Éternellement en fuite, comme la vague / Eternamente en fuga, como la ola (28/11/2020)

Aujourd'hui un poème très connu par ici, de  Pablo Neruda. 

Si certains poèmes d'amour de Neruda me semblent un peu mielleux, celui-ci par contre...

Il a été chanté par plus d'un mais principalement par le Cubain Pablo Milanés et par l'Espagnol Paco Ibañez.

 

 


 

 

À mon cœur suffit ta poitrine,
à ta liberté mes ailes
De ma bouche atteindra au ciel
tout ce qui dormait sur ton âme.

En toi
est l'illusion quotidienne.
Tu arrives comme la rosée sur les corolles.
Tu creuses l’horizon par ton absence.
Éternellement en fuite, telle la vague.


J'ai dit que tu chantais au vent
comme les pins
et comme les mâts
Comme eux tu es haute, taciturne.
Et t’attristes soudain, telle un voyage.


Accueillante, pareille à un
vieux chemin.
Tu es peuplée d’échos et de voix nostalgiques.
À mon réveil parfois émigrent et s'en vont
des oiseaux qui
dormaient
dans ton âme.

Trad. Colette inspirée par celle trouvée ici:http://www.pierdhelune.com/neruda5.htm

NB: Cette oeuvre a été écrite par Pablo Neruda, publiée à l’origine à Santiago de Chile en 1924

 

 


 

 

 

Para mi corazón basta tu pecho,

para tu libertad bastan mis alas.

Desde mi boca llegará hasta el cielo

lo que estaba dormido sobre tu alma.



Es en ti la ilusión de cada día.

Llegas como el rocío a las corolas.

Socavas el horizonte con tu ausencia.

Eternamente en fuga como la ola.



He dicho que cantabas en el viento

como los pinos y como los mástiles.

Como ellos eres alta y taciturna.

Y entristeces de pronto, como un viaje.



Acogedora como un viejo camino.

Te pueblan ecos y voces nostálgicas.

Yo desperté y a veces emigran

y huyen pájaros que dormían en tu alma.

 

Esta obra fue escrita por Pablo Neruda Publicada originalmente en Santiago de Chile por Editorial Nascimento © 1924

 

14:26 | Tags : chili, pablo neruda, paco ibañez, poema de amor | Lien permanent | Commentaires (3)