balade majorque / paseo mallorca

  • Golden hour

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    Derniers jours d'août
     

     

    Se balader en plein été ici n’est agréable qu’avant huit heures du matin, mais cette semaine il y a eu, enfin, un gros orage et hier soir il faisait délicieux. Une brise fraîche caressait nos peaux nues, personne au village ne voulait rater ce moment si rare depuis des mois.
     
    Ces dames âgées, grandes connaisseuses de la nature et surtout très gourmandes, nous ont fait sourire puis rire. En passant devant les figuiers, sans hésitation, hop, elles ont levé leurs cannes pour décrocher les fruits les plus appétissants. Ensemble, et additionné de quelques mûres voisines, un apéritif-fruits s’est improvisé.
     
     
     

     

     

     

     
    Un mouton gourmand et affamé sans doute attend patiemment que les figues tombent

    À 8h du soir, la lumière est de celles qu’on voudrait garder en soi pour longtemps. Tout près de chez nous, pourquoi diable aller loin?
     
    C’est cette lumière, cette paix qu’à travers ces photos je voudrais partager avec vous aujourd'hui.
     
     

     

     

     

     

  • De fleurs et d'insectes / De flores e insectos

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    A travers les vitres bien fermées, je regarde l'agitation sur le buddleia, l'arbre à papillons. Puis sur le bougainvillier, alors là je sors. Tant pis s'il fait 37º à l'ombre, il faut voir et photographier cela de près.

     

     

     

     

    A través de los cristales bien cerrados, miro la agitación encime del buddleia, el árbol de las mariposas. Luego en la buganvilia, y entonce salgo. Ni importa si hace 37º a la sombra, hay que ver i fotografiar eso de cerca.



    Plus loin c'est la lavande où de curieux insectes qui s'affairent. Qui sont-ils? Peut-être des guêpes géantes...
    Il faut être insecte pour rester ainsi exposés au soleil....!
    Más allá es la lavanda donde curiosos insectos trajinan. ¿Quién son? Tal taz avispas gigantes.
    ¡Hay que ser insecto para quedar así expuesto al sol....!
     
     
     
     

     

    Revenue à l'ombre de la terrasse, des centaines d'abeilles butinent sur les fleurs de la vigne vierge, un bourdonnement presque assourdissant
    . Qui a dit que la nature est silencieuse?
     J'entends et lis que partout le nombre d'abeilles, de papillons, diminue, on sait pourquoi. Nous sommes certainement des privilégiés et il faut croire que les habitants des alentours sont très soucieux de leur environnement.
     
    De vuelta a la sombra de la terraza, centenas de abejas liban en las flores de la parra virgen, un zumbido muy fuerte.
    ¿Quién ha dicho d que la naturaleza es silenciosa?
    Oigo por todo que el número de abejas, de mariposas, disminuye, se sabe por qué. Somo sin duda unos privilegiados y hay que creer que los habitantes de los alrededores son muy cautelosos con su entorno.
     
    Bonne semaine, que pasen una buena semana.
     
  • Découvertes / Descubrimientos

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    Il vous est peut-être arrivé de vous rendre dans un musée et de vous dire que le bâtiment, les salles, sont plus intéressants et beaux que les œuvres exposées.
    C’est ce qui m’est arrivé en visitant le CCA d’Andratx. Il est vrai que je n’avais aucune idée des expositions en cours, que je suis peut-être mal tombée comme on dit.
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
     
     
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Voici ce qu’en dit le prospectus (cliquez, il y a photos qui défilent aussi): “ Le CCA Andratx a été crée en 2001 par Jacob et Patricia Asbaek. L’édifice de 4.000m2 en référence à l ‘architecture traditionnelle, s’intègre parfaitement dans l’impressionnant paysage de montagnes et est un des centres d’art contemporain les plus grands des Baléares et du reste de l’Europe." (Trad: Colette)
     
    Ce centre, qui accueille des artistes en résidence, semble destiné d’abord aux étrangers (ou fréquenté par eux); l’agréable jeune femme à l’accueil ne parlait que vaguement l’espagnol, mais les divers feuillets explicatifs étaient en plusieurs langues. 
     
    http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Si je n’ai pas été sensible aux œuvres présentée dans les énormes salles, dans une alcôve j’ai découvert un artiste danois, Bent Holstein, qui m’a inspirée. Une petite série de photos sur lesquelles il a peint, une légère inspiration japonaise ai-je pensé.
     

