cuba

  • Quitter l'enfance / Dejar la infancia

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    Hier sur la place du village, ils étaient partout, couraient derrière un ballon ou juste pour le plaisir, le besoin de courir.
    Les enfants sont en vacances.
    S’il existe multitude de poèmes sur l’enfance, voici le premier que je lis sur sa fin.
     
    Ayer en la plaza del pueblo, estaban por todas partes, corrían tras una pelota o por el placer, la necesidad de correr.
    Los niños están de vacaciones.
    Si existen multitud de poemas sobre la infancia, he aquí el primero que leo sobre su fin.

    ÁNGEL RUIZ DEL ÁRBOL (La Habana, Cuba. 1956).
     
     

    Toboggans

     

    Je parcours les rues qui
    jadis étaient des rues.
    Je suis sur les places qui
    avant étaient l'enfance.
    Je descends, degré par degré,
    par des escaliers qui avant
    étaient des toboggans.

    Et à la chute, je me découvre
    seul au milieu de rien.
    Rien qui pour les autres est tout.
    Rien ne reste déjà de cela…
    Et cela, qui était tout,
    Maintenant c’est le rien.
    Et les doutes.
    (Trad: Colette)
     
     
    Escaleras La Habana-Cuba

     

     

     

    ÁNGEL RUIZ DEL ÁRBOL (La Habana, Cuba. 1956).


    Toboganes
    Transcurro en calles que
    Antes eran calles.
    Sucedo en plazas que
    Antes eran infancia.
    Desciendo, peldaño a peldaño,
    Por escaleras que antes
    Eran toboganes.
     
    Y al caer me descubro
    Solo en medio de la nada.
    Nada que para otros es todo.
    Nada queda ya de aquello…
    Y aquello, que era todo,
    Ahora es la nada.
    Y las dudas.

     

  • Le xylophone / El xilófono

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    Jeune poète cubain, un texte insolite...sans majuscules.
    Joven poeta cubana, un texto insólito...sin mayúsculas.

     
    La mère

        ma mère s'attendrit en écoutant le xylophone. selon le dictionnaire: instrument musical de percussion, fait de planchettes de bois. le xylophone, pas ma mère. mais si ma mère le veut elle devient un instrument, elle devient musicale, elle devient percussion, elle arrache une planchette et me donne une raclée qui m'attendrit. il suffit de se le proposer comme le père de Beethoven, qui ne devait pas être si mauvais vu que son fils était si bon. le dada de Beethoven était le piano; celui de son père, l'éducation musicale. un xylophone ressemble à un piano. le xylophone, pas ma mère. mais si ma mère le veut elle devient entièrement piano et elle me laisse tomber sur les doigts le couvercle du clavier pour que je file doux, pour que je ne me remette jamais de l’attendrissement, comme le ferait le père de Beethoven: comme le fait la mère du poète.
     
    Trad: Colette

     

     



    Sergio García Zamora, nació en Cuba en 1986. Né à Cuba. Poeta de la llamada Generación Cero. Poète de la génération appellée Cero
     
     
     
     

     

     
    LA MADRE


        mi madre se enternece oyendo un xilófono. según el diccionario: instrumento musical de percusión, hecho de tablillas de madera. el xilófono, no mi madre. pero si mi madre quiere se vuelve un instrumento, se vuelve musical, se vuelve de percusión, se arranca una tablilla y me da una zurra que me enternece. todo está en proponérselo como el padre de Beethoven, que no debió ser tan malo cuando el hijo fue tan bueno. lo de Beethoven era el piano; lo de su padre, la educación musical. un xilófono parece un piano. el xilófono, no mi madre. pero si mi madre quiere se vuelve toda piano y me deja caer sobre los dedos la tapa del teclado para que ande piano, para que nunca me recupere del enternecimiento, como lo haría el padre de Beethoven. o acaso mejor: como lo hace la madre del poeta.

  • Un rêve qui finit si mal / Un sueño que termina tan mal

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    Leonardo Padura n'a visiblement peur de rien et se lance avec brio dans des styles, des genres si différents, qu'on se demande parfois au fil de la lecture de “L'homme qui aimait les chiens” s'il est bien l'auteur des différents chapitres de ce roman!

     

    LeonardoPadura parece no temer nada y, valiente, se lanza con talento en estilos y géneros tan diferentes que a leer “El hombre que amaba a los perros” uno se pregunta a veces si se trata del mismo autor a lo largo de los diferentes capítulos de la novela!

