18/11/2012

Cuba III et / y fin

Ce dernier billet sur les Cubains est un pêle-mêle de lectures, musiques, photos, poèmes qui ont croisé mon chemin, dont j'ai retenu le nom, la voix, l'image. Que j'ai beaucoup aimés.
Esta última página sobre los Cubanos es una mezcla de lecturas, músicas, poemas que han cruzado mi camino y cuyos nombres, voces, imágenes han quedado en mi memoria. Que me han gustado mucho.

                                                                        Foto: José Julián Martí
 
Parmi les films il y a évidemment “Buena vista social club” 1998, à voir et revoir.
Dans un tout autre genre, “Fresa y chocolate” 1994. Un film culte et délicat, politique et humain, la relation entre deux hommes sur base du communisme et de l'homosexualité-amitié. Vous pouvez le voir en entier en espagnol avec sous-titres anglais ici.
Comment ne pas citer le film “Guantanamera”? Ici, une vieille histoire d'amour et le transport d'un cercueil du nord au sud de l'île donnent lieu à une critique, souvent hilarante, du système cubain.
Pour découvrir des musiques cubaines contemporaines, un film plus récent, 2005, "Habana blues". Excellent aussi. À voir/écouter ici
Entre las películas hay, claro está, "Buena vista social club” 1998, para ver una y otra vez.
En un estilo totalmente distinto, “Fresa y chocolate” 1994. Una película culta y delicada, política y humana, la relación entre dos hombres con los temas del comunismo y de la homosexualidad-amistad. Se puede ver entero aquí.
¿Cómo no mencionar la peli “Guantanamera”? Aquí, una vieja historia de amor y el trasporte de un ataúd del norte al sur de la isla dan lugar a un crítica a menudo hilarante, del sistema cubano.
Para descubrir músicas cubanas contemporáneas, una película más reciente, 2005, Habana Blues. Aquí.
Excelente.
 
Dans le groupe “Buena vista social club”il y a deux chanteurs qui m'émeuvent particulièrement: Omara Portuondo, la diva du groupe, et Ibrahim Ferrer Planas, un homme timide et talentueux. J'ai choisi, pour la simplicité et l'émotion, ce duo d'une chanson si connue”Quizás, quizás, quizás”. Peut-être, peut-être vous donnera-t-elle, comme à moi, la chair de poule.


En el grupo “Buena vista social club” hay dos cantantes que me conmueven especialmente: Omara Portuondo, la diva del grupo, e Ibrahim Ferrer Planas, un hombre tímido y talentuoso. Elegí, por la simplicidad y la emoción, este dúo del tan conocido “Quizás, quizás, quizás”. Me pone la carne de gallina.


J'aimerais vous recommander des romans, mais à part 3 auteurs que je connais bien, ma libraire me l'a confirmé, la diffusion n'est pas trop bonne et puis j'ignore ceux qui sont traduits en français. Mais lisez ce monument qu'est “Le siècle des lumières” d'Alejo Carpentier. Roman historique passionnant, la Révolution française, les Caraïbes. Il existe en livre de poche et en voici déjà un court passage.
 
 






















Me gustaría recomendaros unas novelas. La difusión no es muy buena me dice la librera, así que solo os animo a leer “El siglo de las luces” de Alejo Carpentier, una novela histórica apasionante, la Revolución Francesa, el Caribe.


  Terminons avec un poème érotique de Zoé Valdés. Elle, vous la connaissez, non? Elle vit à Paris, ses romans sont traduits.
  Acabemos con un poema erótico de Zoé Valdés. ¿La conocéis, verdad? Vive en Paris.
 
GRANDIT

Grandit le rêve
tu t'es transformé en arbre
des branches coule du miel.
Grandit le silence
le poème est la nuit
qui t'offre un portail.
Grandit la pluie
je me mouille à peine
dans ton corps.
Grandit la lumière
tu es son reflet
sur ma robe.
Grandit la respiration
et nous voltigeons nus
dans l'ombre.
(Trad: Colette)
 

CRECE

Crece el sueño
te has convertido en árbol
de las ramas gotea miel.
Crece el silencio
el poema es la noche
que te brinda un portal.
Crece la lluvia
apenas me mojo
dentro de tu cuerpo.
Crece la luz
tú eres su reflejo
sobre mi vestido.
Crece la respiración
y nos volteamos desnudos
en la sombra.

04/11/2012

Quelques semaines à Cuba / Unas semanas en Cuba

L'annonce n'a pas fait la Une des journaux mais n'en est pas moins d'une grande importance pour les Cubains: à partir du 14 janvier 2013 le permis de sortie de l'île, connu aussi comme “la carte blanche”, disparaîtra (avec quelques restrictions pour certains groupes non précisés).
Cuba, une longue histoire de colonisations, d'esclavagisme, de corruption et prostitution, de révolutions et de blocus... Mais aussi de musiques et couleurs, d'exils et de poèmes, d'artistes de tout genre. À découvrir pour beaucoup.
Je vous propose quelques billets variés, et pour commencer mettons-nous dans l'ambiance, música maestro!
 
La noticia no ha hecho la portada de los periódicos pero no por eso no tiene una gran importancia para los cubanos: a partir del 14 de enero 2013 el permiso para salir de la isla,“la carta blanca”, desaparecerá (con algunas restricciones para ciertos grupos sin determinar).
Cuba es una larga historia de colonizaciones, de esclavitud,de corrupción y de prostitución, de revoluciones y de bloqueo... También de música y de colores, de exilios y de poemas, de artistas diversos. Para muchos será un descubrimiento.
Os propongo algunos escritos variados, y para comenzar ambientémonos, ¡música maestro!



