15/07/2017

La Cumbia, música Colombiana

Yo me llamo cumbia, yo soy la reina por donde voy,
no hay una cadera que se este quieta donde yo estoy,
mi piel es morena como los cueros de mi tambor,
y mis hombros son un par de maracas que besa el sol.

Je m’appelle cumbia, où que j’aille je suis la reine,
pas une hanche ne reste immobile quand je suis là,
ma peau est brune comme les cuirs de mon tambour,
et mes épaules sont deux maracas qui embrassent le soleil.
 

 
 
La Cumbia: une musique qui fait apparaître des sourires dès qu’elle résonne. L’origine de Cumbia serait le mot africain “Cumbé” qui signifie nouba ou fête. Plaisirs donc, image de gaîté et témoin de l’influence africaine sur le côte Atlantique de la Colombie où on situe son origine vers le XVIIIº siècle. 
 
La Cumbia es una música que hace aparecer la sonrisa en cuanto suena. Cumbia vendría de la palabra africana “Cumbé” que significa Fiesta. Asi pues placer además de imagen de la alegría y testimonio de la influencia africana en la costa atlántica de Colombia donde se sitúa su origen hacia el siglo XVIII.
 
Ce genre musical, fusion de trois éléments ethnoculturels, représente la Colombie: les indigènes, les africains “importés” par les blancs pour travailler dans les plantations et les espagnols avec leurs romances. De ce mélange naît la Cumbia.
        "Avec le guaguanco cubain, la Cumbia est considéré par beaucoup comme la reine des rythmes afrocaribéens. Sa combinaison de tambours africains, mélodies créoles et danses indiennes font d’elle un rythme unique qui a influencé d’autres styles latins. C’est sans doute l’expression la plus pure du métissage colombien”.
 
Ese estilo musical, fusión de tres elemento etnoculturales, representa a Colombia: los indígenas, los africanos “importados” por los blancos para trabajar en las plantaciones y los españoles con sus canciones de amor. De esa mezcla nace la Cumbia.
Junto con el guaguancó cubano, la Cumbia es considerada por muchos como la reina de los ritmos afrocaribeños. Su combinación de tambores africanos, melodías criollas y danzas indias; hacen de ella un ritmo único que también ha tenido influencia en otros géneros latinos. Es quizás la expresión más pura del mestizaje colombiano.”*
 

Dans les années ‘30 la Cumbia se transforme sous l’influence des classes plus aisées et passe d’être uniquement instrumentale à avoir des paroles; on y intègre aussi l’accordéon et, plus tard, des instruments électroniques et un orchestre complet.
 
En los años 30 la Cumbia se transforma bajo la influencia de las clases más acomodadas y pasa de ser únicamente instrumental a tener palabras; se añade también el acordeón y, más tarde, instrumentos electrónicos y una orquesta completa. 



L’intérêt pour l’héritage musical a fortement augmenté ces derniers temps et partout des jeunes prennent tambours, maracas...un retour aux sources.
El interés por la herencia musical ha aumentado fuertemente en los últimos tiempos y cada vez más jóvenes retoman tambores y maracas...una vuelta a los orígenes.
PS: Après avoir visionné pas mal de versions modernes, techno et autres je dois avouer que j’ai un peu de mal avec le kitsch des images…je vous ai mis deux exemples plus classiques donc!
PS: Después de haber visto numerosas versiones modernas, tecno y otras, debo reconocer que me cuesta apreciar lo kitsch de las imágenes. Por eso he puesto dos ejemplos de lo más clásico.
 

13/05/2017

Reconnaissante / Agradecida

ENRIQUETA ARVELO LARRIVA (VENEZUELA, 1886-1962)
 
ÉMOTION ET AVANTAGE DE LA PROFONDEUR ÉTABLIE
 
Merci à ceux qui s'en furent par l'obscur sentier
écrasant les feuilles brunies.
À ceux qui me dirent: attends-nous sous cet arbre.

Merci à ceux qui s'en furent chercher du feu pour leurs cigarettes
me laissant seule
emmêlée dans de petits soleils d’une ombre odorante.

Merci à ceux qui s'en furent chercher de l'eau pour ma soif
me laissant là
à boire l'eau essentielle d'un monde ébranlé.

Merci à ceux qui me laissèrent à écouter un chant boisé
et à voir, ensommeillée, 
les troncs bordés de laines fanées. 

Maintenant je marche, indemne, parmi les gens.
 
(Trad: Colette)
 
 
 
EMOCIÓN Y VENTAJA DE LA PROBADA PROFUNDIDAD 
 
Gracias a los que se fueron por la vereda oscura 
moliendo las hojas tostadas.
A los que me dijeron: espéranos bajo ese árbol.

Gracias a los que se fueron a buscar fuego para sus cigarrillos
y me dejaron sola
enredada en los soles pequeños de una sombra olorosa. 

Gracias a los que se fueron a buscar agua para mi sed 
y me dejaron ahí
bebiéndome el agua esencial de un mundo estremecido. 

Gracias a los que me dejaron oyendo un canto enselvado
y viendo soñolienta
los troncos bordados de lanas marchitas.

Ahora voy indemne entre las gentes. 

Source/fuente: http://www.tinta-china.net/ealarriva.htm 
 

29/04/2017

Guitare Péruvienne / Guitarra Peruana

Grâce à Radio Nacional España Clásica (qui est devenue une chaîne de grande qualité, vu qu’auparavant une présentatrice - que je soupçonnais concentrée sur le tricotage de chaussettes - lisait de temps un temps un texte qu'elle ne comprenait pas) j'ai fait la connaissance de ce jeune guitariste Péruvien,  Riber Oré.
 
Gracias a Radio Nacional Clásica España (que es ahora de gran calidad, ya que antaño una presentadora - que yo sospechaba de estar muy aplicada haciendo calceta - leía de vez en cuando un texto que no entendía) llegué a conocer a este joven guitarrista Peruano,  Riber Oré.
 
                                      Mix de rythmes Péruviens

15/04/2017

Fauves dorés / Doradas fieras

 
Sans doute, oui sans doute un billet sur nos 17 lapins nouveaux-nés accompagné d’adorables photos aurait-il été plus approprié en ces jours de Pâques.
Mais non, c’est un poème surréaliste d’Octavio Paz qui m’a étonnée, m'a fait sourire et me demander où il avait été chercher tant de choses à dire sur...deux yeux.
 
Tal vez, sí tal vez una entrada sobre nuestros 17 conejitos recién nacidos , acompañada de fotos muy monas hubiera sido más apropiado en estos días de Pascua.
Pero no, es un poema surrealista de Octavio Paz que me ha sorprendido, hecho sonreír y preguntarme de dónde había sacado tantas cosas que decir sobre...dos ojos.
 
Octavio Paz ( Mexique 1914-1998)
 
Tes yeux 
 
Tes yeux sont la patrie
de l'éclair et de la larme,
silence disert,
tempêtes sans vent, mer sans vagues,
oiseaux prisonniers, fauves dorés endormis,
topazes impies comme la vérité,
automne dans une clairière
où la lumière chante sur l’épaule
d'un arbre, et où toutes les feuilles sont oiseaux,
plage que le matin trouve constellé d'yeux,
panier de fruits de feu,
mensonge nourricier,
miroirs de ce monde, porte de l'au delà,
pulsation tranquille de la mer à midi
absolu qui scintille,
désert.
 
traduction Colette (inspirée par celle d’ E. Dupas )
 
 
Silvana Canetti (Uruguay)
" Los ojos de Ariadna"
 
 
Tus ojos O. Paz
TUs ojos son la patria
del relámpago y de la lágrima,
silencio que habla,
tempestades sin viento,
mar sin olas, pájaros presos,
doradas fieras adormecidas,
topacios impíos como la verdad,
otoño en un claro del bosque
en donde la luz canta en el hombro
de un árbol y son pájaros todas las hojas,
playa que la mañana
encuentra constelada de ojos,
cesta de frutos de fuego,
mentira que alimenta,
espejos de este mundo,
puertas del más allá,
pulsación tranquila del mar a mediodía,
absoluto que parpadea, páramo.
 

25/02/2017

Additionner / Sumar

Ida Vitale* (poète, traductrice, essayiste, professeur et critique littéraire Uruguayenne), 93 ans, est née à Montevideo. Fuyant la dictature, elle partit au Mexique (1974) puis plus tard aux États Unis où elle réside encore.
L’exil peut être une expérience dramatique et terrible ou une chose merveilleuse. En ce qui me concerne j’ai beaucoup souffert de éloignement de mes proches, j’en ai bavé, mais au bout d’un petit moment je me suis sentie vraiment enrichie. Le Mexique m’a donné non seulement le confort d’un monde agréable, mais aussi l’occasion de me sentir utile par des traductions, des cours...et quelque chose pour laquelle je n’arrêterai jamais de remercier ce pays, qui est son énorme ouverture à celui qui venait du dehors.”(Trad: Colette)
 
Ida Vitale (poeta, traductora, ensayista, profesora y crítica literaria uruguaya) tiene 93 años y nació en Montevideo. Huyendo de la dictadura, se fue a México (1974) y más tarde a los Estados Unidos donde reside actualmente.
 
El exilio puede ser una experiencia dramática y terrible o una cosa maravillosa. En mi caso me dolió mucho alejarme de mi gente, lo pasé muy mal, pero al poco tiempo me sentí mucho más enriquecida. México me dio no solo la comodidad de un mundo agradable, sino la oportunidad de sentirme útil con traducciones, con clases… y eso es algo que jamás dejaré de agradecerle a ese país, su enorme apertura hacia el que venía de fuera”.


Additions
                                                          Cheval et cavalier sont déjà deux animaux
 
Un plus un, dit-on. Et on pense:
une pomme plus une pomme,
un verre plus un verre,
des choses toujours identiques.

 

Quel changement que
un plus un soit un puritain
plus un gamelan,
un jasmin plus un arabe,
une nonne et une falaise,
un chant et un masque,
encore une garnison et une damoiselle,
l’espérance de quelqu’un
plus le rêve de l’autre.
 
(Ne possédant pas ce livre, la traduction est de moi. Je suis sûre que Silvia Baron Supervielle a fait mieux!)
 
*Note: Ida Vitale a reçu en 2015 le prix Reina Sofía,  la plus haute distinction de la poésie ibéro-américaine qui consacre la poète uruguayenne comme une des voix les plus importantes de la poésie de langue espagnole.
 
Mural de Diego Rivera "La marcha de la humanidad"
 
Sumas
                                          caballo y caballero son ya dos animales

Uno más uno, decimos. Y pensamos:
una manzana más una manzana,
un vaso más un vaso,
siempre cosas iguales.

Qué cambio cuando
uno mas uno sea un puritano
más un gamelán,
un jazmín más un árabe,
una monja y un acantilado,
un canto y una máscara,
otra vez una guarnición y una doncella,
la esperanza de alguien
más el sueño de otro.

  De
"Reducción del infinito" 2002
 
 

10/12/2016

En l'air / En el aire


Jorge Boccanera, né en Argentine en 1952.
Poète et journaliste.
 
Par petites touches, je vous propose de découvrir sa poésie.
Voyons si la première, qui amène le sourire, vous plait.
 
A modo de pinceladas, os propongo descubrir su poesía.
La de hoy me hizo sonreír.
 

Juan Gelman (à gauche) et son ami Jorge Boccanera

 

Chances
 
Hasard n'est pas jeter une pièce en l'air.
Ni même attendre le pile ou face...
Hasard est attraper la pièce en l'air
            et fuir sans laisser de trace.
 
(Trad: Colette)
 
 
 
Suertes
Azar no es arrojar una moneda al aire.
Ni siquiera esperar el cara o cruz...
Azar es atrapar la moneda en el aire
               y huir sin dejar rastro.

06/11/2016

Ce que j'ai vu / Lo que he visto

Je connais tous les contes
 
León Felipe
 
Je ne sais pas beaucoup de choses, c'est vrai.
Je ne dis que ce que j'ai vu.
Et j'ai vu:
que le berceau de l'homme se berce avec des contes,
que les cris d'angoisse de l'homme se noient avec des contes,
que le pleur de l'homme se colmate avec des contes,
que les os de l'homme s'enterrent avec des contes,
et que la peur de l'homme...
a inventé tous les contes.
Je ne sais pas beaucoup de choses, c'est vrai,
mais on m'a endormi avec tous les contes...
et je connais tous les contes.
 (Trad: Colette)
 
Leonora Carrington, peintre surréaliste anglo-mexicaine 1917-2011
 
Sé todos los cuentos
León Felipe
 
Yo no sé muchas cosas, es verdad.
Digo tan sólo lo que he visto.
Y he visto:
que la cuna del hombre la mecen con cuentos,
que los gritos de angustia del hombre los ahogan con cuentos,
que el llanto del hombre lo taponan con cuentos,
que los huesos del hombre los entierran con cuentos,
y que el miedo del hombre...
ha inventado todos los cuentos.
Yo no sé muchas cosas, es verdad,
pero me han dormido con todos los cuentos...
y sé todos los cuentos.

02/07/2016

Footballeurs / Fubolistas

Stade Vatican

Les joueurs de football
retournent dans leurs loges
pas à pas, la tête basse,
frémissants et sanglotants
à travers les vieilles ruines d'Occident vénérées
et la racaille de poètes si sûrs d'eux-mêmes,
de leveurs de poids, diplômés des gymnases,
des rois de l'amour, de l'argent et de la santé,
qui méchamment se moquent
du footballeur sensible,
législateur de la planète.

Carlos Germán Belli de la Torre (Lima, Perou, 15 septembre 1927)
(Trad:Colette)

Nicolas de Staël

 Nicolas de Staël : "« Merveilleux. Entre ciel et terre, sur l’herbe rouge ou bleue, une tonne de muscles voltige en plein oubli de soi avec toute la présence que cela requiert en toute invraisemblance », confie-t-il à René Char.""

 
 

 
Estadio Vaticano

Los jugadores de fútbol
a sus camarines vuelven
paso a paso cabizbajos,
trémulos y sollozando
por entre las viejas ruinas de Occidente veneradas
y la chusma de poetas tan seguros de sí mismos,
levantadores de pesas, diplomados en gimnasios,
soberanos del amor, del dinero y la salud,
que ferozmente se burlan
del sensible futbolista,
legislador del planeta.