     

     

     

     





















    L'immense documentation qu'il a réunie ici, le lien qu'il réussit à tisser entre la vie / l'exil de Trotski, l'évolution de son jeune meurtrier Ramón Mercader à Barcelone, la montée de Hitler et la situation à Cuba, font de ce roman une œuvre majeure.

    ...le roman est comme une extraordinaire fresque qui parcourt les idéologies de gauche dans ces années-là*, depuis L’union Soviétique à la guerre civile espagnole et la II Guerre Mondiale, dans une rêve dont il en resta rien, lobotomisé par une gigantesque machinerie de destruction massive et par ses propres querelles internes, combats et désirs de pouvoir. Trotskistes, communistes, marxistes, menchévistes, anarchistes...apparaissent se disputant la terre de l'utopie, incapables de mener à bon port nulle part dans le monde le rêve le plus puissant qu'un homme ait jamais pu imaginer, un rêve qui finit par être un cauchemar terrifiant.”
    *période 1930-1940
    source: http://revistadeletras.net/el-hombre-que-amaba-a-los-perros-de-leonardo-padura/ (trad: Colette)

    La inmensa documentación aquí reunida, el lazo que consigue hilar entre la vida / el exilio de Trotski, la evolución de su joven asesino Ramón Mercader en Barcelona, el ascenso de Hitler, la situación en Cuba, hacen de esta novela una obra mayor.


    La novela resulta ser un extraordinario fresco que recorre las ideologías de izquierda en aquellos años, desde la Unión Soviética  a la Guerra Civil española y la II Guerra Mundial, en un sueño que se quedó en nada, lobotomizado por una gigantesca maquinaria de destrucción masiva y por sus propias e internas inquinas, combates y deseos de poder. Trotskistas, comunistas, marxistas, menchevistas, anarquistas… aparecen disputándose la tierra de la utopía, incapaces de llevar a buen puerto en ninguna parte del mundo el sueño más poderoso que hombre alguno hubiera jamás imaginado, un sueño que acabó siendo una aterradora pesadilla.”
    fuente http://revistadeletras.net/el-hombre-que-amaba-a-los-perros-de-leonardo-padura/

    îles Malgrats, crépuscule
    Crépuscule îles Malgrats, Mallorca. foto Colette




    Il y a également un personnage fort attachant, un écrivain cubain, Yván, qui tente de garder la tête froide, d'observer tranquillement la situation. Le “Je”.
    Padura nous livre de belles pages poétiques comme celle-ci:


    « La densité de l’air était une caresse sur la peau et de la mer étincelante s’élevait à peine un murmure apaisant. On pouvait sentir là combien le monde, certains jours, dans des moments magiques, nous offre la trompeuse impression d’être un lieu accueillant, fait à la mesure des rêves et des plus étranges désirs de l’homme. La mémoire, pénétrée de cette atmosphère détendue, parvenait à s’égarer et à faire oublier les rancœurs et les peines.

     

    Assis sur le sable, le dos appuyé au tronc d’un casuarina, j’allumai une cigarette et fermai les yeux. Dans une heure le soleil se coucherait, mais comme cela devenait habituel dans ma vie, je n’éprouvais aucune impatience et n’avais aucune expectative. Ou plutôt je n’avais presque rien : et presque sans le presque ! Tout ce qui m’intéressait à ce moment-là, c’était le plaisir de voir arriver le crépuscule, ce cadeau de l’instant fabuleux où le soleil s’approche de la mer argentée du golfe et dessine un sillage de feu à sa surface. Au mois de mars, avec la plage déserte, la promesse de cette vision m’apportait une sorte de sérénité, un état proche de l’équilibre qui me réconfortait et me permettait de croire encore à l’existence palpable d’un petit bonheur, fait à la mesure de mes maigres ambitions.”

     

    Leonardo PADURA, L’homme qui aimait les chiens, Cuba, 2009

     

    Traduit de l’Espagnol (Cuba) par René SOLIS et Elena ZAYAS, avec le concours du Centre National du Livre, 671 pages.

    Un roman, long, qui m'a passionnée.

     

    En esta novela, un escritor cubano, Yván, el “Yo” intenta mantener la cabeza fría, de observar tranquilamente la situación.

