07/04/2018

Il y a cinq ans.../ Hace cinco años...

Il y a cinq ans donc, je publiais ce poème et j'y ai pensé en allant revoir la côte nord de l'île qui, à cette époque, avait brûlé. Calcinés les pins, les plantes, un spectacle désolant.
Et cinq ans plus tard... 
Hace cinco años pues, publicaba este poema y volví a pensar en él yendo a ver la costa norte de la isla que, en aquella época,se había quemado. Calcinados los pinos, la plantas, un espectáculo desolador.
Y cinco años más tarde...
 
 
2013   (clic pour agrandir)                                                    2018
                                                 
 

 

 

 
 
 

 

 

 

Des cistes en fleur, partout

 

 

 

 
 
 
 
 (poème déjà publié il y a 5 ans mais vous l'avez peut-être oublié:-)))
 
On dit que les plantes ne parlent pas

Rosalía de Castro 

 

 
On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,
Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,
On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,
Ils murmurent et s'exclament:
- Voilà la folle rêvant
De l'éternel printemps de la vie et des champs,
Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,
Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.
 
 
- Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,
Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,
À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint
Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,
Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.
 
 
Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,
Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?
 
(Trad: Colette) 

Dicen que no hablan las plantas

Rosalía de Castro



Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
De mí murmuran y exclaman:
—Ahí va la loca soñando
Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

—Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
Con la eterna primavera de la vida que se apaga
Y la perenne frescura de los campos y las almas,
Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?

02/09/2017

Des cailloux, des pierres et des rochers / Guijarros, piedras y rocas

La lumière pâlit le soir arrivant .

On nous propose une promenade en montagne: "On ira vers 18h en voiture au sommet, il fera moins chaud et puis, nous dit-on, c'est tout plat". Parfait!
La luz palidece al llegar la tarde. Nos proponen un paseo por la montaña:"Nos iremos sobre las 18h en coche hasta la cima, hará menos calor y además, nos dicen, es todo plano." ¡Perfecto!

 
 
 
 


Le chemin de cailloux, entouré de rochers, montait lentement mais sûrement, il faisait encore fort chaud, 32º : ne jamais croire ceux qui...

El camino de guijarros, rodeado de rocas, subía lentamente pero subía, todavía hacía mucho calor, 32º: no creer nunca los que...

 

 


Un flanc de montagne où on cultivait jadis, - de la vigne peut-être, des oliviers à coup sûr -, tout en terrasse (marjades); construire là ces murets de pierre sèche a dû être un travail de titan.  La Sierra de Tramuntana en est recouverte, et ces murs datent de l'époque musulmane. Au jour d’aujourd’hui beaucoup sont abandonnés.

La ladera del monte dónde se cultivaba antaño - viñas tal vez, olivos seguro,- hecha de terrazas (marjades); construir allí los muros de piedra seca debió ser un trabajo de titanes. Esas terrazas datan de la época musulmana y la Sierra de Tramuntana está recubierta de ellas. A día de hoy muchas están abandonadas.

 

 


La brume empêche de voir très loin, mais l'effort est plus que récompensé.
La calima impide ver muy lejos, pero el esfuerzo valió la pena.


Ici on se trouve près d'Estellencs.  La végétation est rare: pins, chênes verts, oliviers, quelques arbousiers...et des pierres, cailloux et rochers.

Aquí nos encontramos cerca de Estellencs. La vegetación es escasa: pinos, encinas, olivos, algún madroño...y piedras, guijarros y rocas.

 

 

 
Très intriguées ma fille et moi par cette plante sans feuilles, omniprésente, nous avons demandé à un couple d'amis qui nous a éclairées: "c'est une liliacée !  Et probablement une ornithogale." De la famille des asperges sauvage. Merci!
 
Muy intrigadas mi hija y yo por esta planta sin hojas, omnipresente, preguntamos a una pareja de amigos que nos aclaró la cosa: "es una liliácea! Y probablemente una ornitogalum." De la familia de los espárragos salvajes. ¡Gracias!



