21/02/2015

Blancs / Blancos

S'il pleut ce matin, la lumière était belle ces derniers jours et il faisait un froid-chaussettes-écharpes-vestes. 
(click pour agrandir les photos, vous le savez!))
 
 
 
Il y a peu l'île a été couverte de neige, on aperçoit encore quelques traces blanches sur les montagnes, et le petit cours d'eau qui passe près de chez nous est joyeux; il accueille la neige fondue. Bruit de l'eau qui nous enchante, le lit est à sec tant de mois par an.
 
 
Février, c'est encore un mois d'hiver mais les amandiers, pressés, sont en fleur.
 

 
Peu de monde sur les routes à part des cyclistes et beaucoup d'animation à Santa María del Camí où se tient  un grand marché dominical. Comme souvent, un arrêt pour admirer le clocher de l'église baroque du XVIIIº.
 
 
 
 
 
D'une petite route à l'autre, le plaisir d'encore nous perdre, de découvrir et nous surprendre, malgré tant d'années à sillonner cette île dont chaque lumière et parcelle fait maintenant partie de nous.
Si bien llueve esta mañana, la luz fue bonita esta semana y hacía un frío de calcetines-bufandas y chaquetas.
Nevó hace poco, quedan aún unas trazas en las montañas, y el riachuelo que pasa cerca de casa está alegre; acoge la nieve derretida. Ruido del agua que nos encanta, el lecho está seco durante tantos meses al año. 
 
Febrero, todavía es invierno pero los almendros, apresurados, están cubiertos de flores.
 
 

 

 
 

 

Poca gente en la carreteras excepto unos ciclistas y mucha animación en Santa María del Camí donde tiene lugar el gran mercado dominical. Como pasa a a menudo, parada para admirar el campanario barroco del siglo XVIII. 
 
De una carreterrilla a la otra, el placer de perdernos, de descubrir todavía y sorprendernos a pesar de tantos años pasados a recorrer los caminos de esta isla donde cada luz y parcela forma ahora parte de nosotros.

21/06/2012

Peluches en fête / Peluzas de fiesta

Ce mercredi midi, 30º à l'ombre.
Une balade dans les rares sous-bois de feuillus pas loin de chez moi se décide.
Peut-être même y aura-t-il un reste d'eau dans la petite rivière...

Non, plus une goutte, mais une vision magique et une forte illusion de fraîcheur.

Este miércoles a mediodía, 30º a la sombra.
Un paseo por los escasos sota bosques de árboles frondosos cerca de casa se decide.
Tal vez quedará incluso un poco de agua en el pequeño torrente...

No, ni una gota, pero una visión mágica y una fuerte ilusión de frescura.

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Les "coupables" / Los "culpables"

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Des torrents de douceur / Ríos de dulzura

Ces peluches blanches ne sont pas du pollen mais des sortes de parachutes remplis de semences que produisent les dames peupliers pour que s'éparpillent les graines fécondées.
Esas pelusas blancas no son polen sino especies de paracaídas llenos de simientes producidos por damas chopos para que se esparzan mejor.


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12/02/2012

Un fruit frais de Mallorca? ¿Una fruta fresca?

À nouveau ce matin, une aube bleutée.


Otra vez esta mañana, un alba azulada.

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Oreilles rougies, bouche fumante...


Orejas enrojecidas, boca husmeante...

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Dessert, postre on the tree.

Pour vous ce sera... des dattes croquantes?
Para usted será...¿unos dátiles crujientes?

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12/03/2010

Solitudes / Soledades

Une épaisse couche de neige, et c’est la seconde fois en un mois, a couvert les îles Baléares cette semaine. C’est rare et si beau que voici une photo de mes palmiers.

Una espesa capa de nieve, y es la segunda vez en un mes, ha cubierto las islas Baleares esta semana. Ocurre raras veces y es tan bonito que les pongo una foto de mis palmeras.

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C’est l’isolement des vieilles gens accru par le froid qui m’a fait choisir cet extrait du roman « Pleine lune » d’Antonio Muñoz Molina, un superbe roman.

Es el aislamiento de los mayores, aumentado por el frío, que me ha hecho elegir ese pasaje de la novela “Plenilunio” de Antonio Muñoz Molina, una magnífica novela.

 

« Il passait trop de temps seul, s’imprégnant lentement d’oubli et de vieillesse à laquelle il ne croyait pas et il n'y faisait au fond pas fort attention, de la même façon qu’il ne s’arrêtait pas à penser à la fadeur des aliments sans sel, au froid du carrelage de sa chambre, à la laideur et mauvaise odeur de la bombonne de gaz qui le réchauffait, contemporaine du vase bleu électrique et des fauteuils et du canapé tapissés de plastique vert. Il laissait de côté ses tracas et ne se plaignait pas de sa solitude, mais quand il reconnut le visiteur qui se tenait face à lui, dans la maigre lumière du hall d’entrée, silencieux, malhabile, sans encore dire son nom, il eut une effusion impudique de jovialité, un soubresaut de gratitude qui lui humidifia les yeux et éveilla les émotions les plus cachées de son âme, tendresse antique et nostalgie sans motif, remords plus beau et plus ferme que les souvenirs déjà en partie effacés qui le provoquaient. » (Trad. Colo, je ne possède pas la version en français)

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“Pasaba solo demasiado tiempo, contaminándose despacio de postergación y vejez a la que no daba crédito y a la que en el fondo no se fijaba mucho, igual que no se paraba a considerar el tedio de los alimentos sin sal, el frío de las baldosas de su cuarto, la fealdad y el mal olor de la bombona de butano con la que se calentaba, contemporánea del jarrón azul eléctrico y de los sillones y el sofá tapizados de plástico verde. No hacía caso de su pesadumbre ni se quejaba de su soledad, pero cuando reconoció al visitante que permanecía frente a él, en la luz escasa del recibidor, callado, inhábil, aún sin decir su nombre, tuvo una efusión impúdica de jovialidad, un sobresalto de gratitud que le humedeció los ojos y le despertó las emociones más escondidas de su alma, ternura antigua y nostalgia sin motivo, remordimiento más precioso y más firme que los recuerdos ya en parte borrados que lo provocaban.”