     

     

     

     

     
    Rentrée chez moi j’ai vu que cet artiste est connu, qu’il a une variété de styles, a beaucoup exposé, et...que son œuvre est très intéressante.

    Tal vez le ha ocurrido ir a un museo y pensar que el edificio, las salas, son más inteŕesantes y bellos que las obras expuestas..

    Es lo que me pasó al vistar el CCA de Andratx. Bien est cierto que no tenía ni idea de las exposiciones en curso y que tal vez caí mal.
     
     
    El prospecto  (donde podeís ver muchas fotos) dice esto: “El CCA Andratx fue fundado en 2001 por Jacob y Patricia Asbaek. El edificio de 4.000 m2 de estilo minimal, con referencias a la arquitectura tradicional, se integra perfectamente en el impresionante paisaje de montaña convirtiéndose en uno de los centros de arte contemporáneo más grandes de las Baleares y del resto de Europa.”
     
    Ese centro, que acoge artistas en residencia, parece destinado a los extranjeros ( o frecuentado por ellos); la agradable señorita en la entrada/taquilla apenas hablaba español, pero los distintos folletos eran en varios idiomas.
     
     http://www.ccandratx.com/es/c1/inicio.html
     
    Si no fui sensible a las obras presentadas en las salas enormes, en una recamara descubrí un artista danés, Bent Holstein, que me inspiró. Una pequeña serie de fotos sobre las cuales ha pintado. Una inspiración ligeramente japonesa pensé.
     

     

     
    De vuelta en casa vi que ese artista es conocido, que tiene una variedad de estilos, ha expuesto mucho y que es muy interesante.
  • De saison / De temporada

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    De belles promenades cette semaine, la lumière est superbe, la température parfaite pour gambader. Dès dimanche, d'après les spécialistes météo, ce sera cheminée-bouquins. Et sûrement des poèmes, on ne peut rien vous cacher.

    https://verdakoko.com/alimentos-de-temporada-en-mallorca-en-otono/


    Après la récolte des coings, ces gros fruits râpeux, confection de pâte de ce fruit. Pas trop sucrée mais citronnée ici. Un long travail réalisé par señor Colo. Des douceurs à offrir.                                     

                                                                 
                                                            

     

                                                                  

     


    Au passage devant un centre de plante, tout me rappelle que la Toussaint est proche. C'est joli, le jeune sud-américain qui termine de ranger les pots me regarde photographier son œuvre: "estoy contento que le guste".
     Aucune tombe à garnir, mes parents et beaux-parents ont été incinérés et leurs cendres répandues sous de grands arbres. C'est bien ainsi.

     



    De retour chez moi, et parce qu'un superbe soleil brille, je "vois" tout à coup que la vigne vierge a pris, en peu de jours, des couleurs de saison, qu'un incessant va et vient d' oiseaux s'alimente des petits fruits noirs.
    C'est fou le nombre de choses qu'on voit sans les regarder.




    Passez une bonne semaine.

  • Une brise / Una brisa

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    Le ciel est redevenu bleu, la terre, les rues sèchent. Plus de mille volontaires nettoient la boue. Le village de Sant Llorenç retrouve peu à peu son visage.

    Mais les larmes...cruelle nature, parfois.

    Il fallait un poème lumineux pour terminer cette semaine si difficile sur l’île. Le bilan est de 12 morts et un enfant toujours introuvable.

    C’est Pedro Salinas, encore lui, qui m’a apporté un peu de légèreté.

     

     

     
    Variation IX
    Temps d’île
     
    Qui m’appelle de la voix
    d’un oiseau qui chante?
     
    Quel amour m’aime, quel amour
    m’invente des caresses,
     
    caché entre deux airs,
    simulant la brise?
     
    Le palmier, qui l’a mis
    - celui qui m’évente
     
    avec des souffles d’ombres et de soleil -
    là où je le voulais?
     
    Le sable, qui l’a lissé,
    si lisse, si lisse,
     
    pour qu’en traits légers, légers,
    ma main m’écrive,
     
    sur une amante invisible,
    sur une amante cachée,
     
    Parmi la pudeur de l’écume,
    message d’ondines?
     
    Pourquoi me donne-t-on tant de bleu,
    sans que je le demande,
     
    le ciel qui l’invente,
    la mer qui l’imite?
    (...)
    (Trad. Colette)

    -
    Variación IX
    Tiempo de isla
    Pedro Salinas
     
     
    ¿Quién me llama por la voz
    de un ave que pía?
     
    ¿Qué amor me quiere, qué amor
    me inventa caricias,
     
    escondido entre los aires,
    fingiéndose brisa?
     
    La palmera ¿quién la ha puesto
    - la que me abanica
     
    con soplos de sombra y sol -
    donde yo quería?
     
    La arena ¿quién la ha alisado,
    tan lisa, tan lisa,
     
    para que en rasgos levísimos
    la mano me escriba,
     
    de amante que nunca he visto,
    de amante escondida,
     
    entre pudores de espuma,
    mensajes de ondina?
     
    ¿Por qué me dan tanto azul,
    sin que lo pida,
     
    el cielo que se lo inventa,
    el mar, que lo imita?
     
    (…)
     
  • J.L. Borges y Mallorca

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    J.L. Borges avait 20 et 21 ans quand, avec sa famille, il passa plusieurs mois à Mallorca. Séjours où il participa à un cercle littéraire, fit de nombreuses rencontres, se promena près de Valldemossa, fréquenta des maisons closes, passa des heures à la plage, bref, vécut la vie d’un jeune homme, émerveillé, de l’époque.
    J.L Borges tenía 20 y 21 años cuando, con su familia, hizo dos estancias de varios meses en Mallorca. Estancias en las cuales formó parte de un circulo literario, se encontró con mucha gente, se paseó por Valldemossa, visitó casas de citas, paseó horas por la playa, en fin, vivió la vida de un muchacho, maravillado, de la época.
     
    JL Borges 21 años (foto Wiki)
     
    Je vous traduis la première phrase d’un poème en prose, écrit par lui, et qui s’intitule “Mallorca”
    Majorque est un endroit semblable au bonheur, apte pour y être heureux, apte au scénario du bonheur, et moi - comme tant d’insulaires et d’étrangers- je n’ai presque jamais possédé la veine du bonheur qu’il faut porter en soi pour se sentir un spectateur digne (et non honteux) de tant de clarté de beauté.(...)*
     
    Poema en prosa escrito por él:
    Mallorca es un lugar parecido a la felicidad, apto para en él ser
    dichoso, apto para escenario de dicha, y yo -como tantos isleños y forasteros- 
    no he poseído casi nunca el caudal de felicidad que uno
    debe llevar adentro para sentirse espectador digno (y no avergonzado)
    de tanta claridad de belleza.(...)*

    Le monument qui l’avait le plus impressionné, on le comprend , est la cathédrale de Palma à qui il a dédié de court poème de jeunesse.
    El monumento que mas le impresionó, es comprensible, es la catedral de Palma a la cual dedicó este corto poema de juventud.
     

     

     
    Les vagues à genoux
    Les muscles du vent
    Les tours verticales comme des monolithes
    La cathédrale suspendue d’une étoile
    La cathédrale qui est une immense meule
    Avec des épis de prières
    Loin
    Loin
    Les mâts esquissaient des horizons
    Et sur les plages innocentes
    Les vagues neuves chantent les matines
    La cathédrale est un avion de pierre
    Qui lutte pour rompre mille amarres
    Qui l’emprisonnent
    La cathédrale sonore comme un applaudissement
    Ou comme un baiser
     
    (Trad: Colette)

     


     

     

    Las olas de rodillas
    Los músculos del viento
    Las torres verticales como goitos
    La catedral colgada de un lucero
    La catedral que es una inmensa parva
    Con espigas de rezos
    Lejos
    Lejos
    Los mástiles hilvanaban horizontes
    Y en las playas ingenuas
    Las olas nuevas cantan los maitines
    La catedral es un avión de piedra
    Que puja por romper las mil amarras
    Que lo encarcelan
    La catedral sonora como un aplauso
    O como un beso
     
    *
    JORGE LUIS BORGES
    (El Dia, Palma de Mallorca, 21-XI-1926.)
     
  • Un génereux solitaire / Un generoso solitario

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    Inutile de vous dire que dans ma Flandre natale le caroubier était pour moi inexistant ou alors un arbre de romans, de Pagnol peut-être. C'est en arrivant ici, il y a une quarantaine d'années,  que j'ai peu à peu découvert la générosité et la beauté de cet arbre, sa forme et les multiples usages de ses fruits, des gousses brunes et sucrées dont les graines de poids égal, 0,2 grammes, ont servi de mesure pour les pierres précieuses et les perles, le carat. Sur ce site diverses informations intéressantes.


    La farine de caroube a la couleur et le goût du cacao pur, ne contient pas de gluten. On peut le mélanger à d'autres farines pour en faire du pain, à du riz dans des gâteaux...Ses gousses servent principalement d'aliment pour le bétail mais aussi dans les produits pharmaceutiques et dans la parfumerie, ainsi, ai-je lu, que dans les crèmes glacées..

    Mais je vous emmène en balade dans l'arrière pays de mon île sur la piste de cet arbre, de son ombre. Il était 19h. Nous avions deux buts précis: voir ce qu'il était advenu d'un vieux tronc couché et ramener des caroubes pour nos lapins.
     
     
    Foto Colette, Caroubier près de Calvia
     

    No vale la pena deciros que en mi Flandes natal el algarrobo no existía. Y si existía era un árbol de novelas, quizás de Pagnol. Fue al llegar aquí, hace unos cuarenta años, cuando, poco a poco, descubrí la generosidad y la belleza de este árbol, su forma y los múltiples usos de sus frutos, unas vainas marrones y azucaradas cuyos granos de idéntico peso, 0,2gramos, sirvieron de medida para las piedras preciosas y las perlas: el quilate.
     
    La harina de algarrobas tiene el color y el gusto del cacao puro y no contiene gluten. Se puede mezclar a otras harinas para hacer pan, al arroz en los pasteles…Se usa principalmente como alimento para animales pero también en perfumería, productos farmacéuticos y, leí, helados.
     
    Os llevo de paseo al interior de mi isla en busca de este árbol y su sombra. Eran las 19h y teníamos dos fines precisos: ver qué había ocurrido con un viejo tronco acostado y traer algarrobas para nuestros conejos.


    Foto Colette, Mallorca 2018


     

    Un sac de caroubes vite rempli.

     

     


     
     
    Et voilà le vieux tronc couché.
    Non seulement il ne s'est pas désintégré mais, deux ans plus tard, il semble avoir repris vigueur.
     

     

    Le Caroubier


    Sur le chemin du retour un bel exemplaire, mi-couché, bien vert.

  • Il y a cinq ans.../ Hace cinco años...

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    Il y a cinq ans donc, je publiais ce poème et j'y ai pensé en allant revoir la côte nord de l'île qui, à cette époque, avait brûlé. Calcinés les pins, les plantes, un spectacle désolant.
    Et cinq ans plus tard... 
    Hace cinco años pues, publicaba este poema y volví a pensar en él yendo a ver la costa norte de la isla que, en aquella época,se había quemado. Calcinados los pinos, la plantas, un espectáculo desolador.
    Y cinco años más tarde...
     