Quelques cartes postales des années 1900-1950
Algunas postales antiguas.
 
 
 
 
 
 
 
Terminons aujourd’hui avec un poème de Lourdes Casal.
Terminemos por hoy con un poema de Lourdes Casal.
 
 
Columbia. Sorbona. (primavera 1968)
 
 
Soyons superbes,
insolents
maintenant!

Soyons impatients
intransigeants,
intolérants,
maintenant!

En ces jours
où nous pouvons encore
nous lancer vers le futur
sans pesants lests aux chevilles,
sans ventres trop arrondis,
ou patine dorée sur les cils,
car seul celui qui ne respecte pas la réalité
peut la changer.

La réalité est comme une vieille prostituée,
qu'il faut connaître et payer à son prix
pour l'avoir pour ce qu'elle est,
et l'écarter quand arrive le moment,
ou la reconstruire et en faire une princesse en imagination
et peut-être, miracle!, en faire une vraie princesse.

Voici le moment d'être audacieux.
Après un certain âge,
tout devient pornographique.
(Trad: Colette)
 
Seamos soberbios,
insolentes
¡ahora!
 
 
Seamos impacientes
intransigentes,
intolerantes,
¡ahora!
 
 
En estos días
en que aun podemos
lanzarnos hacia el futuro
sin pesados lastres en los tobillos
sin vientres demasiado abombados,
o la pátina de oro sobre las pestañas,
pues sólo el que no respeta la realidad
puede cambiarla.
 
La realidad es como un vieja prostituta,
a la hay que conocer y pagar su precio
pero tenerla por lo que es,
y desecharla cuando llegue el momento,
o reconstruirla y hacerla princesa con la imaginación
y hasta quizás ¡milagro!, hacerla princesa de veras.
 
Este es el tiempo de ser osados.
Después de cierta edad,
todo se vuelve pornográfico.
 
Postcards:
 

01/09/2012

Coupes et files / Cortes e hileras

 

 

lumière de pluie.JPG

                                        Ciel jaune-pluie / Cielo amarillo-lluvia


Excellente nouvelle: il a plu et il pleuvine.

Hier, après des mois bleus, chauds et secs, il a tonné et « diluvié ». Coupures de courant.

Excelente noticia : ha llovido y llovizna.

Ayer, después de meses azules, cálidos y secos, ha tronado y diluviado. Cortes de luz.

Incendies : c'était à La Gomera, à Madrid, en Galice, aujourd'hui autour de Malaga. Ne pourrait-on procéder, pour un jour, à une immersion ibérique ?

Les orages passés, aujourd'hui nous disons un adieu soulagé aux feux, plus de cent sur l'île cet été.

Et un bonjour mitigé à la rentrée...celle des fourmis pour l'instant. Ces délicates détestent se mouiller les pattes, c'est sûr; il suffit d'une aile de papillon ou de mouche traînant quelque part pour qu'une colonne noire fort et agitée apparaisse. Couper les files.

 

 

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                Incendie Bendinat, Mallorca / Photo: Noticias terra


Incendios : fue en La Gomera, en Madrid, en Galicia, hoy alrededor de Málaga. ¿No se podría proceder, por un día, a una inmersión ibérica ?

Tras las tormentas, hoy decimos un adiós aliviado a los fuegos, más de cien en la isla este verano.

Y un buenos días mitigado al retorno.... de las hormigas en este momento. Esas delicadas odian mojarse las patas, está claro ; basta con un ala de mariposilla o de mosca escondida en alguna parte para que una columna negra y agitada aparezca. Cortar hileras.

 

Les premiers orages sont un signal pour les jeunes du village: ils abandonnent la piscine municipale et commencent à détester l'idée de l'école.

Préparatifs.

Je le vois bien, on ne recouvre plus ici les livres de papier bleu, mais les étiquettes restent obligatoires. Le nom de l'élève partout: souvenirs du plumier, costume de gymnastique, boîte à tartines...bref on finissait pas haïr son propre nom.
Une fleur, un insecte, un nuage ne pourraient-ils pas me représenter?

Tu rêves encore ma fille...”
Ma mère n'était pas du genre fantaisiste et la directrice encore moins.

Las primeras tormentas son una señal para los jóvenes del pueblo : abandonan la piscina municipal y empiezan a odiar la idea de escuela.

Preparativos.

Lo veo bien, ya no se forran los libros con papel azul, pero las etiquetas siguen siendo obligatorias. El nombre del alumno omnipresente: recuerdos de estuches, traje de gimnasia, tarteras...una acababa por detestar su propio nombre.

¿Una flor, un insecto, una nube podrían representarme ?

« Otra vez soñando hija mía... »

A mi madre no se le daba bien la fantasía y a la directora menos.

 

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Mais revenons à notre ciel moutonné de gris, si beau après ce bleu permanent.

Aucune tristesse à l'idée d'un week-end pluvieux : un lourd cadeau m'est arrivé par la poste, « L'ordre libertaire » de Michel Onfray. Plus de 500 pages. De quoi voir filer les jours, l'automne.

Pero volvamos a nuestro cielo aborregado, tan bonito después de ese azul permanente.