     

    Padura nos ofrece unas preciosas páginas poéticas como esta:

     

    El aire tenía una densidad que acariciaba la piel, y el mar, refulgente, apenas producía un murmullo adormecedor. Allí se podía sentir como el mundo, en días y momentos mágicos, nos ofrece la engañosa impresión de ser un lugar afable, hecho a la medida de los sueños y los mas extraños anhelos humanos. La memoria, imbuida por aquella atmósfera reposada, conseguía extraviarse y que se olvidaran los rencores y las penas.

     

    Sentado en la arena, con la espalda apoyada en el tronco de una casuarina, encendí un cigarro y cerré los ojos. Faltaba una hora para que cayera el sol, pero, como ya iba siendo habitual en mi vida, yo no tenia prisas ni expectativas. Mas bien casi no tenia nada: y casi sin el casi. Lo único que me interesaba en ese momento era disfrutar del regalo de la llegada del crepúsculo, el instante fabuloso en que el sol se acerca al mar plateado del golfo y le dibuja una estela de fuego sobre la superficie. En el mes de marzo, con la playa prácticamente desierta, la promesa de aquella visión me provocaba cierto sosiego, un estado de cercanía al equilibrio que me reconfortaba y todavía me permitía pensar en la existencia palpable de una pequeña felicidad, hecha a la medida de mis también disminuidas ambiciones.”

    Una novela, larga, que me ha apasionado.
  • Cuba III et / y fin

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    Ce dernier billet sur les Cubains est un pêle-mêle de lectures, musiques, photos, poèmes qui ont croisé mon chemin, dont j'ai retenu le nom, la voix, l'image. Que j'ai beaucoup aimés.
    Esta última página sobre los Cubanos es una mezcla de lecturas, músicas, poemas que han cruzado mi camino y cuyos nombres, voces, imágenes han quedado en mi memoria. Que me han gustado mucho.

                                                                            Foto: José Julián Martí
     
    Parmi les films il y a évidemment “Buena vista social club” 1998, à voir et revoir.
    Dans un tout autre genre, “Fresa y chocolate” 1994. Un film culte et délicat, politique et humain, la relation entre deux hommes sur base du communisme et de l'homosexualité-amitié. Vous pouvez le voir en entier en espagnol avec sous-titres anglais ici.
    Comment ne pas citer le film “Guantanamera”? Ici, une vieille histoire d'amour et le transport d'un cercueil du nord au sud de l'île donnent lieu à une critique, souvent hilarante, du système cubain.
    Pour découvrir des musiques cubaines contemporaines, un film plus récent, 2005, "Habana blues". Excellent aussi. À voir/écouter ici
    Entre las películas hay, claro está, "Buena vista social club” 1998, para ver una y otra vez.
    En un estilo totalmente distinto, “Fresa y chocolate” 1994. Una película culta y delicada, política y humana, la relación entre dos hombres con los temas del comunismo y de la homosexualidad-amistad. Se puede ver entero aquí.
    ¿Cómo no mencionar la peli “Guantanamera”? Aquí, una vieja historia de amor y el trasporte de un ataúd del norte al sur de la isla dan lugar a un crítica a menudo hilarante, del sistema cubano.
    Para descubrir músicas cubanas contemporáneas, una película más reciente, 2005, Habana Blues. Aquí.
    Excelente.
     
    Dans le groupe “Buena vista social club”il y a deux chanteurs qui m'émeuvent particulièrement: Omara Portuondo, la diva du groupe, et Ibrahim Ferrer Planas, un homme timide et talentueux. J'ai choisi, pour la simplicité et l'émotion, ce duo d'une chanson si connue”Quizás, quizás, quizás”. Peut-être, peut-être vous donnera-t-elle, comme à moi, la chair de poule.


    En el grupo “Buena vista social club” hay dos cantantes que me conmueven especialmente: Omara Portuondo, la diva del grupo, e Ibrahim Ferrer Planas, un hombre tímido y talentuoso. Elegí, por la simplicidad y la emoción, este dúo del tan conocido “Quizás, quizás, quizás”. Me pone la carne de gallina.


    J'aimerais vous recommander des romans, mais à part 3 auteurs que je connais bien, ma libraire me l'a confirmé, la diffusion n'est pas trop bonne et puis j'ignore ceux qui sont traduits en français. Mais lisez ce monument qu'est “Le siècle des lumières” d'Alejo Carpentier. Roman historique passionnant, la Révolution française, les Caraïbes. Il existe en livre de poche et en voici déjà un court passage.
     
