ce petit champignon responsable de la pourriture noble qui donne les vins liquoreux. Qui méconnaît ces nectars est un pauvre diable, c’est du moins ce qu’on lit dans les mémoires de Frère Jean des Entommeures de l’Abbaye de Thélème (ordre rabelaisien).

    Buena semana. Y otra caricia para tu perro australiano

  • @Ah Gislebert, un apéro c'est tout petit, vous serez gâté la prochaine fois, vous verrez.

    Brume sur Mallorca, entrecoupée de soleil, c'est joli.
    Ma chienne vous remercie, moi aussi.
    Bonne semaine !

  • De passage en Suisse 27 ans après la mort de Rabelais, le sieur de Montaigne dit ceci à propos des vins du pays (en françoys dans le texte): «Leur service de table est fort différent du nostre. Ils ne se servent jamais d'eau à leur vin et ont quasi raison; car leurs vins sont si petits que nos gentilshommes le trouvoint encore plus foibles que ceux de Gascongne fort baptisés, et si ne laissent pas d'estre bien délicats.» Je cherche encore des textes du XVIe siècle à propos des brumes du Chili et ne désespère pas de vous en présenter sous peu.

  • @Rabbit, merci de chercher!
    DE mon côté je vous livre (je viens de le trouver en français) un article qui montre, avec textes et photos, comment les Chiliens récupèrent l'eau des brumes, brouillards pour avoir de l'eau dans des terres désertiques.
    C'est beau et...poétique?
    https://fr.metrotime.be/2016/05/07/must-read/dans-le-desert-chilien-des-attrape-brouillard-capture-les-gouttelettes-deau/

  • C'est une technique éprouvée en Californie et à Hawaï. Et si ce genre d'installation pouvait en plus faire entendre des sons de harpe, le paradis serait plus facile d'accès .

  • @ Ce serait divin en effet..cling. cling, cling, et voilà nos âmes sauvées..

    Je ne suis jamais allée ni en Californie ni à Hawaï, mais j'ai lu que les pionniers avaient été les Chiliens et qu'on installe ces attrape brouillard en Afrique du Sud, en Érythrée, au Maroc, aux Canaries...une merveille dans ces zones désertiques.

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