peinture

  • Reste l'important / Queda lo importante

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    La première passion de Rafael Alberti, grand poète espagnol né en Andalousie en 1902, fut la peinture. Dans le prochain billet je vous raconterai sa vie, son œuvre, mais aujourd’hui c’est un poème où il évoque l’œuvre picturale de Gogh qui m’a attirée, amusée et fait frémir aussi.
    Alors j’ai décidé de ne mettre aucune illustration, et si vous êtes comme moi, vous “verrez” les tableaux dont il parle.(à part les hirondelles qui ne me disent rien).
     
    La primera pasión de Rafël Alberti, nacido en 1902, fue la pintura. En la próxima entrada os contaré su vida, su obra, pero hoy es un poema donde evoca la obra pictórica de Van Gogh que me atrajo, me divirtió.
    Decidí pues no poner ninguna ilustración y, si sois como yo, “veréis” los cuadros de los cuales habla.


    Van Gogh

    Coup de pinceau
    brûlé.
    Source
    de courant
    apparent
    désordonné.
    Matinale
    hirondelle
    source.
     
    Tourbillonne,
    paysanne,
    ondule.
    Nuit en cercle roue,
    bleuit
    le bois.
     
    Crépite,
    petit chêne infini,
    tison,
    le paysage:
    braise mouvante,
    mer,
    houle.
     
    Nucléaire
    démence en jaune,
    pinceau couteau,
    tournesol,
    sanglant
    jaune soleil,
    violent
    anneau.
     
    Jaune des blés,
    verte hallucination,
    orange, vermillon,
    métal,
    crie,
    cauchemar
    mortel,
    humble chaise.
    Fleur,
    chandelle
    jaune.
     
    Se coupe,
    se recoupe
    ta couleur,
    s’exalte,
    vole,
    peintre.
     
    Mais reste ce qui importe:
    haute,
    la trace.
     
    (Trad: Colette)                                  Dans "À la peinture" 1948
     
     
     
     

     

    Rafael Alberti Van Gogh
     
    Pincelada
    quemada.
    Fuente
    de aparente
    corriente
    desordenada.
    Matutina,
    golondrina
    fuente.

    Se arremolina,
    campesina,
    ondula.
    Noche en círculo rueda,
    azula
    la arboleda.

    Crepita,
    carrasca infinita,
    tizo,
    el paisaje:
    rescoldo movedizo,
    mar,
    oleaje.

    Nuclear
    demencia en amarillo,
    pincel cuchillo,
    girasol,
    cruento
    amarillo sol,
    violento
    anillo.

    Gualda trigal,
    verde alucinación,
    naranja, bermellón,
    metal,,
    chilla,
    pesadilla
    mortal,
    humilde silla.
    Flor,
    candela
    amarilla.

    Se corta,
    se recorta
    tu color,
    se exalta,
    vuela,
    pintor.

    Mas permanece lo que importa:
    alta,
    la estela.
    en A la pintura, 1948
     
  • Ivresses / Embriagueces

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    Quels tableaux de F. de Goya et P.Klee Alejandra Pizarnik a-t-elle regardés qui
     
     
    ont inspiré ses mots? Peut-être ceux-ci…
     
     
    (exposición Goya)
     
    un agujero en la noche
    súbitamente invadido por un ángel
     
    un trou dans la nuit
    soudain envahi par un ange
     
     

     

    Tobía y el angel F. Goya 1787
     
     
    (un dibujo de Klee)
     
    cuando el palacio de la noche
    encienda su hermosura
    pulsaremos los espejos
    hasta que nuestros rostros canten como ídolos
     
    quand le palais de la nuit
    allumera sa beauté
    nous sonderons les miroirs
    jusqu’à ce que nos visages chantent comme des idoles
     
    Paul Klee
     
     
     
    Terminons par cette ivresse….Acabemos con esta embriaguez….
     
    un golpe del alba en las flores
    me abandona ebria de nada y de luz lila
    ebria de inmovilidad y de certeza
     
    un coup d’aube sur les fleurs
    m’abandonne ivre de rien et de lumière lilas
    ivre d’immobilité et de certitude
                                
    -----------------------------
     
    Traductions en français : Colette
    Extraits de Arbol de Diana Alejandra Pizarnik
  • Le rouge de Juan Gris / El rojo de Juan Gris

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    Je crois que si je n’avais pas vu le nom du peintre de "La chanteuse", je ne l’aurais jamais deviné; ce tableau est tellement différent de tous ceux que je connais de Juan Gris. Il a été peint peu avant sa mort....un dernier amour?
    Creo que si no hubiera visto el nombre del pintor, nunca lo habría adivinado: este cuadro, La Cantante es tan distinto de todos los que conozco de Juan Gris. Fue pintado poco antes de su muerte, ¿un último amor?
     