     






















    Me gustaría recomendaros unas novelas. La difusión no es muy buena me dice la librera, así que solo os animo a leer “El siglo de las luces” de Alejo Carpentier, una novela histórica apasionante, la Revolución Francesa, el Caribe.


      Terminons avec un poème érotique de Zoé Valdés. Elle, vous la connaissez, non? Elle vit à Paris, ses romans sont traduits.
      Acabemos con un poema erótico de Zoé Valdés. ¿La conocéis, verdad? Vive en Paris.
     
    GRANDIT

    Grandit le rêve
    tu t'es transformé en arbre
    des branches coule du miel.
    Grandit le silence
    le poème est la nuit
    qui t'offre un portail.
    Grandit la pluie
    je me mouille à peine
    dans ton corps.
    Grandit la lumière
    tu es son reflet
    sur ma robe.
    Grandit la respiration
    et nous voltigeons nus
    dans l'ombre.
    (Trad: Colette)
     

    CRECE

    Crece el sueño
    te has convertido en árbol
    de las ramas gotea miel.
    Crece el silencio
    el poema es la noche
    que te brinda un portal.
    Crece la lluvia
    apenas me mojo
    dentro de tu cuerpo.
    Crece la luz
    tú eres su reflejo
    sobre mi vestido.
    Crece la respiración
    y nos volteamos desnudos
    en la sombra.

  • À Cuba II / En Cuba II

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    Alma música

    Yo soy borracho. Me seduce el vino

    luminoso y azul de la Quimera

    que pone una explosión de Primavera

    sobre mi corazón y mi destino.

    Tengo el alma hecha ritmo y armonía;

    todo en mi ser es música y es canto,

    desde el réquiem tristísimo de llanto

    hasta el trino triunfal de la alegría. (…)

     

    Âme musique


    Je suis un saoulard. Me séduit le vin

    lumineux et bleu de la Chimère

     qui dépose une explosion de Printemps

     sur mon coeur et mon destin.

     J'ai l'âme faite de rythme et d'harmonie;

     tout en mon être est musique et chant,

     depuis le réquiem tristissime de pleurs

     au trille triomphal de la joie. (…)

    (Trad: Colette)

     

     

     

     

    Les poèmes d'aujourdui sont de Nicolas Guillén, un cubain très attachant

    (1902-1989) connu surtout pour avoir introduit en poésie la coexistence de

    noirs et blancs, africains et espagnols, et des mulâtres. “Quelle joie d'être

    ainsi deux histoires dans un conte“. Pour cette raison on parle de poésie

    noire à son propos. Il fut un ambassadeur culturel, révolutionnaire et

    enthousiaste. Un article fort intéressant sur lui et sa poésie ici.

     

    Los poemas de hoy son de Nicolás Guillen, un cubano muy entrañable (1902-1989)

    conocido por haber introducido en la poesía la coexistencia de negros y blancos,

    africanos y españoles, y de mulatos.”¡Qué alegría ser así dos historias en un

    cuento!”. Por esa razón se habla de poesía negra cuando se le nombra. Fue un

    embajador cultural, revolucionario y entusiasta.



    Un son para niños antillanos /...pour enfants
     
    antillais
     
     

     


    Por el Mar de las Antillas
    anda un barco de papel:
    Anda y anda el barco barco,
    sin timonel.

    De La Habana a Portobelo,       
    de Jamaica a Trinidad,
    anda y anda el barco barco
    sin capitán.

    Una negra va en la popa,
    va en la proa un español:
    Anda y anda el barco barco,
    con ellos dos.

    Pasan islas, islas, islas,
    muchas islas, siempre más;
    anda y anda el barco barco,
    sin descansar.

    Un cañón de chocolate
    contra el barco disparó,
    y un cañón de azúcar, zúcar,
    le contestó.

    ¡Ay, mi barco marinero,
    con su casco de papel!
    ¡Ay, mi barco negro y blanco
    sin timonel!

    Allá va la negra negra,
    junto junto al español;
    anda y anda el barco barco
    con ellos dos. 

     
     
     
    Dans la mer des Antilles
    vogue un bateau en papier:
    Vogue et vogue le bateau bateau
    sans timonier.
     
    De La Havane à Portobello
    de la Jamaïque à Trinidad,
    vogue et vogue le bateau bateau
    sans capitaine.
     
    Une noire va en poupe
    à la proue un espagnol:
    vogue et vogue le bateau bateau
    avec eux deux.
     