Notre jeune compagnon, - je me demande encore pourquoi il se cachait, une photo en contre plongée? - et sa chienne.
Nuestro joven compañero - todavía me pregunto por qué se escondía - y su perra.


Peu à peu, et comme prévu, le soleil se cache derrière le Galatzó.
Nous redescendons, ravis, bien plus vite! 
  Poco a poco, y como previsto, el sol se esconde tras el  Galatzó.
Bajamos encantados, y mucho más de prisa!

04/02/2017

Roses ou blanches, sur ciel gris ou bleu / Rosas o blancas, sobre cielo azul o gris.

Cette semaine, et parce que les amandiers sont en fleurs, je vous ai traduit, en espagnol et français, un poème catalan de saison.
 
Esta semana os he traducido, al español y al francés, un poema de temporada,
 
Joan Maragall (Barcelona 1860-1911),  est considéré comme un des père de la poésie catalane moderniste / Es considerado uno de los padres de la poesía catalana modernista.
 
Sorolla, almendro en flor

L'ametller / Joan Maragall

 
A mig aire de la serra
veig un ametller florit.
Déu te guard, bandera blanca,
dies ha que t'he delit!

Ets la pau que s'anuncia
entre el sol, núvols i vents...
No ets encara el millor temps
però en tens tota l'alegria.
 
 
 
El almendro
 
A media altura de la sierra
veo un almendro florido
Dios te guarde, bandera blanca,
hace días que te he deseado!
 
Eres la paz que se anuncia
entre el sol, nubes y vientos…
Todavía no eres el mejor tiempo
pero tienes toda su alegría.
(Trad: Colette)
 
31 janvier 2017, photo Colette
 
L’amandier
 
À mi-hauteur de la sierra
je vois un amandier fleuri.
Dieu te garde, drapeau blanc,
il y a des jours que je t’attends!
 
Tu es la paix qui s’annonce
entre soleil, nuages et vents…
Tu n’es pas encore le meilleur temps
mais tu en as toute la joie.
 
(Trad: Colette)


Pour en savoir plus sur le Catalan, langue de la famille occitane, et qu'on parle aussi ici sur mon île (avec quelques variantes), infos ici
 

17/12/2016

Lumière pâle / Luz pálida

Une balade sur la plage en presqu'hiver. Les plis et replis du sable reçoivent la visite de vaguelettes presque insonores.
 
Un paseo por la playa en casi-invierno. Los pliegues y repliegues de la arena reciben la visita de diminutas olas casi insonoras.





Tout est calme, la lumière pâle permet de distinguer la moindre algue, le plus petit morceau de coquillage. 


Todo está tranquilo, la luz pálida permite distinguir la mínima alga, el más pequeño trozo de concha. 

Fascinée par les sillons si réguliers, je passe de longs moments à flâner.
 
Facinada por los surcos tan regulares, paso un buen rato vagando. 
 
 
Puis rencontre avec ces rochers, mi-enfouis, couverts de mousse. 
Nids de crabes? Yeux de la plage?
 
Luego me encuentro con esas rocas, semi sepultadas, cubiertas de musgo.
 ¿Nidos de cangrejos? ¿Ojos de la playa?
 
Sur ces notes paisibles et agréables, je vous laisse jusqu'après Noël.
Con estas notas apacibles y agradables, os dejo hasta después de Navidad.
 

19/11/2016

Fiat lux

Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

 Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

 

There is a crack in everything. That's how light gets in.
 


Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

23/10/2016

Sur le tableau / Sobre le cuadro



Cette semaine j'aimerais vous consulter .
Voilà que dans le petit musée du monastère de Cura  j'ai été extrêmement surprise en voyant ce tableau-sculpture de la Crucifixion de Jésus.
Ma tête a échafaudé des tas d'hypothèses, certaines vraiment saugrenues; aucune explication n'était donnée sur place.
Ce genre artistique vous est-il familier?

 

 

 


Esta semana me gustaría consultaros.

Verán; en el pequeño museo del monasterio de Cura estuve extremadamente sorprendida al ver este cuadro-esculptura de la Crucifixión de Jesús.
Mi cabeza elaboró varias hipótesis, algunas realmente descabelladas.
¿Os es familiar ese tipo de arte?

15/10/2016

Soif / Sed


Septembre fut un mois d'excursions; la chaleur avait diminué.
Septiembre fue un mes de excursiones; había disminuido el calor.
 
L'une d'elles nous emmena dans le centre de l'île appelé Es Pla. Ce plat est décoré par-ci par-là de hautes collines (ou petites montagnes). Et devinez qui a édifié sa demeure en haut, jouissant d'une vue fabuleuse, d'un calme inégalable? Des moines, bien sûr.
Una de ellas nos llevó al centro de la isla llamado Es Pla. Esa llanura está decorada aquí y allá de altas colinas (o pequeñas montañas). Y adivinad ¿quién edificó allí su morada, gozando de una vista fabulosa, de una quietud incomparable? Unos monjes, claro.
 
 

C'est du haut de l'une d'elles, dont je vous parlerai dans le prochain billet, que j'ai pris cette photo panoramique; là aussi que j'ai pensé à ce poème...tout était si sec.
 
Desde lo alto de una de ellas, os hablaré de ella en la próxima entrada,  saqué esta foto panorámica; allí también pensé en este poema...todo estaba tan seco.
 
 

 

 
Épitaphe
 
Un oiseau vivait en moi.
Une fleur voyageait dans mon sang.
Mon cœur était un violon.
J'aimai et n'aimai pas. Mais parfois
on m'aima. Moi aussi me
réjouissaient: le printemps,
les mains jointes, l'heureux.
Je dis que l'homme doit l'être!
Ci-gît un oiseau.
Une fleur.
Un violon.
 
(Trad: Colette)
 
Epitafio
J. Gelman
 
Un pájaro vivía en mí.
Una flor viajaba en mi sangre.
Mi corazón era un violín.
Quise o no quise. Pero a veces
me quisieron. También a mí
me alegraban: la primavera,
las manos juntas, lo feliz.
¡Digo que el hombre debe serlo!
Aquí yace un pájaro.
Una flor.
Un violín.

27/08/2016

Les mots de la mer / Las palabras del mar

Après tous ces billets estivaux, revenons un peu à la poésie.
Después de todas esas entradas estivales, volvamos un poco a la poesía.
María Elena Walsh, de père anglais et mère argentine, était écrivain, poète, dramaturge, musicienne, compositeur...et spécialisée dans les écrits et chants pour enfants.
María Elena Walsh, de padre inglés y madre argentina, era escritora, poetisa, dramaturgo, músico, compositora...y especializada en los escritos y canciones para niños.
Mais aujourd'hui, et parce que les levers de soleil sont si beaux en ce moments, voici ce poème.
Pero hoy, y porque los amaneceres son tan bonitos en este momento, aquí este poema.
 
 Pour accompagner votre lecture, cette courte vidéo intitulée:
Le son de l'aube. Mallorca

 



María Elena Walsh (Buenos Aires 1930-2011) - Chico Novarro (Santa Fe-Argentina 1934-)
 
Aube de l'oubli
 
Aube,
heure zéro.
Je ressuscite parmi les ténèbres et j'attends;
j'entends tomber la rosée
là-bas au loin à l'aurore.
 
Aube
de cendre.
Dehors la nuit agonise
et résonne un obscur tambour
dans le fond de mon cœur.
 
Aube de l'oubli,
je reviens peut-être
d'un pays perdu parmi les rêves
où toujours tu veux me parler
avec les mêmes mots de la mer.
 
Aube,
heure zéro.
J'espérais t'oublier et je t'aime.
Sentinelle de l'éternité
ma douleur jamais ne se repose.
(Trad: Colette)
 
 
 
Alba de olvido
 
Madrugada,
hora cero.
Resucito en tinieblas y espero
mientras oigo el rocío caer
allá lejos al amanecer.

Madrugada
de ceniza.
Por afuera la noche agoniza
y retumba un oscuro tambor
en el fondo de mi corazón.

Alba de olvido,
vuelvo quizás
de un país entre sueños perdido
donde siempre me quieres hablar
con las mismas palabras del mar.


Madrugada,
hora cero.
Esperaba olvidarte y te quiero.
Centinela de la eternidad
mi dolor no descansa jamás.
 
 
 

20/08/2016

Tout en couleurs / En colores

 

Foto Colette


 

Le dernier jour des fêtes de mon village, Puigpunyent, a lieu depuis des années une bataille d'eau. C'est follement amusant.
La rareté de ce liquide précieux sur l'île (bon, pour les touristes il y a tout ce qu'il faut!), a transformé cette année l'eau en poudres de couleurs, une copie de la fête hindoue du printemps, Holi. Et ce fut tout aussi amusant pour les enfants...
 
El último día de fiestas en mi pueblo, Puigpunyent, tiene lugar desde hace años una batalla de agua. Es divertidísimo.
La escasez de ese precioso líquido en la isla (bueno, no les falta nada a los turistas) ha trasformado este año el agua en polvos de colores, una copia de la fiesta hindú de la primavera, Holi.
Fue la mar de divertido para los niños...
 






 








PLaza de Son Bru, Puigpunyent,  Holi, la fiesta de colores. Fotos Colette
 


...les ados, les jeunes parents...
 ... los adolescentes, jóvenes padres...

 


Fotos Colette

 

 


...les chiens. Tiens, ont-ils trouvé ça rigolo?
... y los perros. Anda, ¿a ellos les pareció divertido? 
 


 



 
Puigpunyent, fiestas 2016

 

 

 

 

12/08/2016

Rafel Joan à/en Canyamel

Loin est si relatif...Il suffit d'une heure et demie de voiture pour traverser toute l'île.

Lejos es tan relativo...Basta con hora y media de coche para cruzar toda la isla.

Cette imposante tour carrée datant du XIIIº siècle, située près d'Artà (côte est), est donc loin pour un habitant de Palma.

Esta imponente torre cuadrada del siglo XIII, situada cerca de Artà (costa este), queda lejos, pues, para un habitante de Palma.

 
 
 

 

 
 

De style gothique et en parfait état (restaurée) elle ne m'intéressait pas spécialement à priori mais un peintre d'ici, Rafel Joan y exposait quelques unes de ses toiles et je tenais à m'y rendre.

 

De estilo gótico y en perfecto estado (restaurada) no me interesaba especialmente, a priori, pero un pintor de aquí, Rafel Joan, exponía unos cuadros y quería verlos.

 
 
 

Plantée en pleine campagne, mais près de la mer, cette tour servait, comme toutes celles qui longent les côtes de Majorque, à surveiller et prévenir de l'arrivée de corsaires. Mais celle-ci servait aussi de refuge pour les habitants. Une fois à l'intérieur, je n'ai eu aucun mal à imaginer des familles entières, terrorisées, passant là parfois des jours et des nuits enfermés jusqu'à ce que tout danger soit éloigné. Deux amples étages, des murs épais. Puis le troisième étage était celui des défenseurs. Une large vue sur la mer, les collines et la plaine, des créneaux.

 

 

Situada en medio del campo, pero cerca del mar, esa torre, al igual que todas las que bordean las costas de Mallorca, servían para vigilar y avisar de la llegada de corsarios. Pero esta servía también de cobijo para los habitantes. Una vez dentro, no tuve ninguna dificultad para imaginar a familias enteras, aterrorizadas, pasando allí a veces días y noches enteros hasta que el peligro se alejara. Dos pisos amplios, paredes espesas. El tercer piso era el de los defensores. Desde las almenas una vista sin obstáculos sobre el mar, las colinas y la llanura.