Ninguna tristeza a la idea de pasar un fin de semana lluvioso : un regalo de peso me llegó por correos, “El orden libertario” de Michel Onfray, un análisis de la filosofía, de la vida de A. Camus. Más de 500 páginas. Materia para pasar los días, el otoño.

 

10/08/2012

Mains de dentelle / Manos de encaje

Mon sac est bouclé; je pars bientôt pour quelques jours.

Au frais.

Je vous laisse avec une chanson-poème de Lhasa qui me touche beaucoup.

Portez-vous bien et comme on dit en espagnol “soyez sages, et sinon, discrets”.

 

9avril 2010 Albufera 034.jpg

Mi mochila está lista; me voy pronto para unos días.

Al fresco.

Os dejo con una canción de Lhasa que me conmueve.

Que os vaya bien y, como se dice, “sed buenos y sino discretos”.

 

 

La marée haute

La route chante
Quand je m'en vais
Je fais trois pas
La route se tait

La route est noire
À perte de vue
Je fais trois pas
La route n'est plus

Sur la marée haute
Je suis montée
La tête est pleine
Mais le coeur n'a
Pas assez

Mains de dentelle
Figure de bois
Le corps en brique
Les yeux qui piquent

Mains de dentelle
Figure de bois
Je fais trois pas
Et tu es là

Sur la marée haute
Je suis montée
La tête est pleine
Mais le coeur n'a
Pas assez

 

LA MAREA ALTA

La carretera canta,
cuando me voy.
Doy tres pasos,
la carretera se calla.

La carretera es negra,
hasta perderse de vista.
Doy tres pasos,
la carretera ya no está.

Sobre la marea alta,
me he subido.
La cabeza está llena,
pero el corazón

no tiene suficiente.


Manos de encaje,
cara de madera,
cuerpo de ladrillo,
ojos que pican.

Manos de encaje,
cara de madera.
Doy tres pasos
y aquí estás.

Sobre la marea alta,
me he subido.
La cabeza está llena,
pero el corazón

no tiene suficiente.


Sobre la marea alta,
me he subido.
La cabeza está llena,
pero el corazón

no tiene suficiente.

(Trad: Colette)

03/08/2012

Fuir / Huir

 

Fuir.

L'idée est peu glorieuse, lamentable même; battre en retraite ou s'échapper au hasard.

Mais il est une fuite délicieuse, celle dans l'imaginaire qui est, selon Eugène Ionesco"... une évasion, elle est audace, invention."

Fuir le brouhaha, la cohue des plages, se fuir soi-même parfois en se noyant dans la multitude ou d'autres paradis artificiels.

Je suis de l'avis de Leonardo da Vinci “C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.”
Quelle est la bonne vitesse?
En cet été, oh, pas fort différent des précédents pour ce qui est de la chaleur et où la lenteur régente nos vies, je me demande où fuir.
J'ai deviné la fraîcheur de cette cave, dans le village d'Alaró.
Je suis de l'avis de Leonardo da Vinci “C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.”
Quelle est la bonne vitesse?
En cet été, oh, pas différent des précédents pour ce qui est de la chaleur et où la lenteur régente nos vies, je me demande où fuir.

Huir
La idea es poco gloriosa, incluso lamentable; batirse en retirada o escapar al azar.

Pero existe una huida deliciosa hacia el mundo imaginario que es, según Eugène Ionesco”...una evasión, es audacia, invención”.

Huir del guirigay, del tropel de las playas, huir a veces de si mismo  sumergiéndose en la multitud o en otros paraísos artificiales.

La fuga del tiempo, ah, ¡qué cosa!
Soy de la opinión de Leonardo da Vinci. “Se equivocan los hombres cuando se quejan de la fuga del tiempo, acusándole de ser demasiado rápido, sin ver que fluye a la velocidad adecuada”.
¿Cuál es la velocidad adecuada?
En este verano, no diferente a los anteriores en cuanto al calor, y donde la lentitud rige nuestras vidas, me pregunto dónde huir.

He adivinado la frescura en este sótano, en el pueblo de Alaró.

J'ai deviné la fraîcheur de cette cave, dans le village d'Alaró.
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Sinon, cette superbe grotte bleue vue au cours d'une excursion à l'île de Cabrera.
Fuir la chaleur, la lenteur-limace, est-ce de la lâcheté?
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Sino, esta magnífica cueva azul vista en una excursión a la isla de Cabrera.
Huir del calor, de la lentitud de babosa, ¿es cobardía?

09/06/2012

Lumières d'aubes / Luces de albas

L'aube, ce n'est pas la première fois qu'on parle ici de ce long moment “d'entre”, de calme ou d'agitation, d'angoisses ou de rêves.
Alors je vous ai préparé une rencontre poético-musicale plus qu'improbable entre un Argentin d'origine Arabe, d'où son surnom Le Turc, le très célèbre Jorge Cafrune, et du personnage haut en couleurs que fut le poète surréaliste Robert Desnos
Deux résistants, le premier contre la Junte militaire, l'autre contre les allemands en '40, deux hommes unis ici aussi par l'amour.