    Passent les îles, îles,
    beaucoup d'îles, toujours plus;
    vogue et vogue le bateau bateau
    sans repos.
     
    Un canon en chocolat,
    contre le bateau tira,
    et un canon en sucre, sucre,
    lui répondit.
     
    Ah, mon bateau marinier,
    avec sa coquille de papier!
    Ah, mon bateau noir et blanc
    sans timonier.!
     
    Par là va la noire noire
    avec avec l'espagnol;
    vogue et vogue le bateau bateau
    avec eux deux.

    (Trad: Colette)
     
     

     

    Le groupe Orishas est formé de cubains résidant à Paris. Musique hip hop, je ne recule devant rien; cette chanson "Mujer" mélange de force et de douceur et, ce qui ne gâche rien, ils ne sont pas mal du tout, isnt'it?
    El grupo Orishas es compuesto de cubanos residentes en París. Música hip hop, no me privo de nada; esta canción "Mujer" una mezcla de fuerza y dulzura, y, ¿no están nada mal, verdad?

     

     

  • Quelques semaines à Cuba / Unas semanas en Cuba

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    L'annonce n'a pas fait la Une des journaux mais n'en est pas moins d'une grande importance pour les Cubains: à partir du 14 janvier 2013 le permis de sortie de l'île, connu aussi comme “la carte blanche”, disparaîtra (avec quelques restrictions pour certains groupes non précisés).
    Cuba, une longue histoire de colonisations, d'esclavagisme, de corruption et prostitution, de révolutions et de blocus... Mais aussi de musiques et couleurs, d'exils et de poèmes, d'artistes de tout genre. À découvrir pour beaucoup.
    Je vous propose quelques billets variés, et pour commencer mettons-nous dans l'ambiance, música maestro!
     
    La noticia no ha hecho la portada de los periódicos pero no por eso no tiene una gran importancia para los cubanos: a partir del 14 de enero 2013 el permiso para salir de la isla,“la carta blanca”, desaparecerá (con algunas restricciones para ciertos grupos sin determinar).
    Cuba es una larga historia de colonizaciones, de esclavitud,de corrupción y de prostitución, de revoluciones y de bloqueo... También de música y de colores, de exilios y de poemas, de artistas diversos. Para muchos será un descubrimiento.
    Os propongo algunos escritos variados, y para comenzar ambientémonos, ¡música maestro!



    Quelques cartes postales des années 1900-1950
    Algunas postales antiguas.
     
     
     
     
     
     
     
    Terminons aujourd’hui avec un poème de Lourdes Casal.
    Terminemos por hoy con un poema de Lourdes Casal.
     
     
    Columbia. Sorbona. (primavera 1968)
     
     
    Soyons superbes,
    insolents
    maintenant!

    Soyons impatients
    intransigeants,
    intolérants,
    maintenant!

    En ces jours
    où nous pouvons encore
    nous lancer vers le futur
    sans pesants lests aux chevilles,
    sans ventres trop arrondis,
    ou patine dorée sur les cils,
    car seul celui qui ne respecte pas la réalité
    peut la changer.

    La réalité est comme une vieille prostituée,
    qu'il faut connaître et payer à son prix
    pour l'avoir pour ce qu'elle est,
    et l'écarter quand arrive le moment,
    ou la reconstruire et en faire une princesse en imagination
    et peut-être, miracle!, en faire une vraie princesse.

    Voici le moment d'être audacieux.
    Après un certain âge,
    tout devient pornographique.
    (Trad: Colette)
     
    Seamos soberbios,
    insolentes
    ¡ahora!
     
     
    Seamos impacientes
    intransigentes,
    intolerantes,
    ¡ahora!
     
     
    En estos días
    en que aun podemos
    lanzarnos hacia el futuro
    sin pesados lastres en los tobillos
    sin vientres demasiado abombados,
    o la pátina de oro sobre las pestañas,
    pues sólo el que no respeta la realidad
    puede cambiarla.
     
    La realidad es como un vieja prostituta,
    a la hay que conocer y pagar su precio
    pero tenerla por lo que es,
    y desecharla cuando llegue el momento,
    o reconstruirla y hacerla princesa con la imaginación
    y hasta quizás ¡milagro!, hacerla princesa de veras.
     
    Este es el tiempo de ser osados.
    Después de cierta edad,
    todo se vuelve pornográfico.
     
    Postcards: