27/10/2018

De saison / De temporada

De belles promenades cette semaine, la lumière est superbe, la température parfaite pour gambader. Dès dimanche, d'après les spécialistes météo, ce sera cheminée-bouquins. Et sûrement des poèmes, on ne peut rien vous cacher.

https://verdakoko.com/alimentos-de-temporada-en-mallorca-en-otono/


Après la récolte des coings, ces gros fruits râpeux, confection de pâte de ce fruit. Pas trop sucrée mais citronnée ici. Un long travail réalisé par señor Colo. Des douceurs à offrir.                                     

                                                             
                                                        

 

                                                              

 


Au passage devant un centre de plante, tout me rappelle que la Toussaint est proche. C'est joli, le jeune sud-américain qui termine de ranger les pots me regarde photographier son œuvre: "estoy contento que le guste".
 Aucune tombe à garnir, mes parents et beaux-parents ont été incinérés et leurs cendres répandues sous de grands arbres. C'est bien ainsi.

 



De retour chez moi, et parce qu'un superbe soleil brille, je "vois" tout à coup que la vigne vierge a pris, en peu de jours, des couleurs de saison, qu'un incessant va et vient d' oiseaux s'alimente des petits fruits noirs.
C'est fou le nombre de choses qu'on voit sans les regarder.




Passez une bonne semaine.

13/10/2018

Une brise / Una brisa

Le ciel est redevenu bleu, la terre, les rues sèchent. Plus de mille volontaires nettoient la boue. Le village de Sant Llorenç retrouve peu à peu son visage.

Mais les larmes...cruelle nature, parfois.

Il fallait un poème lumineux pour terminer cette semaine si difficile sur l’île. Le bilan est de 12 morts et un enfant toujours introuvable.

C’est Pedro Salinas, encore lui, qui m’a apporté un peu de légèreté.

 

 

 
Variation IX
Temps d’île
 
Qui m’appelle de la voix
d’un oiseau qui chante?
 
Quel amour m’aime, quel amour
m’invente des caresses,
 
caché entre deux airs,
simulant la brise?
 
Le palmier, qui l’a mis
- celui qui m’évente
 
avec des souffles d’ombres et de soleil -
là où je le voulais?
 
Le sable, qui l’a lissé,
si lisse, si lisse,
 
pour qu’en traits légers, légers,
ma main m’écrive,
 
sur une amante invisible,
sur une amante cachée,
 
Parmi la pudeur de l’écume,
message d’ondines?
 
Pourquoi me donne-t-on tant de bleu,
sans que je le demande,
 
le ciel qui l’invente,
la mer qui l’imite?
(...)
(Trad. Colette)

-
Variación IX
Tiempo de isla
Pedro Salinas
 
 
¿Quién me llama por la voz
de un ave que pía?
 
¿Qué amor me quiere, qué amor
me inventa caricias,
 
escondido entre los aires,
fingiéndose brisa?
 
La palmera ¿quién la ha puesto
- la que me abanica
 
con soplos de sombra y sol -
donde yo quería?
 
La arena ¿quién la ha alisado,
tan lisa, tan lisa,
 
para que en rasgos levísimos
la mano me escriba,
 
de amante que nunca he visto,
de amante escondida,
 
entre pudores de espuma,
mensajes de ondina?
 
¿Por qué me dan tanto azul,
sin que lo pida,
 
el cielo que se lo inventa,
el mar, que lo imita?
 
(…)
 

06/10/2018

J.L. Borges y Mallorca

J.L. Borges avait 20 et 21 ans quand, avec sa famille, il passa plusieurs mois à Mallorca. Séjours où il participa à un cercle littéraire, fit de nombreuses rencontres, se promena près de Valldemossa, fréquenta des maisons closes, passa des heures à la plage, bref, vécut la vie d’un jeune homme, émerveillé, de l’époque.
J.L Borges tenía 20 y 21 años cuando, con su familia, hizo dos estancias de varios meses en Mallorca. Estancias en las cuales formó parte de un circulo literario, se encontró con mucha gente, se paseó por Valldemossa, visitó casas de citas, paseó horas por la playa, en fin, vivió la vida de un muchacho, maravillado, de la época.
 
