05/06/2010

Musique, danse et Lorca

pequeña balairina j gonzalez.jpgJ. González

Traduire, un vrai plaisir, une passion chez moi; le goût de la recherche du mot, de l’expression exacte. Subjectif, bien sûr, et extrêmement hasardeux dans le cas de la poésie où je m’aventure rarement, surtout quand il s’agit de Frederico García Lorca. Voici « El paso de siguiriya ».

Ce n’est que grâce à mon complice linguistique, Miguel Angel, que la version suivante a été possible. (Muchas gracias).

Un seul vers ne s’est pas laissé amadouer, « tu dolor de cal y adelfa », référence aux maisons andalouses blanchies à la chaux et souvent fleuries de lauriers roses et blancs.

Ce n’est pas faute d’efforts ni de temps consacré, mais ….

 

El paso de la siguiriya

 

Entre mariposas negras
va una muchacha morena
junto a una blanca serpiente
de niebla.

Tierra de luz,
cielo de tierra.

Va encadenada al temblor
de un ritmo que nunca llega;
tiene el corazón de plata
y un puñal en la diestra.

¿Adónde vas, siguiriya,
con un ritmo sin cabeza?
¿Qué luna recogerá
tu dolor de cal y adelfa?


Tierra de luz,
cielo de tierra.        F. García Lorca

 

 

 

Le pas de la siguiriya

 

Parmi des papillons noirs,

Marche une fillette brune

Avec un blanc serpent

de brume.

 

Terre de lumière,

ciel de terre.

 

Elle marche enchaînée au frisson

d'un rythme jamais advenu ;

elle a un coeur d’ argent

et un poignard dans la main.

 

Où vas-tu, siguiriya,

à ce rythme écervelé ?

Quelle lune recueillera

ta douleur de laurier rose et chaulée?

 

Terre de lumière

           ciel de terre.  F. García Lorca

 

 

Regardez comme c'est moderne.