lumière

  • Sourires et images

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    C’était à la frontière avec la Guinée Bissau, tout au sud du Sénégal. Nous sommes restés une semaine dans ce petit village.
     
    Ce n’était pas vraiment un endroit touristique (à part un club Med. dont les clients ne sortent pas ou peu) mais il y a de nombreux résidents européens, retraités, qui y passent la saison sèche. Principalement des français et des belges.
     
    Il y avait le doux Adama, avec son magasin savamment installé sur son vélo. Il était fier Adama car lors de la course cycliste il était“le troisième africain”. “Les français étaient forts” disait-il, moi je pense qu’ils avaient de meilleurs vélos…
     
     
    Il y avait la souriante Mané qui m’a enseigné à préparer un poulet yassa, délicieux. Les cubes de bouillon Jumbo sont omniprésents dans leur cuisine.
     
    Il y avait Moudou qui, à 7h30, passait, bonnet de laine et veste à longues manches. Il faisait 23º. “Vous avez froid Moudou?” “Oui, il fait froid”.
     
    Et tant d’autres qui semblaient si contents qu’on parle avec eux (ils disent que certains européens les ignorent...relents de colonialisme). Les pêcheurs et les ramasseurs de coquillages vides (ils les vendent pour faire du coquillé, un mélange de morceaux de coquillages et de ciment).
     

     

     
    Les plages, immenses, étaient vides d’humains, seuls des chiens puis des vaches. 
     

     

     
     
    Et la poésie me direz-vous? Elle est partout: les sourires et la lumière jaunâtre à l’aube, rosâtre le soir, cet arbre qui semble porter une jupe, des coquillages sur la plage qui semblent être des papillons…
     

     

     
     
    C’était la première fois que je sortais de l’Europe. Ce voyage m’a énormément intéressée, bouleversée aussi.
     
    Dans le prochain billet, un poème et un bois sacré...l’animisme est très présent là-bas.
     
    Lo siento amigos españoles, tuve pereza esta vez de traducirlo al español. Pero tenéis las fotos...
    Lien permanent Catégories : Air du temps, billet 2 commentaires
  • Fiat lux

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    Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

     Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

    En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

     

    There is a crack in everything. That's how light gets in.
     


    Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

  • La voix de la fée / La voz del hada

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    Paul-Gauguin-Fatata-Te-Miti-.jpg

    Pour commencer l’année, deux courts  poèmes de l’ Iranienne Forough Farrokhzad

    Para empezar el año, dos poemas cortos de la iraní Forough Farrokhzad

     

     

    Moi
    Je connais une petite fée triste
    Qui demeure dans un océan
    Et joue son coeur dans un pipeau de bois
    Doucement doucement
    Une petite fée triste
    Qui la nuit venue d'un baiser meurt
    Et à l'aube d'un baiser renaît.

     

    Yo

    Conozco una pequeña hada triste

    Que vive en un océano

    Y toca su corazón en una flauta de madera

    Suavemente suavemente

    Una pequeña hada triste

    Quien, venida la noche, de un beso muere

    Y al alba de un beso resucita. (trad Colette)


    Forough Farrokhzad (poète iranienne 1935-1967)

    `

    Tanha sedast ke mimanad - Il n’y a que la voix qui reste- Sólo queda la voz

     

    La voix, la voix, seulement la voix

    La voix du désir de l’eau de couler

    La voix de l’écoulement de la lumière sur la féminité de la terre

    La voix de la formation d’un embryon de sens...

     

    La voz, la voz, sólo la voz

    La voz del deseo de correr del agua

    La voz del discurso de la luz sobre la feminidad de la tierra

    La voz de un embrión de sentido… (trad. Colette)

    Foroukh Farrokhzâd

     

    Poèmes trouvés sur : http://www.pierdelune.com/farrok3.htm

     Illustration: Gauguin. Fatata te Miti