    La chanteuse 1926 Juan Gris
     
     Vous aviez une robe toute rouge, avec des souliers rouges, vous étiez inouïe, vous aviez l’air d’une espèce de grande fleur de sang, d’un rubis en flamme… “              Marcel Proust
     

     

    Si nous avions déjà parlé de lui lors des billet sur Marie Blanchard, ici et ici , jamais je ne lui avais dédié un billet.
    Si bien es verdad que habíamos hablado de él en las entradas de Marie Blanchard, (aquí y aquí)  nunca le había dedicado una entrada.
     
    José Victoriano González-Pérez, connu comme Juan Gris, est né à Madrid en 1887.
    José Victoriano González-Pérez conocido como Juan Gris, nació en Madrid en 1887.
     
    Pour fuir le service militaire à 19 ans il part  à Paris. Jusque là sa seule activité artistique avait consisté en des illustrations pour des revues de poésie et pour la presse en général.
    Que fait-il à Paris? Au début la même chose, des dessins pour des revues française comme “L’assiette au beurre” mais il fera vite la connaissance de Picasso, Guillaume Apollinaire, de Marie Blanchard et de Georges Braque et vers 1910 il commence à se dédier uniquement à la peinture.
    1915 Pipe et journal, Fantomas

    Sous l’influence de Cézanne, Picasso et Braque il incorpore en 1912 le mouvement cubiste et signe un contrat d’exclusivité avec un marchand.
    Huyendo del servicio militar se traslada a París. A los 19 años Hasta ese momento su única actividad artística había consistido en ilustraciones para revistas de poesía y prensa en general.
    ¿Qué hace en París? Primero continúa dibujando para periódicos y revistas francesas como "L´Assiette au Beurre" pero pronto conocerá a Picasso, a Guillaume Apollinaire y a Georges Braque y a partir de 1910, empieza a dedicarse por completo a la pintura.

     

    Las influencias de Cézanne, Picasso y Braque hacen que en 1912 se incorpore al movimiento cubista y firma un contrato en exclusiva.
    Su prioridad en pintura era la idea frente a la imagen del objeto representado. Parte de lo universal para alcanzar lo singular, así la imagen acabará pareciéndose a la idea, que es la verdadera realidad.
     
    Trabaja la descomposición espacial, el collage y la técnica del papier collé .
    Sus primeras obras son naturalezas muertas y algunos paisajes. En su paleta predominan los grises y ocres.
     
     
    Sa priorité en peinture était l’idée face à l’image de l’objet représenté. Il part de l’universel pour atteindre le particulier, ainsi l’image finira par ressembler à l’idée,  la vraie réalité.
     
    Pour ce faire il pratique, vous le voyez dans les deux tableaux ci-dessous, la décomposition spatiale, le collage et la technique du papier collé.
    Ses premières œuvres sont des natures mortes et quelques paysages et sur palette dominent les gris et ocres.
    Juan Gris, Le livre 1911

     
    Maisons de Paris 1912

     

    Poco a poco sus composiciones se van haciendo más rigurosas, simplifica los elementos despojándolos de todo lo anecdótico,  líneas más rígidas y ángulos más duros. 

    Juan Gris, fenêtre ouverte, 1921
    Una vez dominada la síntesis y simplificación de los objetos, Juan Gris estudia del mismo modo la figura humana. Ejemplo de ello son sus arlequines y pierrots.

    A partir de 1921 sus formas se vuelven cada vez más redondeadas y blandas, Por ejemplo, Mujer con guitarra (1925)

     
     
    Mais peu à peu ses compositions deviennent plus rigoureuses, il simplifie les éléments leur ôtant tout côté anecdotique, les lignes sont plus rigides et les angles plus durs.
    Une fois qu’il domine cette simplification des objets, il étudie de la même façon la figure humaine. 

    1922 Deux Pierrots (OU Arlequin et Pierrot?)
     
    À partir de 1921 les formes deviennent plus rondes et tendres, voyez ce tableau, 

    Femme à la guitare 1925
    Hélas l’été 1825 son état de santé se mit à empirer, bronchites et asthme, et il mourut en mai 1927 a à peine 40 ans.
    Picasso et Braque lui ont toujours fait de l’ombre et Juan Gris en souffrit beaucoup; il est bien moins connu qu’eux en France et a été longtemps ignoré en Espagne. Un des grands maîtres du cubisme, pourtant.

     

    En agosto de 1925 su salud empeoró seriamente, sufre bronquitis y fuertes ataques de asma. En mayo de 1927 muere con apenas cuarenta años de edad.

    Picasso y Braque siempre le hicieron sombra; es mucho menos conocido que ellos en Francia y, hasta hace poco, casi un desconocido en España.