El alba, no es la primera vez que se habla aquí de ese largo momento de “entre”, de calma o agitación, de angustias o de sueños.
Os he preparado un encuentro poético-musical más que improbable, entre un Argentino de origen árabe, por eso le apodaban El Turco, hablo de Jorge Cafrune, y del poeta surrealista de gran renombre Robert Desnos.
Dos resistentes, el primero contra la Junta Militar, el otro contra los alemanes en 1940, dos hombres unidos aquí también por el amor.
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À l’aube d’un jour de coup de dés Robert Desnos
1932

À l’aube d’un jour de coup de dés
il s’arrête au bord des fontaines de sa vie
il y cherche un mirage à lui promis
baigne son front désaltère sa bouche
Et prononce ce mot : chérie
qui retentit à travers les rêves de la ville endormie
va la bercer dans sa couche.

Il n’y aura pas un jour de moins

dans son amour et dans le tien.
Et il s’endort aux échos multipliés
de ce seul mot : chérie.
12 novembre 1932
3 heures du matin


Al alba de un día de golpe de dados
se para al borde de las fuentes de su vida
y busca un espejismo a él prometido
baña su frente desaltera su boca
Y pronuncia esa palabra: cariño
que ya suena a través de los sueños de la ciudad dormida
va a mecerle en su lecho.

No habrá un día menos
en su amor ni en el tuyo.
Y se duerme con los ecos multiplicados
de esa única palabra: cariño.
(Trad: Colette)

Cuando llegue el alba / Quand arrivera l'aube
Poema y canto
Letra y Musica: Jorge Cafrune

Vieja soledad hoy me iré de ti
buscando la luz, de un amanecer,
cuando llegue el alba
viviré, viviré

Vieille solitude aujourd'hui je te quitterai
cherchant la lumière, d'une aube,
quand se lèvera le jour
je vivrai, je vivrai

Noche adentro irá, vencida de amor,
la tristeza gris, de mi corazón,
cuando llegue el alba
viviré, viviré
À la nuit noire s'en ira, vaincue d'amour,
la tristesse grise, de mon cœur,
quand se lèvera le jour
je vivrai, je vivrai

A un costado del olvido, mis sueños madurarán,
reventando en luz, florecidos,
cuando llegue el alba
viviré, viviré
À un versant de l'oubli, mes rêves mûriront,
éclatant de lumière, fleuris,
quand se lèvera le jour
je vivrai, je vivrai

Encontrarte fue, intuición de Dios,
todo nace en ti, como nací yo,
cuando llegue el alba
viviré, viviré
Te rencontrer fut, intention de Dieu,
tout naît en toi, comme je suis né,
quand se lèvera le jour
je vivrai, je vivrai

Tus palabras son, fresco manantial,
sintiendo tu voz, aprendí a cantar,
cuando llegue el alba
viviré, viviré
Tes mots sont, source fraîche,
en écoutant ta voix, j'appris à chanter
quand se lèvera le jour
je vivrai, je vivrai

A un costado del olvido mis sueños madurarán,
reventando en luz, florecidos,
cuando llegue el alba

viviré, viviré
(Trad Colette)

28/05/2012

Sans vent / Sin viento


Ce matin à l'aube, et cela va durer quelques mois, régnait un calme plat, le vent sommeillait encore...

Le mot « Calme » date du XVº et signifiait cessation de vent ; il ne prendra le sens d'absence d'agitation ou tranquillité que vers 1670.

Du grec ancien χαῦμα, khaûma « forte chaleur » par l’intermédiaire de calma dans une langue ibérique (castillan, catalan, aragonais) où, dans le langage des marins, on associa cette chaleur suffocante à l'absence de vent. .

C'est l'absence de vent, celle qui contrarie les navigateurs à voile mais apaise les esprits qui va faire l'objet de deux billets. Commençons en poésie, nous poursuivrons par le surnom de Mallorca, «  la isla de la calma ».

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Esta mañana, al alba, y durará unos meses, reinaba una calma chica, aún reposaba el viento...
La palabra Calma:

Lo interesante comienza con las sorpresas que encierra la palabra calma.
De la voz griega karma surgió la palabra latina cauma, ambas con el significado de ‘calor sofocante’.
En el naciente castellano se dijo calma, y en el argot de los marineros, la palabra se asoció con la ausencia de viento, que hacía sentir un calor abrasador.
Entonces, se empezó a hablar de «la mar en calma», cuando la naturaleza no cedía el viento indispensable para navegar.”
(fuente:
http://www.illac.com.mx/profiles/blogs/2062895:BlogPost:375.)

Es la ausencia de viento, la que contraria a los navegadores a vela pero tranquiliza la mente que será el objeto de dos entradas. Empecemos con un poema, proseguiremos por el apodo de Mallorca, isla de la calma.

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Calme

José María Hinojosa


À Luís Buñuel

Où finit la mer?

Où commence le ciel?

Les bateaux s'en vont flottant

ou prennent leur envol?

L'horizon s'est perdu

dans le jeu mimétique

du ciel et des eaux.

Le mouvement s'est fondu,

en une seule couleur

bleu, le bleu calme.

Le couleurs se fondent;

le mouvement s'éteint.

Ne reste qu'une seule couleur;

aucun vent.

Où finit la mer?

Où commence le ciel?

Trad: Colette


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Calma


José María Hinojosa

A Luis Buñuel


¿Dónde se acaba el mar?

¿Dónde comienza el cielo?

¿Los barcos van flotando

o remontan el vuelo?

Se perdió el horizonte,

en el juego mimético

del cielo y de las aguas.

Se fundió el movimiento,

en un solo color

azul, el azul quieto.

Se funden los colores;

se apaga el movimiento.

Un solo color queda;

no existe barlovento.

¿Dónde se acaba el mar?

¿Dónde comienza el cielo?

05/04/2012

Perplexité / Perplejidad

 

POUR LE RAT?                                ¿PARA LA RATA?

 

Un pailler sur une petite route près de mon village à Majorque.

Un pajar en una carreterita cerca de mi pueblo en Mallorca.

 

Fofo: Colette.

07:16 Publié dans billet | Tags : pailler, pajar | Lien permanent | Commentaires (7)

12/02/2012

Un fruit frais de Mallorca? ¿Una fruta fresca?

À nouveau ce matin, une aube bleutée.


Otra vez esta mañana, un alba azulada.

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Oreilles rougies, bouche fumante...


Orejas enrojecidas, boca husmeante...

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Dessert, postre on the tree.

Pour vous ce sera... des dattes croquantes?
Para usted será...¿unos dátiles crujientes?

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04/02/2012

Silences et bruits d'arbres /Silencios y ruidos de árboles

Une vieille photo retrouvée, quelques arbres qui entouraient la maison de grand-mère.

Tous les étés, les jeux de ma jeunesse.

Des lieux, des arbres, des moments de vie.

Una vieja foto encontrada, unos árboles que rodeaban la casa de la abuela.

Cada verano, los juegos de mi juventud.

Lugares, árboles, momentos de vida.

 

El Bourlette.jpg

Deux rangées de marronniers devant ma maison natale en Flandres ; là c’était se rouler et donner gaiment des coups de pied dans les couches humides et colorées des feuilles tombées, et ouvrir les coques dures des fruits en se blessant les mains, et admirer les pyramides de fleurs blanches qui annonçaient les vacances.

 

Dos filas de castaños ante mi casa natal en Flandes; allí era revolcarse y dar alegres patadas a las capas húmedas y coloradas de hojas caídas, y abrir las duras cápsulas de los frutos hiriéndose las manos, y admirar las pirámides de flores blancas que anunciaban las vacaciones.

 

L'Arbre

 

L'arbre attendait.

Puis il fit sombre.

 

Il restait là-bas.

L'enfant le regardait.

 

Il dit : il fait nuit.

Et cela dit il rentra

 

On dîna. On veilla.

Et l'arbre ? dit-il.

 

Se demanda l'enfant

Sous le clair de lampe

 

L'enfant à qui l'arbre

Vint fermer les yeux.

Mohammed Dib

 

 

El árbol

 

El árbol esperaba.

Después oscureció.

 

Se quedaba allí.

El niño lo miraba.

 

Dijo: hace de noche.

Y dicho esto entró en casa.

 

Cenamos. Velamos.

¡Y el árbol? dijo.

 

Se preguntó el niño

Bajo la luz de la lámpara.

 

El niño a quien el árbol

Vino a cerrar los ojos.

Mohammed Dib

(Trad: Colette)


Dans mes souvenirs diffus de la première année passée en Espagne, aux îles Canaries, ce sont les gigantesques avocatiers chargés de fruits; puis ce fut la découverte sur une autre île, Ibiza, des amandiers et oliviers qui me suivront ici à Majorque.

En mis difusos recuerdos del primer año pasado en España, en las islas Canarias, son los gigantescos aguacates cargados de frutos; luego fue el descubrimiento en otra isla, Ibiza, de los almendros y olivos que me seguirán hasta aquí, Mallorca.

 

VERANO 2008 014.jpg

Ici …hésitation. Et puis non, pourquoi choisir? Les palmiers et les pins, tous deux habitent mon paysage quotidien.

Solitaire, le palmier aux gestes lents se suffit à lui seul, il est le décor. Tandis que ce sont les forêts de pins qui donnent la couleur générale; odeurs et bruits dans le vent.

Aquí....hesitación. Pero no,¿por qué elegir? Las palmeras y los pinos, ambos habitan mi paisaje cotidiano.

Solitaria, la palmera de gestos lentos se basta a si misma, ella es el decorado. Mientras que son los bosques de pinos que dan el color general; olores y ruidos en el viento.


21/01/2012

La douleur d'autrui / El dolor ajeno

Rouge avec des lettres blanches, la boite est en vente dans les pharmacies en Espagne.

Médicaments contre la douleur d'autrui”

6 bonbons menthe-eucaliptus sans sucre 1€

Médecins sans Frontières

 

Roja con letras blancas, la caja está en venta en las farmacias en España.

«Pastillas contra el dolor ajeno»

6 caramelos mentol-eucalipto sin azúcar 1€

Médicos sin fronteras

 

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Cette campagne lancée par MSF, comment y être indifférents?

La douleur des autres...

Sur le prospectus, de forme et présentation égales à celles de nos médicaments, cette note:

Dans le premier monde, si tu as mal quelque part, il y a des médicaments pour soulager presque chaque douleur.Mais...Que se passe-t-il si ce qui te fait souffrir est la douleur d'autrui? La douleur de ceux qui n'ont pas de médicaments pour soigner leur souffrance? N'est-ce pas magnifique que, nous qui avons des pilules pour presque tout, puissions en prendre une pour calmer la douleur de ceux qui n'en ont pas?”

Esta campaña lanzada por MSF, ¿cómo quedarse indiferentes a ella?

El dolor ajeno...

En el prospecto, de forma y presentación igual a las de nuestras medicinas, esta nota:

« En el primer mundo, si te duele algo, hay pastillas para mitigar casi cualquier dolor. Pero...¿Qué pasa si lo que te duele es el dolor ajeno, el dolor de los que no tienen pastillas para curar su sufrimiento? No es genial que, nosotros que tenemos pastillas para casi todo, podamos tomar una para calmar el dolor de los que no tienen? »

 

6 bombons qui correspondent à 6 maladies, curables ou rares sur notre continent, mais bien vivantes ailleurs: la maladie du sommeil, la malaria, la tuberculose, le sida infantile, le Kala azar, la maladie de Chagas.

De nombreuses personnalités médiatiques de tous bords ont participé à la campagne comme le chanteur très populaire Alejandro Sanz , et ici  aussi sur la vidéo, prenant «un médicament»:
Andrés Iniesta, Pilar Bardem, Andreu Buenafuente, Pau Donés, Cayetana Guillén Cuervo, Estopa, Xabi Alonso, Fernando Tejero, Eduard Punset, Edurne Pasaban, Manel Fuentes, Ferrán Adría, Nuria Espert, Juan José Millas.

6 caramelos, que corresponden a 6 enfermedades, curables o raras en nuestro continente, pero bien vivas en otras partes : la enfermedad del sueño, la malaria, la tuberculosis, el sida infantil, el Kala azar, la enfermedad de Chagas.

Numerosas personalidades mediáticas de varios aéreas han participado a la campaña como el cantante muy popular Alejandro Sanz y, aquí en el vídeo, tomándose una «medicina» (ver arriba)

 

 

La participation qui m'a le plus touchée est celle du directeur de cinéma Luís García Berlanga:

La participación que más me comovió es la del director de cine Luís García Berlanga:

 

Voici le site officiel (en español): http://www.pastillascontraeldolorajeno.com

 

Et la vidéo de lancement de MSF:

 


Il me tenait à cœur d'en parler ici. Me sentía inclinada a hablar de eso aquí.

 

07/01/2012

Clowns, le rouge et le blanc /Payasos, el rojo y el blanco

 Les clowns…souvenirs d’enfance, de rires. Spectacles de fin et début d’année.

Mais aussi, comme l’écrit Michel Tournier dans un court texte intitulé « Le rouge et le blanc » inclus dans  Des clés et des serrures (1979), un duo qui nous ressemble, qui est nous à différents moments de notre vie.

Los payasos… recuerdos de infancia, de risas. Espectáculos de fin y principio de año.

Pero también, como lo escribe Michel Tournier en un texto corto titulado “El rojo y el blanco” un dúo que se parece a nosotros, que es nosotros en diferentes momentos de nuestra vida.

Clowns The_Fratellinis_Albert_Francois_Paul.jpg

 

 

   “Ils font équipe sur la piste du cirque, mais ils sont bien différents.

 Le blanc, habillé de soie, poudré à frimas, un sourcil relevé très haut sur son front comme un point d’interrogation, chaussé de fins escarpins vernis, les mollets cambrés dans des bas arachnéens, a toute l’élégance hautaine d’un seigneur.

La trogne poivrote et le nez en pomme de terre du rouge, sa large bouche, ses yeux ahuris, sa démarche embarrassée par ses énormes croquenots, tout trahit chez lui le niais, le rustaud, la tête de Turc sur laquelle vont pleuvoir les coups et les lazzis. 

 

   « Hacen equipo en la pista de circo, pero son muy diferentes.

El blanco, vestido de seda, ligeramente empolvado, una ceja levantada en alto, en la frente como un punto de interrogación, calzado de finos escarpines de charol, las pantorrillas combadas en unas medias arácneas, tiene toda la elegancia altiva de un señor.

La jeta de borracho y la nariz en forma de patata del rojo, su boca ancha, sus ojos estupefactos, su andar patoso por los enormes zapatos, todo en él suena a necio, a palurdo, a cabeza de turco sobre la cual van a llover los golpes y las burlas.

 

   Car ces deux clowns incarnent deux esthétiques tout opposées du rire.

Le blanc cultive l’insolence, le persiflage, l’ironie, le propos à double sens. C’est un maître du second degré. Il fait rire les autres, d’un autre de préférence, le clown rouge, l’auguste.

Mais lui garde ses distances, il reste intact, hors d’atteinte, le rire qu’il déchaîne ne l’éclabousse pas, c’est une douche destinée au rouge, qui est là pour encaisser.

Ce rouge s’offre à tous les coups en poussant son discours, son accoutrement et sa mimique au comble du grotesque. Il n’a pas le droit d’être beau, spirituel, ni même pitoyable, cela nuirait à la sorte de rire qu’il a pour fonction de soulever. (…)

 

  Esos dos payasos encarnan dos estéticas totalmente opuestas de la risa.

 El blanco cultiva la insolencia, la guasa, la ironía, el propósito con doble sentido. Es un maestro del segundo grado. Hace reír a los demás, de otro preferentemente, el payaso rojo, el augusto. Pero él guarda sus distancias, queda intacto, fuera de alcance; la risa que provoca no le salpica, es una ducha destinada al rojo, que está allí para encajar.

Ese rojo se ofrece a todos los golpes llevando su discurso, su atuendo y su mímica al colmo de lo grotesco. No tiene derecho a ser guapo, agudo ni siquiera lastimoso, eso perjudicaría al tipo de risa que su función le obliga a provocar. (…)

Lil Sad Clown by Aihibed Magana.jpg 

   Aussi bien ces deux personnages symbolisent-ils deux attitudes devant la vie, et tous, tant que nous sommes, nous décidons à chaque moment d’être blanc ou rouge face aux situations de l’existence.

 Nous pouvons nous frapper la poitrine- soit pour nous accuser, soit par défi orgueilleux-, attirer sur nous les regards et les cris, nous désigner à l’admiration ou à la vindicte des foules. C’est le parti pris rouge d’un Rousseau ou d’un Napoléon, de tous les gens de théâtre et de tous les tyrans.

 Au contraire, le parti blanc d’un Voltaire ou d’un Talleyrand fait les témoins sarcastiques de leur temps, les diplomates, les calculateurs, tous ceux qui veulent observer et manœuvrer sans s’exposer, gagner sans mettre en jeu leur liberté, leurs biens ni leur personne. »

 

   Así esos dos personajes simbolizan  dos actitudes delante de la vida, y todos nosotros, decidimos en cada momento ser blanco o rojo frente a las situaciones de la existencia.

Podemos golpearnos el pecho – sea para acusarnos, sea por desafío orgulloso-, atraer hacia nosotros las miradas o la vindicta de la muchedumbre. Es la resolución de un Rousseau o de un Napoleón, de toda la gente de teatro y de todos los tiranos.

  Por el contrario, el partido blanco de un Voltaire o de un Talleyrand les hace los testigos sarcásticos de su época, los diplomáticos, los calculadores, todos los que quieren observar y maniobrar sin exponerse, ganar sin poner en juego su libertad, sus bienes, ni su persona.”

Traducción: Colette

Photos: 1) Les Fratellinis, Albert, François, Paul
           2) Lil Sad Clown by Aihibed Magana

31/12/2011

Belle année! ¡Feliz año!

Entre ombres et soleil, se frayer un chemin en eaux troubles...
Entre sol y sombras, abrirse un camino en aguas turbias...

automne et voyage 019.jpg

Faire route en bonne compagnie...Hacer camino en buena compañía....

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L'esprit, si léger....La mente, tan ligera...

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...s'amusera en vol. ...se divertirá volando.

Je vous souhaite une année aimable.

Os deseo un año amable.

10/12/2011

Inventrices / Inventoras

Quelques unes… / Algunas

 

- Non, je ne vois pas, à part Marie Curie aucun nom, désolé(e).

- Moi non plus.

 

-No, no veo, salvo Marie Curie, ningún nombre, lo siento.

-Yo tampoco.

 

Chercher, inventer, les femmes l’ont toujours fait, mais ce n’est qu’en 1790 qu’elles ont pu déposer légalement un brevet à leur nom aux Etats-Unis, et encore pas dans tous les États. C’était  alors sous le nom de leurs pères, maris, frères…qu’apparaissaient leurs inventions.

Mary Kies.jpgLe 15 mai 1809 est une grande date : Mary Dixon Kies est la première américaine (Connecticut) à obtenir un brevet à son nom pour un processus qui permettait de tisser la paille avec de la soie ; elle devint ainsi la grande précurseur de l’industrie du chapeau.

 

Buscar, inventar, las mujeres lo han hecho desde siempre, pero sólo en 1790 pudieron patentar legalmente a su nombre en Estados Unidos, y eso no en todos los Estados. Era entonces bajo el nombre de sus padres, hermanos, maridos…que aparecían sus inventos.

El 15 de mayo es una gran fecha: Mary Dixon Kies es la primera americana (Connecticut) en obtener una patente a su nombre por un proceso que permitía tejer la paja con la seda; fue así la gran precursora de la industria del sombrero.

 

Nous sommes à New York vers 1913. Mary Phelps Jacob vient de s’acheter une robe du soir pour aller à une fête. À cette époque le seul sous-vêtement existant était un corset rigide fait d’os et de bois (super confortable, n’est-ce pas ?). Mary se rend compte que cette armature est par trop voyante sous sa fine robe de soie et elle confectionne, avec deux mouchoirs de soie et un ruban, ce qui est l’ancêtre de nos soutiens-gorge modernes.

 phelp brevet.gif

 

Estamos en, Nueva York hacia el año 1913. Mary Phelps Jacob acaba de comprarse un vestido de noche para ir a una fiesta. En aquella época la única ropa interior existente era un corsé rígido hecho de hueso y de madera (súper confortable ¿verdad?). Mary se da cuenta que esta armadura es demasiado visible debajo de su fino vestido de seda y confecciona, con dos pañuelos de seda y un lazo, lo que es el ancestro de nuestros sujetadores.

 

Vous avez parfois un « bouton de fièvre » (herpès) et vous appliquez de la crème appelée Zovirax ? Vous la devez à Gertrude Elion (1918-1999). Cette chimiste décida, après le décès de son père, dû à un cancer, de se consacrer à la recherche. En 1944 elle travailla dans un laboratoire pharmaceutique sur la purine sans avoir aucune idée de ses applications médicales et ce fut….le premier médicament contre la leucémie.

Gertrude déposa en tout plus de 45 brevets et obtint le prix Nobel de médecine avec George Hitchings et Sir James Black.

 

¿Tiene a veces un herpes labial y se aplica la crema llamada Zovirac?  Se la debéis  a Gertrude Elion (1918-1999). Esa química decidió dedicarse a la investigación después de su padre muriera de cáncer,. En 1944 trabajó en un laboratorio farmacéutico en la purina sin tener la menor idea de su aplicación médica y fue…la primera medicina contra la leucemia.

