01/05/2014

L'accord disparu / El acorde desaparecido

 



Je me suis énamourée des poèmes de Silvia Baron Supervielle; je me suis attachée à cette dame tour à tour conteuse, poétesse, traductrice hors-pair dont je vous parlerai longuement dans le prochain billet.
Aujourd'hui deux poèmes, très courts comme le sont beaucoup des siens. J'ai trouvé le premier en espagnol, l'autre en français. Je sais qu'elle s'auto-traduit mais je ne possède pas les traductions. C'est donc avec une grande humilité que je me suis permise de le faire moi-même.


Me he enamorado de los poemas de Silvia Baron Supervielle, me he encariñado con esa dama a la vez cuentista, poetisa, traductora fuera de serie; os hablaré de ella de manera extensa la próxima vez.
Hoy dos poemas, muy cortos como son muchos de los suyos. Encontré el primero en español, el otro en francés. Sé que se auto-traduce pero no poseo las traducciones. Es entonces con mucha humildad que lo hice yo misma.

 

 

le flûtiste
de l’espace
se promène
en scrutant
l’accord
disparu 

 

(Dans “Sur le fleuve”) 

 

 
el flautista

 del espacio

 se pasea

 oteando

 el acorde

 desvanecido 

 

  (trad: Colette)

 


 

César Páez (Colombie) / Instantes urbanos    

 

 
entre el intervalo
del relámpago
y la explosión 
del trueno

me identifica

el instante

 

 
(extrait de “Al margen”.)

 

 
entre l'intervalle

 de l'éclair

 et l'explosion

 du tonnerre

 

 
m'identifie

 l'instant

 (Trad: Colette) 

 

12/04/2014

Je m'accroche à tes pas.../ Me aferro a tu pisada

C'est au Vénézuela que j'ai découvert Estrella Gomes, jeune poétesse née en 1990.
Pas un mot de trop, un beau rythme. Sa poésie m'a touchée.
Deux poèmes trouvés sur la toile, ils n'avaient pas de titre; voici le premier.

Je peux dire, sans trop me tromper, que ce poème un hommage à sa mère.


Es en Venezuela que encontré a Estrella Gomes, joven poetisa nacida en 1990.
No sobra ni una palabra, el ritmo es bonito. Su poesía me ha conmovido.
Dos poemas encontrados en la red, no tenían título; aquí va el primero.

 

Azalea Quiñones  / Venezuela        


 

 

Née d'un V inversé

 déchirée par le vertige en ton ventre

 j'ai su connaître

 le silence de chaque libellule

 posée sur tes doigts

 ceux-là même qui

 me dessinèrent tant de visages

 en saison de pluie

 

Parfois je m'arrête

 et murmure à mon ombre,

 ainsi les aubes

 ne dansent pas à mon balcon

 

 
Aujourd'hui je me penche à la fenêtre
 
la même

 où chaque jour

 je me vois renaître

 en un verbe jamais compris

 je colore ma descente

 de la nuance de tes yeux

 

Peut-être sèmerai-je des prières

 dans le jardin

 afin qu'en foulant la terre

 tu te souviennes

 que je m'accroche à tes pas

 avec chaque cri

 que tu caches en tes pieds.

(Trad: Colette)

 

 
Azalea Quiñones

 

 

Nacida de una V invertida
rasgada por el vértigo en tu vientre
he sabido conocer
el silencio de cada libélula
posada en tus dedos
esos mismos
me dibujaron tantos rostros
en estación de lluvia


A veces suelo detenerme
y susurrarle a mi sombra,
así los amaneceres
no bailan en mi balcón


Hoy me asomo a la ventana
por la misma
donde cada día
me veo renacida
en un verbo nunca entendido
coloreo mi descenso
en el matiz de tus ojos


Quizá siembre oraciones
en el jardín
para que al pisar la tierra
recuerdes
que me aferro a tu pisada
con cada grito
que escondes en tus pies.