Carlos Germán Belli de la Torre (Lima, Perú, 15 de septiembre de 1927)

*Des articles / artículos:
Les écrivains et le foot: http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=...
Football, langue et littérature: https://blogs.mediapart.fr/edition/socrates-football-club/article/200614/football-langue-et-litterature

El fenómeno del futbol en algunos textos literarios: https://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=3851637
Textos de futbol: https://textosdefutbol.wordpress.com/

23/03/2016

Découverte / Descubrimiento

 

Cette semaine j'ai découvert une peintre dans un article de El País*:
"Il ne doit pas être facile de grandir à l'ombre d'un géant. Encore moins si cet écrivain s'appelle Jorge Luis Borges et est ton frère.
Il n'est pas non plus facile d'être l'épouse d'une personnalité remarquable de la Génération de '27, Guillermo de Torre. Ce fut le cas de l'artiste connue comme Norah Borges. Peu de gens s'en souviennent en Espagne- où elle résida quelques années avec sa famille- et dans le pays où elle naquit, l'Argentine. Là-bas il n'y a d'espace que pour vénérer un des frères Borges." (Trad: Colette)

Le week-end prochain je vous raconterai sa vie, sa soit-disant modestie qui expliquerait son effacement, son séjour en Europe, à Majorque aussi.
Mais aujourd'hui vous découvrirez, presque en même temps que moi, la multiplicité de ses talents, styles.




Esta semana descubrí una pintora en un artículo de El País*:
"No debe ser sencillo crecer bajo la sombra de un gigante. Y menos si ese escritor se llama Jorge Luis Borges y es tu hermano. Tampoco debe ser fácil ser la esposa de una relevante personalidad de la Generación del 27, Guillermo de Torre. Fue el caso de la artista conocida como Norah Borges. Pocos la recuerdan en España —donde residió unos años junto a su familia— y en el país donde nació, Argentina. Allí sólo hay espacio para venerar a uno de los hermanos Borges."

Os contaré el próximo fin de semana su vida, su pretendida modestia que explicaría su discreción, su estancia en Europa, en Mallorca también.
Pero hoy descubriréis, casi al mismo tiempo que yo, la multiplicidad de sus talentos, estilos.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

13/02/2016

Lettre à Ulysse / Carta a Ulises

Ah l'Odyssée! Le nom grec de l’œuvre Odusseus est aussi celui du héros, ce cher Ulysse dont on raconte les aventures.
Pénélope, on le sait, est un personnage secondaire qui l'aime et l'attend et attend...
¡Ah la Odisea! El nombre griego de la obra Odusseus es también el de su héroe, el famoso Ulises del que se cuentan sus aventuras.
Penélope, es bien sabido, es un personaje secundario que le ama y le espera y espera...
 
John William Waterhouse / Penelope
 
Ce mythe, comme tous les mythes, a été mille fois interprété, réécrit et ce personnage s'est un peu éloigné de la version initiale. Des centaines de Pénélope parcourent la poésie, le roman et le théâtre contemporains, principalement en Europe et sur le continent américain. La reine d’Ithaque s’est échappée de son manoir pour voyager jusqu’en Amérique Centrale. Elle y habite l’imaginaire de nombreuses poétesses, (…) dont...Claribel Alegría”*
 
Ese mito, como todos los mitos ha sido mil veces interpretado y reescrito y el personaje se ha alejado un poco de la versión inicial. “Cientos de Penélopes recorren la poesía, la novela y el teatro contemporáneo, principalmente en Europa y en el continente americano. La reina de Itaca se ha escapado de su mansión para viajar hasta América Central donde habita el imaginario de numerosas poetisas, (…) entre ellas...Claribel Alegría
 
 

 


Homère qualifie Pénélope de “la plus sage des femmes”, et on la trouve presque toujours en larmes.
Cependant, elle ne cherche pas à se consoler de sa peine, en acceptant l’un de ses prétendants, par exemple. Pénélope semble faire preuve de presque toutes les caractéristiques de l’idéal machiste de la femme décrit par la mexicaine Rosario Castellanos. Cette pionnière du féminisme latino-américain décline les vertus de la parfaite épouse, qui seraient rien moins que : « la constancia, la lealtad, la paciencia, la castidad, la sumisión, la humildad, el recato, la abnegación, el espíritu de sacrificio ». Pour les poétesses centre-américaines, bien souvent en lutte contre le machisme, il s’agit d’un modèle à bannir.” ( la constance, la loyauté, la patience, la chasteté, la soumission, l'humilité, la pudeur, l'abnégation, l'esprit de sacrifice)*
 
Homero califica a Penélope como “la mujer más sensata” y casi siempre nos la encontramos llorando.
Sin embargo no trata de consolar su pena aceptando, por ejemplo, uno de sus pretendientes. Penélope parece poseer casi todas casi todas las características del ideal machista de la mujer descritas por la mejicana Rosario Castellanos. Esta pionera del feminismo latinoamericano desgrana las virtudes de la esposa perfecta, a saber:«la constancia, la lealtad, la paciencia, la castidad, la sumisión, la humildad, el recato, la abnegación, el espíritu de sacrificio».Para las poetisas centroamericanas, que luchan con frecuencia contra el machismo, se trata de un modelo que hay que desterrar.
 
                                      Pénélope et ses prétendants, John W. Waterhouse
 
 
Alors voilà ce que Claribel Alegría a imaginé: une Pénélope libre, qui veut vivre sa vie.
Le ton du poème est dur, puis ironique, sarcastique.
Por eso he aquí lo que Claribel Alegría ha imaginado: una Penélope libre, que quiere vivir su vida.
El tono de la obra es duro, finalmente irónico, sarcástico.
 
La traduction n'est pas de moi, elle est inclue dans l' excellente analyse citée en bas de page.
 
CARTA A UN DESTERRADO
LETTRE À UN EXILÉ
Mi querido Odiseo: Mon cher Ulysse,
ya no es posible más
il n’est plus possible
esposo mío mon époux
que el tiempo pase y vuele que le temps passe et vole
y no te cuente yo et que je ne te dise rien
de mi vida en Ítaca. de ma vie à Ithaque.
Hace ya muchos años Il y a bien des années déjà
que te fuiste que tu es parti
tu ausencia nos pesó ton absence fut douloureuse
a tu hijo y a mí. pour ton fils et pour moi.
Empezaron a cercarme Des prétendants
pretendientes ont commencé à m’encercler
eran tantos ils étaient si nombreux
tan tenaces sus requiebros et leur cour si pressante
que apiadándose un dios qu’un dieu a eu pitié
de mi congoja de ma peine
me aconsejó tejer et m’a conseillé de tisser
una tela sutil une toile fine
interminable interminable
que te sirviera a ti qui te servirait
como sudario. de suaire.
Si llegaba a concluirla Si je parvenais à l’achever
tendría yo sin mora je devrais sans délai
que elegir un esposo. choisir un époux.
Me cautivó la idea L’idée m’a captivée
al levantarse el sol au lever du soleil
me ponía a tejer je me mettais à tisser
y destejía por la noche. et défaisais mon ouvrage la nuit.
Así pasé tres años J’ai ainsi passé trois ans
pero ahora, Odiseo, mais désormais, Ulysse,
mi corazón suspira por un joven
mon cœur soupire pour un jeune homme
tan bello como tú cuando eras mozo
aussi beau que toi dans ta jeunesse
tan hábil con el arco
aussi habile à l’arc
y con la lanza. et de sa lance.
Nuestra casa está en ruinas
Notre maison est en ruines
y necesito un hombre et j’ai besoin d’un homme
que la sepa regir. qui sache la gouverner.
Telémaco es un niño todavía
Télémaque est encore un enfant
y tu padre un anciano.
et ton père est un vieil homme.
Preferible, Odiseo, Il est préférable, Ulysse
que no vuelvas que tu ne reviennes pas
de mi amor hacia ti
de mon amour pour toi
no queda ni un rescoldo
ne restent que des cendres
Telémaco está bien Télémaque va bien
ni siquiera pregunta por su padre
il ne réclame même pas son père
es mejor para ti mieux vaut pour toi
que te demos por muerto. que nous te considérions mort.
Sé por los forasteros J’ai su par les voyageurs
de Calipso pour Calypso
y de Circe. et pour Circé.
Aprovecha, Odiseo, Profite, Ulysse,
si eliges a Calipso, si tu choisis Calypso,
recobrarás la juventud tu retrouveras la jeunesse
si es Circe la elegida
si Circé est l’élue
serás entre sus cerdos tu seras parmi ses pourceaux
el supremo. le plus auguste.
Espero que esta carta J’espère que cette lettre
no te ofenda ne t’offensera pas
no invoques a los dioses n’invoque pas les dieux
será en vano ce serait en vain
recuerda a Menelao souviens-toi de Ménélas
con Helena et d’Hélène
por esa guerra loca à cause de cette guerre folle
han perdido la vida les meilleurs de nos hommes
nuestros mejores hombres ont perdu la vie
y estás tú donde estás. et te voilà là où tu es.
No vuelvas, Odiseo, Ne reviens pas, Ulysse,
te suplico. je t’en supplie.
Tu discreta Penélope Ta discrète Pénélope

Claribel Alegría
© Cahiers d’études romanes
 
**Article : Sandra Gondouin, « Quand Claribel Alegría retisse le mythe de Pénélope : les enjeux d’une réécriture », Cahiers
 
d’études romanes [En ligne], 20 | 2009, mis en ligne le 15 janvier 2013, consulté le 08 février 2016. 

06/12/2015

Dans la marge / En el margen



Roberto Juarroz (Argentina 1925-1995)
Décima poesía vertical
 


Il m'est arrivé de rêver des mots.
Les mots ne me laissent pas dormir.
Ils me cognent depuis l'envers du décor,
personnages subversifs
qui arrivent à déchirer le rideau
et pour toujours changer l’œuvre.

Les mots n'attendent pas.
Jusque quand dureront-ils?
Ils sont comme des gouttes de sang
qui tombent sur le texte
et parfois aussi dans la marge.

Mais ils ne se contentent pas des formes du jour,
de la veille éclairée entre la vie et la mort.
Le texte est infini
la marge l'est aussi.
Peut-être le texte devrait-il être dans la marge.

Le rêve est une région abandonnée
ou du moins disponible
à la nécessaire entrée du verbe.
 
(Trad: Colette)
 
 
He llegado a soñar con las palabras.
Las palabras no me dejan dormir.
Me golpean desde atrás del decorado,
personajes subversivos
que hasta llegan a rasgar el telón
para cambiar siempre la obra. 
 
Las palabras no esperan.
¿Hasta cuándo durarán?
Son como gotas de sangre
que van cayendo sobre el texto
y también a veces en el margen. 
 
Pero no les bastan las figuras del día,
la vigilia ilustrada entre la vida y la muerte.
El texto es infinito
y también lo es el margen. 
 
Quizá el texto debiera estar en el margen.
El sueño es una región abandonada
o por lo menos disponible
para la entrada necesaria del verbo.
 

31/10/2015

Si c'était-elle! ¡Si será ella!

Nocturno       Rúben Darío (1867-1916, Nicaragua)

Un poème dans la pure ligne Romantique

Silence de la nuit, douloureux silence
nocturne...Pourquoi l'âme tremble-t-elle ainsi?
J'entends le bourdonnement de mon sang,
une douce tempête passe dans mon crâne.
Insomnie! Ne pas dormir et
pourtant
rêver. Être l
'auto-sujet
de dissection spirituelle, l'auto-Hamlet!
Diluer ma tristesse
dans un vin de nuit
dans le merveilleux cristal des ténèbres...
Et je me dis: à quelle heure viendra l'aube?
Une porte s'est fermée...
Quelqu'un est passé...
L’horloge a sonné trois heures...Si c'était elle!
 
Trad: Colette
 
Photo gentiment prêtée par Kwarkito, merci! http://kwarkito.blogspot.com.es/  

 

 
 
Silencio de la noche, doloroso silencio
nocturno… ¿Por qué el alma tiembla de tal manera?
Oigo el zumbido de mi sangre,
dentro de mi cráneo pasa una suave tormenta.
¡Insomnio! No poder dormir y, sin embargo,
soñar. Ser la auto-pieza
de disección espiritual, ¡el auto-Hamlet!
Diluir mi tristeza
en un vino de noche
en el maravilloso cristal de las tinieblas…
Y me digo: ¿a qué hora vendrá el alba?
Se ha cerrado una puerta…
Ha pasado un transeúnte…
Ha dado el reloj tres horas… ¡Si será ella!...
 

Le voici traduit en anglais (pas par moi)

Silence of the night, painful silence,
Nocturne... Why does my soul tremble like this?
I hear the low hum of my blood.
I watch a calm storm pass inside my skull.
Insomnia! Not to sleep, and perchance
to dream. To be the whole soliloquy
of spiritual dissection, my Hamlet!
To dissolve my sadness
in one night's wine,
in the marvelous crystal darkness...
And then I wonder: When will it be dawn?
A door just closed...
Someone is passing on the street...
The clock strikes three...It must be Her!

24/10/2015

Chutes et ombres / Caídas y sombras

Nous poursuivons donc avec Roberto Juarroz. Né dans la Pampa Humide Argentine en 1925, il est mort à Buenos Aires en 1995. Très lié à la France où il étudia la Philosophie et les Lettres à la Sorbonne, sa “Poésie verticale”, œuvre de sa vie entière, est publiée d'abord en France.
 
J'ai choisi et traduit deux poèmes de lui aujourd'hui, avec une explication tirée de la dernière interview qu'il avait donnée en 1993.
 
Seguimos con Roberto Juarroz. Nacido en la Pampa húmeda Argentina en 1925, murió en Buenos Aires en 1995. Muy ligado a Francia donde estudió Filosofía y Letras en La Sorbona, su “Poesía Vertical”, es la obra de toda su vida, y fue publicada primero en Francia.

 

Elegí dos poemas, con una explicación sacada de la última entrevista que dió en 1993.

 

Ce billet est un peu long, prenez votre temps...

 Esta entrada es un poca larga, tomad vuestro tiempo...

 

 

 

 

"C'est toujours un instant, un instant de plénitude, qui nous signale ou nous situe avec les yeux ouverts dans la réalité la plus libre, la plus illimitée.

(...) la poésie est justement la voie pour exprimer l’ineffable. Dans le poème il se peut qu'il reste quelques morceaux, fragments qui parfois nous transmettent des messages inattendus. Ceci se rattache à ce que disait Rimbaud pour qui le poète n'est pas un prophète, dans le sens de quelqu’un qui anticipe les choses, mais celui qui cultive la vision verbale qui l'amène un peu plus loin, habituée à ce que le regard devienne "vision". C'est ici qu'entre en jeux le rôle fondamental de l’imagination qui découvre des ressorts insoupçonnables entre les choses.
J'ai la sensation qu'on s'est méfié de la présence de l'intelligence et de la raison dans le poème et je pense que c'est une erreur. Je pense que l'intellect joue intensément dans l'écriture. Le poème n'est pas un délire plus ou moins modelé par des recherches capricieuses.(..)"

"Siempre es un instante, un instante de plenitud, lo que nos señala o nos sitúa con los ojos abiertos en la realidad más suelta, más ilimitada.  (…) la poesía es justamente la vía para expresar lo inefable. En el poema pueden quedar algunos pedazos, fragmentos que nos transmiten a veces mensajes inesperados. Esto también se empalma con lo que decía Rimbaud, para quien el poeta no es profeta, en el sentido de alguien que anticipa las cosas, sino que cultiva la visión verbal y eso lo lleva un poco más allá, acostumbra a que la mirada se vuelva "visión". Aquí es donde entra a jugar un papel fundamental la imaginación, que descubre resortes insospechados en todas las cosas. 