Se cuentan más de 45 patentes de Gertrude y  obtuvo el premio Nóbel de medicina junto con George Hitchings y Sir James Black.

 

La super crac des inventions, - elle en réalisa 110 dont 49 furent brevetées - fut Beulah Henry, Memphis, Tennessee.

Voici quelques unes de ses inventions :

-         le congélateur de glace sous vide (1912)

-         la première machine à coudre sans bobine (1940)

-         la « protographie », une machine à écrire manuelle qui réalisait 4 copies d’un même document. (1932)

-         « l’éponge savonneuse » pour enfants (1929)

 

La súper crac de los inventos, -realizó 110 de los cuales 49 fueron patentados – fue Beulah Henry, Memphis, Tennessee.

Aquí unos de sus inventos:

-         el congelador de hielo al vacío (1912)

-         la primera máquina de coser sin bobina.(1940)

-         la “protografía”, una máquina de escribir manual que realizaba 4 copias del mismo documento. (1932)

-         “La esponja jabonosa” para niños (1929)

 

Melitta, ça vous dit, ça vous dit…. mais oui, les filtres à café. Nous les devons à une allemande, Melitta Benz. Sa machine fut brevetée en 1908.

thumb_tipp-ex - render 1.jpgEt le Typp-ex ?

Bette Nesmith, secrétaire et artiste, n’avait jamais pensé être inventrice et se contentait d’essayer de résoudre les problèmes de mécanographie et tachygraphie qui se présentaient…ici les fautes de frappe ! Elle « fabriqua » donc cette substance liquide et blanche qui sèche rapidement. Merci Bette, fort pratique !

 

Melitta, os suena…sí, sí, los filtros de café. Se lo debemos a una alemana, Melitta Benz. Su máquina fue patentada en 1908.

¿Y el Typp-ex?

Bette Nesmith, secretaria y artista, nunca había pensado en ser inventora y se limitaba a intentar resolver los problemas de mecanografía y tipografía que se presentaban…aquí las faltas de mecanografía. “Fabricó” pues esa sustancia líquida y blanca que seca rápidamente. Gracias Bette, ¡Muy útil!

 

Comme j’aimerais toutes les nommer, vous raconter leur histoire, comme celle de Mary Anderson, qui inventa le l’essuie-glace en 1903, ou celle de Tabitha Babbit qui breveta la scie circulaire en 1812….la liste est, fort heureusement, longue !

¡Cómo me gustaría nombrarlas todas, contaros su historia, como la de Mary Anderson que inventó el limpia-parabrisas en 1903, o la de Tabitha Babbit que patentó la sierra circular en 1812…la lista es, por suerte, muy larga!

08:07 Publié dans billet | Tags : brevets, femmes, inventions | Lien permanent | Commentaires (2)

03/12/2011

Croquer un soupir / Dibujar un suspiro

A part les doux appels de la pluie, tout était silencieux: elle lisait, le chien, couché sur le canapé interdit, dormait, paisible.

Soudain un long soupir.

Qui?

Excepto las dulces llamadas de la lluvia, todo estaba en silencio: ella leía, el perro, tumbado en el sofá prohibido, dormía, apacible.

De repente un largo suspiro.

¿Quién?

 

 

Oubliant l’obligation de passer inaperçu et pouvoir ainsi prolonger son confortable somme, ce souffle lui avait échappé.

Bien-être ? Ennui ?

Elle écarta, peut-être à tort, l’idée d’un mal d’amour ou de mélancolie.

Olvidándose de la obligación de pasar desapercibido y poder así prolongar su confortable sueño, ese soplo le había escapado.

¿Bienestar? ¿Aburrimiento?

Descartó, tal vez sin razón, la idea de un mal de amores o de melancolía.

 

Musique de la pluie ; notes, silences, soupirs.

Música de la lluvia; notas, silencios, suspiros.

Le soupir entendu semblait plutôt léger….El suspiro parecía mas bien ligero….

CLARA MONTES - A PIÉ VAN MIS SUSPIROS poème d’Antonio Gala

 

À pied vont mes soupirs

chemin de mon bien


 Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


 Tiens la porte ouverte

et ouverte l’âme aussi.


 Avant qu’ils n’arrivent

J’arriverai.


 Mon cœur avec des ailes

Mes soupirs à pied…

Mes soupirs

Mes soupirs à pied. (...)


Tant de soupirs, exaspérés ou satisfaits. Quand, pourquoi soupirons-nous ? Y faisons-nous attention, parfois ?

Tantos suspiros, exasperados o satisfechos. ¿Cuándo, por qué suspiramos? ¿A veces les prestamos atención a esos suspiros?

Plongée dans mes réflexions j’en oubliais presque de vous donner ma  recette de biscuits secs de Manacor, village de Rafael Nadal, appelés Suspiros, un délice.

Ingrédients:

Farine

150gr de sucre blanc ou brun

le zeste d’un citron râpé

1 cuillère à soupe de cannelle en poudre

1 pincée de bicarbonate

1 œuf.

 

Allumer le four (180º)

Battre l’œuf entier avec le sucre, le zeste râpé, le bicarbonate et la cannelle jusqu’à ce que l’ensemble soit crémeux. Y ajouter peu à peu la farine jusqu’à obtenir une pâte bien ferme.

Avec une cuillère à café, mettre sur la plaque du four beurrée des lignes (moi je fais des petites boules) de pâte.

Au four 10-15 minutes. Attention, ils brûlent facilement !)