 
 
Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel
 
 

Les toiles de Rafel Joan exposées au rez-de-chaussée semblent avoir été peintes pour ce lieu précis tant elles s’intègrent dans les murs et représentent le paysage aux alentours. La présentation est parfaite, la lumière douce. Ma fille et moi y étions seules: silence et beauté.

Los cuadros de Rafel Joan expuestos en la planta baja parecen haber sido pintados para este lugar por lo bien que se integran en las paredes y representan el paisaje alrededor. La presentación es perfecta, la luz suave.

Estábamos solas allí mi hija y yo: silencio y belleza.

 
 
Expo Torre Canyamel, Rafel Joan

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

1º piso Torre Canyamel
 

Un petit escalier en colimaçon et nous voilà au premier. Ici c'est la mer qu'on aperçoit par les fenêtres et le fond de la mer et ses poissons qui est présent sur les toiles. Certaines sont lumineuses, d'autres me plaisent moins.

 

Una escalerilla de caracol y llegamos al primer piso. Aquí es el mar el que se entreve por las ventanas y el fondo del mar con sus peces lo que está representado en los cuadros. Algunas pinturas son luminosas, otras me gustan menos.

 
 

Au fond de la pièce un joli escalier en bois, ajouté à posteriori, nous mène au haut de la tour. Là, l'art c'est la nature qui entoure la tour, et on aperçoit une autre tour. Elles communiquaient à l'aide de signaux de fumée; on dit que la tour de Canyamel ne fut jamais prise par l'Ennemi.

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.


 

 

Almenas / Créneaux

 

 

 

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.
 
 

07/08/2016

Récoltes / Cosechas

 

 

 

 
 

 

 
Oignons doux et géants, entre 800gr et 1kg!

 

 

 


Noyée sous des kilos de tomates, poivrons, citrons et autres; la tête plongée dans les conserves et les bains Marie, j'avais pensé ne pas faire de billet cette semaine.
Puis j'ai eu envie de vous montrer ce champ qui longe notre terrain.
Bonne semaine!



Sumergida bajo kilos de tomates, pimientos, limones y otros; la cabeza metida en las conservas y los baños María, había pensado no publicar nada esta semana.
Luego me entraron las ganas de enseñaros este campo que linda con nuestro terreno.
¡Qué tengáis una buena semana!

 

 
 

 

 

24/01/2016

Entre eux / Entre ellos

 

Bonne journée!
 
¡Qué tengáis un buen día!
 
 
Photo Colette, Nord de Mallorca
 

 

 
Le mur
il ne sait rien de la mer

La mer
elle ne sait rien du mur

Entre eux
le va-et-vient du vent
 
La pared
no sabe nada del mar

El mar
no sabe nada de la pared

Entre ellos
el vaivén del viento

(Trad, Colette) 
 
extrait de Komboloï, Werner Lambersy

28/11/2015

Une peintre d'ici / Una pintora de aquí

Une découverte qui m'a enchantée....la peinture de Pilar Montaner

Un descubrimiento que me ha encantado: la pintura de Pilar Montaner


Les milliers de visiteurs qui se rendent à Valldemossa chaque année, attirés par la beauté du paysage mais surtout par l'énorme tam-tam fait autour du court séjour que firent Chopin et Georges Sand à la Chartreuse , ignorent souvent que le Palais du Roi Sancho qui y est accolé fut fin 19º-début 20º un bouillonnant centre culturel et artistique grâce à la fortune et au mécénat de l'avocat et intellectuel Juan Sureda Bimet, et de son épouse, la peintre Pilar Montaner.

