épitaphe

  • Soif / Sed

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    Septembre fut un mois d'excursions; la chaleur avait diminué.
    Septiembre fue un mes de excursiones; había disminuido el calor.
     
    L'une d'elles nous emmena dans le centre de l'île appelé Es Pla. Ce plat est décoré par-ci par-là de hautes collines (ou petites montagnes). Et devinez qui a édifié sa demeure en haut, jouissant d'une vue fabuleuse, d'un calme inégalable? Des moines, bien sûr.
    Una de ellas nos llevó al centro de la isla llamado Es Pla. Esa llanura está decorada aquí y allá de altas colinas (o pequeñas montañas). Y adivinad ¿quién edificó allí su morada, gozando de una vista fabulosa, de una quietud incomparable? Unos monjes, claro.
     
     

    C'est du haut de l'une d'elles, dont je vous parlerai dans le prochain billet, que j'ai pris cette photo panoramique; là aussi que j'ai pensé à ce poème...tout était si sec.
     
    Desde lo alto de una de ellas, os hablaré de ella en la próxima entrada,  saqué esta foto panorámica; allí también pensé en este poema...todo estaba tan seco.
     
     

     

     
    Épitaphe
     
    Un oiseau vivait en moi.
    Une fleur voyageait dans mon sang.
    Mon cœur était un violon.
    J'aimai et n'aimai pas. Mais parfois
    on m'aima. Moi aussi me
    réjouissaient: le printemps,
    les mains jointes, l'heureux.
    Je dis que l'homme doit l'être!
    Ci-gît un oiseau.
    Une fleur.
    Un violon.
     
    (Trad: Colette)
     
    Epitafio
    J. Gelman
     
    Un pájaro vivía en mí.
    Una flor viajaba en mi sangre.
    Mi corazón era un violín.
    Quise o no quise. Pero a veces
    me quisieron. También a mí
    me alegraban: la primavera,
    las manos juntas, lo feliz.
    ¡Digo que el hombre debe serlo!
    Aquí yace un pájaro.
    Una flor.
    Un violín.