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En prose et sans ponctuation ce poème de Juan Gelman.
 
Un peu de travail mental vous sera nécessaire..
 
 
 
Poema en prosa y sin puntuación de Juan Gelman.
 
Hay que pensar leyendo...
 


Puisque tu navigues dans mon sang et connais mes limites et m’éveilles au milieu du jour pour me coucher dans ton souvenir et que tu es furie de ma patience pour moi dis-moi ce que diable je fais pourquoi j'ai besoin de toi qui es muette seule me parcourant raison de ma passion pourquoi je désire te remplir de moi seul et t'envelopper et t’épuiser me mêler à tes petits os et tu es l’unique patrie contre les bêtes l'oubli.”


(Trad:Colette)

 

 
 
Ya que navegas por mi sangre y conoces mis límites y me despiertas en la mitad del día para acostarme en tu recuerdo y eres furia de mí paciencia para mí dime qué diablos hago por qué te necesito quién eres muda sola re recorriéndome razón de mi pasión por qué quiero llenarte solamente de mí y abarcarte acabarte mezclarme a tus huesitos y eres única patria contra las bestias el olvido”.

Commentaires

  • No se engañen Colette,

    Le poème me plaît bien, malgré la forme qui relève un peu du procédé, mais bon, dans le genre exercice de style, il en est et l’on en a vu d’autres… Par contre, quand on connaît la biographie du bonhomme, son parcours, la succession d’épreuves et de deuils traversés pendant les années de plomb de l’Argentine alors bien mal nommée (son fils enlevé et assassiné d’une balle dans la nuque, sa belle-fille enceinte parmi les milliers de disparus, sa petite-fille donnée à un couple d’Uruguayens bien-pensants), on peut sans peine imaginer l’innominé qui coule dans le sang de son poème : la rage, la soif de justice, l’impétueuse et furieuse soif de justice.

    Haroldo Conti, Rodolfo Walsh, « Paco » Urondo… : d’autres écrivains aussi, parmi d’autres, qui n’ont pas eu la chance de témoigner contre l’oubli.

    https://www.nouvelobs.com/culture/20140116.AFP7685/la-vie-tourmentee-du-poete-argentin-juan-gelman.html

  • Bonjour Gislebert, je crois en effet qu'on ne peut comprendre la plupart des poèmes de J- Gelman qu'en connaissant l'histoire de sa douloureuse vie (de là le lien sous son nom ici).
    La forme choisie ici m'a fait penser à un long souffle ininterrompu. Et l'oubli.
    Merci d'être passé, je vous souhaite un bon dimanche.

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