prévert

  • Vagues de sable /Olas de arena

    Imprimer

    « L’homme écrit sur le sable
    Moi ça me convient bien ainsi
    L’effacement ne me contrarie pas,
    A marée descendante je recommence »
    Jean Dubuffet.

     

     “El hombre escribe en la arena

    A mi me conviene así

    Su borrado no me contraría

    A marea baja vuelvo a empezar”

    Jean Dubuffet.

    sable2.jpg

    « Sable du temps » auteure franco-suisse du blog Voix de l’oubli et Colette se sont unies cette semaine pour mitonner ce billet sur…le sable.

    Des moments d’échanges passionnants, enrichissants, à distance, nous ne nous sommes jamais vues ; si loin, et pourtant si proches.

                                                                    Magie des mots ...

     

     

     

                Sables mouvants Jacques Prévert

    Démons et merveilles
    Vents et marées
    Au loin déjà la mer s'est retirée
    Et toi
    Comme une algue doucement caressée par le vent
    Dans les sables du lit tu remues en rêvant
    Démons et merveilles
    Vents et marées
    Au loin déjà la mer s'est retirée
    Mais dans tes yeux entrouverts
    Deux petites vagues sont restées
    Démons et merveilles
    Vents et marées
    Deux petites vagues pour me noyer.

     

                                                                  

                                                                             ARENAS MOVEDIZAS  Jacques Prévert               

     

    Demonios y maravillas
        Vientos y mareas
               A lo lejos ya el mar se ha retirado

    Y tú
       Como un alga dulcemente acariciada por el viento
               En las arenas del lecho te agitas entre sueños
                    Demonios y maravillas
                Vientos y mareas
              A lo lejos ya el mar se ha retirado
               Pero en tus ojos entreabiertos

    Dos pequeñas olas se han quedado
                   Demonios y maravillas
                       Vientos y mareas
              Dos pequeñas olas para ahogarme.
    (trad.Colette)

     

     

     

    sable.JPG

     

    De sable et d'eau

     

    Le Vent de la mer m'a soufflé

    j’ai mille ans

    mais je n’ai pas le temps.

    Château de sable

    lève l'ancre !

    l'océan se retire

    et t'emporte

    vers d' autres rivages,

    là où la vague

    n'atteindra jamais la dune

    là où s'enlisent les rêves

    frangés d'écume.

    Glisse à travers les reflets

    de brume grise,

    caresse les mots,

    fils d'or et d'argent

    entrelacés,

    révèle nos serments oubliés

    et disparais

    dans l'émouvance des sables

    du temps.

    (texte : Sable du temps)

     

    Ajout un peu surréaliste d’un ami doué :

     

    Le vent de la mer m’a soufflé

    silence !

    des mots, un colosse

    majestueux, si lent,

    ici, Victor Hugo Boss.

     

    De arena y agua

     

    El Viento del mar me ha susurrado

    tengo mil años

    pero no tengo tiempo.

    Castillo de arena

    ¡levanta el ancla!

    El océano se retira

    Y te lleva

    Hacia otras orillas

    allá donde la ola

    jamás alcanzará la duna

    allá donde se hunden los sueños

    festoneados de espuma.

    Resbala entre los reflejos

    de bruma gris,

    acaricia las palabras,

    hilos de oro y plata

    entrelazados,

     desvela nuestros juramentos olvidados

    y desaparece

    en las arenas movedizas

    del tiempo.

     

    Texto: Sable du temps.

     

    Añadido un poco surrealista de un amigo talentoso:

     

    El viento del mar me ha susurrado

    ¡silencio!

    de las palabras, un coloso

    majestuoso, tan lento,

    aquí Víctor Hugo Boss.

     

     

                                                     Vague de sable,

    Arena0.jpg

     

     

    de dunes en châteaux, joue sur le vent, emplis les seaux multicolores des enfants sur la grève, et quand viendra le soir, effleure de mille grains nos yeux endormis. (S. du T.)

     

                                                      Ola de arena,

     de dunas en castillos, juega en el viento, llena los cubos multicolores de los niños en la playa, y cuando venga la noche, roza de mil granitos nuestros ojos dormidos.

     

    Photos 1 et 2, Sable du temps, photo 3 prise au Sénégal par I. Pampín, ¡gracias!

    Traductions en español, Colette