28/03/2015

Poètes, travaillons / Poetas, trabajemos

Voici ma contribution au 17º printemps des poètes...un peu en retard mais ni les poètes ni le printemps ne m'en tiendront rigueur je pense.

L'insurrection poétique

Une poétesse espagnole, Gloria Fuertes García (Madrid, 28 juillet 1917 - 27 novembre 1998)

 

Una contribución, con algo de retraso, al movimiento francés “La primavera de los poetas”. Este año el tema era “La insurrección poética”.

 

 

 

 

NO PERDAMOS EL TIEMPO
Ne perdons pas de temps

 

Gloria Fuertes

 

 

Si el mar es infinito y tiene redes,
si su música sale de la ola,
si el alba es roja y el ocaso verde,
si la selva es lujuria y la luna caricia,
si la rosa se abre y perfuma la casa,
si la niña se ríe y perfuma la vida,
si el amor va y me besa y me deja temblando...

 

Si la mer est infinie et a des filets,
si sa musique sort de la vague,
si l'aube est rouge et le crépuscule vert,
si la jungle est luxure et la lune caresse,
si la rose s'ouvre et parfume la maison,
si la fillette rit et parfume la vie,
si l'amour va et me baise et me laisse tremblante....

 

¿Qué importancia tiene todo eso,
mientras haya en mi barrio una mesa sin patas,
un niño sin zapatos o un contable tosiendo,
un banquete de cáscaras,
un concierto de perros,
una ópera de sarna?

 

Quelle importance revêt tout cela,
tant qu'il y aura dans mon quartier une table sans pattes,
un enfant sans souliers ou un comptable qui tousse,
un banquet de déchets,
un concert de chiens,
un opéra de gale?

 

Debemos inquietarnos por curar las simientes,
por vendar corazones y escribir el poema
que a todos nos contagie.
Y crear esa frase que abrace todo el mundo;
los poetas debiéramos arrancar las espadas,
inventar más colores y escribir padrenuestros.
Ir dejando las risas en la boca del túnel
y no decir lo íntimo, sino cantar al corro;
no cantar a la luna, no cantar a la novia,
no escribir unas décimas, no fabricar sonetos.

 

Il faut nous en soucier et guérir les semences,
panser les cœurs et écrire le poème
qui nous contamine tous.
Et créer cette phrase qui embrasse le monde entier;
nous les poètes nous devrions arracher les épées,
inventer plus de couleurs et écrire des Notre Père.
Laisser les rires à l'entrée du tunnel
et ne pas dire l'intime, mais chanter en chœur;
ne pas chanter la lune, ni la fiancée,
ne pas écrire des dizains, ni fabriquer des sonnets.

 

Debemos, pues sabemos, gritar al poderoso,
gritar eso que digo, que hay bastantes viviendo
debajo de las latas con lo puesto y aullando
y madres que a sus hijos no peinan a diario,
y padres que madrugan y no van al teatro.

 

Nous devons, car nous savons, huer le puissant,
crier ce que je dis, car il y en a assez qui vivent
sous des tôles et mal vêtus et hurlant
et des mères qui ne peignent pas leurs enfants tous les jours
et des pères qui se lèvent tôt et ne vont pas au théâtre.

 

 
Adornar al humilde poniéndole en el hombro nuestro verso;
cantar al que no canta y ayudarle es lo sano.
Asediar usureros y con rara paciencia convencerles sin asco.
Trillar en la labranza, bajar a alguna mina;
ser buzo una semana, visitar los asilos,
las cárceles, las ruinas; jugar con los párvulos,
danzar en las leproserías.

 

Poetas, no perdamos el tiempo, trabajemos,
que al corazón le llega poca sangre.

 

Orner l'humble d'un de nos vers sur l'épaule;
chanter pour celui qui ne chante pas et l'aider est bien.
Assiéger les usuriers et avec une patience infinie, les convaincre sans dégoût.
Battre le grain dans les champs, descendre dans une mine;
être plongeur une semaine, visiter les asiles,
les prisons, les ruines; jouer avec les enfants,
danser dans les lazarets.

 

Poètes, ne perdons pas de temps, travaillons,
car peu de sang arrive au cœur.

(Trad:Colette)

28/02/2015

Un peintre flamand à la Cour / Un pintor flamenco en la Corte



Des femmes mécènes, il y en a eu partout dans le passé. Pensez par exemple à Christine de Suède, à Madame de Pompadour ou à Catherine II de Russie.

 

Peut-être, car c'est moins connu, ignorez-vous qu'Isabelle la Catholique (1451-1504), reine de Castille et épouse Ferdinand d'Aragon joua un rôle primordial dans le rayonnement de l'art, spécialement de la peinture flamande qui était sa préférée. Les deux peintres officiels de la cour étaient Juan de Flandes (sans “r” en espagnol) et Michel Sittow.(ces deux peintres collaborèrent en de nombreuses occasions, pour réaliser des peintures, des retables à thèmes religieux - la vie et les oeuvres de Mr Sittow sont d'un grand intérêt)

 

Mujeres mecenas siempre ha habido. Pensad, por ejemplo, en Christina de Suecia, Madame de Pompadour o Catherina II de Rusia.

