07/08/2011

Joan Miró, Mallorca

miro-par-yousuf-karsh-1965..jpg

Oh, je sais, cette année de nombreuses expositions ont eu lieu un peu partout en Europe et on a pu découvrir que Joan Miró n'était pas seulement peintre mais aussi sculpteur et céramiste.

Si, ya lo sé, este año han tenido lugar numerosas exposiciones diseminadas por toda Europa en las que se ha podido descubrir que Joan Miró no sólo era pintor sino también escultor y ceramista.

 

Foto: Yoursuf Karsh 1965
Joan Miró: 1893 Barcelona - 1983 Palma de Mallorca.


 

 

C'est 1956, après de nombreux allers-retours entre Barcelona et Paris qu'il décide de s'installer avec sa femme Pilar à Mallorca.

On peut visiter son bel atelier, une maison du XVIII, Son Boter, et puis la Fondation Pilar y Joan Miró (musée) inauguré en 1992 qui est née de la volonté de l'artiste de diffuser et promouvoir la création artistique ainsi que de sa préoccupation de préserver ses ateliers.

Fue en 1956, después de numerosas idas y venidas entre Barcelona y Paris cuando decide instalarse, con su mujer Pilar, en Mallorca.

Actualmente se puede visitar su taller, una casa del siglo XVIII, (Son Boter) así como la Fundación Pilar y Joan Miró (museo), inaugurada en 1992, nacida de la voluntad del artista de promover y difundir la creación artística y de su preocupación por preservar sus talleres.

 

Aujourd'hui je ne vous propose pas une visite guidée de l'ensemble musée-atelier-jardin-maison, le site est fort bien fait : http://miro.palmademallorca.es/ mais je vais vous montrer ce qui m'a plu ou m'a attirée, enchantée, surprise.

Hoy no os propongo una visita guiada del conjunto museo-taller-jardín-casa, que para eso está Internet: http://miro.palmademallorca.es/ sino enseñaros lo que me ha gustado, atraído, encantado o sorprendido.

 

Dans le musée la lumière surgit, gicle de partout, même de pans de murs translucides

En el museo la luz surge por todos los lados,  incluidas algunas paredes traslucidas.

Funcacion Miró 007.jpg
Funcacion Miró 011.jpg

Autour du musée, un jardin fait de coins et recoins, des sculptures disséminées,  une pelouse impeccable (et, oui !), et une belle vue sur la baie de Palma.

Alrededor del museo, un jardín hecho de rincones y escondrijos, esculturas diseminadas, un césped impecable (¡lo que son las cosas!) y una bonita vista sobre la bahía de Palma.

Funcacion Miró 019.jpg
Funcacion Miró 020.jpg
C'est cette œuvre qui m'a d'abord intriguée,  j'avais suivi les moineaux, puis ...que c'était beau !

Fue esta obra la que me intrigó en un principio; Había ido detrás de los gorriones y...¡que belleza!

 

(Oui, les noms des œuvres ainsi que bien des annotations de Miró sont en français)

(En efecto, los títulos de las obras así como buen número de anotaciones de Miró están en francés)

 

 

 

(clic pour agrandir)

Pour arriver à la vieille maison il faut grimper quelques volées d'escalier derrière l'atelier. La vue est reposante, les cigales chantent déjà à 10h30, il n'y a encore personne. L'extérieur est celui d'une typique maison majorquine et à l'intérieur, surprise, des objets divers, objets naturels ou quotidiens, et puis les murs couverts de graffiti, d'ébauches de plans de sculptures de l'artiste.

Si vivant, inattendu.

Funcacion Miró 027.jpg


Para llegar al caserón hay que subir una escalinata detrás del taller. La vista es relajante, las cigarras ya cantan a las 10h30, todavía no hay nadie .El exterior es el de una típica casa mallorquina pero el interior es una sorpresa: objetos diversos, objetos naturales o cotidianos y las paredes cubiertas de graffiti, de bocetos, de planos de esculturas del artista.

Tan vivo, tan inesperado.

Funcacion Miró 033.jpg

Funcacion Miró 036.jpg


Voilà donc une bonne raison de plus pour, un jour, souffrir les affres d’un vol low cost, non ?

He aquí una buena razón añadida para, un día, sufrir el tormento de un vuelo low cost a Mallorca. ¿No?

Comme toujours, un clic pour agrandir toutes les photos.