     

  • Patio poétique / Patio poético

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    Un patio

    J.L Borges (Buenos Aires 1899 - Genève 1986)

    Avec le soir
    les deux ou trois couleurs du patio se lassèrent.
    Cette nuit, la lune, le cercle clair,
    ne domine pas son espace.
    Patio, ciel canalisé.
    Le patio est la déclive
    par laquelle le ciel se répand dans la maison.
    Sereine,
    l'éternité attend au croisement des étoiles.
    Il est doux de vivre dans l'amitié sombre
    d'un seuil, d'une vigne et d'un puits.
     
    Trad:Colette


    Patio Andaluz J.R de torres 1900
    Patio andaluz Julio Romero de Torres 1900

     
     
     
    Un patio J.L. Borges
     
    Con la tarde
    se cansaron los dos o tres colores del patio.
    Esta noche, la luna, el claro círculo,
    no domina su espacio.
    Patio, cielo encauzado.
    El patio es el declive
    por el cual se derrama el cielo en la casa.
    Serena,
    la eternidad espera en la encrucijada de estrellas.
    Grato es vivir en la amistad oscura
    de un zaguán, de una parra y de un aljibe.
     
    (Fervor de Buenos Aires 1923)
     
                                         
  • La plage / La playa

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    Manuel Altolaguirre (Málaga1905 - Burgos1959)

    La poésie, comme toute manifestation amoureuse, est un désir et une création, et le poète, comme tout amoureux, doit regarder d'un oeil bienveillant la vie, qui est la meilleure muse et avec qui il réalisera son oeuvre.” Fin d'un amour 1949
    "La poesía puede ser, como toda manifestación amorosa, un deseo y una creación, y el poeta, como todo enamorado tiene que mirar con buenos ojos a la vida, que es la mejor musa y con la que, al fin y al cabo, realizará su obra." 
     
     
    A Federico García Lorca
     
    PLAGE

    Deux par deux les barques
    comme sandales du vent
    mises à sécher au soleil.

    Moi et mon ombre, angle droit.
    Moi et mon ombre, livre ouvert.

    Couché sur le sable
    comme une dépouille de la mer
    un enfant endormi.

    Moi et mon ombre, angle droit.
    Moi et mon ombre, livre ouvert.

    Et plus loin, des pêcheurs
    tirant des amarres
    jaunes et saumâtres.

    Moi et mon ombre, angle droit.
    Moi et mon ombre, livre ouvert.
    (Trad: Colette)
     
     
     
    Sorolla 1863-1923


    A Federico García Lorca

    PLAYA

    Las barcas de dos en dos,
    como sandalias del viento
    puestas a secar al sol.

    Yo y mi sombra, ángulo recto.
    Yo y mi sombra, libro abierto.

    Sobre la arena tendido
    como despojo del mar
    se encuentra un niño dormido.

    Yo y mi sombra, ángulo recto.
    Yo y mi sombra, libro abierto.


    Y más allá, pescadores
    tirando de las maromas
    amarillas y salobres.

    Yo y mi sombra, ángulo recto.
    Yo y mi sombra, libro abierto.
     
     
    PS: Le peintre Valencien Sorolla sera le sujet du prochain billet. 

  • Turquoises / Turquesas

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    Il fallait que je la voie cette Cala de San Vicente (Sant Vicenç), absolument. Peinte par de très nombreux artistes, le premier tableau que j'ai vu est celui de William Degouve de Nuncques. Ce devait être l'endroit à la mode, le Deauville ou Ostende majorquin. Seul impératif, y aller avant la saison touristique; il y a environ un mois.
    J'ai essayé de photographier le même point de vue adopté par les peintres....
     
    La Cala; l'eau y est turquoise, l'ensemble majestueux, splendide, mais....un certain Don Pedro y a construit un hôtel en plein milieu de la petite plage, quasi les pieds dans l'eau. Je préfère ne pas savoir comment ni pourquoi il a obtenu la folle et destructrice autorisation de bâtir.... Heureusement l'hôtel était encore fermé.

    Tenía que ver esa Cala San Vicente (Sant Vicenç), absolutamente. Pintada por tantos artistas, - el primero que ví fue, es curioso, de William Degouve de Nuncques -, me imagino que era EL lugar de moda. Único imperativo, acudir antes de la época turística; hace más o menos un mes.
    Intenté fotografiar el mismo punto de vista que algunos pintores...

    La Cala; el agua es turquesa, el conjunto majestuoso, espléndido, pero....un cierto Don Pedro edificó un hotel en medio de la pequeña playa, casi con los pies en el agua. Prefiero no saber cómo, ni por qué, obtuvo la loca y destructora autorización de construir allí...Menos mal, todavía estaba cerrado.
     
