10/10/2015

Balade d'automne / Paseo otoñal

Dimanche dernier soufflait un vent doux et chaud, comme une caresse sur les bras nus.
El domingo pasado soplaba un viento dulce y cálido, parecido a una caricia en los brazos desnudos.

 


Tiens, il fait à nouveau chaud? Je ne suis pas très calée en saints, mais il paraît que c'est "le petit été de Saint Michel".
Anda, ¿otra vez hace calor? No estoy muy puesta en los santos, pero parece que es "el veranillo de san Miguel".
La ciel est couleur crème, un peu de bleu par moments, une balade dans les sous-bois se décide: les arbouses sont-elles mûres? L'Erica en fleur? En route pour la zone de Galilea, Capdellá, Calvià.


El cielo es de color crema, algo azul a ratos, decidimos dar un paseo por el sotobosque: ¿están maduros los madroños? ¿La Erica en flor?. Carretera hacia la zona de Galilea, Capdellá, Calviá.

 

Sur la route cette sculpture, fragile. En la carretera esta frágil escultura.

 

(clic pour agrandir)

 

A un tournant surgit une belle plante d'Erica, mais plus loin c'est tout le flanc de la montagne qui en est couvert.
En una curva aparece una bella planta de Erica, pero más allá es toda la ladera de la montaña que está cubierta.

 

Erica

 



 

Voilà les arbouses, pas encore rouges, les oiseaux en feront bientôt leur déjeuner; ne pas en abuser, ils contiennent de l'alcool...!
Por fin unos madroños todavía verdes, pero pronto los pájaros los convertirán en almuerzo; no hay que abusar, contienen alcohol...!

 

 

Madroño / Arbousier

 



Encore de quoi faire un festin, un lentisque.
Otro festín, un lentisco.

 

 
Lentisco

 


Dans la plaine, l'arbre qui attire le plus mon attention est le caroubier.
Un arbre généreux aux feuilles d'un beau vert et joliment découpées. Les troncs les plus anciens ont souvent des formes extraordinaires, et les fruits employés pour l’alimentation du bétail, mais aussi pour faire un chocolat délicieux, pas gras du tout (contrairement au cacao), des farines sans gluten, et autres.

En el llano, el árbol que más me llama la atención es el algarrobo.
Un árbol generoso con hojas de un bonito verde y finamente dibujadas. Los troncos antiguos tienen a menudo unas formas extraordinarias y los frutos, empleados en la alimentación del ganado pero también para hacer un delicioso chocolate, nada grasiento (la contrario del cacao), harinas sin gluten y multiples usos más.

 

Algarrobo / Caroubier

 

 

 

Le Galatzó vu de Capdellà

 


Avant de reprendre la route qui mène à Calvià, je traîne encore un moment. Ce peut sembler un peu "simplet" mais je me sens en harmonie avec ces sous-bois, cette nature sauvage. Peut-être, comme disait Nietzsche, est-ce parce qu'elle n'a pas d'opinion sur moi/nous....

Antes de retomar la carreta hacia Calviá, me demoro un poco más. Puede parecer un poco "simplote" pero me siento en armonía con el sotobosque, esa naturaleza salvaje. Tal vez, como decía Nietzsche, es porque ella no tiene opinión sobre mí/nosotros...

 

Algarrobo / caroubier

24/09/2011

Animaux en balade / Animales de paseo

Puigpunyent 003.jpgMon village est mince : une seule rue, très longue et en pente, comme un trait d’union isolé entre la montagne et la plaine. Pas de place centrale car il n’existe pas de centre ; l’église se trouve tout en bas, le couvent abandonné tout en haut.

Serait-ce parce que l’église n’est pas au milieu du village que nous nous y sentons si bien ?

A part le bar ou le centre sportif, il offre peu de distractions, alors tout le monde se balade, surtout en fin d’après-midi, vers 19-20h.

Enfants, vélos, adultes, vieux, chiens, poussettes se croisent, se saluent tous. « Adeu !  Adeu ! ».*

 

Mi pueblo es delgado: una única calle, muy larga y empinada, como un guión aislado entre la montaña y la llanura. No hay plaza central ya que no existe ningún centro; la iglesia está abajo del todo, el convento abandonado arriba del todo.

¿Será porque la iglesia no está en medio del pueblo que estamos aquí tan a gusto?

Excepto el bar y el polideportivo, ofrece pocas distracciones y por lo tanto todo el mundo se pasea, sobre todo por la tarde.

Niños, bicicletas, adultos, viejos, perros, cochecitos de bebés se cruzan, se saludan todos: “Adeu! Adeu!”

 

Rencontre fortuite hier avec un jeune vétérinaire,  allergique aux poils de chiens et de chats, qui promène en laisse  son petit cochon vietnamien.

 « Faut voir la tête des gens âgés » me dit-il hilare, « éberlués, il rajustent leurs lunettes en s’exclamant : Mem, això no és un ca, és un porc ! » *

 

Encuentro fortuito ayer con un joven veterinario, alérgico a los pelos de perros y gatos y que pasea con una correa su pequeño cerdo vietnamita.

“Hay que ver la cara que pone la gente mayor” me dice riéndose, “alucinados, ajustan sus gafas y exclaman: Mem, això no és un ca, es un porc!”

**Majorquin : - Adios, cette façon de se saluer est curieuse et intéressante, non ?

                       -  Voyons, ce n’est pas un chien, c’est un cochon !

 

Les alentours se prêtent aux promenades de tous genres, la mer exceptée : si elle n’est pas loin à vol d’oiseau, rien n’est loin ici,  elle est derrière la montagne.

La lumière est si belle en ce moment…

Plumeros 001.jpg

 

Vous connaissez peut-être ce délicieux roman poétique « Platero et moi » de Juan Ramón Jimenez, je lui dédierai mon prochain billet, mais aujourd’hui voici un poème de cet ex prix Nobel, si sensible aux charmes de la nature.

 

Los alrededores se prestan a  paseos de todo tipo, exceptuando el mar: aunque está cerca a vuelo de pájaro, nada queda lejos aquí, está detrás de la montaña.

La luz es tan bella en este momento.

 

Conocéis sin duda  la novela deliciosamente poética “Platero y yo” de J. R. Jiménez, le dedicaré mi próxima nota, pero hoy un poema de ese ex premio Nóbel, tan sensible a los encantos de la naturaleza.

 

 

Jardín    J. R. Jimenez

Yo no sé cómo saltar
desde la orilla de hoy
a la orilla de mañana.

El río se lleva, mientras,
la realidad de esta tarde,
a mares sin esperanza.

Miro al oriente, al poniente,
miro al sur y miro al norte.

Toda la verdad dorada
que cercaba al alma mía,
cual con un cielo completo,
se cae, partida y falsa.

Y no sé cómo saltar
desde la orilla de hoy
a la orilla de mañana.

 

Je ne sais comment sauter

de la rive d’aujourd’hui

à la rive de demain.

 

Tandis que la rivière emporte

la réalité de ce soir,

à des mers sans espoir.

 

30 enero 2010 005.jpgJe regarde à l’orient, au couchant,

je regarde au sud, je regarde au nord.

 

Toute la vérité dorée

qui cernait mon âme,

qui, avec un ciel entier,

tombe, brisée et fausse.

 

Je ne sais comment sauter

de la rive d’aujourd’hui

à la rive de demain.

 

 

 

 

 

Photos et traductions: Colette