mexique

  • Plumes au vent / Plumas al viento

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    Un poème léger ce week-end.

    Un poema ligero este fin de semana.

     

     

    Le vent dans un poème de / El viento en un poema de
     
     Carmen Boullosa (Mexico 1954)
     
     
     
     
     No eres la pluma...(Tu n'es pas la plume...)
     

    Tu n’es pas la plume

    qui au vent s’incline

    ni le tiède cou de l’oie,

    ni la peau de la timide pêche:

    tu es la greffe de toute cette tendresse

    dans la force de la forêt,

    dans le saut d’un félin traqué.

    (Trad: Colette)

    Claude Monet.Le chêne, forêt de Fontainebleau- Claude MonetLe chêne, Fontainebleau


    No eres la pluma 
    que al aire se inclina,
    ni el cuello tibio del ganso,
    ni la piel del tímido durazno:
    eres el injerto de toda esa ternura
    en la fuerza del monte,
    en el salto de un felino acorralado.
     

     

     
  • Recherche logis et.../ Se solicita hogar y...

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    Avis Jaime Augusto Shelley (Ciudad de México, 1937) 
     
    Recherche patio
    avec pots rouges
    et vapeur de dalle fraîchement arrosée.
     
    Hauts arbres
    avec oiseaux sylvestres
    qui prennent leur bain habituel
    et leur petit déjeuner
    dans une fontaine simple
    qui peu à peu verdît son paisible trait.
     
    Un logis aux grilles ouvertes
    est demandé.
    (Trad:Colette)
     

    Aviso Jaime Augusto Shelley (Ciudad de México, 1937)

    Se solicita un patio
    con macetas rojas
    y vaho de ladrillo recién regado.
    Árboles de altura
    con pájaros silvestres
    que hagan su ritual de baño
    y desayuno
    en una fuente de labra sencilla
    que enmohezca a ritmo su apacible trazo.
    Un hogar se solicita.
    De cancel abierto.
  • Le mur du doute / El muro de la duda

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    Le doute est un des noms de l’intelligence.
     
    La duda es uno de los nombres de la inteligencia.
     
    Jorge Luis Borges
     

    Oui, pourtant je me doute qu'il y a certains doutes dont vous vous passeriez bien vous aussi...

     
     DOUTE
     
    Combien d'insomnies me faut-il pour
    abattre le mur du doute?
    Combien d'ombres? Combien de luttes?
    Il faut que je sache aujourd'hui -avant ton éveil-
    si c'est le matin qui éclaire,
    ou si c'est toi qui éclaires le matin.

    (Trad Colette)

    DUDA
     
    ¿Cuantos insomnios me hacen falta para
    derrumbar el muro de la duda?
    ¿Cuántas sombras? ¿Cuántas luchas?
    Hoy tengo que saber -antes que despiertes-
    si la mañana es la que alumbra,
    o si eres tú la que alumbra la mañana.

  • Léve-toi et vis! / ¡Levántate y vive!

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    Lève-toi et vis! / ¡Levántate y vive!

     

    Je crois que la vérité est parfaite pour les mathématiques, la chimie, la philosophie, mais pas pour la vie. Dans la vie, l’illusion, l’imagination, le désir, l’espoir comptent plus. (Ernesto Sabato)
    (lu sur le bog de Lali)

     


    Qué costumbre tan salvaje...
    Quelle coutume si sauvage...


    Jaime Sabines
     
         Quelle coutume si sauvage que celle d'enterrer les morts!, de les tuer, de les néantiser, de les effacer de la terre! C'est les traiter traîtreusement, c'est leur nier la possibilité de revivre.
     Moi j'attends toujours que les morts se lèvent et brisent le cercueil et disent joyeusement: pourquoi pleures-tu?
    C'est pour cette raison que l'enterrement m'effraye. On assujettit le couvercle, l'introduit, lui met la pierre dessus, et puis de la terre, tras, tras, tras, pelletée après pelletée, mottes, poussière, pierres, tassant, solidifiant, tu restes là, de là tu ne sors plus.
    Après, les couronnes, les fleurs, les pleurs, les baisers me font rire. C'est une moquerie: pourquoi l'ont-ils enterré?, pourquoi ne l'ont-ils pas laissé dehors jusqu'à ce qu'il sèche, jusqu'à ce que ses os nous parlent de sa mort? Ou pourquoi ne l'ont-ils pas brûlé, ou donné aux animaux, à un fleuve?

    Il faudrait qu'il y ait une maison de repos pour les morts, ventilée, propre, avec de la musique et de l'eau courante. Il y en aurait au moins deux ou trois qui, chaque jour, se lèveraient pour vivre.
    (Trad: Colette)


    ¡Qué costumbre tan salvaje esta de enterrar a los muertos!, ¡de matarlos, de aniquilarlos, de borrarlos de la tierra! Es tratarlos alevosamente, es negarles la posibilidad de revivir. 
    Yo siempre estoy esperando a que los muertos se levanten, que rompan el ataúd y digan alegremente: ¿por qué lloras? 
    Por eso me sobrecoge el entierro. Aseguran las tapas de la caja, la introducen, le ponen lajas encima, y luego tierra, tras, tras, tras, paletada tras paletada, terrones, polvo, piedras, apisonando, amacizando, ahí te quedas, de aquí ya no sales.
    Me dan risa, luego, las coronas, las flores, el llanto, los besos derramados. Es una burla: ¿para qué lo enterraron?, ¿por qué no lo dejaron fuera hasta secarse, hasta que nos hablaran sus huesos de su muerte? ¿O por qué no quemarlo, o darlo a los animales, o tirarlos a un río? 
    Había de tener una casa de reposo para los muertos, ventilada, limpia, con música y con agua corriente. Lo menos dos o tres, cada día, se levantarían a vivir.
    Jaime Sabines

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    Curieusement je n'ai trouvé aucune biographie online de ce grand poète mexicain du XXºs. En voici une en anglais: http://francais.agonia.net/index.php/author/0009497/index.html#bio
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  • Poches trouées / Bolsillos rotos

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    La semaine dernière je vous avais parlé du mexicain Fernando del Paso; la
     
     poésie n'est pas sa spécialité, mais voici un court poème bien d'actualité ici:
     
     la déclaration annuelle des revenus doit être rentrée pour le 30 juin...
     
    La semana pasada os hablé del mejicano Fernando del Paso; la poesía no es su
     
     especialidad, pero he aquí un poema corto de mucha actualidad: la 
     
    declaración de la renta...
     
     
     

     

    INDIGENCE

                  Fernando del Paso
     
    J'ai gaspillé l'arc en ciel.
    Les hirondelles que j'avais destinées à divers poèmes
    sont dans le rouge.
    Mon compte de crépuscules est congelé.
    Je dois au fisc trois mille cinq cent papillons.
    (Trad Colette)
     

     

    http://lifestyle.trendencias.com/shopping/bueno-bonito-y-barato-joyas-de-papel
     

    Inopia 

      Fernando del Paso

    He despilfarrado el arcoíris.
    Las golondrinas que tenía destinadas a varios poemas
    están en números rojos.
    Mi cuenta de atardeceres está congelada.
    Le debo al fisco tres mil quinientas mariposas.
    Lien permanent Catégories : culture, musique 0 commentaire