    Degouve de Nuncques, Cala San Vicente 1900-1901 Tempête

         



    Foto Colette
                       
     
    Pilar Montaner
     

     

     
    Caja San Vicente Joaquín Sorolla





    Turquoises...Turquesas



  • En ce temps-là / En aquel tiempo

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    Le poète chilien d'aujourd'hui vous le connaissez peut-être grâce à sa prose, ces deux romans: "Les détectives sauvages" ou "2666".
    Roberto Bolaño...dans la revue l'Express, cet excellent article sur lui: ici


    Tal vez conozcáis al poeta chileno de hoy, Roberto Bolaño a través de su prosa, sus dos novelas "Los detectives salvajes" o "2666"
    Aquí mucha información sobre él.

    Le peintre, chilien aussi, est Benito Rebolledo (1881-1965) 

    Benito Rebolledo

     

     

     

     Mais nous parlons ici de poésie...Pero hablamos aquí de poesía...

     

    Extrait de Les chiens romantiques

     

    Roberto Bolaño

     


    En ce temps-là j'avais vingt ans
    et j'étais fou.
    J'avais perdu un pays
    mais j'avais gagné un rêve.
    Et si j'avais ce rêve
    le reste était sans importance.
    Travailler, prier
    ou étudier à l'aube
    auprès des chiens romantiques.
    Et le rêve vivait dans le vide de mon esprit.
    Une chambre en bois,
    dans la pénombre,
    dans l'un des poumons du tropique.
    Et parfois je rentrais en moi
    et je rendais visite au rêve : statue qui s'éternise
    en des pensées liquides,
    un ver blanc qui se tord
    dans l'amour.
    Un amour débridé.
    Un rêve dans un autre rêve.
    Et le cauchemar me disait : tu grandiras.

    Tu laisseras derrière toi les images de la douleur et du labyrinthe
    et tu oublieras.
    Mais en ce temps-là grandir aurait été un crime.
    Je suis ici, dis-je, avec les chiens romantiques
    et c'est ici que je vais rester.

     

     

     

    (Trad: Colo)

    La risa del mar / le rire de la mer B. Rebolledo

     

     

     

    Extracto de Los Perros románticos

     

    Roberto Bolaño

     

    En aquel tiempo yo tenía veinte años  
    y estaba loco.  
    Había perdido un país  
    pero había ganado un sueño.  
    Y si tenía ese sueño  
    lo demás no importaba.  
    Ni trabajar ni rezar  
    ni estudiar en la madrugada  
    junto a los perros románticos.  

     

    Y el sueño vivía en el vacío de mi espíritu./  
    Una habitación de madera,  
    en penumbras,  
    en uno de los pulmones del trópico.  
    Y a veces me volvía dentro de mí 
    y visitaba el sueño: estatua eternizada  
    en pensamientos líquidos,  
    un gusano blanco retorciéndose  
    en el amor.  
    Un amor desbocado.  
    Un sueño dentro de otro sueño.  
    Y la pesadilla me decía: crecerás.  
    Dejarás atrás las imágenes del dolor y del laberinto 
    y olvidarás.  
    Pero en aquel tiempo crecer hubiera sido un crimen.

     

    Estoy aquí, dije, con los perros románticos

     

    y aquí me voy a quedar.

     

     

     

    Portrait d'enfant B. Rebolledo

     

  • Couseuses / Costureras

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    botero costureras.jpg

                                                 
    Emilio Botero: Costureras

     

    Últimamente me persigue la costura, o mejor dicho, las costureras. Después de haber leido « Los hilos del corazón « de Carole Martínez  en el cual la protagonista es un artista de la aguja (a leer, absolutamente), en la novela « El lector de Julio Vernes » de Almudenas Grandes se habla de hijos de Guardias Civiles, siempre vestidos de verde : sus madres les cortaban y cosían la ropa en los uniformes gastados de sus padres. M, cuyo padre estaba en la aviación, me cuenta que él, por el mismo motivo de la post-guerra, siempre iba vestido de azul...

    Los trastornados ambientes actuales que nos hacen volver a nuestras agujas me han decidido ha dedicar unas lineas a las costureras.

    Por todo, costuras del alma, también.

     

    Dernièrement la couture me poursuit, ou plutôt les couseuses. Après la lecture de “Coeur cousu” de Carole Martínez où la protagoniste est une artiste de l'aiguille, dans le roman « Le lecteur de Jules Vernes » (pas encore traduit en français mais ce ne saurait tarder) d'Almudena Grandes, situé juste après la guerre civile dans un village andalous, il est fait état des enfants de Gardes Civiles, toujours habillés de vert : leurs mères leur coupaient et cousaient des habits dans les uniformes usés de leurs pères. M. dont le père était dans l'aviation, me dit que lui était toujours, et pour la même raison, vêtu de bleu...Finalement ce sont les bouleversements ambiants actuels qui nous font retourner à nos aiguilles qui m'ont décidée.

    Et partout, des coutures de l'âme, aussi.

