• Couseuses / Costureras

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    Emilio Botero: Costureras

     

    Últimamente me persigue la costura, o mejor dicho, las costureras. Después de haber leido « Los hilos del corazón « de Carole Martínez  en el cual la protagonista es un artista de la aguja (a leer, absolutamente), en la novela « El lector de Julio Vernes » de Almudenas Grandes se habla de hijos de Guardias Civiles, siempre vestidos de verde : sus madres les cortaban y cosían la ropa en los uniformes gastados de sus padres. M, cuyo padre estaba en la aviación, me cuenta que él, por el mismo motivo de la post-guerra, siempre iba vestido de azul...

    Los trastornados ambientes actuales que nos hacen volver a nuestras agujas me han decidido ha dedicar unas lineas a las costureras.

    Por todo, costuras del alma, también.

     

    Dernièrement la couture me poursuit, ou plutôt les couseuses. Après la lecture de “Coeur cousu” de Carole Martínez où la protagoniste est une artiste de l'aiguille, dans le roman « Le lecteur de Jules Vernes » (pas encore traduit en français mais ce ne saurait tarder) d'Almudena Grandes, situé juste après la guerre civile dans un village andalous, il est fait état des enfants de Gardes Civiles, toujours habillés de vert : leurs mères leur coupaient et cousaient des habits dans les uniformes usés de leurs pères. M. dont le père était dans l'aviation, me dit que lui était toujours, et pour la même raison, vêtu de bleu...Finalement ce sont les bouleversements ambiants actuels qui nous font retourner à nos aiguilles qui m'ont décidée.

    Et partout, des coutures de l'âme, aussi.

                                      

    Les femmes et la couture est une longue histoire, où elles ont eu le plus souvent le rôle secondaire de « petites mains » puis, une fois le XIXºs et les machines à coudre commercialisées, elles sont devenues elles-mêmes des machines, ou presque.

    C'est surtout en peinture que l'on trouve des portraits de ces femmes, magnifiées, vous en connaissez sûrement plus d'une ; nombreux sont les artistes de tous pays qui en ont fait le sujet d'un tableau. J'ai privilégié la peinture espagnole ou de pays hispanophones mais pas uniquement.

    Des couseuses, brodeuses, le plus souvent solitaires.

    Las mujeres y la costura es una larga historia donde ellas han tenido, la mayor parte del tiempo, un papel secundario. Una vez el siglo XIX y la comercialización de las máquinas de coser, las mujeres se convirtieron ellas mismas en máquinas, o poco menos.

    Se encuentran en pintura muchos retratos de esas mujeres, magnificadas. Seguro que más de una os viene a la memoria ; numerosos artistas de todos los países han hecho de ellas el tema de un cuadro. He privilegiado la pintura española o de países hispanófonos, pero no unicamente.

    Costureras, bordadoras, solitarias en su mayor parte.



    La toile la plus connue ici est celle-ci de Velázquez. C'est un tableau inachevé (regardez la partie de son bras droit) et il pourrait s'agir de sa femme, sa fille...mais peu importe.

    Aquí la más conocida es la de Velazquez. Es un cuadro inacabado (mirad la parte de su brazo derecho) y podría tratarse de su mujer, de su hija...poco importa.

     

    velazquez-la-costurera.jpg



    Muy diferentes son los cuadros siguientes donde el decorado es tan importante como el modelo; una bonita luz, indispensable para realizar los trabajos de aguja...y las pinturas. Escenas intimistas, apacibles. Las damas, solas, el trabajo extendido sobre sus faldas, los ojos fijados en su obra. Un decorado algo similar, cortinas y hojas de árboles.

     

    Fort différents sont les deux tableaux suivants où le décor est aussi

    important que le modèle; une belle lumière, indispensable pour réaliser les

    travaux d'aiguille...et les toiles. Scènes intimistes, paisibles. Les dames,

    seules, le travail étalé sur leurs jupes, les yeux fixés sur leur ouvrage. Un

    décor un peu similaire, rideaux et feuilles d'arbres.