Como siempre, un clic para ampliar todas las fotos.

Voir le billet de Tania de "Textes et prétextes" sur l'expo Miró à Bruxelles:

 

16/07/2011

Balade fraîcheur aux jardins d'Alfabia / Paseo fresco en los jardines de Alfabia

Jardines Alfabia 015.jpg

Deux jours de temps gris, suffocants, 33º sans le moindre soupir d'air.
L'idée de nous réfugier dans les jardins arabes d'Alfabia fut excellente: ombre et eau omniprésents, une impression de fraîcheur.
Dos días de tiempo gris, sofocantes, 33º sin el mínimo suspiro de aire.

La idea de refugiarnos en los jardines árabes de Alfabia fue excelente: sombra y agua omnipresentes, una impresión de frescura.

Dans ces jardins où, à part les bougainvilliers et les agapanthes, il reste peu de fleurs, j'ai été impressionnée par les troncs d'arbre tordus. De vraies sculptures, regardez:
En esos jardines donde, menos las buganvillas y los agapantos, quedan pocas flores, me han impresionado los troncos retorcidos.
Verdaderas esculturas, mirad:

Jardines Alfabia 030.jpg
Jardines Alfabia 029.jpg
                                                                           

Et de l'eau, partout, même au plus fort de l'été. Merveilleux! Une source est située à quelques pas de la maison, à 60m de hauteur; elle provient de la Sierra qui entoure, protège la maison et le jardin, d'où son nom Alfabia,"amphore".
Y agua, por todas partes, incluso en medio del verano. ¡Maravilloso! Una fuente está situada a unos pasos de la casa, a unos 60m de altura; proviene de la Sierra que rodea, protege la casa y el jardín, de ahí su nombre Alfabia "ánfora".

Jardines Alfabia 010.jpg
Jardines Alfabia 014.jpg

 Fin de cette excursion hors du temps. Je vous souhaite une joyeuse journée.
Fin de esta excursión fuera del tiempo. Os deseo un día alegre.

 

21/05/2011

On the rocks

novembre 09 024.jpg

Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !

 

Victor Hugo, Promenade dans les rochers II (extrait, lire le poème entier ici)

 

 

 

El viento acuesta los juncos sobre la magnífica roca,

Y del niño que canta la voz arrastra.

¡Oh viento! ¡Cuántas briznas de hierba curvas a la vez!

¡Y cuántas canciones a la vez te llevas!

 

Victor Hugo, Paseo por las rocas II (extracto) Trad.Colette…no rima, ¡lo siento!

 

 

mayo 2011 035.jpgDimanche matin gris-pluie. Direction centre-sud, à Cap Blanc, le nom est le même en majorquin qu’en français, en espagnol c’est Cabo Blanco.

 Un endroit si spécial, solitaire, bordé d’une falaise qui de loin semble blanche, où se dresse un phare blanc, où volent  et nichent de nombreuses mouettes, mais surtout où le vent souffle avec force, quasi en permanence. Les quelques arbustes existants sont penchés, l’écume a creusé des trous dans la roche qui couvre le sol.

Et curieusement, à notre enchantement, nous découvrons en regardant de près que de minuscules plantes, fleurs et lichens ont réussi à s’installer dans des sortes de mini baignoires laissées par la mer. S’agenouiller et admirer.

On dirait des jardins lilliputiens, habilement agencés.

 

Domingo por la mañana, gris-lluvia. Dirección centro-sur, a Cabo Blanco, Cap Blanc en mallorquín.Roca lichens tania.jpg

Un lugar tan especial, solitario, bordeado por un barranco que de lejos parece blanco, donde domina un faro blanco, donde vuelan y anidan multitud de gaviotas, pero sobre todo donde sopla, casi siempre, con fuerza el viento. Los pocos arbustos existentes están encorvados y la espuma del mar ha cavado hoyos en la roca que cubre el suelo.

Y curiosamente, para nuestro encanto descubrimos, al mirar de cerca, que unas plantas minúsculas, flores y líquenes han conseguido instalarse en unas mini bañeras dejadas por el mar. Arrodillarse y admirar.

Parecen unos jardines liliputienses, hábilmente agenciados.

 

Photos: 1-2 Colette, 3 Tania (gracias) Clic pour agrandir les photos.