JL Borges 21 años (foto Wiki)
 
Je vous traduis la première phrase d’un poème en prose, écrit par lui, et qui s’intitule “Mallorca”
Majorque est un endroit semblable au bonheur, apte pour y être heureux, apte au scénario du bonheur, et moi - comme tant d’insulaires et d’étrangers- je n’ai presque jamais possédé la veine du bonheur qu’il faut porter en soi pour se sentir un spectateur digne (et non honteux) de tant de clarté de beauté.(...)*
 
Poema en prosa escrito por él:
Mallorca es un lugar parecido a la felicidad, apto para en él ser
dichoso, apto para escenario de dicha, y yo -como tantos isleños y forasteros- 
no he poseído casi nunca el caudal de felicidad que uno
debe llevar adentro para sentirse espectador digno (y no avergonzado)
de tanta claridad de belleza.(...)*

Le monument qui l’avait le plus impressionné, on le comprend , est la cathédrale de Palma à qui il a dédié de court poème de jeunesse.
El monumento que mas le impresionó, es comprensible, es la catedral de Palma a la cual dedicó este corto poema de juventud.
 

 

 
Les vagues à genoux
Les muscles du vent
Les tours verticales comme des monolithes
La cathédrale suspendue d’une étoile
La cathédrale qui est une immense meule
Avec des épis de prières
Loin
Loin
Les mâts esquissaient des horizons
Et sur les plages innocentes
Les vagues neuves chantent les matines
La cathédrale est un avion de pierre
Qui lutte pour rompre mille amarres
Qui l’emprisonnent
La cathédrale sonore comme un applaudissement
Ou comme un baiser
 
(Trad: Colette)

 


 

 

Las olas de rodillas
Los músculos del viento
Las torres verticales como goitos
La catedral colgada de un lucero
La catedral que es una inmensa parva
Con espigas de rezos
Lejos
Lejos
Los mástiles hilvanaban horizontes
Y en las playas ingenuas
Las olas nuevas cantan los maitines
La catedral es un avión de piedra
Que puja por romper las mil amarras
Que lo encarcelan
La catedral sonora como un aplauso
O como un beso
 
*
JORGE LUIS BORGES
(El Dia, Palma de Mallorca, 21-XI-1926.)
 

01/09/2018

Un génereux solitaire / Un generoso solitario

Inutile de vous dire que dans ma Flandre natale le caroubier était pour moi inexistant ou alors un arbre de romans, de Pagnol peut-être. C'est en arrivant ici, il y a une quarantaine d'années,  que j'ai peu à peu découvert la générosité et la beauté de cet arbre, sa forme et les multiples usages de ses fruits, des gousses brunes et sucrées dont les graines de poids égal, 0,2 grammes, ont servi de mesure pour les pierres précieuses et les perles, le carat. Sur ce site diverses informations intéressantes.


La farine de caroube a la couleur et le goût du cacao pur, ne contient pas de gluten. On peut le mélanger à d'autres farines pour en faire du pain, à du riz dans des gâteaux...Ses gousses servent principalement d'aliment pour le bétail mais aussi dans les produits pharmaceutiques et dans la parfumerie, ainsi, ai-je lu, que dans les crèmes glacées..

Mais je vous emmène en balade dans l'arrière pays de mon île sur la piste de cet arbre, de son ombre. Il était 19h. Nous avions deux buts précis: voir ce qu'il était advenu d'un vieux tronc couché et ramener des caroubes pour nos lapins.
 
