• De fleurs et d'insectes / De flores e insectos

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    A travers les vitres bien fermées, je regarde l'agitation sur le buddleia, l'arbre à papillons. Puis sur le bougainvillier, alors là je sors. Tant pis s'il fait 37º à l'ombre, il faut voir et photographier cela de près.

     

     

     

     

    A través de los cristales bien cerrados, miro la agitación encime del buddleia, el árbol de las mariposas. Luego en la buganvilia, y entonce salgo. Ni importa si hace 37º a la sombra, hay que ver i fotografiar eso de cerca.



    Plus loin c'est la lavande où de curieux insectes qui s'affairent. Qui sont-ils? Peut-être des guêpes géantes...
    Il faut être insecte pour rester ainsi exposés au soleil....!
    Más allá es la lavanda donde curiosos insectos trajinan. ¿Quién son? Tal taz avispas gigantes.
    ¡Hay que ser insecto para quedar así expuesto al sol....!
     
     
     
     

     

    Revenue à l'ombre de la terrasse, des centaines d'abeilles butinent sur les fleurs de la vigne vierge, un bourdonnement presque assourdissant
    . Qui a dit que la nature est silencieuse?
     J'entends et lis que partout le nombre d'abeilles, de papillons, diminue, on sait pourquoi. Nous sommes certainement des privilégiés et il faut croire que les habitants des alentours sont très soucieux de leur environnement.
     
    De vuelta a la sombra de la terraza, centenas de abejas liban en las flores de la parra virgen, un zumbido muy fuerte.
    ¿Quién ha dicho d que la naturaleza es silenciosa?
    Oigo por todo que el número de abejas, de mariposas, disminuye, se sabe por qué. Somo sin duda unos privilegiados y hay que creer que los habitantes de los alrededores son muy cautelosos con su entorno.
     
    Bonne semaine, que pasen una buena semana.
     
  • Découvertes / Descubrimientos

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    Il vous est peut-être arrivé de vous rendre dans un musée et de vous dire que le bâtiment, les salles, sont plus intéressants et beaux que les œuvres exposées.
    C’est ce qui m’est arrivé en visitant le CCA d’Andratx. Il est vrai que je n’avais aucune idée des expositions en cours, que je suis peut-être mal tombée comme on dit.
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
     
     
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Voici ce qu’en dit le prospectus (cliquez, il y a photos qui défilent aussi): “ Le CCA Andratx a été crée en 2001 par Jacob et Patricia Asbaek. L’édifice de 4.000m2 en référence à l ‘architecture traditionnelle, s’intègre parfaitement dans l’impressionnant paysage de montagnes et est un des centres d’art contemporain les plus grands des Baléares et du reste de l’Europe." (Trad: Colette)
     
    Ce centre, qui accueille des artistes en résidence, semble destiné d’abord aux étrangers (ou fréquenté par eux); l’agréable jeune femme à l’accueil ne parlait que vaguement l’espagnol, mais les divers feuillets explicatifs étaient en plusieurs langues. 
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Si je n’ai pas été sensible aux œuvres présentée dans les énormes salles, dans une alcôve j’ai découvert un artiste danois, Bent Holstein, qui m’a inspirée. Une petite série de photos sur lesquelles il a peint, une légère inspiration japonaise ai-je pensé.
     

     

     

     

     

     
    Rentrée chez moi j’ai vu que cet artiste est connu, qu’il a une variété de styles, a beaucoup exposé, et...que son œuvre est très intéressante.

    Tal vez le ha ocurrido ir a un museo y pensar que el edificio, las salas, son más inteŕesantes y bellos que las obras expuestas..

    Es lo que me pasó al vistar el CCA de Andratx. Bien est cierto que no tenía ni idea de las exposiciones en curso y que tal vez caí mal.
     
     
    El prospecto  (donde podeís ver muchas fotos) dice esto: “El CCA Andratx fue fundado en 2001 por Jacob y Patricia Asbaek. El edificio de 4.000 m2 de estilo minimal, con referencias a la arquitectura tradicional, se integra perfectamente en el impresionante paisaje de montaña convirtiéndose en uno de los centros de arte contemporáneo más grandes de las Baleares y del resto de Europa.”
     
    Ese centro, que acoge artistas en residencia, parece destinado a los extranjeros ( o frecuentado por ellos); la agradable señorita en la entrada/taquilla apenas hablaba español, pero los distintos folletos eran en varios idiomas.
     
     http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Si no fui sensible a las obras presentadas en las salas enormes, en una recamara descubrí un artista danés, Bent Holstein, que me inspiró. Una pequeña serie de fotos sobre las cuales ha pintado. Una inspiración ligeramente japonesa pensé.
     

     

     
    De vuelta en casa vi que ese artista es conocido, que tiene una variedad de estilos, ha expuesto mucho y que es muy interesante.
  • Gris et très frais / Gris y muy fresco

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    12 juin, il fait 16º ce matin, et gris.
    Ceci m'a fait penser à republier un article d'il y a 9 ans et que j'aime bien.


    Ennuyeux le gris? ¿Aburrido el gris?



    Il n’est pas facile d’avouer son attirance pour le gris, il a mauvaise réputation : ennui, manque de caractère, mauvaise mine...Mais il me plaît depuis ma jeunesse; je me souviens que toujours je voulais que les pulls que me tricotait ma mère soient de cette couleur.
     
    No resulta fácil confesar su gusto por el gris, tiene mala fama: aburrimiento, falta de carácter, mala cara…Pero me agrada desde mi juventud; me acuerdo que siempre quería que los jerséis que mi madre tejía fueran de ese color. 
     
     
     
    Le gris, s’il n’est pas une couleur, est une « valeur d’intensité lumineuse dont la perception par l’œil humain se situe entre le blanc et le noir » (Wikipedia) qui possède une variété infinie de nuances. Voilà bien tout son intérêt !
     
    El gris, si bien no es un color, es un “valor de intensidad luminosa cuya percepción por el ojo humano se sitúa entre el blanco y el negro” (Wikipedia) que tiene una variedad infinita de facetas. ¡De ahí todo su interés!
     
    Tristes ou monotones la femme-fleur de Picasso ou ce ciel gris?
     
     
    Mirad la mujer-flor de Picasso, esta foto de un cielo gris. ¿Son acaso tristes? ¿Monótonos?
     
     
    On remarque souvent en peinture que le gris sert de fond, il donne du relief aux autres couleurs. La couleur que Cézanne choisit pour les murs de son atelier est un gris qu'il a conçu à base de noir, de blanc, d'ocres et de bleus. Il disait : « On n'est pas un peintre tant qu'on n'a pas fait un gris ». Et ce gris, il l'avait observé en plein air, lorsqu'il allait peindre ses paysages. Il avait constaté que pour qu'une séance de peinture soit bonne, il fallait que le ciel soit gris clair. 
     


    Con frecuencia vemos en pintura que el gris sirve de trasfondo, pone de relieve los otros colores. El color que Cézanne escoge para las paredes de su taller es un gris elaborado a partir del negro, el blanco, ocre y azul. Cézanne decía:”No se es pintor mientras no se ha hecho un gris”. Y este gris, lo había observado al aire libre, pintando paisajes. Había constatado que hacía falta que el cielo sea gris claro para que una sesión de pintura fuera buena.
     
    Enfin, en navigant entre le noir et le blanc, le gris permet à la pensée d’éviter le manichéisme et laisse place au doute, à la subtilité. Comme dit Michel Pastoureau dans « Le petit livre des couleurs » (un beau cadeau à faire), « Pour nous, il (le gris, sa couleur préférée) évoque la tristesse, la mélancolie, l'ennui, la vieillesse; mais, à une époque où la vieillesse n'était pas si dévalorisée, il renvoyait au contraire à la sagesse, à la plénitude, à la connaissance. Il en a gardé l'idée d'intelligence (la matière grise) ».
     
