souvenirs

  • Une poignée de ta mer / Un puñado de tu mar

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    Nous poursuivons notre périple poétique au Honduras, cette fois avec une poétesse, écrivaine et professeur (licence en littérature) née en 1962.
     
     
    Seguimos con nuestro viaje en Honduras, esta vez con una poetisa, escritora y profesora nacida en 1962.
     
    Peut-être ce poème d'amour fera-t-il surgir en vous quelques souvenirs...
    Tal vez este poema de amor os recordará algún encuentro...
     

    Soledad Altamirano Murillo

     
    Ton arrivée
     
    Tu es arrivé
    avec toute la couleur
    de l’aube éveillée;
    dos au préjugé
    et seul avec moi
    tu as tissé mon corps de lumière,
    tu l’as peuplé de pollen
    et lui as donné une poignée
    de ta mer.
     
    Tu es arrivé dans ma vie
    réduisant les distances
    un jour d’avril.
     
    Je t’ai tout donné:
    terre, mer, océans,
    courants d’air
    et saisons .
    (Trad:Colette)
     

    Tu llegada

    Llegaste
    con todo el color
    de la aurora despierta;
    de espaldas al prejuicio
    y a solas conmigo
    tejiste mi cuerpo de luz,
    lo poblaste de polen
    y le diste un puñado
    de tu mar.

    Llegaste a mi vida
    acortando distancias
    un día de abril.

    Yo te otorgué todo:
    tierra, océanos,
    corrientes de aire
    y estaciones.
  • Dans la malle / En el baúl

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    Hope box


    Ce n'était pas si difficile- lui ai-je dit tandis que je buvais le café aqueux et chaud qu'on venait de me servir. -Il suffisait d'ouvrir la malle où je garde les souvenirs, les déguisements..., et de chausser ces lunettes en forme de cœur qu'un soir de réveillon quelqu'un a laissées pour que je les trouve. Et de ne plus jamais les ôter. 
     
    Texte de D. Herrón, merci! (trad: Colette)

    Tampoco era tan difícil- le dije mientras sorbía el café aguado y caliente que me acababa de servir. -Bastaba con abrir el baúl donde guardo los recuerdos, los disfraces..., y ponerme esas gafas en forma de corazón que una noche vieja alguien dejó para que yo encontrará. Y no quitármelas ya nunca más.

    Texto de D. Herrón (¡muchas gracias!)


                                                
                                                   


    ¡Feliz Año! Bonne année!
  • Je me souviens de toi.../ Te recuerdo....

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    Un poème de saison aujourd’hui.
     
    Pablo Neruda
     
    Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne:
    un simple béret gris, le cœur en paix.
    Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule.
    Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme.

    Enroulée à mes bras comme un volubilis,
    les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible.
    Bûcher de stupeur où ma soif brûlait.
    Douce jacinthe bleue tordue sur mon âme.

    Je sens voyager tes yeux et l'automne est distant:
    béret gris, cris d'oiseau, cœur où l'on est chez soi
    et vers eux émigraient mes désirs si profonds
    et tombaient mes baisers, joyeux comme des braises.

    Ciel vu d'un bateau. Champs vus des collines:
    lumière, étang de paix, fumée, ton souvenir.
    Au-delà de tes yeux brûlaient les crépuscules.
    Sur ton âme tournaient les feuilles de l'automne.
     
    (Traduction trouvée sur la Toile, sans nom d’auteur, modifiée par moi)
     
    Photo Colette, prise près de chez moi    
     
    Te recuerdo como eras en el último otoño.
    Eras la boina gris y el corazón en calma.
    En tus ojos peleaban las llamas del crepúsculo.
    Y las hojas caían en el agua de tu alma.

    Apegada a mis brazos como una enredadera,
    las hojas recogían tu voz lenta y en calma.
    Hoguera de estupor en que mi sed ardía.
    Dulce jacinto azul torcido sobre mi alma.

    Siento viajar tus ojos y es distante el otoño:
    boina gris, voz de pájaro y corazón de casa
    hacia donde emigraban mis profundos anhelos
    y caían mis besos alegres como brasas.

    Cielo desde un navío. Campo desde los cerros.
    Tu recuerdo es de luz, de humo, de estanque en calma!
    Más allá de tus ojos ardían los crepúsculos.
    Hojas secas de otoño giraban en tu alma.
     

  • Les assiettes-souvenirs / Los platos-recuerdos

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     Ana Pérez Cañamares
    Santa Cruz de Tenerife, 1968

     

     

    LES ASSIETTES offertes par ma mère
    sont maintenant ternes et démodées.
     
    Quand nous faisons le ménage
    elles nous regardent tels des malades agonisants
    qui ne comprennent pas ce que nous leur voulons.
     
    Mais ce sont les assiettes de ma mère
    qui ne m’offrira jamais plus
    rien.
    Si un jour nous nous décidions à les jeter
    j’essayerai d’avoir sa voix en tête :
    les choses, ma fille, ne sont que des choses”.
     