30/04/2011

Une mer, une île, un homme / Un mar, una isla, un hombre

Un billet à quatre mains, à deux voix.  Una nota a cuatro manos, a dos voces.

La première est celle de Dominique, amie virtuelle, qui tient un blog littéraire de haut vol, A sauts et à gambades, et qui a lu " Méditerranée, Tumultes de la houle"  de Baltasar Porcel et la mienne qui possède "Baleares" du même B. Porcel et qui connais bien Majorque, ses histoires d'invasions et de pirates...c'est un peu long, vous êtes prêts?

La primera es la de Dominique, amiga virtual, que tiene un blog literario de mucha calidad, A sauts et à gambades, y que ha leido "Mediterrània. Onatges tumultuosos" de Baltasar Porcel y la mía que posee "Baleares" del mismo B. Porcel y que conoce bien Maloorca, sus historias de incvasiones y de piratas...es un poco largo, ¿listos?

 

enero 2011 018.jpg

" Chaque jour de chaque été se lève et la lumière ne semble pas venir des cieux, mais s’élever, légère, fraîche, insolente, de la terre : les arbres et les talus s’amplifient lentement et se parent d’une délicate tonalité. Puis le soleil se renverse : les monts et les vallées se teignent d’un doré si intense, si clair qu’il stupéfie. "

« Cada día de cada verano amanece y la luz no parece venir del cielo sino levantarse, ligera, fresca, insolente, de la tierra: los árboles y los taludes se amplifican lentamente y se visten de una tonalidad delicada. Luego el sol se vuelca: los montes y los valles se tiñen de un dorado tan intenso, tan claro que deja estupefacto”


L’homme de l'île  / El hombre de la isla

Baltasar_Porcel.jpgNé à Majorque, dans le village d’Andratx en 1937, décédé en 2009, fils d’une famille d’agriculteurs et pêcheurs, B. Porcel décida jeune qu’il voulait être écrivain.

"Il a construit son monde magique et mythique autour de la terre, pauvre, d’Andratx avec des contrebandiers, des émigrants de Cuba, des marins intrépides, des histoires fantastiques et crédibles qu’il a rendus actuels avec les changements du tourisme et de la corruption » (El País 2009).

"Construyó su mundo mágico y mítico alrededor de la tierra pobre de Andratx, con contrabandistas, emigrantes a Cuba, marineros atrevidos, historias fantásticas y creíbles, que hizo actuales con los cambios del turismo y la corrupción.” (El País 2009)

Il a publié un grand nombre de romans et sa vie fut intense, vous pouvez lire une belle biographie de lui dans le Magazine Littéraire.

Publicó un gran número de novelas y tuvo una vida intensa, podéis leer una biografía interesante en La Vanguardia.

Tout comme dans son livre sur la Méditerranée, dans Baleares il offre avec beaucoup d’amour non dénué d’une touche d’ironie et d’un bon sens critique, une vision historico-socio-artistique des îles et un très grand nombre de photos.

Al igual que en su libro sobre el Mediterráneo, en Baleares ofrece con mucho amor no desprovisto de un toque de ironía ni de sentido crítico, una visión histórica-socio-artística des las islas y un gran número de fotos.

Le livre de la mer / El libro del mar

Baltasar Porcel est l’auteur d’un livre monde, un livre qui tisse des liens historiques, artistiques, littéraires entre les pays, les villes qui bordent la Méditerranée. Un livre pour conter sept mille ans d’histoire de cette mer vecteur de civilisation.
Comme un très grand récit de voyage il nous emmène de la
Grèce au delta du Nil, d’Istambul à l’Andalousie, de Corfou à Jérusalem, de Malte à ...Venise... car il prend aussi quelques libertés avec la géographie. On navigue et l’on marche d’île en île, de ports en ports.

Baltasar Porcel es el autor de un libro mundo, un libro que teje lazos históricos, artísticos, literarios entre los países, las ciudades que lindan el Mediterráneo. Un libro para contar siete mil años de historia de ese mar vector de civilización.