 Quizas, puesto que es menos conocido, ignoráis que Isabel la Católica (1451-1504), reina de Castilla y esposa de Fernando de Aragon jugo un importante papel en el resplandor del arte, especialmente de la pintura flamenca, que fue su preferido. Los dos pintores oficiales de la corte fueron Juan de Flandes y Michel Sittow.

Juan de Flandes donc...parler de lui est simple car on ignore son vrai nom et où il est né en 1465; il n'apparaît qu'en 1496 comme peintre de la cour au service d'Isabelle la Catholique et ce jusqu'à sa mort à elle en 1504.
Juan de Flandes... hablar de el es sencillo pues se ignora su verdadero nombre y donde nació en 1465; aparece por primera vez en 1496 como pintor de la corte al servicio de Isabel la Católica y alli permanece hasta la muerte de la reina en 1504.

 

 
Baptismo de Cristo (detalle) Juan de Flandes

 

 
De la minutie de sa peinture, de la perfection technique et des compositions, d'une grande sensibilité envers les personnages, du traitement des paysages et de la lumière on a déduit qu'il avait été disciple de l'École de Bruges, et donc de Jan van Eyck.
Il poursuivit son art à Palencia, les peintures du superbe retable de la cathédrale sont de lui, ville où il mourut en 1519.
 
Debido a la minuciosidad de su pintura, a la perfección de su técnica, a su gran sensibilidad en la composición de los personajes y al uso de los paisajes y de la luz, se ha deducido que había sido discípulo de la escuela de Brujas y por ello de Jan van Eyck.

 

Continuó ejerciendo su arte en Palencia (firmó las pinturas del soberbio retablo de la catedral) donde murió en 1519.
Que vous montrer? Bien sûr le portrait d'Isabelle de Castille, mais aussi cet autre, si spécial, qui serait Catalina de Aragón peint en 1496.

¿Que cuadros os mostraría? Naturalmente el retrato de Isabel de Castilla, pero sobre todo este otro, tan especial, que sería el de Catalina de Aragón (reina de Inglaterra como esposa de Enrique VIII) pintado en 1496.

 

Isabel de Castilla

 

 

                                    Supposedly Catalina de Aragón

 

La peinture religieuse ne m'attire pas particulièrement, mais voici deux tableaux qui m'ont réjouie tant par leur délicatesse que par...examinez plutôt la tête, pour le moins étonnée, de Lazare ressuscitant.

La pintura religiosa no me atrae particularmente, pero he aquí dos cuadros que me han alegrado tanto por su delicadeza como por... mirad la cara, cuando menos sorprendida, de Lazaro resucitado.

 

 

 

 

La resurrección de Lázaro

 

 Puis La tentation du Christ dans le désert, voyez par vous-mêmes les détails qui m'ont fait sourire!
Luego La tentación de Cristo en el desierto, ved por vosotros mismos lo que me ha hecho sonreír.

 

 
La tentación de Cristo en el desierto -  Juan de Flandes y Michael Sittow

 

 

D'autres liens où vous trouverez des infos, d'autres tableaux:

 Juan de Flandes

 http://www.foroxerbar.com/viewtopic.php?t=5786

21/02/2015

Blancs / Blancos

S'il pleut ce matin, la lumière était belle ces derniers jours et il faisait un froid-chaussettes-écharpes-vestes. 
(click pour agrandir les photos, vous le savez!))
 
 
 
Il y a peu l'île a été couverte de neige, on aperçoit encore quelques traces blanches sur les montagnes, et le petit cours d'eau qui passe près de chez nous est joyeux; il accueille la neige fondue. Bruit de l'eau qui nous enchante, le lit est à sec tant de mois par an.
 
 
Février, c'est encore un mois d'hiver mais les amandiers, pressés, sont en fleur.
 

 
Peu de monde sur les routes à part des cyclistes et beaucoup d'animation à Santa María del Camí où se tient  un grand marché dominical. Comme souvent, un arrêt pour admirer le clocher de l'église baroque du XVIIIº.
 
 
 
 
 
D'une petite route à l'autre, le plaisir d'encore nous perdre, de découvrir et nous surprendre, malgré tant d'années à sillonner cette île dont chaque lumière et parcelle fait maintenant partie de nous.
Si bien llueve esta mañana, la luz fue bonita esta semana y hacía un frío de calcetines-bufandas y chaquetas.
Nevó hace poco, quedan aún unas trazas en las montañas, y el riachuelo que pasa cerca de casa está alegre; acoge la nieve derretida. Ruido del agua que nos encanta, el lecho está seco durante tantos meses al año. 
 
Febrero, todavía es invierno pero los almendros, apresurados, están cubiertos de flores.
 
 

 

 
 

 

Poca gente en la carreteras excepto unos ciclistas y mucha animación en Santa María del Camí donde tiene lugar el gran mercado dominical. Como pasa a a menudo, parada para admirar el campanario barroco del siglo XVIII. 
 
De una carreterrilla a la otra, el placer de perdernos, de descubrir todavía y sorprendernos a pesar de tantos años pasados a recorrer los caminos de esta isla donde cada luz y parcela forma ahora parte de nosotros.

