17/04/2010

Cris et chants d'oiseaux / gritos y cantos de pájaros

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Albufera; el origen de la palabra es el árabe البحيرة al-buhayra, « La laguna » o « el pequeño mar »

L’origine du mot est l’arabe البحيرة al-buhayra, « La lagune » ou « la petite mer ».

 

5 avril 2010 Albufera 007.jpgUne promenade, simplement. Dans le parc naturel de l’Albufera. Un vendredi matin à 9h. L’heure est importante si on veut y voir oiseaux et canards, tortues …Ou alors le soir, à la tombée du jour.

Surtout pas, comme nous l’avions fait, le lundi de Pâques vers 11h. Adorables, oui, tous ces bambins en bicyclette qui fonçaient sur les chemins étroits en criant. Invincibles avec leurs petits casques : vite se garer, vite ! Nous n’avions qu’entraperçu un canard égaré …ou sourd ?

 

Un paseo, simplemente. En el parque natural de la Albufera : Un viernes a las 9 de la mañana. La hora es importante si se quiere ver pájaros y patos, tortugas…O por la tarde, a la puesta del sol.

Y no, como lo habíamos hecho, el lunes de Pascuas a las 11.

Adorables, sí, todos esos chiquillos en bicicleta que arremetían sobre los estrechos caminos, gritando. Invencibles con sus cascos: apartarse, ¡rápido!

Sólo habíamos entrevisto un pato extraviado… ¿o sordo?

 

Donc l’excursion nature le vendredi suivant fut un délice. Sac à dos, jumelles, appareil photo, 9avril 2010 Albufera 034.jpgune bouteille d’eau. Quelques adultes, sans doute des professionnels, observant ou prenant des photos avec un matériel impressionnant.

Sur les sentiers bordés de roseaux et d’une graminée appelée « chamiza », on entend plus qu’on ne voit. Et on peste de ne pas voir celui ou celle qui chante. Mais dès qu’on s’attarde près d’une étendue d’eau, caché dans un abri ou immobile sur la berge, c’est la fête.

La excursión naturaleza del viernes siguiente fue una delicia. Mochilas, prismáticos, cámara de fotos, una botella de agua. Algunos adultos, tal vez profesionales, observaban o sacaban fotos con un material impresionante.

En los senderos lindados de cañas y de una gramínea llamada “chamiza”, se oye más que se ve. Y uno rabia de no ver el o la que canta. Pero basta con quedarse cerca de una extensión de agua, escondido en un mirador o inmóvil en la orilla y es la fiesta.

 

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Pablo Neruda

El poeta se despide de los pájaros

 

(…)

Yo, poeta
popular, provinciano, pajarero,
fui por el mundo buscando la vida:
pájaro a pájaro conocí la tierra;
reconocí dónde volaba el fuego:
la precipitación de la energía
y mi desinterés quedó premiado
porque aunque nadie me pagó por eso
recibí aquellas alas en el alma
y la inmovilidad no me detuvo.

 

Le poète prend congé des oiseaux

 

Moi, poète

Populaire, provincial, oiseleur,

Je parcourus le monde en cherchant la vie:

D’oiseau en oiseau je connus la terre ;

Je reconnus où volait le feu :

La précipitation de l’énergie

Et mon désintérêt fut récompensé

Car bien que personne ne m’ait payé pour cela

Je reçus ces ailes sur l’âme

Et l’immobilité ne m’arrêta pas. (trad. Colo)