Como si fuera un relato muy grande de viaje nos lleva de Grecia al delta del Nilo, de Estambul a Andalucía, de Corfú a Jerusalén, de Malta a…Venecia…ya que se permite algunas libertades con la geografía. Navegamos y andamos de isla en isla, de puerto en puerto.

photos_fifi 015.jpg

C’est un guide tout à fait extraordinaire car les escales sont nombreuses, Porcel aime le vagabondage aussi bien historique que littéraire et l’on est comblé. Tous les héros de cette Méditerranée sont conviés, les Romains, les armées de Scipion l’Africain, Barberousse et les chevaliers de Malte, Soliman le magnifique, sans oublier Ulysse et Achille au plus fort de la bataille.
Le monde littéraire est là aussi : Pline racontant l’éruption du Vésuve, les poètes Andalous, Lampedusa le sicilien célébrant la mort de son monde.
On comprend en le lisant l’attrait qu’exerce la Méditerranée depuis des siècles et comment elle a su prendre dans ses filets aussi bien Byron le héros de Missolonghi que Nietzsche réfugié à Rapallo.  Son récit a le lyrisme des grandes épopées et l’érudition d’une encyclopédie.

Es una guía absolutamente extraordinaria ya que las escalas son numerosas, a Porcel le gusta el vagabundeo tanto histórico como literario y nos colma. Todos los héroes de ese Mediterráneo están convidados, los romanos, los ejércitos de Scipio el Africano, Barbarossa y los caballeros de Malta, Soliman el magnífico, sin olvidar a Ulises y Aquiles en el momento más tenso de su batalla.

El mundo literario también está presente: Pline contando la erupción del Vesuvio, los poetas andaluces, Lampudesa el siciliano celebrando la muerte de su mundo.

Al leerlo se entiende el atractivo que ejerce el Mediterráneo desde hace siglos y cómo ha sabido retener en sus redes tanto Byron el héroe de Missolonghi que Nietzsche refugiado en Rapallo. Su relato tiene el lirismo de las grandes epopeyas y la erudición de una enciclopedia.



Baltasar Porcel qui présidait un Institut de recherche sur la Méditerranée, était un homme de convictions et il réussit parfaitement à vous convaincre sans jamais ennuyer. La vie économique, les batailles, les inventions, la mythologie, le livre couvre tous les champs sans jamais nous égarer.
Il cherche tout ce qui relie, qui rassemble : les paysages, les mêmes oliviers, les orangers, les forêts de châtaigniers, et le parfum de thym de la garrigue.
Un hymne bercé par les musiques du sud, car B Porcel veut croire que malgré les conflits du passé, les guerres civiles, et elles furent nombreuses et sanglantes, le bassin méditerranéen peut être une terre d’unité et de solidarité.

Baltasar Porcel, que presidía un Instituto de investigación sobre el Mediterráneo, era un hombre de convicciones y consigue perfectamente convencernos sin aburrirnos en absoluto. La vida económica, las batallas, las invenciones, la mitología, el libro cubre todos los campos sin perdernos nunca. Él busca todo lo que liga, une: los paisajes, los mismos olivos, los bosques de castaños, y el perfume del tomillo de la landa.

Un himno mecido por las músicas del sur ya que B. Porcel quiere creer que, a pesar de los conflictos del pasado, las guerras civiles, que fueron numerosas y sangrientas, la cuenca mediterránea puede ser una tierra de unidad y de solidaridad.

gallos 017.jpgLe livre se termine chez lui à Majorque avec une touche intimiste qui vibre de son amour pour sa terre natale.

"Je marche au milieu de l’herbe verte, masse souple, pleine de chardons tendres qui seront beaux et agressifs. Il souffle un vent très léger et majestueux, qui apporte de vagues parfums de mer et de sève. Les dernières fleurs de l’amandier, fermeté laiteuse, sentent le miel. Mais l’arbre fruitier le plus généreux est le citronnier, avec sa succession constante de citrons, la merveille jaune et son parfum enivrant."

El libro se termina en su casa, Mallorca, con un toque intimista que vibra por su amor a su tierra natal.

“Ando por la hierba verde, masa flexible, llena de cardos tiernos que serán bonitos y agresivos. Sopla un viento muy ligero y majestuoso, que trae vagos perfumes de mar y savia. Las últimas flores del almendro, firmeza lechosa, huelen a miel. Pero el árbol frutal el más generoso es el limonero con su sucesión constante de limones, la maravilla amarilla y su perfume embriagador” (Trad: Colette)

Le livre : Baltasar Porcel - Méditerranée, Tumultes de la houle Baltasar Porcel  Traduit de l’espagnol par Nelly Lhermillier - Actes Sud 1998

En catalán: Mediterrània. Onatges tumultuosos

Un peu d'histoire / Un poco de historia

Bref historique des premières invasions basé sur le livre Baleares de B. Porcel.

