17/06/2017

Un aperçu de mes vacances / Una idea de mis vacaciones

peinture-impressionnisme-Emile_Claus_-_Picknick.jpg

Émile Claus, pique-nique                                                                                Photo Colette                                     


Il y faisait frais, les amis n'ont pas manqué!
Hacía fresquito, ¡los amigos no faltaron!

Balades, visites, frère et sœur, et des fougères superbes, énormes.
Paseos, visitas, hermanos, y unos helechos impresionantes.

 

Jacob Smith                    
 
 
 



 Et puis un jour ce ciel lumineux mais recouvert d'un fin drap gris et blanc.
Y un día este cielo luminoso pero cubierto de una sábana fina gris y blanca.

25/03/2017

Un salut amical à l'ami Georges

Sur l’autoroute, de retour vers l’Espagne, une indication nous a fait faire un petit détour: Sète.
Nous rêvions depuis si longtemps d’aller saluer le vieil ami Georges enterré “Sur la plage” selon la chanson, dans un cimetière “plus marin que le tien” qu'il disait à Paul Valéry.
 
Brassens a grandement influencé toute une génération d’auteurs-interprètes espagnols en exil, vous connaissez sans doute Joan Manuel Serrat ou Paco Ibañez qui a traduit et interprété tant de chansons de lui, en voici une.
 
 
 
 
La mauvaise réputation” a été chantée par, que je sache, au moins une dizaine de chanteurs et groupes espagnols, sur tous les tons. Mais saviez-vous que Brassens lui-même l’avait chantée en espagnol?
 
 
 
 
 
Pas mal, non?
 
Il y en a une autre, “La cane de Jeanne”, La Pata de Juana,  fort amusante chantée lui.
 

01/03/2017

D'autres cieux / Otros cielos

Foto Colette, 27 de febreo 2017


 
Autre ciel  Mario Benedetti
 
Il n'existe pas d'éponge pour laver le ciel
mais même si tu pouvais le savonner
et ensuite lui jeter des seaux et des seaux de mer
et le tendre au soleil pour qu'il sèche
il manquerait toujours l'oiseau en silence
(Trad: Colette)
 
 

Otro cielo  Mario Benedetti

No existe esponja para lavar el cielo
pero aunque pudieras enjabonarlo
y luego echarle baldes y baldes de mar
y colgarlo al sol para que se seque
siempre faltaría el pájaro en silencio
 
                                                        


                                                                --------------
Ces vers pour vous dire aussi que ce blog prend une pause-vacances: je m'en vais vers des cieux aussi gris, je crois, mais remplis de voix, de sourires chaleureux...
 
 
Source photo
 
 
 
Estos versos para deciros que este blog coge una pausa, me voy hacia unos cielos también grises, creo, pero hacia voces y sonrisas calurosas... 

19/02/2017

Le mur du doute / El muro de la duda

Le doute est un des noms de l’intelligence.
 
La duda es uno de los nombres de la inteligencia.
 
Jorge Luis Borges
 

Oui, pourtant je me doute qu'il y a certains doutes dont vous vous passeriez bien vous aussi...

 
 DOUTE
 
Combien d'insomnies me faut-il pour
abattre le mur du doute?
Combien d'ombres? Combien de luttes?
Il faut que je sache aujourd'hui -avant ton éveil-
si c'est le matin qui éclaire,
ou si c'est toi qui éclaires le matin.

(Trad Colette)

DUDA
 
¿Cuantos insomnios me hacen falta para
derrumbar el muro de la duda?
¿Cuántas sombras? ¿Cuántas luchas?
Hoy tengo que saber -antes que despiertes-
si la mañana es la que alumbra,
o si eres tú la que alumbra la mañana.

28/01/2017

Un enfant en août / Un niño en agosto

Le billet précédent terminait sur ces vers de José Carlos Llop:

Le temps est un
et il n'y a pas de paradis perdus,
seuls des regards
qui ont perdu leur éclat.”
 
Solstice se lit sans hâte, il n’y a aucune intrigue. Si les souvenirs d’enfance de l’auteur se situent à Majorque, sur la côte nord-est, il n’est pas besoin d’être d’ici pour se sentir bien dans ce récit. De fait il pourrait avoir été écrit dans n’importe quel pays ou île méditerranéens.
 
