jorge reyes

  • Un baîllement d'ironie / Un bostezo de ironía

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    Il y a, comme chaque été, des aubes magnifiques et relativement fraîches, seuls moments du jour où il fait bon se balader.
    Que ce soit près de la mer ou à la campagne où je vis, à 6h du matin on y rencontre plus d’animaux que d’humains. Pourtant ces derniers sont souvent déjà au travail, certains ont des horaires flexibles qui leur permettent, c’est bien heureux, de commencer dès l’aube.
     
     

     

     

     

     
     
    La lumière, vous le voyez, est superbe. Une amie qui n’est pas d’ici me le faisait remarquer, l’air semble humide: rien de plus vrai! Tout est mouillé le matin sur cette île. C’est excellent pour les plantes et les arbres, moins pour les humains…
     
     

     

    Mais ne perdons pas nos bonnes habitudes et quittons-nous cette semaine avec un poème.
     
     
    Avec le sourire de l’âme
     
    JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
     
    Lentement
    il s'éveilla
    avec un bâillement d'ironie
    au tic tac d'une montre
    qui s'endormait de vieillesse...
     
    Moi je m'éveille...
    et sa main
    sur mon épaule
    me chante la chanson
    de ce fragile sourire
    de l'âme.
     
    (Trad: Colette)
    NB: En espagnol "se fue despertando", impersonnel, m'a obligée à choisir "il" ou "elle". L'option de "il" est donc tout à fait arbitraire.
     
     
     
    CON SONRISA DEL ALMA
     JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
     
    Se fue
    despertando
    con bostezo de ironía
    al tic tac de un reloj
    que de viejo se dormía…
     
    Despierto yo…
    y su mano
    en mi hombro
    me canta la canción
    de esa frágil sonrisa
    del alma