Nourrir et sourire (29/05/2021)

Fin mai. 


Billet léger, gai, nature.


Nous avons un compagnon de luxe pour les travaux du potager.
Depuis plus d’un an un merle familier nous suit ou, comme hier, “cueille” les fraises avec moi, à mes côtés.
I. l’a surnommé Mirlenko (merle=mirlo en espagnol) car l’animal n’a qu’une patte et il pense que ce doit être un rescapé de Chernobyl…


Quoi qu'il en soit, le nom lui est resté et nous nous demandions s’il passerait l’hiver.

Voilà Mirlenko



 

 


 

 

 

La señora Mirlenka....

 

 

                                                      Fotos I. Pampin gracias

 

Alors ce mois de mai, surprise. Non seulement il a survécu mais il a trouvé une compagne qui, elle, a bien ses deux pattes, et ils ont procréé dans l’araucaria juste derrière la maison. Les parents se relaient pour nourrir les oisillons affamés, comme il se doit.
Espérons qu’il ne manque aucun membre à ces petits;-))


Les oisillons affamés.
  Foto I. Pampin

 

Alors, pour finir ce mois de mai en beauté, un poème bien sûr.

 

Mai

Gioconda Belli

Les baisers ne se fanent pas

comme les flamboyants,

ni ne me poussent des gousses sur les bras;

toujours je fleuris

de cette pluie intérieure,

comme les patios verts de mai

et je ris car j’aime le vent et les nuages

et le passage des oiseaux chanteurs,

bien que je sois empêtrée dans des souvenirs,

couverte de lierre comme les vieux murs,

je crois toujours aux murmures gardés,

en la force des chevaux sauvages,

au message ailé des mouettes.

Je crois aux innombrables racines de mon chant.

(Trad: Colette)

 

MAYO


No se marchitan los besos
como los malinches, (flamboyants)
ni me crecen vainas en los brazos;
siempre florezco
con esta lluvia interna,
como los patios verdes de mayo
y río porque amo el viento y las nubes
y el paso del los pájaros cantores,
aunque ande enredada en recuerdos,
cubierta de hiedra como las viejas paredes,
sigo creyendo en los susurros guardados,
la fuerza de los caballos salvajes,
el alado mensaje de las gaviotas.
Creo en las raíces innumerables de mi canto.


 Gioconda Belli

 

12:08 | Tags : gioconda belli, mai, merles, poème | Lien permanent | Commentaires (11)