 

 

 
Vous ne trouverez aucune nostalgie ni réflexion sur la situation politique du moment (dernière époque de la dictature de Franco), car l’auteur a décidé, et c’est vraiment réussi, de ne nous raconter que ce que lui, très jeune garçon, voyait.
L’auteur rejette l’idée qu’il s’agisse d’une œuvre de stricte mémoire “car je ne suis même pas la piste d’une forme de littérature autobiographique: l’enfant n’est pas l’axe du récit, il est le regard sur le paysage du récit; ceci arrive car le narrateur n’a pas encore de voix littéraire, il ne fait que regarder”.
Il s’agit d’un regard inaugural, qui découvre les chose pour la première fois et, confesse-t-il, c’est le début “de quelques chose de très important dans la naissance d’un écrivain, apprendre à les nommer, qui est l’équivalent de les posséder.””*
 
Chaque mois d’août une Simca couleur cerise venait chercher la famille du lieutenant colonel Llop pour l’amener à Betlem (Bethléem en majorquin), à 85km de Palma: un vrai voyage! Et arriver à une zone militaire protégée où la famille s’installait dans une maison rustique au confort spartiate.
Le paysage aux alentours, sec, aride, était comme un désert africain dit-il. 
 
Ce mois d’août est pour le gamin comme un séjour au paradis. La vie y est ordonnée, rituelle; comme le bain de mer avant le déjeuner où, sur le chemin du retour, sa mère lui versait de l’eau fraîche sur la tête pour lui éviter l’insolation. Son père, homme autoritaire dont il fait un très beau portrait, a une façon particulière de marcher avec sa cane, en mouvements décomposés, qui le fascine.
 
Le plaisir de ce roman se trouve dans de simples histoires d’odeurs, d’arbustes, de lumières, d’un mulet fou, de poissons pêchés à l’aube avec son frère, d’oiseaux qu’il observe, de jeux de société, d’une mère délicate, d’un monde fait uniquement de sa famille, des quelques soldats qui y vivent...
 
 
La entrada anterior terminaba con estos versos de José Carlos Llop:
 
El tiempo es uno
y no hay paraísos perdidos,
sólo miradas
que han perdido el brillo.”
 
Solstice se lee sin prisa, no hay ninguna intriga. Si los recuerdos de infancia del autor se sitúan en Mallorca, en la costa noreste, no hace falta ser de aquí para encontrarse bien en este relato. De hecho podría haber sido escrito en cualquier país o isla del Mediterráneo.
No encontraréis ninguna nostalgia ni reflexión sobre la situación política del momento (última etapa dela dictadura de Franco), ya que el autor ha decidido, con gran acierto, contarnos solo lo que él, un jovencito, veía. 
 
 
 
Rechaza el autor que se trate de una obra estrictamente memorística, "pues ni siquiera voy de la mano de una forma de literatura autobiográfica: el niño no es el eje del relato, sino que es la mirada sobre el paisaje del relato, y eso sucede porque el narrador no tiene aún voz literaria, sólo mira".
Se trata de una mirada inaugural, que descubre las cosas por vez primera y, confiesa, es el inicio "de algo muy importante en el origen del escritor, que es aprender a nombrarlas, el equivalente a poseerlas".*
 
Cada mes de agosto un Simca color cereza venía a buscar la familia del teniente coronel Llop para llevarla a Betlem a unos 85 km de Palma, un verdadero viaje! Y llegar a una zona militar protegida donde la familia se instalaba en una casa rústica de confort espartano. El paisaje alrededor, árido y seco, era como el desierto africano, dice.
Ese mes de agosto es para el chico como una estancia en el paraíso. La vida es ordenada, ritual; como el baño de mar antes de comer donde, en el camino de vuelta, su madre le echaba agua fresca en la cabeza para evitarle una insolación. Su padre, un hombre autoritario del cual hace un bonito retrato, tiene una forma particular de mover su bastón al andar, en movimientos descompuestos, que le fascina.
El placer de esta novela se encuentra en simples historias de olores, de arbustos, de luces, de un burro loco, de peces pescados al alba con su hermano, de pájaros que observa, de juegos, de una madre atenta y delicada, de un mundo hecho de su sola familia, de unos pocos soldados y del calor.
 