10/01/2015

Pause

 

 
 
Voici quelques mots d'Antoni Xumet extraits du beau volume "Majorque, l'île aux poètes" Édition Illador, trilingue, majorquin, espagnol et français.

 

 "Dans le livre de nos destinées, on devine des fautes d'orthographe"(p.11)*

 

Ce blog restera entre parenthèses pour un temps, le temps pour des "blouses vertes et blanches" de repartir à la pêche d'un truc de nature inconnue logé dans mon corps.

Portez-vous bien et à bientôt.

 

 
 
Rafel Joan, pintor mallorquín

 

 

 "En el libro de nuestro destino, se intuyen faltas de ortografía" (p11)*

 

 
Unas palabras de Antoni Xumet sacadas del precioso libro “Majorque, l'île aux poètes”, Edición Illador, trilingüe, mallorquín, castellano, francés.

 

Este blog permanecerá entre paréntesis durante algún tiempo, el tiempo para que unas batas verdes y blancas realicen la pesca de un chisme de origen desconocido.

 

Pasadlo bien y hasta pronto.

 

*trad. française Margarida Llabrés et Bernard Pons

 

 Trad. español Antoni Xumet

20/12/2014

Sur les pas de Goya III / Siguiendo los pasos de Goya

Voici le dernier billet sur Goya. Non point que j'en aie fait le tour; je voulais simplement, parce que je me suis passionnée, montrer des aspects moins connus de sa peinture.

Après ces deux premiers billets où son œuvre est agréable, douce et belle, voici que le ton change: il devient féroce, sarcastique...que s'est-il passé?
 
Devenu peintre officiel du Roi, de la cour, un énorme succès (il a peint environ 200 portraits de nobles et familles), il est subitement atteint d'une maladie grave (on ignore encore exactement laquelle) et est devenu complètement sourd. 

(À ce propos lisez cet article magnifique, “le chien de Goya”, sur Terre de Femmes)(clic)
 
Rage et désespoirs du peintre.
Changements d'humeur, de vision de la vie aussi. Solitude.
 
Et voici une série de 80 gravures, en 1799, Los Caprichos où il ridiculise la société dans laquelle il vit, avec une prédilection pour le clergé, ceux qui maintiennent l'ordre et les superstitions, les nobles...leur contenu est satyrique, irrévérencieux et audacieux.
 
J'en ai choisi quelques uns. (clic pour agrandir)

 

 

 

 

 

 
 
Ils sont déjà plumés



 
Personne ne nous a vus

                                  VOLAVERUNT
 





                                       L'élève en saura plus
 



 

                                         Ils tomberont tous
 
 
Aquí va la última entrada sobre Goya. No es que haya dado una visión general de su obra, simplemente quería, porque me apasioné, enseñar algunos aspectos menos conocidos de su pintura.
 
Después de las dos primeras entradas donde su obra es agradable, dulce y bella, cambia el tono: se vuelve feroz, sarcástico...¡qué pasó?
 
Nombrado pintor oficial del rey, de la Corte, un gran éxito (pintó unos 200 retratos de nobles y familias), padece una enfermedad grave (todavía se ignora cual) y se volvió completamente sordo.
 
Rabia y desesperanzas del pintor.
Cambios de humor, de visión de la vida también. Soledad.
Realiza 80 grabados, en 1799, Los Caprichosdonde ridiculiza la sociedad en la cual vive, con una predilección por el clero, los que mantienen el orden, las supersticiones, los nobles...su contenido es satírico, irreverencioso y audaz.
 
Elegí algunos.

14/12/2014

Sur les pas de Goya II / Siguiendo a Goya II

C'est un ermitage, d'une architecture simple et sobre; l'extérieur quoique joli n'est pas vraiment singulier.

 

Clic pour agrandir les photos...as always!

 

Goya était jeune, plein de fougue et de projets quand on lui commanda la décoration murale, des fresques narrant la vie de Saint Antoine et surtout de la coupole de cette église appelée “Saint Antoine de la Floride”. (Madrid)

 

Auto portrait 1773

 

 

 

La coupole, de 6 mètres de diamètre, représente un des miracle de saint Antoine de Padoue dont l'histoire est la suivante....(je vous la raconte parce que j'aime les histoires et la magie!).

 

 

Un défunt, transporté par les anges à Lisbonne, par la grâce divine, répond aux questions du juge et confirme l'innocence du père du saint qui avait été accusé de meurtre.

 

La figure du défunt, les parents du saint et le saint lui-même sur un rocher sont représentés dans la coupole. On y voit aussi le paysage, ce qui donne une illusion de ciel ouvert. Les madrilènes, le peuple observent le miracle...une forte impression de réalisme non?

 

 

Goya réalisa le travail en six mois, de août à décembre 1798.

 





Es una ermita, con una arquitectura simple y sobria, el exterioraunque bonito, no llama mucho la atención.

 

Goya era joven, lleno de fogosidad y de proyectos cuando le encomendaron la decoración mural, frescos narrando la vida de San Antonio y sobre todo la cúpula de esa iglesia llamada “San Antonio de la Florida” (Madrid)

 

La cúpula, de seis metros de diámetro, representa uno de los milagros de San Antonio de Padua. La historia es la siguiente (os la cuento porque me gustan las historias y la magia!)

 

Un difunto, trasportado por los ángeles a Lisboa, por la gracia divina, responde a las preguntas del juez y confirma la inocencia del padre del santo que había sido acusado de crimen.

 

La figura del difunto, los padres del santo y del mismo santo subido a una roca están representados en la cúpula. También se ve el paisaje, lo que da la ilusión de cielo abierto. Los madrileños, el pueblo observan el milagro...une fuerte impresión de realismo, ¿no?

 

Goya realizó el trabajo en seis meses, de agosto a diciembre de 1798.

 

07/12/2014

Sur les pas de Goya / Siguiendo los pasos de Goya

Loin de moi l'idée de faire un cours sur Goya (Saragosse 1746-Bordeaux, France, 1828) et son oeuvre, si multiple et variée.

Selon les époques de sa vie, à la cour, pendant la guerre ou l' exil, ses peintures ont pris des tons différents, parfois doux et champêtres, puis sarcastiques, violents et cruels lors du soulèvement à Madrid contre l'armée française. Plusieurs billets sont donc prévus.

 

Nous commencerons en douceur.

 

En ce moment Le Prado présente une expo, qui a l'air superbe, Goya en Madrid” , surtout des “cartons pour tapis” qui l'ont rendu célèbre.

 

Joie, enfants, jeux et fêtes...

 

 

 

 
A orillas del Manzanares

 

 

 

 

El pelele

 

Lejos de mí la idea de dar una clase sobre Goya (Fuendetodos, provincia de Zaragoza, 30 de marzo de 1746-Burdeos, Francia, 16 de abril de 1828) y su obra, tan múltiple y variada.

 

Según las épocas de su vida, en la corte, durante la guerra, en el exilio, sus obras han tomado diferentes tonos, a veces dulces y campestres, luego sarcásticos o violentos y crueles cuando el levantamiento de Madrid contra el ejercito francés. Empezaremos suavemente.

 

En este momento El Prado presenta una exposición que parece maravillosa,“Goya en Madrid”, sobre todo cartones para tapices que le han hecho celebre.

 

Alegría, niños, juegos y fiestas ...

 

Las lavanderas

 

Muchachos jugando a soldados

 

Los Jugadores de naipes

 

 

 

 

PS. cliquez sur Goya en Madrid pour en voir plus, tout savoir!!!

30/11/2014

Arriver et baiser le saint / Llegar y besar el santo

Voici le troisième billet (les 2 premiers sont ici et ) qui traite d' expressions espagnoles. Cette fois encore je me suis amusée à les traduire littéralement...trouverez-vous leur signification?

 

Juan avait toujours parlé par les coudes (hablar por los codos), intarissable depuis son enfance. Souvent, faute de compagnie, il parlait seul et là aucune limite à ses rêves, projets.
 
Intelligent et bon élève, ses parents lui conseillèrent de devenir avocat: “avec une telle verve, ce sera “coudre et chanter” (coser y cantar) " disaient-ils.
Juan les avait crus.
Une fois ses études terminées il pensa, oh erreur, que ce serait “arriver et baiser le saint”(llegar y besar el santo)
Jamais il ne s'était imaginé qu'autant de concurrents se présenteraient au même poste d'avocat de l'entreprise BUHO. On lui donna le numéro 22, chose qui le laissa à carreaux (quedarse a cuadros).
Dans la salle d'attente il rencontra l'ancien avocat de la boîte qui lui dit: celui qui veut des poissons qu'il se mouille le cul (el que quiera peces que se moje el culo). 

 

 

 Les autres candidats, tous fort bavards, s'approchèrent et une discussion fort animée s'ensuivit.
Fort animée et de plus en plus bruyante, au point que l'avocat général renvoya chaque hibou à son olivier (Cada muchuelo a su olivo)

C'est penaud que Juan rentra chez lui; il avait pris sa décison: il deviendrait oiseleur.

 

 

 

Coupe à l'oiseleur

 

 

 

Wiki: 

 

Tondo d'une coupe ionienne à figures noires dite « coupe à l'oiseleur ». Provenance : Étrurie (?), fabriqué dans la Grèce de l'est v. 550 av. J.-C. Deux oiseaux, des oisillons dans un nid, une sauterelle et un serpent sont dispersés dans un décor végétal luxuriant où évolue le personnage central (peut-être Dionysos si les arbres à ramures sont identifiés à des ceps de vigne)

 

 

 

 

 

 

 

16/11/2014

Feuilles et fleurs / "Fulls i flors"

 

C'est un ami.

 Il est fleuriste, mais surtout artiste.

Un hasard ou une chance lui ont fait trouver un superbe endroit où s'installer: un vieux patio majorquin.

 

Pour y arriver, on se perd avec plaisir dans un dédale d'étroites rues où, visiblement, vivaient (vivent?) des familles fortunées car les patios se succèdent, ornés de plantes, voire d'arbres, de volées d'escaliers majestueuses.

 

 

Mardi dernier donc, je le retrouve dans son nouvel environnement. Il est heureux, il y a de quoi.

 

Chaque détail est artistique, soigné, élégant mais simple et si beau!

 

 

Pour vous qui n'habitez pas Majorque, voici quelques photos et son site: http://www.fullesiflors.com/

 

 
Es un amigo.

 Es florista, pero sobre todo artista.

 


 

Una casualidad o suerte le hizo encontrar un magnífico lugar para instalarse: un patio antiguo mallorquín.

 

Para llegar, uno se pierde con gusto en un dédalo de estrechas calles donde, visiblemente, vivían (viven?) familias afortunadas ya que se suceden los patios, adornados de plantas, árboles, escaleras majestuosas.
El martes pasado me le encontré en su nuevo entorno. Está feliz, hay de que.

 

Cada detalle es artístico, cuidado, elegante pero simple y precioso.

 

 

Para vosotros que no vivís en Mallorca, aquí unas fotos y su website:

 

 

 

Un patio

 

 

 

Avec le soir
se fatiguèrent les deux ou trois couleurs du patio.

 

 
Cette nuit, la lune, le cercle clair,
ne domine pas son espace.
Patio, ciel endigué

 

 
Le patio est la pente
par laquelle le ciel se répand dans la maison.

 

 

Sereine,
l'éternité attend dans la croisée des étoiles.

 

 
Il est doux de vivre dans l'amitié obscure
d'un porche, d'une treille et d'un puits.

 

J.L Borges / Trad: Colette

 

 

 

Un patio

 



Con la tarde
se cansaron los dos o tres colores del patio.

Esta noche, la luna, el claro círculo,
no domina su espacio.
Patio, cielo encauzado.

El patio es el declive
por el cual se derrama el cielo en la casa.

Serena,
la eternidad espera en la encrucijada de estrellas.

Grato es vivir en la amistad oscura
de un zaguán, de una parra y de un aljibe.

Jorge Luis Borges
Fervor de Buenos Aires (1923)


Fotos: Dani y Colette

09/11/2014

La Terre Promise / La Tierra prometida

 

Souvent, très souvent je pense à tous les Africains qui jour après jour tentent de franchir les trois dangereuses clôtures (dont une “garnie” de lames soi-disant dissuasives mais qui entaillent profondément leurs chairs) qui séparent Melilla (enclave espagnole) du Maroc.

 

Muchas, muchas veces pienso en todos los Africanos que día tras día, intentan franquear las tres peligrosas vallas (una de ellas “decorada” con cuchillas que se dicen disuasivas pero que cortan sus carnes) que separan Melilla de Marruecos.

 

 

 

 

 

 

Leopoldo Díaz , fragmento Inmigración

El viejo mundo se desploma y cruje...
El odio, entre la sombra acecha y ruge...
Una angustia mortal tiene la vida...

Y como leve arena que alza el viento,
a ti vendrán el paria y el hambriento
soñando con la Tierra Prometida.

 

 

 

Leopoldo Díaz, fragment
 
Le vieux monde s'écroule et craque...
La haine, dans l'ombre tend des pièges et rugit...
Une angoisse mortelle tient la vie...

 

 
Et comme un sable léger que le vent soulève,
vers toi viendront le paria et l'affamé
rêvant de la Terre Promise.
(Trad: Colette)

 

 

 

 

Fragmento de "El Sur y después" de Roberto Cossa

..."Allá murió la infancia,
una caricia, una canción,
una plaza, una fragancia.
Los brazos viajaron, el corazón quedó.
Pero una estrella nos llama del sur.
Y un barco de esperanzas cruza el mar.
Allí, a la tierra del sueño azul.
Es un vaso de vino, es un trozo de pan."...



 Roberto Cossa, fragment

 

...”Là mourut l'enfance,

 une caresse, une chanson,

une place, une odeur.

 Les bras voyagent, le cœur resta.

 Mais une étoile nous appelle du sud.

 Et un bateau d'espoirs traverse la mer.

 

Là, sur la terre du rêve bleu.

C'est un verre de vin, c'est un morceau de pain.”


(Trad: Colette)


 

Souce poèmes. http://haciadondeiremos.blogspot.com.es/2008/03/fragmentos-de-poemas-sobre-inmigracin.html

14/09/2014

Lope de Vega et les tumultes amoureux / Lope de Vega y los tumultos amorosos

Le grand, l'immense et prolifique (bel homme aux traits fins aussi!) Lope de Vega 1562-1635, admiré de tous les écrivains (exception faite de Góngora), celui qui a révolutionné le théâtre espagnol pendant le Siècle d'Or, eut une vie amoureuse pour le moins tumultueuse. Ces "agitations" du corps et de l'âme lui firent rater de belles occasions et même mené à l'exil...
Aujourd'hui, un poème sur l'amour qui lui semblait aussi turbulent que le fut sa vie.
 
 

El gran, el inmenso y prolífico (y hombre guapo de rasgos finos!) Lope de Vega, admirado por todos los escritores (excepto Góngora), el que revolucionó el teatro español durante el Siglo de Oro, tuvo una vida amorosa tumultuosa. Esas “agitaciones” del cuerpo y del alma le hicieron perder muchas buenas ocasiones y le llevaron incluso al exilio...
Hoy, un poema sobre el amor que le parecía tan turbulento como fue su vida.