     
    2013   (clic pour agrandir)                                                    2018
                                                     
     

     

     

     
     
     

     

     

     

    Des cistes en fleur, partout

     

     

     

     
     
     
     
     (poème déjà publié il y a 5 ans mais vous l'avez peut-être oublié:-)))
     
    On dit que les plantes ne parlent pas

    Rosalía de Castro 

     

     
    On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,
    Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,
    On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,
    Ils murmurent et s'exclament:
    - Voilà la folle rêvant
    De l'éternel printemps de la vie et des champs,
    Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,
    Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.
     
     
    - Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,
    Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,
    À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint
    Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,
    Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.
     
     
    Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,
    Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?
     
    (Trad: Colette) 

    Dicen que no hablan las plantas

    Rosalía de Castro



    Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
    Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
    Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
    De mí murmuran y exclaman:
    —Ahí va la loca soñando
    Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
    Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
    Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

    —Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
    Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
    Con la eterna primavera de la vida que se apaga
    Y la perenne frescura de los campos y las almas,
    Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

    Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
    Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?
  • Des cailloux, des pierres et des rochers / Guijarros, piedras y rocas

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    La lumière pâlit le soir arrivant .

    On nous propose une promenade en montagne: "On ira vers 18h en voiture au sommet, il fera moins chaud et puis, nous dit-on, c'est tout plat". Parfait!
    La luz palidece al llegar la tarde. Nos proponen un paseo por la montaña:"Nos iremos sobre las 18h en coche hasta la cima, hará menos calor y además, nos dicen, es todo plano." ¡Perfecto!

     
     
     
     


    Le chemin de cailloux, entouré de rochers, montait lentement mais sûrement, il faisait encore fort chaud, 32º : ne jamais croire ceux qui...

    El camino de guijarros, rodeado de rocas, subía lentamente pero subía, todavía hacía mucho calor, 32º: no creer nunca los que...

     

     


    Un flanc de montagne où on cultivait jadis, - de la vigne peut-être, des oliviers à coup sûr -, tout en terrasse (marjades); construire là ces murets de pierre sèche a dû être un travail de titan.  La Sierra de Tramuntana en est recouverte, et ces murs datent de l'époque musulmane. Au jour d’aujourd’hui beaucoup sont abandonnés.

    La ladera del monte dónde se cultivaba antaño - viñas tal vez, olivos seguro,- hecha de terrazas (marjades); construir allí los muros de piedra seca debió ser un trabajo de titanes. Esas terrazas datan de la época musulmana y la Sierra de Tramuntana está recubierta de ellas. A día de hoy muchas están abandonadas.

     

     


    La brume empêche de voir très loin, mais l'effort est plus que récompensé.
    La calima impide ver muy lejos, pero el esfuerzo valió la pena.


    Ici on se trouve près d'Estellencs.  La végétation est rare: pins, chênes verts, oliviers, quelques arbousiers...et des pierres, cailloux et rochers.

    Aquí nos encontramos cerca de Estellencs. La vegetación es escasa: pinos, encinas, olivos, algún madroño...y piedras, guijarros y rocas.

     

     

     
    Très intriguées ma fille et moi par cette plante sans feuilles, omniprésente, nous avons demandé à un couple d'amis qui nous a éclairées: "c'est une liliacée !  Et probablement une ornithogale." De la famille des asperges sauvage. Merci!
     
    Muy intrigadas mi hija y yo por esta planta sin hojas, omnipresente, preguntamos a una pareja de amigos que nos aclaró la cosa: "es una liliácea! Y probablemente una ornitogalum." De la familia de los espárragos salvajes. ¡Gracias!



    Notre jeune compagnon, - je me demande encore pourquoi il se cachait, une photo en contre plongée? - et sa chienne.
    Nuestro joven compañero - todavía me pregunto por qué se escondía - y su perra.


    Peu à peu, et comme prévu, le soleil se cache derrière le Galatzó.
    Nous redescendons, ravis, bien plus vite! 
      Poco a poco, y como previsto, el sol se esconde tras el  Galatzó.
    Bajamos encantados, y mucho más de prisa!

  • Roses ou blanches, sur ciel gris ou bleu / Rosas o blancas, sobre cielo azul o gris.

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    Cette semaine, et parce que les amandiers sont en fleurs, je vous ai traduit, en espagnol et français, un poème catalan de saison.
     