Yo tengo la sensación de que se ha desconfiado de la presencia de la inteligencia y de la razón en el poema y pienso que es un error. Pienso que también lo intelectual juega con intensidad en la escritura. El poema no es un delirio más o menos configurado de búsquedas caprichosas,(...)"

 

Night shadows Edward Hopper

 


Quand s'éteint la dernière lampe
s'éteint plus que la lumière:
l'ombre s'allume elle aussi.
Il devrait pourtant y avoir des lampes
qui serviraient exclusivement
à allumer l'ombre.
N'y a-t-il pas peut-être des regards pour ne pas voir,
des vies rien que pour mourir
et des amours destinés à l'oubli?

Il y a du moins certains ténèbres préférés
qui méritent leur propre lampe de l'obscurité. 

(Trad: Colette)  



Cuando se apaga la última lámpara

no sólo se apaga algo mayor que la luz:

también se enciende la sombra.

Debería haber sin embargo lámparas

que sirvieran exclusivamente para encender la sombra.

¿No hay acaso miradas para no ver,

vidas nada más que para morir

y amores sólo para el olvido?



Hay por lo menos ciertas tinieblas predilectas

que merecen su propia lámpara de oscuridad.

 

 
 
 
"J'ai été attiré par une vision, celle que de tous les mouvements de l'homme il y en a un vers lequel nous allons inévitablement, qui se répète au long de la vie jusqu'à prendre une forme définitive: la chute. Tomber comprend depuis la chute de la feuille de l'arbre à tout ce qui existe dans l'univers. La chute est un peu le centre de nos vies et de nous-mêmes.
J'ai pourtant senti que, paradoxalement, le mouvement inverse se produisait également. Comme si dans le fond de la chute il y avait un rebond, où se trouve l’ascension. (...) Héraclite dit "le chemin qui descend est le même chemin qui monte". (...) une espèce de loi de la gravité à l'envers."
"Me atrajo una visión, y es que de todos los movimientos del hombre hay uno hacia el cual inevitablemente vamos, que se repite a lo largo de la vida hasta que se da en forma definitiva: la caída. El caer abarca desde la hoja del árbol hasta todo lo que existe en el universo. La caída es algo así como el centro de nuestras vidas y de nosotros mismos.
Sin embargo sentí que paradójicamente se producía también el movimiento inverso. Como si en el fondo de la caída hubiera un rebote, y es allí donde se encuentra el ascenso. (...) Dice Heráclito "el camino que baja es el mismo camino que sube". (...) una especie de ley de gravedad invertida."
 
Picasso La chute d'Icare  
 
Il faut tomber et on ne peut choisir où.
Mais il existe une certaine forme du vent dans les cheveux,
une certaine pause du coup,
un certain angle du bras
que nous pouvons obliquer dans la chute.
Ce n'est que l'extrémité d'un signe,
la pointe sans y penser d'une pensée.
Mais il suffit pour éviter le fond avare de mains
et la misère bleue d'un Dieu désert.

Il s'agit de plier plus qu'une virgule
dans un texte que nous ne pouvons corriger.
 
(Trad: Colette)
 
Hay que caer y no se puede elegir dónde.

 Pero hay cierta forma del viento en los cabellos,

cierta pausa del golpe,
 
cierta esquina del brazo

 que podemos torcer mientras caemos.

Es tan sólo el extremo de un signo,
 
la punta sin pensar de un pensamiento.
 
Pero basta para evitar el fondo avaro de unas manos

 y la miseria azul de un Dios desierto. 

 

Se trata de doblar algo más que una coma

 en un texto que no podemos corregir.

 

 

17/10/2015

Sans le savoir / Sin saberlo

Roberto Juarroz. 


 
Argentina (1925-1995)

"Una hoja en el árbol, justifica al árbol. Pero un árbol sin hojas lo justifica todo."
"Une feuille dans l'arbre justifie l'arbre. Mais un arbre sans feuilles justifie tout"
 
(les poèmes de Juarroz sont sans titre) (los poemas de Juarroz no tienen título)
 
 
 Le jour où sans le savoir
Nous faisons une chose pour la dernière fois,
regarder une étoile,
passer une porte,
aimer quelqu’un,
écouter une voix,
si quelque chose nous prévenait
que jamais nous n’allions la refaire,
la vie probablement s’arrêterait
comme une poupée sans enfant ni ressort.

Et pourtant, chaque jour
nous faisons quelque chose pour la dernière fois,
regarder un visage,
nous appeler par notre nom,
achever d’user une chaussure,
éprouver un frisson
comme si la première ou la millième fois
pouvait nous préserver de la dernière.