     

     

    Manuel Gómez-Moreno González 1873

    Salvador Tuset: Valencia 1883

  • Cuba III et / y fin

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    Ce dernier billet sur les Cubains est un pêle-mêle de lectures, musiques, photos, poèmes qui ont croisé mon chemin, dont j'ai retenu le nom, la voix, l'image. Que j'ai beaucoup aimés.
    Esta última página sobre los Cubanos es una mezcla de lecturas, músicas, poemas que han cruzado mi camino y cuyos nombres, voces, imágenes han quedado en mi memoria. Que me han gustado mucho.

                                                                            Foto: José Julián Martí
     
    Parmi les films il y a évidemment “Buena vista social club” 1998, à voir et revoir.
    Dans un tout autre genre, “Fresa y chocolate” 1994. Un film culte et délicat, politique et humain, la relation entre deux hommes sur base du communisme et de l'homosexualité-amitié. Vous pouvez le voir en entier en espagnol avec sous-titres anglais ici.
    Comment ne pas citer le film “Guantanamera”? Ici, une vieille histoire d'amour et le transport d'un cercueil du nord au sud de l'île donnent lieu à une critique, souvent hilarante, du système cubain.
    Pour découvrir des musiques cubaines contemporaines, un film plus récent, 2005, "Habana blues". Excellent aussi. À voir/écouter ici
    Entre las películas hay, claro está, "Buena vista social club” 1998, para ver una y otra vez.
    En un estilo totalmente distinto, “Fresa y chocolate” 1994. Una película culta y delicada, política y humana, la relación entre dos hombres con los temas del comunismo y de la homosexualidad-amistad. Se puede ver entero aquí.
    ¿Cómo no mencionar la peli “Guantanamera”? Aquí, una vieja historia de amor y el trasporte de un ataúd del norte al sur de la isla dan lugar a un crítica a menudo hilarante, del sistema cubano.
    Para descubrir músicas cubanas contemporáneas, una película más reciente, 2005, Habana Blues. Aquí.
    Excelente.
     
    Dans le groupe “Buena vista social club”il y a deux chanteurs qui m'émeuvent particulièrement: Omara Portuondo, la diva du groupe, et Ibrahim Ferrer Planas, un homme timide et talentueux. J'ai choisi, pour la simplicité et l'émotion, ce duo d'une chanson si connue”Quizás, quizás, quizás”. Peut-être, peut-être vous donnera-t-elle, comme à moi, la chair de poule.


    En el grupo “Buena vista social club” hay dos cantantes que me conmueven especialmente: Omara Portuondo, la diva del grupo, e Ibrahim Ferrer Planas, un hombre tímido y talentuoso. Elegí, por la simplicidad y la emoción, este dúo del tan conocido “Quizás, quizás, quizás”. Me pone la carne de gallina.


    J'aimerais vous recommander des romans, mais à part 3 auteurs que je connais bien, ma libraire me l'a confirmé, la diffusion n'est pas trop bonne et puis j'ignore ceux qui sont traduits en français. Mais lisez ce monument qu'est “Le siècle des lumières” d'Alejo Carpentier. Roman historique passionnant, la Révolution française, les Caraïbes. Il existe en livre de poche et en voici déjà un court passage.
     
     






















    Me gustaría recomendaros unas novelas. La difusión no es muy buena me dice la librera, así que solo os animo a leer “El siglo de las luces” de Alejo Carpentier, una novela histórica apasionante, la Revolución Francesa, el Caribe.


      Terminons avec un poème érotique de Zoé Valdés. Elle, vous la connaissez, non? Elle vit à Paris, ses romans sont traduits.
      Acabemos con un poema erótico de Zoé Valdés. ¿La conocéis, verdad? Vive en Paris.
     