Cada año los miles de visitantes que van a Valldemossa atraídos por la belleza del paisaje pero sobre todo por el enorme tam-tam hecho alrededor de la corta estancia en la Cartuja de Chopin y Georges Sand, ignoran, con frecuencia, que el Palacio del Rey Sancho, pegado a la misma, fue al final del siglo XIX, principios del XX un palpitante centro cultural y artístico gracias a la fortuna y al mecenazgo del abogado e intelectual Juan Sureda Bimet y de su esposa, la pintora Pilar Muntaner.
Ninas collint ginesta

Elvira en el jardín de Valldemossa

Née le 13 avril 1876 dans une famille majorquine aisée Pilar perd jeune sa mère et son père l'envoie dans un internat à Madrid. Elle y apprend les premières notions de dessin et peinture.
Mais c'est en 1896 que sa vie bascule quand elle se marie avec Juan Sureda: il vient d'hériter d'une des plus grosses fortunes de l'île et possède, de par sa famille, le Palais du Roi Sancho. 
 
Nacida el 13 de abril de 1876 en una familia acomodada pierde, siendo joven, a su madre y es enviada, por su padre, a un internado en Madrid donde aprende los principios del dibujo y la pintura.
Pero su vida bascula en 1896 cuando se casa con Juan Sureda que acaba de heredar una de las mayores fortunas de la isla y posee el Palacio del Rey Sancho.
Esperant els novis (attendant les fiancés)


Encouragée par son mari, Pilar passe par différents studios de peinture, d'abord dans le style romantique et paysagiste, puis, vers 1901, 1904 par celui du talentueux Sorolla. Elle peint alors des portraits, des scènes de la vie et ses tableaux prennent un air impressionniste.
Animada por su marido, Pilar pasa, primero, por diversos estudios de pintura de estilo romántico y paisajístico, luego, hacia 1901-1904 por el del talentoso Sorolla. Pinta entonces retratos, escenas de la vida y sus cuadros toman un aire impresionista.
 
Catedral de Palma
 


Retrato de Unamuno 1916
Madó Calafata, 1899


Entre temps au Palais du Roi Sancho sont invités  de nombreux intellectuels, poètes, peintres tels que Rúben Darío, Unamuno, Azorín ou Santiago Rusiñol, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla, Anglada Camarasa pour n'en nommer que quelques uns.
Entre temps aussi elle peint énormément et a ...11 enfants! Elle voyage, expose, est l'égérie de ses invités qui lui dédient des poèmes, des écrits, des œuvres.
 
Mientras tanto en el Palacio del Rey Sancho son invitados numerosos intelectuales, poetas, pintores. Entre ellos podemos nombrar Rúben Darío, Unamuno, Azorin, Santiago Rusiñol, John Singer Sargent, Joaquín Sorolla, Anglada Camarasa...
Además pinta sin parar y tiene... ¡11 hijos! Viaja, expone y es la musa de sus invitados los cuales la dedican poemas, escritos, cuadros.


Retrato de sa hija Elvira 1919
 
 
 
Les meilleures choses ont une fin et à partir de 1915 la vie insouciante, faite de fêtes et de voyages commence à couler à pic. Folles dépenses et mauvaise gestion de l'héritage. Pilar en souffre d'autant plus que certains de ses enfants, dont sa fille aînée, ont les premiers symptômes de la tuberculose.
Elle se lance alors dans une série de peintures, fortes et surréalistes, de vieux troncs d'olivier, tourmentés, douloureux.
En 1927 ils perdent leur palais et à partir de ce moment elle arrêtera de peindre. Elle mourût en 1961.

Las mejores cosas tienen un fin y a partir de 1915 la vida despreocupada hecha de fiestas y viajes toca a su fin debido a los enormes gastos y a la mala gestión de la herencia. Pilar sufre tanto más cuanto que algunos de sus hijos, entre otros su hija primogénita, tienen los primeros síntomas de la tuberculosis.
Comienza entonces una serie de cuadros fuertes y surrealistas: viejos troncos de olivos, atormentados, dolorosos.
En 1927 pierden el palacio y a partir de entonces cesa la pintura. Muere en 1961.


Danza 1919





 
 
Dolor Humano 1921  

Obras encontradas principalmente aquí http://pilar-montaner.blogspot.com.es/2011/07/cataleg.html
 

22/11/2015

La route de l'argile / La ruta del barro / La ruta del fang

Une matinée à ne pas oublier, un de ces jours, rares, où tout est parfait. Température agréable, doux soleil, une fidèle amie et une excursion dans un village du centre de l'île où la terre est rouge, argileuse, et qui a une longue tradition de poterie; depuis le XVIIº.
Pòrtol


 

 

Una mañana para no olvidar, uno de esos días, raros, donde todo es perfecto.
Temperatura agradable, sol suave, una fiel amiga y una excursión en un pueblecito del centro de la isla donde la tierra es roja, arcillosa, y que tiene una larga tradición de alfarería, desde el siglo XVII.
Pòrtol.
 
 
Les neuf artisans dispersés dans ce petit village se sont unis en 2006 dans une association pour préserver le métier. La “Route de la terre cuite” est bien indiquée.
Partout nous étions seules avec eux, avantage de l'hors-saison, et c'est avec grande bonhomie et gentillesse qu'ils nous ont montré leurs ateliers, les nouvelles créations.
Une fois par an ils organisent une foire dans le plus village d'à côté, Marratxí, et l'affluence y est grande. Écoles, touristes, locaux...coloré et animé.
 
 
Peu de mots, des photos aujourd'hui.
 
 

 

Photo Colette, au tour.


Los nueve artesanos dispersados en ese pequeño pueblo se han unido en 2006 en una asociación para preservar el oficio. La “Ruta del barro” está bien indicada.
En cada sitio estábamos solas con ellos, ventajas de “fuera de temporada”, y es con gran simplicidad y gentileza que nos enseñaron sus talleres, las nuevas creaciones.
Una vez al año organizan una feria en un pueblo cercano: Marratxí. Esos días la afluencia es grande. Escuelas, turistas, locales...vistoso y animado.
 
Pocas palabras hoy, unas fotos.
 
 
 
Photo Colette, l'artisane réalise des mélanges de couleurs
Photo Colette, séchage des pièces

 

Photo Colette

 

 

 

15/11/2015

Un fil de lumière doré / Un dorado hilo de luz

 
 
Aujourd'hui un poème du Majorquin Jaume Mesquida, né à Palma de Mallorca (1948) mais qui a toujours vécu à Manacor (patrie de Rafael Nadal aussi).  
 Il raconte bien l'immense amour des majorquins pour la nature, le vent, la mer, leur île.
Dans le recueil dont j'ai déjà parlé, “Majorque, l'île aux poètes”, il se trouve en Catalan, mais aussi traduit en Espagnol et en Français.
 
Je n'ai pas résisté à l'envie d'en faire une traduction très personnelle;-))
 

Obole de silence I
 
La nuit battit en retraite et laissa intacte la couleur
rouge des cerises.
L'ombre resta prisonnière dans la jarre de terre.
Le vent cacha le murmure odorant de la forêt dans la flûte
que soutenaient, alanguies, des mains blanches.

Mille petits éclats de lune étaient restés accrochés aux branches odorantes
du citronnier.
Dans les branches de l'oranger, devant le porche de bois,
se prirent les mille grains vermeils du soleil
qui approcha timidement les lèvres au bord ébréché
de la cruche, pour boire à satiété.
Les yeux des maisons s'étaient ouverts et regardaient surpris
l'azur si pur de ce jour ensoleillé.

De bon matin les vieilles se sont installées devant la mer
tissant un souvenir sur le métier rougi de leur sang,
tandis que le jour, d'un fil de lumière doré, cousait un tablier
d'écume à la brise des hautes falaises.
Là le vent du sel soufflait dans leurs cheveux gris,
longs et lisses
et les petites fleurs jaunes insulaires de camomille
réunies en bouquets sauvages et odorants
par les poings âpres des rochers.

Chacune trouvait très facilement son aiguille de douleur
dans le pailler de la tristesse.


(Trad Colette)


 
Traducción al español por el mismo Jaume Mesquida.
Clic sur les textes catalans et espagnols pour agrandir