Breve histórico de las primeras invasiones basado en el libro Baleares de B. Porcel.

 

firo4.jpg

Comme la plupart des îles de la Méditerranée, Majorque, et malgré qu’on l’appelle « Isla de la calma », a toujours vu arriver des vagues de visiteurs-envahisseurs.

Avant 992, date de l’occupation arabe qui dura jusqu’en 1229, l’île fut « visitée » tour à tour par les grecs, les romains qui fondèrent Palma et Pollença, les vandales et les byzantins.

Les arabes apportèrent énormément sur le plan de l’agriculture, de l’extraction de l’eau, - ces moulins à vent que vous pouvez encore voir partout dans la plaine.

Et de tous temps, des pirates de tous bords. Ce qui décida le Roi Jaime I de chasser les arabes de l’île.

« La conquête de Jaime I, roi de la Couronne catalano-aragonaise, en 1229, a été due en bonne partie à la piraterie qu’exerçaient sur les navires catalan les maures de l’archipel, alors les Almohades. »

Como la mayor parte de las islas del Mediterráneo, Mallorca, y a pesar de su apodo « Isla de la calma », siempre ha visto llegar olas de visitantes-invasores.

Antes de 992, fecha de la ocupación árabe que duró asta 1229, la isla fue “visitada” alternativamente por los griegos, los romanos que fundaron Palma y Pollença, los vándalos y los bizantinos.

Los árabes aportaron muchísimo en el plan de la agricultura, de la extracción del agua, - esos molinos de viento que todavía podéis ver en la llanura.

Y en todas las épocas, piratas de todos tipos. Es lo que decidió el Rey Jaime I de expulsar los árabes de la isla.

“La conquista de Jaime I, rey de la Corona catalana-aragonesa, en 1229, fue ya debida en buena parte a la piratería que ejercían sobre las naves catalanas los moros del archipiélago, entonces los almohades.”

 

Nombre d’entre eux venaient d’Afrique du Nord ou même de Turquie pour piller.

B. Porcel écrit que les arabes, excellents navigateurs, arrivaient sur de petites embarcations pour voler ou kidnapper des paysans, ce qui les intéressait bien plus que combattre, tandis que les turcs, moins habiles en mer, étaient des lutteurs féroces.

Mais ne croyez pas, ajoute-t-il, que les insulaires étaient des anges ! Non seulement ils se défendaient mais ils « rendaient visite » aux arabes pour essayer de récupérer les chrétiens pris en esclavage (Cervantès par exemple).

Que les côtes soient des endroits dangereux a eu d’innombrables conséquences : les villages sont intérieurs, seuls quelques pêcheurs vivaient au bord de mer, les habitants, méfiants, vivent repliés sur eux-mêmes dit Porcel, l’alimentation en est affectée… (un autre billet suivra qui parlera de culture et cuisine, oui !)

 

Muchos de ellos venían de África del Norte o incluso de Turquía para pillar. B. Porcel escribe que los árabes, excelentes navegadores, llegaban montados en pequeñas embarcaciones para robar o secuestrar campesinos, lo que les interesaba mucho más que combatir, mientras que los turcos, menos hábiles en el mar, eran luchadores feroces.

¡Pero no se crean, añade, que los isleños eran ángeles! No sólo se defendían sino que “visitaban” a los árabes para recuperar a los cristianos raptados cogidos como esclavos (Cervantes por ejemplo).

Que las costas sean lugares peligrosos tuvo innumerables consecuencias: los pueblos son interiores, sólo algunos pescadores vivían al borde del mar, los habitantes, desconfiados, viven replegados sobre si mismos dice B. Porcel, la alimentación se ve afectada… (otra nota seguirá que hablará de cultura y cocina,¡sí!)

 

Soller.jpg

 

Je terminerai ce billet par une fête commémorative, historico ludique qui a lieu en divers endroits de la Méditerranée et de Majorque, « Moros y Cristianos ».