21/01/2017

L'éclat des regards / El brillo de las miradas

Comme annoncé,  José Carlos Llop . Cet écrivain et poète Majorquin contemporain dont des amies françaises et belges m’ont parlé! Je devrais sans doute passer plus de temps dans les librairies de Palma...
J’ai lu “Le rapport Stein” en Français car il n’est plus édité en espagnol. Puis on m’a offert “Solstice” (en français aussi) et, enchantée, j’ai acheté un livre de ses poèmes intitulé “La Dádiva”. (L’offrande). J’ignore s’ils sont traduits en français, mais je me suis lancée à en traduire un.
Loin d’être choisi au hasard, il introduit parfaitement les thèmes de ce bijou qu’est le roman Solstice dont nous parlerons prochainement.

Cómo anunciado, José Carlos Llop. Este escritor y poeta Mallorquín contemporáneo del cual amigas francesas y belgas me hablaron! Debería sin duda pasar más tiempo en las librerías de Palma…
Leí “El informe Stein” en francés pues está descatalogado en español. Luego me regalaron “Solsticio” (también en francés) y, encantada, compré uno de sus libros de poesía”La Dádiva”. Ignoro si los poemas están traducidos al francés, pero me lancé y traduje uno.
Lejos de ser elegido al azar, introduce perfectamente los temas de esa joya que es la novela Solsticio de la cual os hablaré muy pronto.
 
Lalique, femme libellule
 
 
 
 
 
Carte postale cubiste
 
L'odeur des algues est un baume
amené d'Alexandrie
par un navire romain
vu de moi seul. Une libellule
est un Lalique et un crabe qui avance,
l'ombre que trace la douleur
dans la vie des hommes.
C'est dans ces eaux que se mirèrent les dieux
comme dans les thermes de l'Olympe.
 
Les chèvres surveillent
le passage des bateaux, l'argent de l'horizon
là où finit le monde.
Les pins sont des émeraudes
dans la mine bleue de l'air.
Le temps est un
et il n'y a pas de paradis perdus,
seuls des regards
qui ont perdu leur éclat.
 
(traduction Colette)

 

 
 
Postal cubista
 
El olor de las algas es un bálsamo
traído de Alejandría
por una nave romana
que sólo yo veo. Una libélula
es un Lalique y un cangrejo que avanza,
la sombra que el dolor traza
en la vida de los hombres.
En estas aguas se miraron los dioses
como en las termas del Olimpo.
 
Las cabras vigilan
el paso de los buques, la plata del horizonte
donde el mundo se acaba.
Los pinos son esmeraldas
en la mina azul del aire.
El tiempo es uno
y no hay paraísos perdidos,
sólo miradas
que han perdido el brillo.
 
La Dádiva, p.40. Colección Calle Del Aire Sevilla Renacimiento.

17/12/2016

Lumière pâle / Luz pálida

Une balade sur la plage en presqu'hiver. Les plis et replis du sable reçoivent la visite de vaguelettes presque insonores.
 
Un paseo por la playa en casi-invierno. Los pliegues y repliegues de la arena reciben la visita de diminutas olas casi insonoras.





Tout est calme, la lumière pâle permet de distinguer la moindre algue, le plus petit morceau de coquillage. 


Todo está tranquilo, la luz pálida permite distinguir la mínima alga, el más pequeño trozo de concha. 

Fascinée par les sillons si réguliers, je passe de longs moments à flâner.
 
Facinada por los surcos tan regulares, paso un buen rato vagando. 
 
 
Puis rencontre avec ces rochers, mi-enfouis, couverts de mousse. 
Nids de crabes? Yeux de la plage?
 
Luego me encuentro con esas rocas, semi sepultadas, cubiertas de musgo.
 ¿Nidos de cangrejos? ¿Ojos de la playa?
 
Sur ces notes paisibles et agréables, je vous laisse jusqu'après Noël.
Con estas notas apacibles y agradables, os dejo hasta después de Navidad.
 

19/11/2016

Fiat lux

Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

 Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

 

There is a crack in everything. That's how light gets in.
 


Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

06/11/2016

Ce que j'ai vu / Lo que he visto

Je connais tous les contes
 
León Felipe
 
Je ne sais pas beaucoup de choses, c'est vrai.
Je ne dis que ce que j'ai vu.
Et j'ai vu:
que le berceau de l'homme se berce avec des contes,
que les cris d'angoisse de l'homme se noient avec des contes,
que le pleur de l'homme se colmate avec des contes,
que les os de l'homme s'enterrent avec des contes,
et que la peur de l'homme...
a inventé tous les contes.
Je ne sais pas beaucoup de choses, c'est vrai,
mais on m'a endormi avec tous les contes...
et je connais tous les contes.
 (Trad: Colette)
 
Leonora Carrington, peintre surréaliste anglo-mexicaine 1917-2011
 
Sé todos los cuentos
León Felipe
 
Yo no sé muchas cosas, es verdad.
Digo tan sólo lo que he visto.
Y he visto:
que la cuna del hombre la mecen con cuentos,
que los gritos de angustia del hombre los ahogan con cuentos,
que el llanto del hombre lo taponan con cuentos,
que los huesos del hombre los entierran con cuentos,
y que el miedo del hombre...
ha inventado todos los cuentos.
Yo no sé muchas cosas, es verdad,
pero me han dormido con todos los cuentos...
y sé todos los cuentos.

23/10/2016

Sur le tableau / Sobre le cuadro



Cette semaine j'aimerais vous consulter .
Voilà que dans le petit musée du monastère de Cura  j'ai été extrêmement surprise en voyant ce tableau-sculpture de la Crucifixion de Jésus.
Ma tête a échafaudé des tas d'hypothèses, certaines vraiment saugrenues; aucune explication n'était donnée sur place.
Ce genre artistique vous est-il familier?

 

 

 


Esta semana me gustaría consultaros.

Verán; en el pequeño museo del monasterio de Cura estuve extremadamente sorprendida al ver este cuadro-esculptura de la Crucifixión de Jesús.
Mi cabeza elaboró varias hipótesis, algunas realmente descabelladas.
¿Os es familiar ese tipo de arte?

03/09/2016

Repasser / Planchar

Ce dimanche je reçois ce message d'une amie: “Je termine mon repassage sur la terrasse, j'ai failli m'envoler!”
Moi aussi j'avais prévu de repasser, après ma sieste, mais dans la salle de bains, l'endroit le plus frais de la maison. En écoutant la radio.
Certain(e)s regardent la TV, d'autres mettent de la musique en réalisant cette tâche domestique, parfois longue, toujours précise.
Le soir, en parcourant des blogs, je suis tombée sur ce poème amusant que je vous ai traduit.
 

 

Picasso

 

 
 
Este domingo recibo este mensaje de una amiga: “Termino de planchar en la terraza, ¡estuve a punto de coger el vuelo!”
Yo también había previsto planchar, después de la siesta, pero en el cuarto de baño, el sitio más fresco de la casa. Escuchando la radio.
Unos (unas) miran la TV, otros (otras) ponen música al realizar esa tarea doméstica, a veces larga, siempre precisa.
Por la noche encontré este poema divertido en un blog.

 

 
Poésie domestique
 
Par quel obscur caprice du destin
par quelle facétie perverse du hasard
par quelle conspiration cruelle et insoupçonnable
par quel dessein d'un sombre pouvoir...
 
Si je m'y efforce
et m'organise, et me programme
et fais tout mon possible,
épuise la vitesse...
 
Mais si le divin et le terrestre
complotent
et bien que j'aie écrit ceci un lundi
je continue à me demander pourquoi
je finis toujours par repasser les dimanches!
 
 
Trad: Colette
 
 
Poesía doméstica
Por qué oscuro capricho del destino
por qué broma perversa de la suerte
por cuál conjuro cruel e insospechado
por cuál designio de algún poder siniestro

Si yo lo intento
y me organizo, y me programo
y hago hasta más de lo posible
apuro prisas

Pero si lo divino y terrenal
se confabulan
y aún cuando esto lo haya escrito un lunes
sigo preguntándome por qué
siempre termino planchando los domingos!
 
 

20/08/2016

Tout en couleurs / En colores

 

Foto Colette


 

Le dernier jour des fêtes de mon village, Puigpunyent, a lieu depuis des années une bataille d'eau. C'est follement amusant.
La rareté de ce liquide précieux sur l'île (bon, pour les touristes il y a tout ce qu'il faut!), a transformé cette année l'eau en poudres de couleurs, une copie de la fête hindoue du printemps, Holi. Et ce fut tout aussi amusant pour les enfants...
 
El último día de fiestas en mi pueblo, Puigpunyent, tiene lugar desde hace años una batalla de agua. Es divertidísimo.
La escasez de ese precioso líquido en la isla (bueno, no les falta nada a los turistas) ha trasformado este año el agua en polvos de colores, una copia de la fiesta hindú de la primavera, Holi.
Fue la mar de divertido para los niños...
 






 








PLaza de Son Bru, Puigpunyent,  Holi, la fiesta de colores. Fotos Colette
 


...les ados, les jeunes parents...
 ... los adolescentes, jóvenes padres...