 
Foto Colette, Caroubier près de Calvia
 

No vale la pena deciros que en mi Flandes natal el algarrobo no existía. Y si existía era un árbol de novelas, quizás de Pagnol. Fue al llegar aquí, hace unos cuarenta años, cuando, poco a poco, descubrí la generosidad y la belleza de este árbol, su forma y los múltiples usos de sus frutos, unas vainas marrones y azucaradas cuyos granos de idéntico peso, 0,2gramos, sirvieron de medida para las piedras preciosas y las perlas: el quilate.
 
La harina de algarrobas tiene el color y el gusto del cacao puro y no contiene gluten. Se puede mezclar a otras harinas para hacer pan, al arroz en los pasteles…Se usa principalmente como alimento para animales pero también en perfumería, productos farmacéuticos y, leí, helados.
 
Os llevo de paseo al interior de mi isla en busca de este árbol y su sombra. Eran las 19h y teníamos dos fines precisos: ver qué había ocurrido con un viejo tronco acostado y traer algarrobas para nuestros conejos.


Foto Colette, Mallorca 2018


 

Un sac de caroubes vite rempli.

 

 


 
 
Et voilà le vieux tronc couché.
Non seulement il ne s'est pas désintégré mais, deux ans plus tard, il semble avoir repris vigueur.
 

 

Le Caroubier


Sur le chemin du retour un bel exemplaire, mi-couché, bien vert.

07/04/2018

Il y a cinq ans.../ Hace cinco años...

Il y a cinq ans donc, je publiais ce poème et j'y ai pensé en allant revoir la côte nord de l'île qui, à cette époque, avait brûlé. Calcinés les pins, les plantes, un spectacle désolant.
Et cinq ans plus tard... 
Hace cinco años pues, publicaba este poema y volví a pensar en él yendo a ver la costa norte de la isla que, en aquella época,se había quemado. Calcinados los pinos, la plantas, un espectáculo desolador.
Y cinco años más tarde...
 
 
2013   (clic pour agrandir)                                                    2018
                                                 
 

 

 

 
 
 

 

 

 

Des cistes en fleur, partout

 

 

 

 
 
 
 
 (poème déjà publié il y a 5 ans mais vous l'avez peut-être oublié:-)))
 
On dit que les plantes ne parlent pas

Rosalía de Castro 

 

 
On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,
Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,
On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,
Ils murmurent et s'exclament:
- Voilà la folle rêvant
De l'éternel printemps de la vie et des champs,
Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,
Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.
 
 
- Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,
Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,
À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint
Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,
Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.
 
 
Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,
Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?
 
(Trad: Colette) 

Dicen que no hablan las plantas

Rosalía de Castro



Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
De mí murmuran y exclaman:
—Ahí va la loca soñando
Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

—Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
Con la eterna primavera de la vida que se apaga
Y la perenne frescura de los campos y las almas,
Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?

02/09/2017

Des cailloux, des pierres et des rochers / Guijarros, piedras y rocas

La lumière pâlit le soir arrivant .

On nous propose une promenade en montagne: "On ira vers 18h en voiture au sommet, il fera moins chaud et puis, nous dit-on, c'est tout plat". Parfait!
La luz palidece al llegar la tarde. Nos proponen un paseo por la montaña:"Nos iremos sobre las 18h en coche hasta la cima, hará menos calor y además, nos dicen, es todo plano." ¡Perfecto!

 
 
 
 


Le chemin de cailloux, entouré de rochers, montait lentement mais sûrement, il faisait encore fort chaud, 32º : ne jamais croire ceux qui...

El camino de guijarros, rodeado de rocas, subía lentamente pero subía, todavía hacía mucho calor, 32º: no creer nunca los que...

 

 


Un flanc de montagne où on cultivait jadis, - de la vigne peut-être, des oliviers à coup sûr -, tout en terrasse (marjades); construire là ces murets de pierre sèche a dû être un travail de titan.  La Sierra de Tramuntana en est recouverte, et ces murs datent de l'époque musulmane. Au jour d’aujourd’hui beaucoup sont abandonnés.