    GRANDIT

    Grandit le rêve
    tu t'es transformé en arbre
    des branches coule du miel.
    Grandit le silence
    le poème est la nuit
    qui t'offre un portail.
    Grandit la pluie
    je me mouille à peine
    dans ton corps.
    Grandit la lumière
    tu es son reflet
    sur ma robe.
    Grandit la respiration
    et nous voltigeons nus
    dans l'ombre.
    (Trad: Colette)
     

    CRECE

    Crece el sueño
    te has convertido en árbol
    de las ramas gotea miel.
    Crece el silencio
    el poema es la noche
    que te brinda un portal.
    Crece la lluvia
    apenas me mojo
    dentro de tu cuerpo.
    Crece la luz
    tú eres su reflejo
    sobre mi vestido.
    Crece la respiración
    y nos volteamos desnudos
    en la sombra.

  • À Cuba II / En Cuba II

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    Alma música

    Yo soy borracho. Me seduce el vino

    luminoso y azul de la Quimera

    que pone una explosión de Primavera

    sobre mi corazón y mi destino.

    Tengo el alma hecha ritmo y armonía;

    todo en mi ser es música y es canto,

    desde el réquiem tristísimo de llanto

    hasta el trino triunfal de la alegría. (…)

     

    Âme musique


    Je suis un saoulard. Me séduit le vin

    lumineux et bleu de la Chimère

     qui dépose une explosion de Printemps

     sur mon coeur et mon destin.

     J'ai l'âme faite de rythme et d'harmonie;

     tout en mon être est musique et chant,

     depuis le réquiem tristissime de pleurs

     au trille triomphal de la joie. (…)

    (Trad: Colette)

     

     

     

     

    Les poèmes d'aujourdui sont de Nicolas Guillén, un cubain très attachant

    (1902-1989) connu surtout pour avoir introduit en poésie la coexistence de

    noirs et blancs, africains et espagnols, et des mulâtres. “Quelle joie d'être

    ainsi deux histoires dans un conte“. Pour cette raison on parle de poésie

    noire à son propos. Il fut un ambassadeur culturel, révolutionnaire et

    enthousiaste. Un article fort intéressant sur lui et sa poésie ici.

     

    Los poemas de hoy son de Nicolás Guillen, un cubano muy entrañable (1902-1989)

    conocido por haber introducido en la poesía la coexistencia de negros y blancos,

    africanos y españoles, y de mulatos.”¡Qué alegría ser así dos historias en un

    cuento!”. Por esa razón se habla de poesía negra cuando se le nombra. Fue un

    embajador cultural, revolucionario y entusiasta.



    Un son para niños antillanos /...pour enfants
     
    antillais
     
     

     


    Por el Mar de las Antillas
    anda un barco de papel:
    Anda y anda el barco barco,
    sin timonel.

    De La Habana a Portobelo,       
    de Jamaica a Trinidad,
    anda y anda el barco barco
    sin capitán.

    Una negra va en la popa,
    va en la proa un español:
    Anda y anda el barco barco,
    con ellos dos.

    Pasan islas, islas, islas,
    muchas islas, siempre más;
    anda y anda el barco barco,
    sin descansar.

    Un cañón de chocolate
    contra el barco disparó,
    y un cañón de azúcar, zúcar,
    le contestó.

    ¡Ay, mi barco marinero,
    con su casco de papel!
    ¡Ay, mi barco negro y blanco
    sin timonel!

    Allá va la negra negra,
    junto junto al español;
    anda y anda el barco barco
    con ellos dos. 

     
     
     
    Dans la mer des Antilles
    vogue un bateau en papier:
    Vogue et vogue le bateau bateau
    sans timonier.
     
    De La Havane à Portobello
    de la Jamaïque à Trinidad,
    vogue et vogue le bateau bateau
    sans capitaine.
     
    Une noire va en poupe
    à la proue un espagnol:
    vogue et vogue le bateau bateau
    avec eux deux.
     
    Passent les îles, îles,
    beaucoup d'îles, toujours plus;
    vogue et vogue le bateau bateau
    sans repos.
     
    Un canon en chocolat,
    contre le bateau tira,
    et un canon en sucre, sucre,
    lui répondit.
     
    Ah, mon bateau marinier,
    avec sa coquille de papier!
    Ah, mon bateau noir et blanc
    sans timonier.!
     