Au village de Sóller elle a lieu le second lundi de mai et elle commémore l’exploit réalisé en 1561 quand la population locale s’opposa à une attaque de pirates turcs et algériens. Si elle a une base religieuse c’est son côté théâtral qui frappe le plus. Imaginez : la moitié de la population, principalement les jeunes, s’habille en maures, l’autre en chrétiens de l’époque (on dit que les habitants préfèrent être maures, mais… ?). Les combats commencent au port où débarquent les pirates qui gagnent les deux premières batailles. Se croyant déjà vainqueurs ils se rendent dans la ville où, sur la place, un guet-apens leur est tendu et le combat final est remporté…par les chrétiens.

Dans ce chaos les femmes jouèrent un rôle important : elles tuèrent deux pirates avec une barre en fer et elles sont honorées pour ce haut fait.

Grand merci à Israel Pampín pour les photos de la FIRA de Sóller!

 

 

soller 3.jpg

Terminaré por una fiesta conmemorativa, historica-lúdica que tiene lugar en varios sitios del Mediterraneo y de Mallorca, “Moros y Cristianos”.

En el pueblo de Sóller tiene lugar el segundo lunes de mayo y conmemora la hazaña realizada en 1561 cuando la población local se opuso a un ataque de piratas turcos y argelinos. Si tiene una base religiosa es su lado teatral el que más llama la atención.

Imaginad: la mitad de la población, los jóvenes en mayoría, se viste de moros, la otra mitad de cristianos de la época (se dice que los habitantes prefieren ser moros, pero…?). Los combates empiezan en el puerto donde desembarcan los piratas que ganan las dos primeras batallas. Creyéndose ya vencedores, se dirigen a la ciudad donde, en la plaza, una trampa les espera y el combate final lo ganan…los cristianos.

En este caos las mujeres tuvieron un papel importante: mataron a dos piratas con una barra de hierro y se les honora por ese acto de valentía.

Muchas gracias a Israel Pampín por las fotos de la FIRA de Sóller

27/02/2011

En vert / En verde

 

Une balade lente ce sameenero 2011 014.jpgdi; mon île est une belle-verte en cette fin février.
Du vert à respirer, à déguster, contempler....à caresser aussi, pourquoi pas?
Un paseo lento este sábado; mi isla es una guapa-verde en este fin de febrero.
Verde para respirar, paladear, contemplar...acariciar tambien, ¿por qué no?

 

 

enero 2011 003.jpg

Champ d'artichauts

 

photos_fifi 009.jpg


Romarin....Respirez!   Romero...¡respirad!
Triguero.jpgl

Asperges sauvages, espárragos trigueros; de délicieuses omelettes.

 

 

Escrito con tinta verde Octavio Paz

La tinta verde crea jardines, selvas, prados,
follajes donde cantan las letras,
palabras que son árboles,
frases que son verdes constelacions.
(...)

Écrit à l'encre verte
Octavio Paz

L'encre verte crée jardins, forêts, prés,
feuillages où chantent les lettres,
mots qui sont des arbres,
phrases qui sont de vertes constellations.
(..)

 

enero 2011 008.jpg

 


03/07/2010

Sourires à l'ombre /Sonrisas en la sombra

Dernier dimanche de juin. Avant la grosse ruée touristique, excursion au sud-est de l’île dans le but de trouver une Cala (crique ou baie, selon la taille) sauvage. Certaines ne sont accessibles qu’en bateau, je n’en ai pas, alors j’en repère une, minuscule, sur la carte : Cala Nou, un chemin semble y mener, parfait.

Último domingo de junio. Antes de la gran invasión turística, excursión al sureste de la isla con la meta ce encontrar una Cala salvaje. Algunas sólo se pueden alcanzar en barco, y como no tengo ninguno, he localizado una, minúscula, en el mapa: Cala Nou, parece que un camino lleva allí, perfecto.

20-5-2010 002.jpgDes routes de plus en plus étroites, de belles propriétés cossues et des abris sommaires défilent et, deci delà, ces barrières-sommiers, modèles de récupération écologique qui me font sourire et exaspèrent certains, vestiges de l’Espagne tiers-mondiste disent-ils.

L’entrée de la Cala, vue de haut, à l’ombre d’un pin, mérite l’effort de sauts de chèvre par 32º. Mais, dommage, la petite plage est « civilisée ». Bar, parasols et chaises longues, tickets...

Carreteras cada vez más estrechas,  bonitas fincas argentadas y casuchas simples desfilan y, por aquí allá, esas barreras-somieres, modelos de recuperación ecológica que me dan risa y exasperan algunos, vestigios de la España tercermundista dicen.