La ladera del monte dónde se cultivaba antaño - viñas tal vez, olivos seguro,- hecha de terrazas (marjades); construir allí los muros de piedra seca debió ser un trabajo de titanes. Esas terrazas datan de la época musulmana y la Sierra de Tramuntana está recubierta de ellas. A día de hoy muchas están abandonadas.

 

 


La brume empêche de voir très loin, mais l'effort est plus que récompensé.
La calima impide ver muy lejos, pero el esfuerzo valió la pena.


Ici on se trouve près d'Estellencs.  La végétation est rare: pins, chênes verts, oliviers, quelques arbousiers...et des pierres, cailloux et rochers.

Aquí nos encontramos cerca de Estellencs. La vegetación es escasa: pinos, encinas, olivos, algún madroño...y piedras, guijarros y rocas.

 

 

 
Très intriguées ma fille et moi par cette plante sans feuilles, omniprésente, nous avons demandé à un couple d'amis qui nous a éclairées: "c'est une liliacée !  Et probablement une ornithogale." De la famille des asperges sauvage. Merci!
 
Muy intrigadas mi hija y yo por esta planta sin hojas, omnipresente, preguntamos a una pareja de amigos que nos aclaró la cosa: "es una liliácea! Y probablemente una ornitogalum." De la familia de los espárragos salvajes. ¡Gracias!



Notre jeune compagnon, - je me demande encore pourquoi il se cachait, une photo en contre plongée? - et sa chienne.
Nuestro joven compañero - todavía me pregunto por qué se escondía - y su perra.


Peu à peu, et comme prévu, le soleil se cache derrière le Galatzó.
Nous redescendons, ravis, bien plus vite! 
  Poco a poco, y como previsto, el sol se esconde tras el  Galatzó.
Bajamos encantados, y mucho más de prisa!

04/02/2017

Roses ou blanches, sur ciel gris ou bleu / Rosas o blancas, sobre cielo azul o gris.

Cette semaine, et parce que les amandiers sont en fleurs, je vous ai traduit, en espagnol et français, un poème catalan de saison.
 
Esta semana os he traducido, al español y al francés, un poema de temporada,
 
Joan Maragall (Barcelona 1860-1911),  est considéré comme un des père de la poésie catalane moderniste / Es considerado uno de los padres de la poesía catalana modernista.
 
Sorolla, almendro en flor

L'ametller / Joan Maragall

 
A mig aire de la serra
veig un ametller florit.
Déu te guard, bandera blanca,
dies ha que t'he delit!

Ets la pau que s'anuncia
entre el sol, núvols i vents...
No ets encara el millor temps
però en tens tota l'alegria.
 
 
 
El almendro
 
A media altura de la sierra
veo un almendro florido
Dios te guarde, bandera blanca,
hace días que te he deseado!
 
Eres la paz que se anuncia
entre el sol, nubes y vientos…
Todavía no eres el mejor tiempo
pero tienes toda su alegría.
(Trad: Colette)
 
31 janvier 2017, photo Colette
 
L’amandier
 
À mi-hauteur de la sierra
je vois un amandier fleuri.
Dieu te garde, drapeau blanc,
il y a des jours que je t’attends!
 
Tu es la paix qui s’annonce
entre soleil, nuages et vents…
Tu n’es pas encore le meilleur temps
mais tu en as toute la joie.
 
(Trad: Colette)


Pour en savoir plus sur le Catalan, langue de la famille occitane, et qu'on parle aussi ici sur mon île (avec quelques variantes), infos ici
 

17/12/2016

Lumière pâle / Luz pálida

Une balade sur la plage en presqu'hiver. Les plis et replis du sable reçoivent la visite de vaguelettes presque insonores.
 
Un paseo por la playa en casi-invierno. Los pliegues y repliegues de la arena reciben la visita de diminutas olas casi insonoras.





Tout est calme, la lumière pâle permet de distinguer la moindre algue, le plus petit morceau de coquillage. 


Todo está tranquilo, la luz pálida permite distinguir la mínima alga, el más pequeño trozo de concha. 