S'évanouir, oser, être furieux,
rugueux, tendre, libéral, revêche,
brave, mortel, défunt, vivant,
loyal, traître, lâche et courageux ;

ne pas chercher le repos hors du bien,
se montrer joyeux, triste, humble, fier,
courroucé, vaillant, fuyant,
satisfait, offensé, méfiant ;

fuir le visage à la claire désillusion,
boire le poison comme une suave liqueur,
oublier le profit, aimer la perte ;

croire qu'un ciel tient dans un enfer,
donner vie et âme à une désillusion,
tel est l'amour, qui l'a éprouvé le sait.
 
(trad: Colette)
 
 
Desmayarse, atreverse, estar furioso,
áspero, tierno, liberal, esquivo,
alentado, mortal, difunto, vivo,
leal, traidor, cobarde y animoso;

no hallar fuera del bien centro y reposo,
mostrarse alegre, triste, humilde, altivo,
enojado, valiente, fugitivo,
satisfecho, ofendido, receloso;

huir el rostro al claro desengaño,
beber veneno por licor suave,
olvidar el provecho, amar el daño;

creer que un cielo en un infierno cabe,
dar la vida y el alma a un desengaño;
esto es amor, quien lo probó lo sabe.

09/08/2014

Vie et lumière, Sorolla (suite) / Vida y luz, Sorolla

(Clic pour agrandir les photos)
 
 
 

 

 Joaquín Sorolla con su mujer y sus hijos, 1901. (Foto: Antonio García).
Cette photo a été prise par un des photographes valenciens les plus connus à l'époque, Antonio García (1863-1923), qui devint le beau-père de Sorolla.
Vous connaissez déjà le tableau qu'en a peint J. Sorolla.
Dans les archives du musée Sorolla se trouvent une trentaine de photos que le peintre a utilisées.
 
 
La familia, 1901. Joaquín Sorolla. Museo de la Ciudad, Ayuntamiento, Valencia.
Copyright © 2011 FUNDACIÓN ZULOAGA.
 
Esta fotografía fue tomada por uno de los fotógrafos más conocidos en la época, Antonio García (1863-1923), que más tarde se convirtió en el suegro de Sorolla. Ya conocéis el cuadro que pintó Sorolla. En los archivos del museo Sorolla se encuentran une trentena de fotos que el pintor utilizó.


Joaquín Sorolla et sa sœur perdirent leurs parents quand le petit garçon n'avait que 2 ans et ils furent recueillis par la sœur de leur mère et son mari. Ce dernier était serrurier et c'est en vain qu'il essaya quelques années plus tard d'enseigner la technique des clés et serrures à Joaquín: le garçon avait décidé que sa vocation était la peinture.
Joaquín Sorolla y su hermana quedaron huérfanos cuando el pintor no tenia más que dos años y fueron recogidos por su tía materna y su marido. Este último era cerrajero y años más tarde trató, en vano, que Joaquín aprendiera la técnica de las llaves y las cerraduras: el chico había decidido que su vocación era la pintura.

Son oncle l'inscrivit dans une école d'Art puis à 15 ans dans l'Académie des Beaux-Arts mais il se trouva bientôt dans l'impossibilité de continuer à payer les études de son neveu.
Su tío le inscribió en una escuela de arte y a los 15 años en la Academia de Bellas Artes pero pronto se encontró ante la imposibilidad de pagar los estudios de su sobrino.
 
Que fit ce dernier? Il se mit à peindre et à essayer de vendre ses toiles. Un jour il vendit une nature morte à un antiquaire et un photographe, Antonio García, qui passait par là s'émerveilla de la technique du jeune garçon, s'intéressa à lui et le prit sous son aile. Une vraie aubaine qui changea toute sa vie!
A pesar de eso, Joaquín siguió pintando y trató de vender sus telas. Un día vendió una naturaleza muerta a un anticuario y un fotógrafo, Antonio García, se maravilló de la técnica del joven, se interesó por él y le tomó bajo su protección. ¡Una verdadera suerte que cambió su vida!
 
 
Marina 1880
 
Les soucis d'argent envolés, Sorolla poursuivit ses études et entra comme apprenti dans l'atelier du photographe où il apprit la technique de la photographie (qui se devine dans sa peinture) et coloriait les photos (l'usage de la couleur n'était pas encore très répandu).
Desaparecidos los problemas de dinero, Sorolla continuó sus estudios y al mismo tiempo entra como aprendiz en el taller del fotógrafo donde aprendió la técnica fotográfica (lo que se adivina en su pintura) y coloreaba las fotos (el uso del color no era todavía muy frecuente).