                                      

    Les femmes et la couture est une longue histoire, où elles ont eu le plus souvent le rôle secondaire de « petites mains » puis, une fois le XIXºs et les machines à coudre commercialisées, elles sont devenues elles-mêmes des machines, ou presque.

    C'est surtout en peinture que l'on trouve des portraits de ces femmes, magnifiées, vous en connaissez sûrement plus d'une ; nombreux sont les artistes de tous pays qui en ont fait le sujet d'un tableau. J'ai privilégié la peinture espagnole ou de pays hispanophones mais pas uniquement.

    Des couseuses, brodeuses, le plus souvent solitaires.

    Las mujeres y la costura es una larga historia donde ellas han tenido, la mayor parte del tiempo, un papel secundario. Una vez el siglo XIX y la comercialización de las máquinas de coser, las mujeres se convirtieron ellas mismas en máquinas, o poco menos.

    Se encuentran en pintura muchos retratos de esas mujeres, magnificadas. Seguro que más de una os viene a la memoria ; numerosos artistas de todos los países han hecho de ellas el tema de un cuadro. He privilegiado la pintura española o de países hispanófonos, pero no unicamente.

    Costureras, bordadoras, solitarias en su mayor parte.



    La toile la plus connue ici est celle-ci de Velázquez. C'est un tableau inachevé (regardez la partie de son bras droit) et il pourrait s'agir de sa femme, sa fille...mais peu importe.

    Aquí la más conocida es la de Velazquez. Es un cuadro inacabado (mirad la parte de su brazo derecho) y podría tratarse de su mujer, de su hija...poco importa.

     

    velazquez-la-costurera.jpg



    Muy diferentes son los cuadros siguientes donde el decorado es tan importante como el modelo; una bonita luz, indispensable para realizar los trabajos de aguja...y las pinturas. Escenas intimistas, apacibles. Las damas, solas, el trabajo extendido sobre sus faldas, los ojos fijados en su obra. Un decorado algo similar, cortinas y hojas de árboles.

     

    Fort différents sont les deux tableaux suivants où le décor est aussi

    important que le modèle; une belle lumière, indispensable pour réaliser les

    travaux d'aiguille...et les toiles. Scènes intimistes, paisibles. Les dames,

    seules, le travail étalé sur leurs jupes, les yeux fixés sur leur ouvrage. Un

    décor un peu similaire, rideaux et feuilles d'arbres.

     

     

    Manuel Gómez-Moreno González 1873

    Salvador Tuset: Valencia 1883

  • Aux îles Canaries II / En las islas Canarias II

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    Sept îles d'origine volcanique, les Canaries. Non, leur nom ne vient pas de ces charmants plumés mais, apparemment, de Cane, chien...une race de grands chiens autochtones , voyez plutôt ici.

    Ces îles n'ont bien entendu pas toujours appartenu aux Espagnols. (si le coeur vous en dit lisez leur histoire ici)

    Avant le XVº, elles étaient habitées par les guanches, d'origine berbère. Car ces îles, spécialement Lanzarote, se trouvent à un jet de pierre du sud du Maroc. 

     

     

    mapa tela siglo XVI.png

                                                    Carte sur tissu XVIª

     

    Siete islas de origen volcánico, las Canarias. No, su nombre no viene de los encantadores plumados, sino, al parecer, de Cane, perro...una raza autóctona de perros grandes. Para verlos, aquí.

    Esas islas no pertenecieron desde siempre, claro está, a España: antes del siglo XV, estaban habitadas por los guanches, de origen berebere. Esas islas, especialmente Lanzarote, se encuentran a tiro de piedra del sur de Marruecos. 

     

    La plupart des touristes y recherchent les plages, les vagues pour le surf, la douceur du climat, rarement trop chaud ou trop froid, je me souviens de m' y être baignée en mer un 25 décembre...mais, si le paysage est aride et rocailleux au niveau de la mer, ces îles montagneuses, possèdent des trésors de végétation dans les hauteurs. Les très nombreuses réserves naturelles dissiminées sur les îles sont de merveilleux endroits d'excursion. En cliquant ici, vous pourrez les admirer.

     

    La mayor parte de los turistas buscan las playas, los olas para el surf, el clima suave, raras veces demasiado cálido o frío, me acuerdo haberme bañado en el mar un 25 de diciembre...pero, si el paisaje es árido y rocoso al nivel del mar, esas islas montañosas poseen tesoros de vegetación en las alturas. Las numerosas reservas naturales diseminadas en las islas son maravillosos lugares para el excursionismo.

     

    Parque-Natural-de-Tamadaba-en-Gran-Canaria.jpg

     

    Comme promis, une poétesse locale, Victoria Bridoux 1835-1862 et un extrait de “Je veux partir!
    Si moderne...

     Como prometido, una poetisa, Victoria Bridoux 1835-1862, y un fragmento de “¡Quiero partir!