La entrada de la Cala, vista desde arriba, a la sombra de un pino, merece el esfuerzo de saltos de cabra bajo 32º. Pero, qué lástima, la playita está “civilizada”. Bar, parasoles y hamacas, ticket...

Cliquer sur les photos pour les agrandir

  fin juin 013.jpg             fin juin 020.jpg

                                         fin juin 016.jpg

                   

 

 

fin juin 025.jpgRetour par le gros village de Felanitx où se tient le marché dominical.  Il est 12h et, malgré la chaleur, il y a du monde. Comme toujours les habitués des pays chauds marchent à l’ombre…

Vuelta por el gran pueblo de Felanitx donde tiene lugar el mercado dominical. Son las 12 y, a pesar del calor, hay mucha gente. Cómo de siempre los acostumbrados a los países cálidos andan por la sombra…

 

On entend parler majorquin et espagnol bien sûr, mais aussi arabe (beaucoup de travailleurs maghrébins dans l’agriculture) et allemand. Touristes-visiteurs appréciés ceux qui s’intéressent, sont à la recherche de produits locaux et font des efforts pour communiquer. 

J’ai assisté à la scène suivante: le client probablement allemand, le vendeur, africain et son jeune assistant maghrébin. La conversation est animée, le vendeur connaît quelques mots d’allemand, l’acheteur trois mots d’espagnol et le jeune garçon qui pense faire avancer les négociations avec des « oui, oui, monsieur » en français. Délicieux !

 

fin juin 026.jpg             fin juin 024.jpg

Se oye hablar  mallorquín y  español, claro, pero también  árabe (muchos trabajadores magrebíes en la agricultura) y  alemán. Son turistas-visitantes apreciados aquellos que se interesan, buscan los productos locales y hacen esfuerzos para comunicar.

Asistí a la escena siguiente: el cliente probablemente alemán, el vendedor africano y su joven asistente magrebí. La conversación es animada, el vendedor conoce algunas palabras de alemán, el comprador tres palabras de español y el joven chico que piensa agilizar las negociaciones con unos “oui monsieur” franceses. ¡Delicioso!

17/04/2010

Cris et chants d'oiseaux / gritos y cantos de pájaros

5 avril 2010 Albufera 023.jpg

 

Albufera; el origen de la palabra es el árabe البحيرة al-buhayra, « La laguna » o « el pequeño mar »

L’origine du mot est l’arabe البحيرة al-buhayra, « La lagune » ou « la petite mer ».

 

5 avril 2010 Albufera 007.jpgUne promenade, simplement. Dans le parc naturel de l’Albufera. Un vendredi matin à 9h. L’heure est importante si on veut y voir oiseaux et canards, tortues …Ou alors le soir, à la tombée du jour.

Surtout pas, comme nous l’avions fait, le lundi de Pâques vers 11h. Adorables, oui, tous ces bambins en bicyclette qui fonçaient sur les chemins étroits en criant. Invincibles avec leurs petits casques : vite se garer, vite ! Nous n’avions qu’entraperçu un canard égaré …ou sourd ?

 

Un paseo, simplemente. En el parque natural de la Albufera : Un viernes a las 9 de la mañana. La hora es importante si se quiere ver pájaros y patos, tortugas…O por la tarde, a la puesta del sol.

Y no, como lo habíamos hecho, el lunes de Pascuas a las 11.

Adorables, sí, todos esos chiquillos en bicicleta que arremetían sobre los estrechos caminos, gritando. Invencibles con sus cascos: apartarse, ¡rápido!

Sólo habíamos entrevisto un pato extraviado… ¿o sordo?

 

Donc l’excursion nature le vendredi suivant fut un délice. Sac à dos, jumelles, appareil photo, 9avril 2010 Albufera 034.jpgune bouteille d’eau. Quelques adultes, sans doute des professionnels, observant ou prenant des photos avec un matériel impressionnant.

Sur les sentiers bordés de roseaux et d’une graminée appelée « chamiza », on entend plus qu’on ne voit. Et on peste de ne pas voir celui ou celle qui chante. Mais dès qu’on s’attarde près d’une étendue d’eau, caché dans un abri ou immobile sur la berge, c’est la fête.

La excursión naturaleza del viernes siguiente fue una delicia. Mochilas, prismáticos, cámara de fotos, una botella de agua. Algunos adultos, tal vez profesionales, observaban o sacaban fotos con un material impresionante.