Le photographe avait une fille....oui, Clotilde! Un amour durable s'installa entre les adolescents et “Clotilde fut tout pour Sorolla: son épouse, sa muse, son modèle préféré, la mère de ses trois enfants et même une comptable minutieuse (il l'appelait “mon ministre des finances”). Avec elle il trouva la paix et la stabilité que son esprit cherchait.”
El fotógrafo tenía una hija...¡Clotilde! Un amor duradero se instala entre los adolescentes y “ Clotilde lo fue todo para el pintor: su esposa, su musa, su modelo favorita, la madre de sus tres hijos y hasta su minuciosa contable (Sorolla le llamaba "mi ministro dehacienda"). Con ella encontró la paz y la estabilidad que su ánimo necesitaba”. 
Clotilde

Sa formation terminée, il se présenta, sans aucun succès, à différents concours, expositions: la peinture en vogue, officielle, était faite de scènes historiques et dramatiques. Puis, en 1881, il visita le Musée du Prado et fut fasciné par la peinture de Velázquez, du Greco et de Ribera. C'est son “étape réaliste”
Terminada su formación participó, sin éxito, a diferentes concursos y exposiciones. En 1881 visitó el Museo del Prado y quedó fascinado e influenciado por la pintura de Velázquez, El Greco y Ribera. Es su “época realista”

En 1883 et 1884 il obtient enfin des médailles, au niveau régional et national avec des peintures qui ne le comblent pas car, comme il le confia à un ami: “Ici, pour se faire connaître et gagner des médailles, il faut peindre des morts”.

En 1883 y 1884 obtiene, por fin, medallas a nivel regional y nacional con cuadros que no le satisfacen pues, como le dice a un amigo: “ Aquí para hacerse conocer y ganar medallas hay que pintar muertos”.
 

Defensa del Parque de Artillería de Monteleón

En 1885 il va à Paris et découvre les impressionnistes qui lui firent une immense ...impression, oui! À Rome, où il vécut plus d'un an avec sa femme, il connut John Singer Sargent, Giovanni Boldini y Anders Leonard Zorn.
En 1885 va a París y descubre los impresionistas que le causaron una enorme...¡impresión! En Roma, donde vivió más de un año con su mujer, conoció a John Singer Sargent, Giovanni Boldini y Anders Leonard Zorn.

Les Tableaux qui suivent font partie de la période qu'on appelle"Réalisme social", ce sont de loin ceux que je préfère.
Los cuadros siguientes forman parte del periodo llamado “Realismo social” que son mis preferidos.


Otra Margarita 1892    
Las redes / Les filets 1892


Pelando patatas 1896

Toros en el mar 1903

Installé définitivement à Madrid, il fit encore un voyage en à Paris en 1894. Dès lors il adoptera le style appelé “Luministe” qu'il gardera jusqu'à sa mort inopinée, en 1920, alors qu'il peignait le “Portrait de la señora Pérez de Ayala” et qu'il souffrit d'une crise d'hémiplégie.

Señora Perez de Ayala, 1920

 

Instalado definitivamente en Madrid hizo un ultimo viaje a París en 1894 y adopta, desde entonces el estilo llamado “Luminista”. Muere repentinamente en 1920 de un ataque hemipléjico mientras pintaba el “Retrato de la señora Pérez de Ayala".

02/08/2014

Portaits / Retratos

 J. Sorolla autorretrato 1904

 

 Autoportrait 1912
 
 
Ce visage ne vous est sans doute pas familier, ce n'est pourtant pas faute de portraits ni, surtout d'autoportraits du peintre valencien Joaquín Sorolla Bastida, (1883) ; nous allons parler de lui et découvrir ses œuvres si cela vous intéresse. Dans le prochain billet je vous présenterai en parallèle sa vie et son œuvre, ses évolutions mais aujourd'hui, et parce qu'elle a été un des thèmes les plus importants de sa peinture, voici sa famille.

Tal vez esta cara nos os es familiar, pero no es por falta de retratos ni sobre todo de autorretratos del pintor valenciano Joaquín Sorolla Bastida, (1883) ; vamos a hablar de él y descubrir sus obras si os interesa. En la próxima nota os presentaré en paralelo su vida y sus obras, su evolución, pero hoy, y porque fue uno de los temas principales de su pintura, aquí está su familia.
 
Commençons par sa femme, Clotilde, qu'il a peinte tant et tant de fois /Empezemos con su mujer, Clotilde, que pintó tantas veces.
 
 
 
 
 
1894
 
 
 
 
 
 
Clotilde en la playa 1904                  

 
   
Madre e hijo 1904
 

 

                                       
Mi mujer y mis hijos 1897/1898 (ma femme et mes enfants)      




Mi familia 1901
 
 
 
Ce peintre a son musée à Madrid, visitez-le ici: http://museosorolla.mcu.es/, visite virtuelle ici: http://museosorolla.mcu.es/visita_virtual/visita_virtual....

Ese pintor tiene su museo en Madrid, visitadlo aquí: http://museosorolla.mcu.es/, visita virtual aquí: http://museosorolla.mcu.es/visita_virtual/visita_virtual....
 
 Pus de portraits de Clotilde / Mas retratos de Clotilde,

12/07/2014

Ah, ces mouches! / Ah, ¡esas moscas!

Aujourd'hui deux fables qui n'en font qu'une; comme presque toutes les fables, elles se sont inspirées d'Esope. L'une en vers par le grand fabuliste espagnol Samaniego (1745-1801), l'autre en prose par Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus », auteur Latin né autour de 14 avant J.-C. et mort vers 50 après J.-C.)
 
Hoy dos fábulas que sólo son una; como casi todas la fábulas están inspiradas por Esopo. Una en versos del gran fabulista español Samaniego, la otra en prosa por Phèdre ( « Caius Iulius Phaedrus » fue una autor latino nacido alrededor de 14 AC y muerto hacia el año 50 DC).
 