    Ma mère n’est pas dans l’assiette.
    Ma mère est dans le pain que je mange.
    Trad: Colette
     
    463
    http://souris-blanche.over-blog.com/pages/De_vieilles_choses-1230162.html

     
    LOS PLATOS que me regaló mi madre
    están ya deslucidos y pasados de moda.

    Cuando hacemos limpieza
    nos miran como enfermos agonizantes
    que no entienden qué queremos de ellos.

    Pero son los platos que me regaló mi madre
    que ya nunca volverá a regalarme
    nada.
    Si un día nos decidiéramos a tirarlos
    intentaré escuchar su voz en mi cabeza:
    “las cosas, hija, son sólo cosas“.

    Mi madre no está en un plato.
    Mi madre está en el pan que como.
  • Souvenirs citadins / Recuerdos urbanos

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    Les lieux communs
     
     
    Elena Felíu Arquiola, Valencia 1974

     

     
    La ville se conserve dans le souvenir,
    pliée et disponible,
    comme une carte affective
    sur qui la mémoire a signalé
    d’une croix la rue
    et le bar et la terrasse
    et la cafétéria
    et le petit bout de trottoir
    où l’on a entrevu un instant
    un bonheur insaisissable.
     
    (Trad: Colo)
    Extrait de "Las palabras y los días"
     
     
     
    Antwerpen, Anvers, Amberes, ma ville natale
     
    Los lugares comunes
     
    Elena Felíu Arquiola, Valencia 1974
     
    La ciudad se conserva en el recuerdo,
    doblada y disponible,
    como un mapa afectivo
    en el que la memoria ha señalado
    con una cruz la calle
    y el bar y la terraza
    y la cafetería
    y el trocito de acera
    donde se adivinó por un instante
    una felicidad esquiva. 
     
    (De Las palabras y los días)
  • Silences et bruits d'arbres /Silencios y ruidos de árboles

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    Une vieille photo retrouvée, quelques arbres qui entouraient la maison de grand-mère.

    Tous les étés, les jeux de ma jeunesse.

    Des lieux, des arbres, des moments de vie.

    Una vieja foto encontrada, unos árboles que rodeaban la casa de la abuela.

    Cada verano, los juegos de mi juventud.

    Lugares, árboles, momentos de vida.

     

    El Bourlette.jpg

    Deux rangées de marronniers devant ma maison natale en Flandres ; là c’était se rouler et donner gaiment des coups de pied dans les couches humides et colorées des feuilles tombées, et ouvrir les coques dures des fruits en se blessant les mains, et admirer les pyramides de fleurs blanches qui annonçaient les vacances.

     

    Dos filas de castaños ante mi casa natal en Flandes; allí era revolcarse y dar alegres patadas a las capas húmedas y coloradas de hojas caídas, y abrir las duras cápsulas de los frutos hiriéndose las manos, y admirar las pirámides de flores blancas que anunciaban las vacaciones.

     

    L'Arbre

     

    L'arbre attendait.

    Puis il fit sombre.

     

    Il restait là-bas.

    L'enfant le regardait.

     

    Il dit : il fait nuit.

    Et cela dit il rentra

     

    On dîna. On veilla.

    Et l'arbre ? dit-il.

     

    Se demanda l'enfant

    Sous le clair de lampe

     

    L'enfant à qui l'arbre

    Vint fermer les yeux.

    Mohammed Dib

     

     

    El árbol

     

    El árbol esperaba.

    Después oscureció.

     

    Se quedaba allí.

    El niño lo miraba.

     

    Dijo: hace de noche.

    Y dicho esto entró en casa.

     

    Cenamos. Velamos.

    ¡Y el árbol? dijo.

     

    Se preguntó el niño

    Bajo la luz de la lámpara.

     

    El niño a quien el árbol

    Vino a cerrar los ojos.

    Mohammed Dib

    (Trad: Colette)


    Dans mes souvenirs diffus de la première année passée en Espagne, aux îles Canaries, ce sont les gigantesques avocatiers chargés de fruits; puis ce fut la découverte sur une autre île, Ibiza, des amandiers et oliviers qui me suivront ici à Majorque.

    En mis difusos recuerdos del primer año pasado en España, en las islas Canarias, son los gigantescos aguacates cargados de frutos; luego fue el descubrimiento en otra isla, Ibiza, de los almendros y olivos que me seguirán hasta aquí, Mallorca.

     

    VERANO 2008 014.jpg

    Ici …hésitation. Et puis non, pourquoi choisir? Les palmiers et les pins, tous deux habitent mon paysage quotidien.

    Solitaire, le palmier aux gestes lents se suffit à lui seul, il est le décor. Tandis que ce sont les forêts de pins qui donnent la couleur générale; odeurs et bruits dans le vent.

    Aquí....hesitación. Pero no,¿por qué elegir? Las palmeras y los pinos, ambos habitan mi paisaje cotidiano.

    Solitaria, la palmera de gestos lentos se basta a si misma, ella es el decorado. Mientras que son los bosques de pinos que dan el color general; olores y ruidos en el viento.


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