    Para terminar, navegando entre el negro y el blanco, el gris permite al pensamiento evitar el maniqueísmo y deja espacio para la duda, la sutilidad. Como dice Michel Pastoureau en “El pequeño libro de los colores” (un bonito regalo para ofrecer), “Para nosotros, el gris (su color preferido) evoca la tristeza, la melancolía, el aburrimiento, la vejez; pero, en una época en que la vejez no estaba tan desvalorizada, significaba sabiduría, plenitud, conocimiento. Ese color ha guardado la idea de inteligencia (la materia gris)”.
     
    Oh, ce billet est un peu décousu... comme les nuages aux nuances gris-tourterelle-fumée qui se poursuivent derrière ma vitre.
    Oh, esta nota es un poco descosida….como las nubes de matices gris-tórtola y humo que se persiguen tras mi cristal.
    Lien permanent Catégories : billet, Espagne 4 commentaires
  • Questions / Preguntas

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    En prose et sans ponctuation ce poème de Juan Gelman.
     
    Un peu de travail mental vous sera nécessaire..
     
     
     
    Poema en prosa y sin puntuación de Juan Gelman.
     
    Hay que pensar leyendo...
     


    Puisque tu navigues dans mon sang et connais mes limites et m’éveilles au milieu du jour pour me coucher dans ton souvenir et que tu es furie de ma patience pour moi dis-moi ce que diable je fais pourquoi j'ai besoin de toi qui es muette seule me parcourant raison de ma passion pourquoi je désire te remplir de moi seul et t'envelopper et t’épuiser me mêler à tes petits os et tu es l’unique patrie contre les bêtes l'oubli.”


    (Trad:Colette)

     

     
     
    Ya que navegas por mi sangre y conoces mis límites y me despiertas en la mitad del día para acostarme en tu recuerdo y eres furia de mí paciencia para mí dime qué diablos hago por qué te necesito quién eres muda sola re recorriéndome razón de mi pasión por qué quiero llenarte solamente de mí y abarcarte acabarte mezclarme a tus huesitos y eres única patria contra las bestias el olvido”.
  • Au-delà de l'ultime horizon / Más allá del último horizonte

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    Le poème d’aujourd’hui est un peu le prolongement du billet de

    la semaine dernière.

     

    Il est de Vicente Huidobro, poète Chilien qui a eu tant d’influence

    sur les surréalistes,.

     

    El poema de hoy es de alguna forma la prolongación de la entrada

    de la semana pasada.

     

    Es de Vicente Huidobro, poeta chileno que tanta influencia tuvo

    sobre los surrealistas.

     

     

    «... La poésie n’est autre chose que l’ultime horizon qui est, à son tour, l’arête où les extrêmes se touchent, où il n’y a ni contradiction ni doute. Le poète vous tend la main pour conduire au-delà de l’ultime horizon, plus haut que la pointe de la pyramide, en ce champ qui s’étend au-delà du vrai et du faux, au-delà de la vie et de la mort, au-delà de l’espace et du temps, au-delà de la raison et de l’imaginaire, au-delà de l’esprit et de la matière. » Vicente Huidobro, Madrid 1921


    "... la poesía no es otra cosa que el último horizonte, que es, a su vez, la arista en donde los extremos se tocan, en donde no hay contradicción ni duda.El poeta os tiende la mano para conduciros más allá del último horizonte, más arriba de la punta de la pirámide, en ese campo que se extiende más allá de lo verdadero y lo falso, más allá de la vida y de la muerte, más allá del espacio y del tiempo, más allá de la razón y la fantasía, más allá del espíritu y la materia." Vicente Huidobro, Madrid, 1921
     
    Aujourd’hui un poème qui vous emmène loin et tout près, dont certains vers pourraient être un roman, où n’existe aucune limite. Mieux vaut se laisser porter, se laisser faire avec plaisir.