 

Le chauve et la mouche Samaniego

Une Mouche insolente 
Piquait impertinente
La spatieuse calvitie d'un Ancien.
Il voulut la tuer, leva la main,
Frappa un coup, mais elle s'en fut, sauve,
Blessant le coup la ronde calvitie.
Avec un rire démesuré
La Mouche cria: “Chauve maudit,
Si m'ôter la vie
Tu essayas pour un léger délit,
À quelle peine condamnes-tu ton bras,
Barbare exécuteur d'un tel coup?”
“À celui qui oeuvre avec malice,
Lui répondit l'homme prudemment,
Une justice rigoureuse
Doit appliquer le juste châtiment
Et il est bon d'exercer la clémence
Pour celui qui pèche par inadvertance.
Vous savez, Mouche scélérate,
Que la condition humaine mesure l'offense reçue
Selon la main d'où elle est venue”.

L'offense grandit d'autant plus
Que celui qui offense est vil
(Trad: Colette)

El calvo y la mosca Samaniego 

Picaba impertinente

En la espaciosa calva de un Anciano

Una Mosca insolente.

Quiso matarla, levantó la mano,
Tiró un cachete, pero fuese salva,

Hiriendo el golpe la redonda calva.

Con risa desmedida

La Mosca prorrumpió: «Calvo maldito,
Si quitarme la vida

Intentaste por un leve delito,

¿A qué pena condenas a tu brazo,

Bárbaro ejecutor de tal porrazo?»
«Al que obra con malicia,
Le respondió el varón prudentemente,
Rigurosa justicia
Debe dar el castigo conveniente,

Y es bien ejercitarse la clemencia
En el que peca por inadvertencia.

Sabe, Mosca villana,
Que coteja el agravio recibido
La condición humana,
Según la mano de donde ha venido»;

Que el grado de la ofensa tanto asciende

Cuanto sea más vil aquel que ofende.
 
 
 
LE CHAUVE ET LA MOUCHE Phèdre

Liber IV, Fabula XXXICALVUS ET MUSCA
 
Une Mouche piqua la tête d'un Homme chauve; celui-ci, cherchant à l'écraser, se donna une forte tape. « Tu voulais te venger d'une légère piqûre par la mort d'un petit être ailé, lui dit la Mouche en se moquant; comment te puniras-tu du mal et de l'affront que tu t'es faits? » L'Homme répondit: « Je ferai promptement la paix avec moi-même, parce que je sais que je n'avais pas l'intention de m'offenser. Quant à toi, vil et méchant animal, qui te plais à sucer le sang humain, je voudrais te tuer, dût-il m'en coûter plus encore. »
 
 
 
Cet exemple nous apprend qu'il faut pardonner une faute involontaire; mais celui qui cherche sciemment à nuire, je le juge digne de tout châtiment.
 
 
Voici le texte en latin!
 
Calvi momordit musca nudatum caput ; quam opprimere captans alapam sibi duxit gravem. Tunc illa inridens : « Punctum volucris parvulae voluisti morte ulcisci ; quid facies tibi, injuriae qui addideris contumeliam ? » Respondit : « Mecum facile redeo in gratiam, quia non fuisse mentem laedendi scio. Sed te contempti generis animal improbum, quae delectaris bibere humanum sanguinem, optem necare vel majore incommodo. »
 
Hoc argumento veniam dari docet qui casu peccat quam qui consilio est nocens, illum esse quamvis dignum poena judico.
 
 
Una Mosca picó la cabeza de un Hombre calvo; este, intentando aplastarla, se dio un fuerte golpe en la cabeza. “Querías vengarte de una ligera picadura con la muerte de un diminuto ser alado, le dijo la Mosca burlándose; ¿cómo te castigarás del daño y de la afrenta que te hiciste?”
El Hombre contestó:”Pronto haré las paces conmigo mismo, porque sé que no tenía intención de ofenderme. En cuánto a ti, vil y malévolo animal, que te complaces en chupar la sangre humana, me gustaría matarte, aunque me cueste mucho más aún.”
 
Ese ejemplo nos enseña que hay que perdonar una ofensa involuntaria; pero el que busca perjudicar a sabiendas, le juzgo digno de todo castigo.
(Trad. Colette)

29/06/2014

Pataude! / ¡Patosa!

Une calita au coucher du soleil, à Banyalbufar; pas de sable mais des rochers où l'on titube, glisse, s'accroche et tombe. Derrière moi j'entends "quelle pataude!" jusqu'à ce qu'il lui arrive la même chose...Ah,tout semble si facile vu du rivage, là...dans la vie aussi.

Una calita a la puesta del sol, en Banyalbufar; no hay arena sino rocas donde uno se tambalea, resbala, se  agarra y cae. Detrás oigo "¡Qué patosa!" hasta que le pasó lo mismo...Ha,todo parece tan fácil desde la orilla, allí...en la vida también.


Chute qui a valu la peine car j'ai pu admirer à l'aise ces anémones de mer qui, quand la marée est basse, se recroquevillent et forment ces jolies tomates.




Esa caída valió la pena ya que pude admirar cómodamente esas anémonas marinas que se encojen a marea baja y forman esos bonitos tomates.