24/11/2018

Dire sa chance / Decir su fortuna

Ida Vitale

Vitale, ce nom lui va si bien! À 95 ans elle vient de recevoir un prix de plus, le Cervantes 2018. Cette poétesse Uruguayenne, vive d’esprit, a plus de 50 ans de « métier » derrière elle et, si elle a traduit Pirandelllo et Molière, Boris Vian, Simone de Beauvoir et Gaston Bachelard en espagnol, elle est avant tout poète.
Une dame qu’on aimerait rencontrer, qui a connu l’exil, s’y est bien adaptée, a vécu longtemps au Mexique, au Texas puis est retournée dans son pays.
(article en français ici).
 
Acaban de darle el premio Cervantes. Tradujo a Pirandello y D’Annunzio, a Molière y Boris Vian, a Simone de Beauvoir y Gaston Bachelard. Escribió ensayos, prologó libros, publicó prosas . Pero Ida Vitale es, ante todo, poeta
 
Chance
 
Pendant des années, profiter de l’erreur
et de sa correction,
avoir pu parler, marcher libre,
ne pas exister mutilée,
entrer ou pas dans des églises,
lire, écouter la musique chérie,
être, de nuit comme de jour, un être.
Ne pas être négociée en mariage,
ni mesurée en chèvres,
ni souffrir le contrôle de la famille
ou la lapidation légale.
Ne plus jamais défiler
et ne pas admettre des mots
qui mettent dans le sang
des limailles de fer.

Découvrir par toi-même
un autre être imprévu
dans le pont du regard.

Être humain et femme, ni plus ni moins.
 
(Trad:Colette) 
Petrona Viera El cuentito
 
Nous avions déjà rencontré cette intéressante artiste Uruguayenne  dans ce billet au sujet du Planismo.
 
 
Fortuna
 
Por años, disfrutar del error
y de su enmienda,
haber podido hablar, caminar libre,
no existir mutilada,
no entrar o sí en iglesias,
leer, oír la música querida,
ser en la noche un ser como en el día.
No ser casada en un negocio,
medida en cabras,
sufrir gobierno de parientes
o legal lapidación.
No desfilar ya nunca
y no admitir palabras
que pongan en la sangre
limaduras de hierro.
Descubrir por ti misma
otro ser no previsto
en el puente de la mirada.
Ser humano y mujer, ni más ni menos.
 

22/03/2014

Peintures, sur le même plan / Pinturas, en el mismo plano

Une découverte pour moi "EL planismo” qui est la modalité de la peinture Uruguayenne entre les années 1920 et 1930. Sa base consiste en des plans de couleur dont les bords interagissent et apparaissent en différentes facettes.
La figure y est aussi importante que le fond et la couleur s'emploie presque pure, sans clairs-obcurs.
Enfin, vous verrez, le dessin contient peu de détails.
Plus que des mots, une série de tableaux pour mieux comprendre leur démarche, leur art.

Un descubrimiento par mí, El Planismo. Es la modalidad de la pintura Uruguaya entre los años 1920 y 1930. Su base consiste en planos de colores cuyos bordes interactúan y aparecen más o menos "facetados". La figura tiene tanta importancia como el fondo y el color se usa casi puro. Por fin el dibujo tiene pocos detalles.
Más que unas palabras, una serie de cuadros para entender mejor su proceso y su arte.
(clic pour agrandir, of course)
Carmelo de Ardazún                                    
 

Petrona Viera        
 
 
Petrona Viera Paisaje
 
 
Petrona Viera        
Partido de Futbol Carmelo de Arzadun
 

 

   
Norberto Berdía