15/09/2018

Paroles et silences II / Palabras y silencios II

Parmi les nombreux poèmes de Roberto Juarroz parlant du silence dans "Poésie Verticale", j’ai choisi celui-ci qui aborde les variétés de silences.
 
L’illustration est d’un photographe hollandais, Teun Hocks. Chacune de ses photos raconte, dénonce, illustre un propos. Intéressant, très. Découvrez-le ici
 
Teun Hocks (Cosmic surroundings)    
 
La hauteur de l'homme n'est pas la hauteur de la pluie,

mais son regard va plus loin que les nuages.” R. Juarroz

"La altura del hombre no es la altura de la lluvia,

 pero su mirada suele ir más allá de las nubes"

 
Le silence qui subsiste entre deux mots
Le silence qui subsiste entre deux mots
n'est pas identique au silence qui entoure une tête qui tombe,
ni à celui qui nimbe la présence de l'arbre
quand s'éteint l'incendie vespéral du vent.

De même que chaque voix a un timbre et une hauteur,
chaque silence a un registre et une profondeur.
Le silence d'un homme est différent de celui d'un autre
et ce n'est pas la même chose de taire un nom ou d’en taire un autre.
 
Il existe un alphabet du silence,
mais on ne nous a pas appris à l'épeler.
La lecture du silence est néanmoins la seule durable,
plus peut-être que le lecteur.

Dans « Poésie verticale » (traduction, légèrement modifiée par moi, trouvée sans nom du traducteur, hélas)


El silencio que queda entre dos palabras


El silencio que queda entre dos palabras
no es el mismo silencio que envuelve una cabeza cuando cae,
ni tampoco el que estampa la presencia del árbol
cuando se apaga el incendio vespertino del viento.

Así como cada voz tiene un timbre y una altura,
cada silencio tiene un registro y una profundidad.
El silencio de un hombre es distinto del silencio de otro
y no es lo mismo callar un nombre que callar otro nombre.

Existe un alfabeto del silencio,
pero no nos han enseñado a deletrearlo.
Sin embargo, la lectura del silencio es la única durable,
tal vez más que el lector.
 

20/10/2013

Comme des poèmes / Como poemas


 

 
 
Chacune de ses photos possède une ambiance, un peu ou assez mystérieuse, vivante, onirique, loin des “ Natures Mortes” qui est pourtant le titre qu'il a donné à cette série. Toni Catany vient de mourir. Il vivait à Barcelone, pensait passer ses vieux jours dans sa maison de Majorque, dans son village, Lluchmayor. Et transformer sa maison en Fondation. Il ne s'attendait pas à cette fin subite et son village n'a pas les moyens, en ce moment, de réaliser son rêve.
Ses expositions ont voyagé de par le monde et il est reconnu internationalement avec un travail photographique basé sur l'utilisation d'un procédé ancien : le calotype
Il a réalisé d'autres séries bien sûr, entre autres de nus masculins, de portraits, de reportages...vous les trouverez sans problème sur la toile.
 
C'est avec délice que je me suis plongée dans l'observation attentive de ses photos, que je me suis laissée envahir par une athmosphère colorée, diffuse.
Dans la beauté.
Chaque photo, un poème.
 
 
 
 

 


© Toni Catany
 
Cada una de sus fotos posee un ambiente, un poco o bastante misterioso, onírico, lejos de lo que llaman “ Naturalezas muertas” que es sin embargo el título que le dió a esa serie. Toni Catany acaba de morir. Vivía en Barcelona, pensaba pasar su vejez en su casa de Mallorca, en su pueblo, Lluchmayor. Y trasformar su casa en Fundación. No esperaba este final súbito y su pueblo no tiene los medios en este momento para realizar su sueño.
Sus exposiciones han viajado por el mundo y es reconocido internacionalmente con un trabajo fotográfico basado en la utilización de un procedimiento antiguo: el calotipo.
Ha realizado, claro está, otras series, entre las cuales desnudos masculinos, retratos, reportajes...
 
Me sumergí con delicia en la observación atenta de sus fotos, me deje invadir por une atmósfera coloreada, difusa.
En la belleza.
Cada foto, un poema.
 

 

 
 

 

© Toni Catany
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 

© Toni Catany
 
 
 
 
 
 
© Toni Catany
 
 
© Toni Catany
 
© Toni Catany