 


Fotos Colette

 

 


...les chiens. Tiens, ont-ils trouvé ça rigolo?
... y los perros. Anda, ¿a ellos les pareció divertido? 
 


 



 
Puigpunyent, fiestas 2016

 

 

 

 

12/08/2016

Rafel Joan à/en Canyamel

Loin est si relatif...Il suffit d'une heure et demie de voiture pour traverser toute l'île.

Lejos es tan relativo...Basta con hora y media de coche para cruzar toda la isla.

Cette imposante tour carrée datant du XIIIº siècle, située près d'Artà (côte est), est donc loin pour un habitant de Palma.

Esta imponente torre cuadrada del siglo XIII, situada cerca de Artà (costa este), queda lejos, pues, para un habitante de Palma.

 
 
 

 

 
 

De style gothique et en parfait état (restaurée) elle ne m'intéressait pas spécialement à priori mais un peintre d'ici, Rafel Joan y exposait quelques unes de ses toiles et je tenais à m'y rendre.

 

De estilo gótico y en perfecto estado (restaurada) no me interesaba especialmente, a priori, pero un pintor de aquí, Rafel Joan, exponía unos cuadros y quería verlos.

 
 
 

Plantée en pleine campagne, mais près de la mer, cette tour servait, comme toutes celles qui longent les côtes de Majorque, à surveiller et prévenir de l'arrivée de corsaires. Mais celle-ci servait aussi de refuge pour les habitants. Une fois à l'intérieur, je n'ai eu aucun mal à imaginer des familles entières, terrorisées, passant là parfois des jours et des nuits enfermés jusqu'à ce que tout danger soit éloigné. Deux amples étages, des murs épais. Puis le troisième étage était celui des défenseurs. Une large vue sur la mer, les collines et la plaine, des créneaux.

 

 

Situada en medio del campo, pero cerca del mar, esa torre, al igual que todas las que bordean las costas de Mallorca, servían para vigilar y avisar de la llegada de corsarios. Pero esta servía también de cobijo para los habitantes. Una vez dentro, no tuve ninguna dificultad para imaginar a familias enteras, aterrorizadas, pasando allí a veces días y noches enteros hasta que el peligro se alejara. Dos pisos amplios, paredes espesas. El tercer piso era el de los defensores. Desde las almenas una vista sin obstáculos sobre el mar, las colinas y la llanura.

 
 
Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel
 
 

Les toiles de Rafel Joan exposées au rez-de-chaussée semblent avoir été peintes pour ce lieu précis tant elles s’intègrent dans les murs et représentent le paysage aux alentours. La présentation est parfaite, la lumière douce. Ma fille et moi y étions seules: silence et beauté.

Los cuadros de Rafel Joan expuestos en la planta baja parecen haber sido pintados para este lugar por lo bien que se integran en las paredes y representan el paisaje alrededor. La presentación es perfecta, la luz suave.

Estábamos solas allí mi hija y yo: silencio y belleza.

 
 
Expo Torre Canyamel, Rafel Joan

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

1º piso Torre Canyamel
 

Un petit escalier en colimaçon et nous voilà au premier. Ici c'est la mer qu'on aperçoit par les fenêtres et le fond de la mer et ses poissons qui est présent sur les toiles. Certaines sont lumineuses, d'autres me plaisent moins.

 

Una escalerilla de caracol y llegamos al primer piso. Aquí es el mar el que se entreve por las ventanas y el fondo del mar con sus peces lo que está representado en los cuadros. Algunas pinturas son luminosas, otras me gustan menos.

 
 

Au fond de la pièce un joli escalier en bois, ajouté à posteriori, nous mène au haut de la tour. Là, l'art c'est la nature qui entoure la tour, et on aperçoit une autre tour. Elles communiquaient à l'aide de signaux de fumée; on dit que la tour de Canyamel ne fut jamais prise par l'Ennemi.

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.


 

 

Almenas / Créneaux

 

 

 

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.
 
 

24/07/2016

Sautes d'humeur / Cambios de humor

 

La chaleur, la forte chaleur rend souvent les gens irritables, je le constate tous les étés. Et v'lan on klaxonne, on claque une porte, on invective...
 

aristore,beethoven,billet,chaleur,cioran,colèreMerci Grindesel!