    Esta semana os he traducido, al español y al francés, un poema de temporada,
     
    Joan Maragall (Barcelona 1860-1911),  est considéré comme un des père de la poésie catalane moderniste / Es considerado uno de los padres de la poesía catalana modernista.
     
    Sorolla, almendro en flor

    L'ametller / Joan Maragall

     
    A mig aire de la serra
    veig un ametller florit.
    Déu te guard, bandera blanca,
    dies ha que t'he delit!

    Ets la pau que s'anuncia
    entre el sol, núvols i vents...
    No ets encara el millor temps
    però en tens tota l'alegria.
     
     
     
    El almendro
     
    A media altura de la sierra
    veo un almendro florido
    Dios te guarde, bandera blanca,
    hace días que te he deseado!
     
    Eres la paz que se anuncia
    entre el sol, nubes y vientos…
    Todavía no eres el mejor tiempo
    pero tienes toda su alegría.
    (Trad: Colette)
     
    31 janvier 2017, photo Colette
     
    L’amandier
     
    À mi-hauteur de la sierra
    je vois un amandier fleuri.
    Dieu te garde, drapeau blanc,
    il y a des jours que je t’attends!
     
    Tu es la paix qui s’annonce
    entre soleil, nuages et vents…
    Tu n’es pas encore le meilleur temps
    mais tu en as toute la joie.
     
    (Trad: Colette)


    Pour en savoir plus sur le Catalan, langue de la famille occitane, et qu'on parle aussi ici sur mon île (avec quelques variantes), infos ici
     

  • Lumière pâle / Luz pálida

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    Une balade sur la plage en presqu'hiver. Les plis et replis du sable reçoivent la visite de vaguelettes presque insonores.
     
    Un paseo por la playa en casi-invierno. Los pliegues y repliegues de la arena reciben la visita de diminutas olas casi insonoras.





    Tout est calme, la lumière pâle permet de distinguer la moindre algue, le plus petit morceau de coquillage. 


    Todo está tranquilo, la luz pálida permite distinguir la mínima alga, el más pequeño trozo de concha. 

    Fascinée par les sillons si réguliers, je passe de longs moments à flâner.
     
    Facinada por los surcos tan regulares, paso un buen rato vagando. 
     
     
    Puis rencontre avec ces rochers, mi-enfouis, couverts de mousse. 
    Nids de crabes? Yeux de la plage?
     
    Luego me encuentro con esas rocas, semi sepultadas, cubiertas de musgo.
     ¿Nidos de cangrejos? ¿Ojos de la playa?
     
    Sur ces notes paisibles et agréables, je vous laisse jusqu'après Noël.
    Con estas notas apacibles y agradables, os dejo hasta después de Navidad.
     

  • Fiat lux

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    Foto Colette, Puigpunyent nov. 2016

     Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.

    En cada cosa hay un fallo. Así es como entra la luz.

     

    There is a crack in everything. That's how light gets in.
     


    Paroles chanson Anthem de Leonard Cohen

  • Sur le tableau / Sobre le cuadro

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    Cette semaine j'aimerais vous consulter .
    Voilà que dans le petit musée du monastère de Cura  j'ai été extrêmement surprise en voyant ce tableau-sculpture de la Crucifixion de Jésus.
    Ma tête a échafaudé des tas d'hypothèses, certaines vraiment saugrenues; aucune explication n'était donnée sur place.
    Ce genre artistique vous est-il familier?

     

     

     


    Esta semana me gustaría consultaros.

    Verán; en el pequeño museo del monasterio de Cura estuve extremadamente sorprendida al ver este cuadro-esculptura de la Crucifixión de Jesús.
    Mi cabeza elaboró varias hipótesis, algunas realmente descabelladas.
    ¿Os es familiar ese tipo de arte?

  • Soif / Sed

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    Septembre fut un mois d'excursions; la chaleur avait diminué.
    Septiembre fue un mes de excursiones; había disminuido el calor.
     
    L'une d'elles nous emmena dans le centre de l'île appelé Es Pla. Ce plat est décoré par-ci par-là de hautes collines (ou petites montagnes). Et devinez qui a édifié sa demeure en haut, jouissant d'une vue fabuleuse, d'un calme inégalable? Des moines, bien sûr.
    Una de ellas nos llevó al centro de la isla llamado Es Pla. Esa llanura está decorada aquí y allá de altas colinas (o pequeñas montañas). Y adivinad ¿quién edificó allí su morada, gozando de una vista fabulosa, de una quietud incomparable? Unos monjes, claro.
     
     

    C'est du haut de l'une d'elles, dont je vous parlerai dans le prochain billet, que j'ai pris cette photo panoramique; là aussi que j'ai pensé à ce poème...tout était si sec.
     
    Desde lo alto de una de ellas, os hablaré de ella en la próxima entrada,  saqué esta foto panorámica; allí también pensé en este poema...todo estaba tan seco.
     
     

     

     
    Épitaphe
     
    Un oiseau vivait en moi.
    Une fleur voyageait dans mon sang.
    Mon cœur était un violon.
    J'aimai et n'aimai pas. Mais parfois
    on m'aima. Moi aussi me
    réjouissaient: le printemps,
    les mains jointes, l'heureux.
    Je dis que l'homme doit l'être!
    Ci-gît un oiseau.
    Une fleur.
    Un violon.
     
    (Trad: Colette)
     
    Epitafio
    J. Gelman
     
    Un pájaro vivía en mí.
    Una flor viajaba en mi sangre.
    Mi corazón era un violín.
    Quise o no quise. Pero a veces
    me quisieron. También a mí
    me alegraban: la primavera,
    las manos juntas, lo feliz.
    ¡Digo que el hombre debe serlo!
    Aquí yace un pájaro.
    Una flor.
    Un violín.
  • Les mots de la mer / Las palabras del mar

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    Après tous ces billets estivaux, revenons un peu à la poésie.
    Después de todas esas entradas estivales, volvamos un poco a la poesía.
    María Elena Walsh, de père anglais et mère argentine, était écrivain, poète, dramaturge, musicienne, compositeur...et spécialisée dans les écrits et chants pour enfants.
    María Elena Walsh, de padre inglés y madre argentina, era escritora, poetisa, dramaturgo, músico, compositora...y especializada en los escritos y canciones para niños.
    Mais aujourd'hui, et parce que les levers de soleil sont si beaux en ce moments, voici ce poème.
    Pero hoy, y porque los amaneceres son tan bonitos en este momento, aquí este poema.
     
     Pour accompagner votre lecture, cette courte vidéo intitulée:
    Le son de l'aube. Mallorca

     



    María Elena Walsh (Buenos Aires 1930-2011) - Chico Novarro (Santa Fe-Argentina 1934-)
     
    Aube de l'oubli
     
    Aube,
    heure zéro.
    Je ressuscite parmi les ténèbres et j'attends;
    j'entends tomber la rosée
    là-bas au loin à l'aurore.
     
    Aube
    de cendre.
    Dehors la nuit agonise
    et résonne un obscur tambour
    dans le fond de mon cœur.
     
    Aube de l'oubli,
    je reviens peut-être
    d'un pays perdu parmi les rêves
    où toujours tu veux me parler
    avec les mêmes mots de la mer.
     
    Aube,
    heure zéro.
    J'espérais t'oublier et je t'aime.
    Sentinelle de l'éternité
    ma douleur jamais ne se repose.
    (Trad: Colette)
     
     
     
    Alba de olvido
     
    Madrugada,
    hora cero.
    Resucito en tinieblas y espero
    mientras oigo el rocío caer
    allá lejos al amanecer.

    Madrugada
    de ceniza.
    Por afuera la noche agoniza
    y retumba un oscuro tambor
    en el fondo de mi corazón.

    Alba de olvido,
    vuelvo quizás
    de un país entre sueños perdido
    donde siempre me quieres hablar
    con las mismas palabras del mar.


    Madrugada,
    hora cero.
    Esperaba olvidarte y te quiero.
    Centinela de la eternidad
    mi dolor no descansa jamás.