27/10/2013

Pieds nus / Pies descalzos

Parmi les photos de Toni Catany il y en a une que ma mémoire avait gravée.

Ensuite  j'ai lu ce poème de la Colombienne Elvira Alejandra Quintero. ..

 

 

Toni Catany

 

Fouler la terre pieds nus

Elvira Alejandra Quintero‏


Ni vertiges astraux ni pierres précieuses inconnues.
Pas d'étonnements poétiques forcés, de faux rites.
Je parlerai de la terre consacrée par le grand-père dans le centre de mon enfance.
De son odeur de pluie ou de vie quand l'aube m'appelle à la fenêtre,
et que l'éclat du monde me renvoie sa phrase:
Foule-la à pieds nus.
L'énergie qui monte dans ton corps te rapproche du reste de l'univers.

Et encore, quand je parcours les quais solitaires et sombres
et que le vent frôle mes oreilles rafraîchissant le monologue échauffé,
une lointaine odeur de poissons me rappelle la mer.

Et je cherche un bout de chemin et je veux le humer.
Et je veux le fouler.
Et bien que ce ne soit pas la terre, la peau de mes pieds touche le monde.
Et mon sang fait à nouveau partie du sang de l'univers.


(Trad: Colette)

 

 

Pisar la tierra con los pies descalzos

Elvira Alejandra Quintero‏
 
Nada de vértigos astrales y desconocidas piedras preciosas.
Nada de forzosos extrañamientos poéticos, de falsos ritos.
Hablaré de la tierra consagrada por el abuelo en el centro de mi infancia.
De su olor a lluvia o a vida cuando el amanecer me llama a la ventana,
y el brillo del mundo me devuelve su frase:
Písala con los pies descalzos.
La energía que asciende por tu cuerpo te hermana con el resto del universo.
Y aún, cuando recorro los andenes solos y oscuros
y el viento acecha en mis oídos refrescando el acalorado monólogo,
un lejano olor a peces me recuerda el mar.
 
Y busco un pedazo de camino y quiero olerlo.
Y quiero pisarlo.
Y aunque no es de tierra, la piel de mis pies toca el mundo.
Y mi sangre vuelve a ser parte de la sangre del universo.

20/10/2013

Comme des poèmes / Como poemas


 

 
 
Chacune de ses photos possède une ambiance, un peu ou assez mystérieuse, vivante, onirique, loin des “ Natures Mortes” qui est pourtant le titre qu'il a donné à cette série. Toni Catany vient de mourir. Il vivait à Barcelone, pensait passer ses vieux jours dans sa maison de Majorque, dans son village, Lluchmayor. Et transformer sa maison en Fondation. Il ne s'attendait pas à cette fin subite et son village n'a pas les moyens, en ce moment, de réaliser son rêve.
Ses expositions ont voyagé de par le monde et il est reconnu internationalement avec un travail photographique basé sur l'utilisation d'un procédé ancien : le calotype
Il a réalisé d'autres séries bien sûr, entre autres de nus masculins, de portraits, de reportages...vous les trouverez sans problème sur la toile.
 
C'est avec délice que je me suis plongée dans l'observation attentive de ses photos, que je me suis laissée envahir par une athmosphère colorée, diffuse.
Dans la beauté.
Chaque photo, un poème.
 
 
 
 

 


© Toni Catany
 
Cada una de sus fotos posee un ambiente, un poco o bastante misterioso, onírico, lejos de lo que llaman “ Naturalezas muertas” que es sin embargo el título que le dió a esa serie. Toni Catany acaba de morir. Vivía en Barcelona, pensaba pasar su vejez en su casa de Mallorca, en su pueblo, Lluchmayor. Y trasformar su casa en Fundación. No esperaba este final súbito y su pueblo no tiene los medios en este momento para realizar su sueño.
Sus exposiciones han viajado por el mundo y es reconocido internacionalmente con un trabajo fotográfico basado en la utilización de un procedimiento antiguo: el calotipo.
Ha realizado, claro está, otras series, entre las cuales desnudos masculinos, retratos, reportajes...
 
Me sumergí con delicia en la observación atenta de sus fotos, me deje invadir por une atmósfera coloreada, difusa.
En la belleza.
Cada foto, un poema.
 

 

 
 

 

© Toni Catany
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 

© Toni Catany
 
 
 
 
 
 
© Toni Catany
 
 
© Toni Catany
 
© Toni Catany