Fascinée par les sillons si réguliers, je passe de longs moments à flâner.
 
Facinada por los surcos tan regulares, paso un buen rato vagando. 
 
 
Puis rencontre avec ces rochers, mi-enfouis, couverts de mousse. 
Nids de crabes? Yeux de la plage?
 
Luego me encuentro con esas rocas, semi sepultadas, cubiertas de musgo.
 ¿Nidos de cangrejos? ¿Ojos de la playa?
 
Sur ces notes paisibles et agréables, je vous laisse jusqu'après Noël.
Con estas notas apacibles y agradables, os dejo hasta después de Navidad.
 

19/11/2016

Fiat lux

Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

 Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

 

There is a crack in everything. That's how light gets in.
 


Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

23/10/2016

Sur le tableau / Sobre le cuadro



Cette semaine j'aimerais vous consulter .
Voilà que dans le petit musée du monastère de Cura  j'ai été extrêmement surprise en voyant ce tableau-sculpture de la Crucifixion de Jésus.
Ma tête a échafaudé des tas d'hypothèses, certaines vraiment saugrenues; aucune explication n'était donnée sur place.
Ce genre artistique vous est-il familier?

 

 

 


Esta semana me gustaría consultaros.

Verán; en el pequeño museo del monasterio de Cura estuve extremadamente sorprendida al ver este cuadro-esculptura de la Crucifixión de Jesús.
Mi cabeza elaboró varias hipótesis, algunas realmente descabelladas.
¿Os es familiar ese tipo de arte?

15/10/2016

Soif / Sed


Septembre fut un mois d'excursions; la chaleur avait diminué.
Septiembre fue un mes de excursiones; había disminuido el calor.
 
L'une d'elles nous emmena dans le centre de l'île appelé Es Pla. Ce plat est décoré par-ci par-là de hautes collines (ou petites montagnes). Et devinez qui a édifié sa demeure en haut, jouissant d'une vue fabuleuse, d'un calme inégalable? Des moines, bien sûr.
Una de ellas nos llevó al centro de la isla llamado Es Pla. Esa llanura está decorada aquí y allá de altas colinas (o pequeñas montañas). Y adivinad ¿quién edificó allí su morada, gozando de una vista fabulosa, de una quietud incomparable? Unos monjes, claro.
 
 

C'est du haut de l'une d'elles, dont je vous parlerai dans le prochain billet, que j'ai pris cette photo panoramique; là aussi que j'ai pensé à ce poème...tout était si sec.
 
Desde lo alto de una de ellas, os hablaré de ella en la próxima entrada,  saqué esta foto panorámica; allí también pensé en este poema...todo estaba tan seco.
 
 

 

 
Épitaphe
 
Un oiseau vivait en moi.
Une fleur voyageait dans mon sang.
Mon cœur était un violon.
J'aimai et n'aimai pas. Mais parfois
on m'aima. Moi aussi me
réjouissaient: le printemps,
les mains jointes, l'heureux.
Je dis que l'homme doit l'être!
Ci-gît un oiseau.
Une fleur.
Un violon.
 
(Trad: Colette)
 
Epitafio
J. Gelman
 
Un pájaro vivía en mí.
Una flor viajaba en mi sangre.
Mi corazón era un violín.
Quise o no quise. Pero a veces
me quisieron. También a mí
me alegraban: la primavera,
las manos juntas, lo feliz.
¡Digo que el hombre debe serlo!
Aquí yace un pájaro.
Una flor.
Un violín.

27/08/2016

Les mots de la mer / Las palabras del mar

Après tous ces billets estivaux, revenons un peu à la poésie.
Después de todas esas entradas estivales, volvamos un poco a la poesía.
María Elena Walsh, de père anglais et mère argentine, était écrivain, poète, dramaturge, musicienne, compositeur...et spécialisée dans les écrits et chants pour enfants.
María Elena Walsh, de padre inglés y madre argentina, era escritora, poetisa, dramaturgo, músico, compositora...y especializada en los escritos y canciones para niños.
Mais aujourd'hui, et parce que les levers de soleil sont si beaux en ce moments, voici ce poème.
Pero hoy, y porque los amaneceres son tan bonitos en este momento, aquí este poema.
 