    Tan moderno...

     

    Je veux partir!

     

     
      Je ressens un malaise indéfinissable
    l'air que je respire m'asphyxie...
    Le cœur a une corde sensible,
    et à la sentir vibrer, je deviens folle!!
     
      C'est un désir sans couleur, sans nom:
    C'est la vaine inquiétude d'une pensée;
    jamais l'homme ne pourra comprendre
    toute l'angoisse qu'en moi je ressens!
     
      En contemplant la mer, qui doucement gémitt
    je tends mes bras avec profond chagrin,
    et de peine s'évanouit l'âme
    à chercher dans le monde cette chose perdue!

      Je voudrais voler, voler légère
    laissant derrière monts, Iles, vergers,
    et découvrir de loin un autre rivage,
    tel une douce corbeille d’œillets...

     

    (trad: Colette) 

     


    manolo-millares-el-puerto-de-la-luz-1952.jpg

    Manolo Millares / Puerto de la luz 1952

        (source: http://www.absolutmalaga.com/espacios-intimos-coleccion-ramirez-navarro/) 


     

     
     ¡Quiero partir!
     
     
        Yo siento un malestar indefinible
      el aire que respiro me sofoca..
      Hay una cuerda al corazón sensible
      ¡¡y al sentirla vibrar, me vuelvo loca!!
     
       Es un anhelo sin color, sin nombre:
    Es la vana inquietud de un pensamiento;
    ¡mas comprender jamás pudiera el hombre

    toda la angustia que en mi pecho siento!

     

       Al contemplar el mar, que gime en calma,
    tiendo mis brazos con dolor profundo,
    ¡y se desmaya de pesar el alma
    por buscar algo que perdió en el mundo!
     
       Yo quisiera volar, volar ligera
    dejar montes atrás,Islas,vergeles,
    y divisar lejana otra ribera,
    cual blando canastillo de claveles...
  • Aux îles Canaries / En las islas Canarias

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    À l'aube d'un jour blanc / En el amanecer de un día blanco

    Depuis le temps que Espaces Instants existe jamais nous n'avons débarqué sur les îles Canaries. L'année que j'y ai passée, ma première en Espagne juste après la mort de Franco, m'a laissé des souvenirs glissés dans le fond d'un tiroir, un dossier consciemment « oublié ».
    Pas par la faute des îles ni de leurs habitants, mais par celle d'un dur apprentissage de la langue, des coutumes et la découverte de ce qui pour moi s'assimilait au tiers-monde. Je n'y étais pas préparée.
    Alors trois billets vont rétablir cette injustice. À chaque fois une poétesse et un artiste.
    Desde que existe Espaces Instants nunca hemos desembarcado en las islas Canarias. El año que pasé allí, para mi el primero en España, justo después de la muerte de Franco, me dejó unos recuerdos metidos en el fondo de un cajón, un expediente conscientemente «olvidado».
    No por culpa de las islas ni de sus habitantes, sino por la de un duro aprendizaje de la lengua, de las costumbres y del descubrimiento de lo que para mí se asimilaba al tercer mundo. No estaba preparada.
    Tres entradas van a reparar esa injusticia. Cada vez una poetisa y un artista.

     

     
     
    Toi du haut du balcon... Josefina de la Torre (1907-2002)
     
    Toi du haut du balcon de ton silence
    moi dans la barque sans cap de mon mal,
    tous deux perdus sur le même chemin,
    toi qui attends ma voix et moi qui attends.
     
    Esclave toi de l'horizon inutile,
    enchaînée moi à mon passé.
    Pas une silhouette de navire dans ta pupille
    ni boussole et timon pour mes bras.

    Debout sur la haute balustrade marine
    en vain tu attendrais ma venue.
    Je devrais arriver sur l'écume
    à l'aube d'un jour blanc.
     
    Mais le haut balcon de ton silence
    oublia le signal pour mon navire.
    Et je me perdis dans le brouillard de ta rencontre
    -comme un oiseau aveugle- pour toujours.

    (Trad: Colette)

    Andrés DelgadoAndresDelgadoSintitulo7.jpg

     

    Tú en el alto balcón... Josefina de la Torre

    Tú en el alto balcón de tu silencio,
    yo en la barca sin rumbo de mi daño,
    los dos perdidos por igual camino,
    tú esperando mi voz y yo esperando.

    Esclavo tú del horizonte inútil,
    encadenada yo de mi pasado.
    Ni silueta de nave en tu pupila,
    ni brújula y timón para mis brazos.

    En pie en el alto barandal marino
    tú aguardarías mi llegada en vano.
    yo habría de llegar sobre la espuma
    en el amanecer de un día blanco.

    Pero el alto balcón de tu silencio
    olvidó la señal para mi barco.
    Y me perdí en la niebla de tu encuentro
    –como un pájaro ciego– por los años.


