Un Air Chilien / Un Aire Chilieno (13/02/2021)

Le nom de Gabriela Mistral vous dit sans doute quelque chose, sinon je vous raconterai la semaine prochaine qui était cette femme extraordinaire, cette poète chilienne qui reçut, avant Pablo Neruda et Vicente Huidobro, le prix Nobel de littérature en 1945.

Mais aujourd’hui, un « apéritif » poétique.

 

Sin duda conocéis, por lo menos el nombre, a Gabriela Mistral. La próxima semana os contaré en detalle quién era esa mujer extraordinaria quien recibió, antes que P. Neruda o V. Huidobro, el premio Nobel de literatura en 1945.

Pero hoy un « aperitivo » poético. 

 

 

                          

   

                      Brumes Chili

 
L’Air
 
Gabriela Mistral
 
Ce qui passe et qui reste,
c’est l’Air, c’est l’Air,
et, sans bouche visible,
il te prend et t’embrasse, père aimant.
Aïe, nous le brisons sans le casser;
blessé il vole sans se plaindre,
et il semble emporter tout le monde
et, bienveillant, à tous il pardonne, l’Air...
 
(Trad:Colette)
EL AIRE
Gabriela Mistral
Esto que pasa y que se queda,
esto es el Aire, esto es el Aire,
y sin boca que tú le veas
te toma y besa, padre amante.
¡Ay, le rompemos sin romperle;
herido vuela sin quejarse,
y parece que a todos lleva
y a todos deja, por bueno, el Aire...

Brumes Chili

12:37 | Tags : gabriela mistral, poème, chili, l'air | Lien permanent | Commentaires (6)