 Pour accompagner votre lecture, cette courte vidéo intitulée:
Le son de l'aube. Mallorca

 



María Elena Walsh (Buenos Aires 1930-2011) - Chico Novarro (Santa Fe-Argentina 1934-)
 
Aube de l'oubli
 
Aube,
heure zéro.
Je ressuscite parmi les ténèbres et j'attends;
j'entends tomber la rosée
là-bas au loin à l'aurore.
 
Aube
de cendre.
Dehors la nuit agonise
et résonne un obscur tambour
dans le fond de mon cœur.
 
Aube de l'oubli,
je reviens peut-être
d'un pays perdu parmi les rêves
où toujours tu veux me parler
avec les mêmes mots de la mer.
 
Aube,
heure zéro.
J'espérais t'oublier et je t'aime.
Sentinelle de l'éternité
ma douleur jamais ne se repose.
(Trad: Colette)
 
 
 
Alba de olvido
 
Madrugada,
hora cero.
Resucito en tinieblas y espero
mientras oigo el rocío caer
allá lejos al amanecer.

Madrugada
de ceniza.
Por afuera la noche agoniza
y retumba un oscuro tambor
en el fondo de mi corazón.

Alba de olvido,
vuelvo quizás
de un país entre sueños perdido
donde siempre me quieres hablar
con las mismas palabras del mar.


Madrugada,
hora cero.
Esperaba olvidarte y te quiero.
Centinela de la eternidad
mi dolor no descansa jamás.
 
 
 

20/08/2016

Tout en couleurs / En colores

 

Foto Colette


 

Le dernier jour des fêtes de mon village, Puigpunyent, a lieu depuis des années une bataille d'eau. C'est follement amusant.
La rareté de ce liquide précieux sur l'île (bon, pour les touristes il y a tout ce qu'il faut!), a transformé cette année l'eau en poudres de couleurs, une copie de la fête hindoue du printemps, Holi. Et ce fut tout aussi amusant pour les enfants...
 
El último día de fiestas en mi pueblo, Puigpunyent, tiene lugar desde hace años una batalla de agua. Es divertidísimo.
La escasez de ese precioso líquido en la isla (bueno, no les falta nada a los turistas) ha trasformado este año el agua en polvos de colores, una copia de la fiesta hindú de la primavera, Holi.
Fue la mar de divertido para los niños...
 






 








PLaza de Son Bru, Puigpunyent,  Holi, la fiesta de colores. Fotos Colette
 


...les ados, les jeunes parents...
 ... los adolescentes, jóvenes padres...

 


Fotos Colette

 

 


...les chiens. Tiens, ont-ils trouvé ça rigolo?
... y los perros. Anda, ¿a ellos les pareció divertido? 
 


 



 
Puigpunyent, fiestas 2016

 

 

 

 

12/08/2016

Rafel Joan à/en Canyamel

Loin est si relatif...Il suffit d'une heure et demie de voiture pour traverser toute l'île.

Lejos es tan relativo...Basta con hora y media de coche para cruzar toda la isla.

Cette imposante tour carrée datant du XIIIº siècle, située près d'Artà (côte est), est donc loin pour un habitant de Palma.

Esta imponente torre cuadrada del siglo XIII, situada cerca de Artà (costa este), queda lejos, pues, para un habitante de Palma.

 
 
 

 

 
 

De style gothique et en parfait état (restaurée) elle ne m'intéressait pas spécialement à priori mais un peintre d'ici, Rafel Joan y exposait quelques unes de ses toiles et je tenais à m'y rendre.