     
  • Le fil rouge / El hilo rojo

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    Si j’ai tant tardé à me lancer à vous parler de Marisa Herrón c’est que son parcours est si riche en variété de styles et de matériaux que la tâche me paraissait hasardeuse.

    Si he tardado tanto tiempo en decidirme a hablaros de Marisa Herrón es porque su recorrido es tan rico en estilos y materiales que la tarea me parecía aventurada.

    Marisa herron Silencios.jpg
    Silencios

     

    Un coup de fil à Valencia :

    -         Marisa, je ne trouve pas grand-chose à ton sujet sur Internet, beaucoup d’expos collectives mais rien d’intéressant.

    -          Ah, mais c’est que j’ai commencé il y a longtemps, avant le temps du tout sur le Net, si tu veux je t’envoie des coupures de journaux.

    -         Merci ! Je peux copier et reproduire certaines de tes œuvres sur mon blog ?

    -         Sers-toi.

     

    Una llamada a Valencia:

    -         Marisa, no encuentro gran cosa sobre ti en Internet, muchas exposiciones colectivas y poco más.

    -         Claro, es que yo empecé hace mucho tiempo, antes de la era del todo en la Red. Si quieres te mando recortes de periódicos.

    -         ¡Gracias!. ¿Puedo copiar y reproducir alguna de tus obras en mi blog?

    -         Elige.

     

     

    J’ai également reçu l’aide précieuse d’une amie artiste blogueuse qui m’a permis de mieux percevoir l’unité de l’œuvre à travers le temps et les médiums. Grand merci à toi.

     También he tenido la preciosa ayuda de una amiga artista bloguera que me ha hecho ver la unidad de la obra a través del tiempo y de los medios empleados. A ti, gracias.

    Sur son beau site vous verrez des céramiques-sculptures  parfois ornées de très fines toiles métalliques, des peintures sur lesquelles on trouve du textile, du carton, un intéressant et permanent mélange de matériaux.

    En su bello website podréis ver  cerámicas-esculturas adornadas, a veces con telas metálicas muy finas, pinturas en las que aparecen textiles, cartón, una interesante y permanente mezcla de materiales.

    Marisa herron Pausas.jpg
    Pausas

     

    « Il existe une confusion entre ce qui est céramique et ce qui est sculpture. Pour moi la céramique est le matériel que j’emploie pour m’exprimer, comme peuvent l’être le papier ou le fer, et non pas une œuvre finie » dit-elle.

     « Existe confusión entre lo que es cerámica y lo que es escultura. Para mí la cerámica es el material que utilizo para expresarme, como puede ser el papel o el hierro, no una obra acabada” dice ella.

     

    Dans la première série, des sculptures en grès, des objets du quotidien, « souvenirs d’enfance » dit Marisa et puis Silences et Pauses, ces beaux moments de distanciation que je retrouve aussi dans nombre de ses peintures et surtout dans la deuxième série « Du blanc au noir ».  « Sobres à l’extrême, ces céramiques nous approchent à des sensations ou passages oniriques, si inquiétants parfois, mais le plus souvent lyriques » (Las Provincias, 24-12-2000)

    Marisa herron Sombras.jpg
    Sombras (ombres)

    En la primera serie, esculturas en gres, objetos cotidianos, « recuerdos de la infancia » dice Marisa y después Silencios y Pausas, bellos momentos de alejamiento que yo vuelvo a encontrar en buen numero de sus pinturas y sobre todo en la segunda serie « Del blanco al negro ». « Sobrias en extremo, su cerámica nos aproxima a sensaciones o pasajes de un mundo onírico tan inquietante en ocasiones, como lírico en otras – la mayoría-.”(Las Provincias, 24-12-2000)

     

    Marisa herron Paisajes.jpg

     Ce tableau appartient à la série « Mediterraneo ». Des lopins de terre, travail de l’homme, et cette ligne rouge, très récurrente dans sa peinture ;  même quand les couleurs sont pâles, délicates, ce fil rouge, comme une ligne de vie ou « la vie qui ne tient qu’à un fil » m’écrit mon amie. Le temps qui passe…

    Este cuadro pertenece a la serie « Mediterráneo ». Parcelas de tierra, trabajo del hombre, y esa línea roja recurrente en su pintura; incluso cuando los colores son pálidos, delicados, ese hilo rojo, como una línea de vida o como « la vida que pende de un hilo » me escribe mi amiga. El tiempo que pasa...

     

    Paisaje 1 

     

    Les deux dernières séries, acrylique et textile, sont intimistes ; intérieur et extérieur, des paysages comme des cartes ou des images satellite, et l’intérieur des maisons dirait-on, aux taches de couleur et aux tissus collés. Toiles sur la toile qui donnent à la relative austérité des tableaux une touche de chaleur.

