Bateau / Barco

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Lisière, un site dont nous avons déjà parlé ici. Vous vous en souvenez ? Des Kinépoèmes.

 

¿Os acordáis de los Kinépoèmes en Lisière ?

Esta vez, el autor del sitio web me pidió que grabará, susurrando, una frase de un

 poema de Alejandra Pizarnik. Parecía fácil...pero sude y me reí mucho.

Podéis encontrar todo aquí.

 

Cette fois l’auteur, Deylan Caylon, m’a demandé d’enregistrer une phrase - en 

espagnol - d’Alejandra Pizarnik, ceci en chuchotant. Il m’avait prévenue “ c’est plus

 compliqué qu’il n'y paraît“.

En effet, oh là, là, après moultes essais, pas mal de gouttes de sueur, de fous 

rires aussi...c’est fini.(mon pseudo est Colo)

 

                                    (c'est plus beau en écran complet - es más bonito en plena pantalla)

 

Vous trouverez l’ensemble sur son site, mais voilà ce qu’il écrit au-dessous du montage:

 

Poème en mouvement réalisé par Deylan Caylon inspiré par un texte de Alejandra Pizarnik et

une musique d’Arcangelo Corelli.

Alejandra Pizarnik a partagé sa courte vie entre l’Argentine et Paris où elle croisa notamment Octavio Paz et Julio Cortázar. Écrivain, journaliste, poétesse, les mots étaient pour elle comme l’air qu’elle respirait.

Deylan a choisi ce texte pour faire contrepoint (contre-pied ?) à celui d’Italo Calvino dans « Écume ». C’est pourquoi il a repris le troisième mouvement du Concerto Grosso op6 n°1 d’Arcangelo Corelli, mais dans une interprétation toute différente.

Les mots ont emprunté la voix de Brigitte Bardou (elle-même auteure de poèmes et de pièces de théâtre) et de Colo (passionnée de culture hispanique et latino-américaine).

 

Commentaires

  • Hola Colo,

    Expérience originale et intéressante. Ce bateau qui s'éloigne raconte tant d'histoires! Il raconte les séparations, l'exil, la fin, le renouveau, l'espoir, entre autres histoires.

    Bonne idée que ce poème, si long dans le fond, si court dans la forme.

    Merci et bonne journée, Colo.

  • @ Merci John, cela me fait grand plaisir, et l'auteur de ce montage sera ravi,
    Une autre façon de divulguer, de faire circuler la poésie..
    Et de s'évader...

    Bon week-end à vous, très venteux par ici.

  • Ces deux langues et deux voix qui alternent suggèrent tellement bien le départ et le voyage !

    En allemand, il existe le mot "Fernweh" , l'envie douloureuse du lointain. C'est l'opposé de "Heimweh", la nostalgie du chez-soi, l'envie de rentrer.

    Quand je vois ce bateau s'éloigner, que j'écoute cette musique et ces voix, j'éprouve un fort Fernweh.
    Dans cet état d'esprit, ces bateaux naviguent forcément sur l'océan, pas sur un lac !

  • @Calendula, intéressants ces deux mots allemands, il est vrai que les voyages peuvent avoir ces deux sens.
    Ce n'est pas, on est bien d’accord, le lac de Genève ;-)

    J'ai pensé moi aussi à de la tristesse, peut-être aussi parce que je connais bien la vie et la poésie d'Alejandra Pizarnik....qui sait ?

    Bonne fin de journée.

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