    Par là va la noire noire
    avec avec l'espagnol;
    vogue et vogue le bateau bateau
    avec eux deux.

    (Trad: Colette)
     
     

     

    Le groupe Orishas est formé de cubains résidant à Paris. Musique hip hop, je ne recule devant rien; cette chanson "Mujer" mélange de force et de douceur et, ce qui ne gâche rien, ils ne sont pas mal du tout, isnt'it?
    El grupo Orishas es compuesto de cubanos residentes en París. Música hip hop, no me privo de nada; esta canción "Mujer" una mezcla de fuerza y dulzura, y, ¿no están nada mal, verdad?

     

     

  • Quelques semaines à Cuba / Unas semanas en Cuba

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    L'annonce n'a pas fait la Une des journaux mais n'en est pas moins d'une grande importance pour les Cubains: à partir du 14 janvier 2013 le permis de sortie de l'île, connu aussi comme “la carte blanche”, disparaîtra (avec quelques restrictions pour certains groupes non précisés).
    Cuba, une longue histoire de colonisations, d'esclavagisme, de corruption et prostitution, de révolutions et de blocus... Mais aussi de musiques et couleurs, d'exils et de poèmes, d'artistes de tout genre. À découvrir pour beaucoup.
    Je vous propose quelques billets variés, et pour commencer mettons-nous dans l'ambiance, música maestro!
     
    La noticia no ha hecho la portada de los periódicos pero no por eso no tiene una gran importancia para los cubanos: a partir del 14 de enero 2013 el permiso para salir de la isla,“la carta blanca”, desaparecerá (con algunas restricciones para ciertos grupos sin determinar).
    Cuba es una larga historia de colonizaciones, de esclavitud,de corrupción y de prostitución, de revoluciones y de bloqueo... También de música y de colores, de exilios y de poemas, de artistas diversos. Para muchos será un descubrimiento.
    Os propongo algunos escritos variados, y para comenzar ambientémonos, ¡música maestro!



    Quelques cartes postales des années 1900-1950
    Algunas postales antiguas.
     
     
     
     
     
     
     
    Terminons aujourd’hui avec un poème de Lourdes Casal.
    Terminemos por hoy con un poema de Lourdes Casal.
     
     
    Columbia. Sorbona. (primavera 1968)
     
     
    Soyons superbes,
    insolents
    maintenant!

    Soyons impatients
    intransigeants,
    intolérants,
    maintenant!

    En ces jours
    où nous pouvons encore
    nous lancer vers le futur
    sans pesants lests aux chevilles,
    sans ventres trop arrondis,
    ou patine dorée sur les cils,
    car seul celui qui ne respecte pas la réalité
    peut la changer.

    La réalité est comme une vieille prostituée,
    qu'il faut connaître et payer à son prix
    pour l'avoir pour ce qu'elle est,
    et l'écarter quand arrive le moment,
    ou la reconstruire et en faire une princesse en imagination
    et peut-être, miracle!, en faire une vraie princesse.

    Voici le moment d'être audacieux.
    Après un certain âge,
    tout devient pornographique.
    (Trad: Colette)
     
    Seamos soberbios,
    insolentes
    ¡ahora!
     
     
    Seamos impacientes
    intransigentes,
    intolerantes,
    ¡ahora!
     
     
    En estos días
    en que aun podemos
    lanzarnos hacia el futuro
    sin pesados lastres en los tobillos
    sin vientres demasiado abombados,
    o la pátina de oro sobre las pestañas,
    pues sólo el que no respeta la realidad
    puede cambiarla.
     
    La realidad es como un vieja prostituta,
    a la hay que conocer y pagar su precio
    pero tenerla por lo que es,
    y desecharla cuando llegue el momento,
    o reconstruirla y hacerla princesa con la imaginación
    y hasta quizás ¡milagro!, hacerla princesa de veras.
     
    Este es el tiempo de ser osados.
    Después de cierta edad,
    todo se vuelve pornográfico.
     
    Postcards: