13/07/2010

Bleu /Azul

En ce début de juillet me poursuit la couleur bleue. Normal penserez-vous en Méditerranée, le ciel, la mer. Mais non, le ciel est laiteux de chaleur et je vis à la campagne.

Bleu mauve d’un bracelet reçu, bleu étrange d’une salade dégustée, bleu clair du plumbago devant ma porte, bleu soutenu du volubilis qui couvre la clôture de ma voisine, bleu sombre d’une chemise légère offerte par ma fille, cascade de bleus de la clématite,…tout est bleu je vous dis, couleur du rêve, de la sagesse, de la sérénité.

Mais vous, rêvez-vous d’un espace, d’un instant bleu ?

En este principio de julio me persigue el color azul. Pensareis que es lo normal viviendo en el Mediterráneo, el cielo, el mar. Pues no; el cielo es lechoso, cocido de calor y yo vivo en el campo.

Azul morado de una pulsera recibida, azul raro de una ensalada degustada, azul claro del plumbago delante de mi casa, azul constante del volúbilis que cubre la valla de mi vecina, azul oscuro de una camisa ligera regalo de mi hija, cascada de azules de la clemátide,… todo es azul os digo, color del sueño, de la cordura, de la serenidad.

Pero vosotros, ¿soñáis de un espacio, de un instante azul?

 

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Bleu de toi de Eduardo Carranza

 

Penser à toi est bleu, comme musarder

dans un bois doré à midi :

naissent des jardins dans mon parler

et dans tes rêves je marche avec mes nuages.

 

Nous unit et nous sépare un air mou,

une distance de mélancolie ;

je lève les bras de ma poésie,

bleu de toi, blessé et haletant.

 

C’est comme un horizon de violons

ou une tiède souffrance de jasmins

penser à toi, de bleu tempérament.

 

Le monde devient cristallin,

et je te regarde, dans ma lampe de verre*,

bleu dimanche de ma pensée.

 

(Trad. Colo. « lámpara de trino » est peut-être une expression ou réalité colombienne, je n’ai pas réussi à le savoir. Une suggestion ?)

 

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Azul De Ti de Eduardo Carranza

 

Pensar en ti es azul, como ir vagando
por un bosque dorado al mediodía:
nacen jardines en el habla mía
y con mis nubes por tus sueños ando.

 

Nos une y nos separa un aire blando,
una distancia de melancolía;
yo alzo los brazos de mi poesía,
azul de ti, dolido y esperando.

 

 Es como un horizonte de violines
o un tibio sufrimiento de jazmines
pensar en ti, de azul temperamento.

 

El mundo se me vuelve cristalino,
y te miro, entre lámpara de trino,
azul domingo de mi pensamiento.