Il nous faudrait un tableau noir
marquant toutes les entrées et les sorties,
où serait clairement annoncé, jour après jour,
avec des craies de couleur et des voyelles
ce que chacun doit terminer
jusqu’à quand on doit faire chaque chose,
jusqu’à quand on vit
jusqu’à quand on meurt.
 
 
(Trad: Colette)
 

Ce poème a été traduit par Jacques Ancet, bien avant moi; vous trouverez sa version ici: http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/juarroz/jua...

Tommy Ingberg http://www.ingberg.com/



El día en que sin saberlo
hacemos por última vez una cosa
mirar una estrella,
atravesar una puerta,
amar a alguien,
escuchar cierta voz
si algo nos advirtiera
que nunca volveremos a hacer eso,
probablemente la vida se detendría
como un muñeco sin niño ni resorte.
.
Sin embargo, cada día
hacemos algo por última vez
mirar un rostro,
llamarse con su propio nombre,
terminar de gastar un zapato,
probar un temblor
como si la primera vez o la milésima
pudiera preservarnos de la última.
.
Nos haría falta un tablero
con todas las entradas y salidas marcadas,
donde se anuncie claramente, día por día,
con tiza de colores y con vocales
qué le toca terminar a cada uno,
hasta cuándo se hace cada cosa,
hasta cuándo se vive
hasta cuándo se muere.

Roberto Juarroz.
 
 
 
 
Le prochain billet sera consacré à ce poète Argentin (1925-1995), auteur d'une “poésie verticale”; les pieds sur terre, la tête imprégnée de spiritualité, de philosophie. Une poésie sans artifices, à la recherche d'une “troisième dimension”, entre la vie et la mort, le bonheur et la disgrâce...loin du manichéisme d'une certaine poésie traditionnelle.


La próxima entrada será dedicada a ese poeta Argentino (1925-1995), autor de una “Poesía Vertical”; los pies en la tierra, la cabeza impregnada de espiritualidad, de filosofía. Una poesía sin artefactos, que busca una “tercera dimensión” entre la vida y la muerte, la felicidad y la desgracia...lejos del maniqueísmo de cierta poesía tradicional.

22/08/2015

Une tiède soirée / Una tibia tarde

Inattendu cet e-mail venu tout droit d'Équateur. Une poétesse me remerciait d'avoir traduit, il y a tout un temps, “Choses absurdes”. Elle avait aimé ma traduction. Un échange de courriers chaleureux et voilà que Rosa Amelia Alvarrado Roca vient de me faire parvenir un très beau cadeau: son dernier recueil, une anthologie personnelle de poèmes inédits. 

 

 

Una tarde tibia poemas Rosa Amelia Alvarrado

 

 

La présentation est très soignée, de fins dessins de Pilar Bustos séparent les différenets parties du livre. Bref, un présent dédicacé “Para Colette en reunión de la poesía y el habla castellana...” qui m'a fait grand plaisir
Rosa Amelia a fait des études de philologie et lettres à Paris, elle comprend donc parfaitement le français et c'est donc avec grand soin que j'ai traduit ces poèmes, choisis surtout en fonction de ma capacité à les rendre en français de façon musicale.
 
Inesperado el e-mail llegado directo desde Ecuador. Una poetisa me daba las gracias por haber traducido, hace tiempo, “Cosas absurdas”. Le había gustado mi traducción. Continuó con un intercambio de cálidos correos y he aquí que Rosa Amelia Alvarrado Roca me ha hecho llegar un precioso regalo: su último poemario, una antología personal de poemas inéditos.
 
Una presentación muy cuidada, delicados dibujos de Pilar Bustos en la hojas que separan las diferentes partes del libro. En fin, un presente dedicado: “Para Colette en reunión de la poesía y el habla castellana...” que me ha complacido mucho.
Rosa Amelia ha estudiado Filología y Letras en París. Como comprende perfectamente el francés, he traducido sus poemas con el mayor esmero y los he escogido sobre todo en función de mi capacidad para restituirlos en francés de manera musical

 

 
Navegando

 

Quiero trepar por las venas
de tu navío
navegar por tu sangre morena de sol
quiero llegar al corazón de tu barca herida
que vive en el silencio
al borde del acantilado

 

quiero ser el puerto
donde anclar tus tormentas

 

 

Navigant

 

 
Je veux escalader les veines
de ton vaisseau
naviguer sur ton sang brun de soleil
je veux arriver au cœur de ta barque blessée
qui vit en silence
au bord de la falaise
 
je veux être le port
où ancrer tes orages

 

 

 

(clic pour agrandir)

 

 

 

Canto insomne 

 

Tengo un canto
metido en la mitad de la garganta
que no tiene notas
ni tiene armonías
es apenas una voz delgada como fino hilo de seda
que se le escapó a la crisálida
y quiere salir de cualquier manera
porqué llegó el tiempo
de ser mariposa

 

 

 

Chant insomniaque

 

J'ai un chant
posé au milieu de la gorge
qui n'a ni notes
ni harmonies
c'est à peine une mince voix comme un fin fil de soie
qui aurait échappé à la chrysalide
et veut sortir à tout prix
car est arrivé le moment
d'être papillon


Trad: Colette