     Las dos últimas series « Acrílicos y materia textil » son intimistas; interior y exterior, paisajes como mapas o imágenes satélite y el interior de casas, diríamos, con manchas de color y tejidos pegados. Telas sobre tela que dan, a la relativa austeridad de los cuadros, un toque de calor.

    Marisa herron SEcuencias E.jpg
    Secuencias E

     

     

    Os dejo mirar a gusto, seguir el hilo de l’artiste, de la vida... ¡Feliz semana!

    Je vous laisse regarder à l’aise, suivre le fil de l’artiste, de la vie…Bonne semaine !

     

     

     

    Lien permanent Catégories : culture, Espagne 3 commentaires
  • Très connu ce peintre? ¿Muy conocido ese pintor?

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    miguel barcelo la seu.jpg

     

    Il y a actuellement trois majorquins renommés : Rafael Nadal, Jorge Lorenzo (motos) et Miquel Barceló, l’infatigable peintre né à Felanitx en 1957 ; mais connaissez-vous ce dernier ?

     

    Sans doute a–t-on le plus parlé de lui lors de la réalisation des décorations de la Chapelle Sant Pere de la superbe Cathédrale de Palma de Majorque, inaugurée en 2007 et  pour la peinture colorée (« La mer en mouvement ») de la coupole de la salle du Palais des Nations de l'ONU à Genève en 2008.

     

     Hay actualmente tres mallorquines de renombre: Rafael Nadal, Jorge Lorenzo (moto), y Miquel Barceló, el pintor incansable nacido en Felanix en 1957; pero, ¿le conocen? 

     

     Probablemente cuando más se habló de él fue en el momento en que realizó las decoraciones de la Capilla San Pere de la grandiosa Catedral de Palma de Mallorca, inaugurada en 2007, y por la coloreada pintura (“El mar en movimiento”) de la cúpula de la sala del Palacio de la Naciones de la ONU en Ginebra en 2008.

     

     

    Intéressant par l’énorme diversité de son œuvre très présente dans les musées locaux, nationaux, mais aussi à Paris, Nîmes, Zurich, au Japon, aux Etats-Unis…, cet artiste solitaire fuit la presse et évite même les inaugurations de ses propres expositions paraît-il .

    En février 2010 la CaixaForum de Madrid organisa une rétrospective des peintures de la dernière décade et le journal el País intitulait son article : « Miquel Barceló, inventaire du chaos ». « ….sa création, ce magma violent/ poétique de poissons, moules, déserts, singes, personnes, poulpes, mers, races, .... et crucifixions »

     

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    Interesante por la enorme variedad de su obra muy presente en los museos locales, nacionales, pero también en Paris, Nîmes, Zurích, en Japón y EEUU,...ese artista solitario huye la prensa y evita, al parecer, las inauguraciones de sus propias exposiciones.

    En 2010 La CaixaForum  de Madrid organizó una retrospectiva de las pinturas de la última década y el periódico El País titulaba su artículo.” Miquel Barceló, inventario del caos”, “…su creación, ese magma violento/poético de peces, mejillones, desiertos, monos, personas, pulpos, mares, razas, .... y crucifixiones.”

     

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    Les peintures africaines, il a vécu au Mali, aux  couleurs fidèles au pays, sont celles qui provoquent en moi le plus d’émotion.

    « L’Afrique m’a renvoyé immédiatement au monde sauvage, sale et heureux de mon enfance. Je vois le continent africain ruiné et armé, endetté et malade, duquel ne nous parviennent que des images de mutilation, des fragments, des bouts de masques, des cérémonies oubliées, des barques pleines de morts, qui ne parviennent à pénétrer notre confortable forteresse européenne qu’en forme de cadavre, d’esclave ou de fragment » M. Barceló.

     

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    Las pinturas africanas, vivió en el Malí, con colores fieles al país, son las que me provocan más emoción.

    "África inmediatamente me remitió al mundo salvaje, sucio y feliz de mi infancia. Veo el continente africano arruinado y armado, endeudado y enfermo, del que nos llegan sólo imágenes de mutilación, fragmentos, pedazos de máscaras, de ceremonias olvidadas, barcazas llenas de muertos, que sólo consiguen penetrar nuestra cómoda fortaleza europea en forma de cadáver, de esclavo o de fragmento" M. Barceló.

     

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    Remarquables également ses illustrations de la Divine Comédie, ainsi que celles de « Too far from home » de Paul Bowles et Miquel Barceló (trad. française « La boucle du Niger »). Vous les trouverez ici. (Cliquez sur « obras-ilustraciones” à gauche)
     

    Destacables también sus ilustraciones de la Divina Comedia así como  las de “Too far from home” de Paul Bowles y M. Barceló. Las encontraréis aquí. (Clic en obras- ilustraciones a la izquiera)