    Rob Gonsalves
    https://culturainquieta.com/es/arte/pintura/item/14984-la-pintura-surrealista-de-rob-gonsalves-nos-hace-creer-en-lo-imposible.html
     
     
    IMPOSSIBLE

    de Vicente Huidobro

    Impossible de savoir quand ce coin de mon âme s’est endormi
    et quand il fera à nouveau partie de mes fêtes intimes
     
    Ou si ce morceau est parti pour toujours
    Ou bien s’il fut volé et se trouve entier dans un autre
     
    Impossible de savoir si l’arbre primitif sent encore en son être le vent millénaire
    Si tu te souviens du chant de la mère quaternaire
    Et des cris de ton rapt
    Et de la voix sanglotante de l’océan qui venait d’ouvrir les yeux
     
    Et qui agitait les mains et pleurait dans son berceau
     
    Pour vivre nous n’avons pas besoin de tant d’horizons
    Les têtes de coquelicot que nous avons mangées souffrent pour nous
    Mon amandier parle pour une partie de moi-même
    Je suis près et je suis loin
     
    En mon temps bref, j’ai des centaines d’époques
    En mon être profond, j’ai mille lieues
    Cataclysmes de la terre accidents de planètes
    Et quelques étoiles de deuil
    Tu te souviens de quand tu étais un son entre les arbres
    Et de quand tu étais un petit rayon vertigineux?
     
    Maintenant nous avons la mémoire trop chargée
    Les fleurs de nos oreilles pâlissent
    Je vois parfois des reflets de plumes sur ma poitrine
    Ne me regarde pas avec tant de fantasmes
     
    Je veux dormir je veux entendre à nouveau les voix perdues
    Comme les comètes qui sont passées à un autre système
     
    Où étions-nous? Dans quelle lumière et dans quel silence?
    Oû serons-nous?
    Tant de choses tant de choses tant de choses
     
    Je souffle pour éteindre tes yeux
    Tu te souviens de quand tu étais un soupir entre deux branches?
    (Trad:Colette)
     
     
    Van Gogh, Oliviers
     

    Imposible

    de Vicente Huidobro


    Imposible saber cuándo ese rincón de mi alma se ha dormido
    y cuándo volverá otra vez a tomar parte en mis fiestas íntimas

    O si ese trozo se fue para siempre
    O bien si fue robado y se encuentra íntegro en otro

    Imposible sabe si el árbol primitivo adentro de su ser siente todavía el viento milenario
    Si tú recuerdas el canto de la madre cuaternaria
    Y los grandes gritos de tu rapto
    Y la voz sollozante del océano que acababa de abrir los ojos

    Y agitaba las manos y lloraba en su cuna

    Para vivir no necesitamos tantos horizontes
    Las cabezas de amapola que hemos comido sufren por nosotros
    Mi almendro habla por una parte de mí mismo
    Yo estoy cerca y estoy lejos

    Tengo centenares de épocas en mi breve tiempo
    Tengo miles de leguas en mi ser profundo
    Cataclismos de la tierra accidentes de planetas
    Y algunas estrellas de luto
    ¿Recuerdas cuando eras un sonido entre los árboles
    Y cuando eras un pequeño rayo vertiginoso?

    Ahora tenemos la memoria demasiado cargada
    Las flores de nuestras orejas palidecen
    A veces veo reflejos de plumas en mi pecho
    No me mires con tantas fantasmas
    Quiero dormir quiero oír otra vez las voces perdidas
    Como los cometas que han pasado a otros sistemas

    ¿En dónde estábamos? ¿En qué luz en qué silencio?
    ¿En dónde estaremos?
    tantas cosas tantas cosas tantas cosas

    Yo soplo para apagar tus ojos
    ¿Recuerdas cuando eras un suspiro entre dos ramas?