Fascination et peur : deux sentiments que j’éprouve en présence de la colère d’autrui. La transformation physique subite d’une personne est souvent impressionnante. « Rouge de colère » Mais aussi, dans certains cas, les sourcils, cheveux se dressent, la bouche se distord, les bras volent en tous sens….une vraie sainte colère non contenue.
C’est effrayant et drôle à la fois.
 
 
El calor, el calor fuerte a menudo vuelve irritable a la gente, lo constato cada verano. Y pito, golpeo la puerta, injurio...
 
Fascinación y miedo: dos sentimientos que siento frente a la cólera ajena. La transformación física y súbita de una persona es, muchas veces, sobrecogedora. “Rojo de cólera”. Pero también, en algunos casos, las cejas, los pelos se levantan, la boca se distorsiona, los brazos vuelan en todas direcciones….una verdadera santa cólera no contenida.
Asusta y da risa a la vez.
 
La colère Charles Le Brun 1670
 
La colère peut aussi être canalisée. Je pense à Beethoven qui, selon Cioran, « a vicié la musique : il y a introduit les sautes d’humeur, il y a laissé entrer la colère ». Réécouter certaines de ses symphonies avec cette idée en tête donne, je trouve, un sens nouveau à certains mouvements forts. Et à voir ses portraits je l’imagine si bien en colère!
 
 
La cólera puede también ser canalizada. Pienso en Beethoven que, según Cioran, “ha viciado la música: ha introducido saltos de humor, ha dejado entrar la cólera”. Volver a escuchar algunas sinfonías con esto en la mente da, encuentro yo, un sentido nuevo a ciertos movimientos fuertes. Y, al ver sus retratos, me lo imagino muy bien así, iracundo.
 
 
 
Tout comme la révolte la colère est bonne en soi… mais parfois malvenue. J’ai trouvé un court texte d’Aristote qui en parle :
 
"Tout le monde peut se mettre en colère
c'est facile,
mais de se mettre en colère
avec la bonne personne
au bon degré
au bon moment
pour la bonne cause
de la bonne manière
ça, ce n'est pas facile"
 
Aristote (384-322)
(reprise d'une partie d'un texte publié il y a des lunes, sur un autre blog)
 
Al igual que la rebelión, la cólera es buena en si…aunque a veces inoportuna. He encontrado un texto corto de Aristóteles que habla de ello:
 
Todo el mundo puede montar en cólera
es fácil,
pero montar en cólera
con la persona que toca
en el momento que toca
por el buen motivo
de la manera que toca
eso, no es fácil.”

17/07/2016

Manger le marron / Comerse el marrón

Voici le quatrième billet fait d'expressions espagnoles traduites littéralement en français...sur le même ton que les précédents que vous pouvez lire iciici et ici.
 
Ce fut une sale affaire.
Toujours à l'affût d'un bon, ou d'un mauvais coup, les deux amis emmenaient souvent le chat à l'eau (llevar el gato al agua).
Mais cette fois Juan en était sorti grenouille (salir rana), Manolo était le plus habile des deux, et c'était encore lui, Juan, qui avait payé le canard (pagar el pato).
La señora Catalina était pourtant gentille et plus d'une fois elle avait rapproché son épaule pour les sortir du pétrin (arrimar el hombro). Mais ce jour-là ils étaient à deux bougies (estar a dos velas) et avaient décidé de lui chiper son vélomoteur pour le revendre.
Ponerse las botas
 
-Toc, toc, hola señora, on peut entrer?
- Hola les jeunes, je viens de préparer un bon gâteau aux amandes, vous en voulez? Les deux comparses qui étaient des vive la Vierge (Ser un viva la Virgen) sans vergogne, acceptèrent. Délicieux le gâteau, ils se mirent les bottes (ponerse las botas).
En quittant la señora, qu'ils remercièrent, ils filèrent vers son garage, mirent en marche le vélomoteur ...mais à ce moment elle apparut, furieuse.
Ni une ni deux, Manolo sauta sur la selle et disparut.
Et ce fut Juan qui mangea le marron (comerse el marrón).
 
 
Vous avez deviné le sens de ces expressions imagées? Je vous aide un peu?
 
Llevar el gato al agua: l'emporter, être vainqueur
Salir rana: échouer, rater
Pagar el pato: payer les pots cassés
Arrimar le hombre: donner un coup de main
Estar a dos velas: être fauché (ici)
Ser un viva la Virgen: être un bon vivant...! et/ou insouciant
Ponerse las botas: s'en mettre plein la panse, ou les poches!
Comerse el marrón: trinquer, écoper.