 

De estilo gótico y en perfecto estado (restaurada) no me interesaba especialmente, a priori, pero un pintor de aquí, Rafel Joan, exponía unos cuadros y quería verlos.

 
 
 

Plantée en pleine campagne, mais près de la mer, cette tour servait, comme toutes celles qui longent les côtes de Majorque, à surveiller et prévenir de l'arrivée de corsaires. Mais celle-ci servait aussi de refuge pour les habitants. Une fois à l'intérieur, je n'ai eu aucun mal à imaginer des familles entières, terrorisées, passant là parfois des jours et des nuits enfermés jusqu'à ce que tout danger soit éloigné. Deux amples étages, des murs épais. Puis le troisième étage était celui des défenseurs. Une large vue sur la mer, les collines et la plaine, des créneaux.

 

 

Situada en medio del campo, pero cerca del mar, esa torre, al igual que todas las que bordean las costas de Mallorca, servían para vigilar y avisar de la llegada de corsarios. Pero esta servía también de cobijo para los habitantes. Una vez dentro, no tuve ninguna dificultad para imaginar a familias enteras, aterrorizadas, pasando allí a veces días y noches enteros hasta que el peligro se alejara. Dos pisos amplios, paredes espesas. El tercer piso era el de los defensores. Desde las almenas una vista sin obstáculos sobre el mar, las colinas y la llanura.

 
 
Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel
 
 

Les toiles de Rafel Joan exposées au rez-de-chaussée semblent avoir été peintes pour ce lieu précis tant elles s’intègrent dans les murs et représentent le paysage aux alentours. La présentation est parfaite, la lumière douce. Ma fille et moi y étions seules: silence et beauté.

Los cuadros de Rafel Joan expuestos en la planta baja parecen haber sido pintados para este lugar por lo bien que se integran en las paredes y representan el paisaje alrededor. La presentación es perfecta, la luz suave.

Estábamos solas allí mi hija y yo: silencio y belleza.

 
 
Expo Torre Canyamel, Rafel Joan

 

Rafel Joan, expo Torre Canyamel

 

1º piso Torre Canyamel
 

Un petit escalier en colimaçon et nous voilà au premier. Ici c'est la mer qu'on aperçoit par les fenêtres et le fond de la mer et ses poissons qui est présent sur les toiles. Certaines sont lumineuses, d'autres me plaisent moins.

 

Una escalerilla de caracol y llegamos al primer piso. Aquí es el mar el que se entreve por las ventanas y el fondo del mar con sus peces lo que está representado en los cuadros. Algunas pinturas son luminosas, otras me gustan menos.

 
 

Au fond de la pièce un joli escalier en bois, ajouté à posteriori, nous mène au haut de la tour. Là, l'art c'est la nature qui entoure la tour, et on aperçoit une autre tour. Elles communiquaient à l'aide de signaux de fumée; on dit que la tour de Canyamel ne fut jamais prise par l'Ennemi.

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.


 

 

Almenas / Créneaux

 

 

 

 

En el fondo de la habitación una bonita escalera de madera, añadida con posteridad, nos lleva a lo alto de la torre. El arte es la naturaleza que nos rodea y desde allí se divisa otra torre. Comunicaban entre sí con señas de humo; se dice que la Torre Canyamel nunca fue tomada por el Enemigo.
 
 

07/08/2016

Récoltes / Cosechas

 

 

 

 
 

 

 
Oignons doux et géants, entre 800gr et 1kg!

 

 

 


Noyée sous des kilos de tomates, poivrons, citrons et autres; la tête plongée dans les conserves et les bains Marie, j'avais pensé ne pas faire de billet cette semaine.
Puis j'ai eu envie de vous montrer ce champ qui longe notre terrain.
Bonne semaine!



Sumergida bajo kilos de tomates, pimientos, limones y otros; la cabeza metida en las conservas y los baños María, había pensado no publicar nada esta semana.
Luego me entraron las ganas de enseñaros este campo que linda con nuestro terreno.
¡Qué tengáis una buena semana!