En los senderos lindados de cañas y de una gramínea llamada “chamiza”, se oye más que se ve. Y uno rabia de no ver el o la que canta. Pero basta con quedarse cerca de una extensión de agua, escondido en un mirador o inmóvil en la orilla y es la fiesta.

 

9avril 2010 Albufera 020.jpg

 

 

Pablo Neruda

El poeta se despide de los pájaros

 

(…)

Yo, poeta
popular, provinciano, pajarero,
fui por el mundo buscando la vida:
pájaro a pájaro conocí la tierra;
reconocí dónde volaba el fuego:
la precipitación de la energía
y mi desinterés quedó premiado
porque aunque nadie me pagó por eso
recibí aquellas alas en el alma
y la inmovilidad no me detuvo.

 

Le poète prend congé des oiseaux

 

Moi, poète

Populaire, provincial, oiseleur,

Je parcourus le monde en cherchant la vie:

D’oiseau en oiseau je connus la terre ;

Je reconnus où volait le feu :

La précipitation de l’énergie

Et mon désintérêt fut récompensé

Car bien que personne ne m’ait payé pour cela

Je reçus ces ailes sur l’âme

Et l’immobilité ne m’arrêta pas. (trad. Colo)

07/03/2010

Dans les rues de Valldemosa / En las calles de ...

1 marzo valldemosa 004.jpg

 

 

Valldemossa avec deux S en majorquin, un seul en espagnol. La visite de ce village est incontournable si tant est que vous avez (eu) l’occasion et la curiosité de visiter l’île de Mallorca. S’il est devenu aussi touristique, c’est grâce et à cause des quelques mois affreux que l’infortuné Chopin y a passés avec Georges Sand dans la Chartreuse (visite virtuelle) qui surplombe le village.

Valldemossa con dos S en mallorquín, una sola en español. La visita de este pueblo es imprescindible si uno tiene (o ha tenido) la ocasión y la curiosidad de visitar la isla de Mallorca. Si se ha vuelto tan turístico es gracias y por culpa de algunos horribles meses que el desafortunado Chopin pasó allí con Georges Sand en la Cartuja que domina el pueblo.

D’abord rejetés d’une superbe maison située à Establiment, « Son Vent », - car ils vivaient en couple sans être mariés -, c’est à Valldemosa, où ils ne furent pas mieux accueillis par les habitants qu’ils trouvèrent logis. L’hiver rude, pluvieux et froid, et la cellule humide dans laquelle Chopin trouva refuge ne firent qu’empirer la tuberculose qui le rongeait.

De plus aucun médecin n’acceptait de le soigner…peur de la contagion. Dans ce village pauvre, composé principalement de paysans, l’accoutrement et les manières de G. Sand choquèrent.

Primero tuvieron que marcharse de una preciosa casa en Establiment, “Son Vent”, por vivir en pareja sin estar casados y acabaron encontrando alojamiento en Valldemosa – donde no se les acogió mejor. El invierno duro, lluvioso y frío, y la húmeda celda en la cual se refugió Chopin no hicieron más que empeorar la tuberculosis que le carcomía.

Además, por miedo al contagio, ningún médico aceptaba atenderle. En ese pueblo pobre, principalmente compuesto de campesinos, el atuendo y los modales de G. Sand disgustaron.

1 marzo valldemosa 013.jpg

C’est pourtant sur ces mois désastreux que se base la renommée touristique du village.

Mais pas seulement.

Il est magnifique, vraiment, et le paysage qui l’entoure est bucolique à souhait.  Il y avait des années, sûrement une quinzaine, que je refusais de lui rendre visite ; trop touristique. Ce premier mars, jour de la fête des Baléares, il faisait beau et froid, et vers 16h j’ai décidé d’aller prendre quelques photos en honneur de l’année Chopin. Hors saison, et vu l’heure et la température, il y avait très peu de monde. Aucun autocar.

Es sin embargo sobre esos meses desastrosos en que se basa el renombre turístico del pueblo.

Pero no sólo por eso.

La verdad es que es magnífico, y el paisaje que le rodea no puede ser más bucólico.

Hacía años, seguramente unos quince, que me negaba en hacerle una visita por demasiado turístico. Este 1 de marzo, día de Baleares, el tiempo era bueno y frío, y hacia las 16h decidí ir allí para sacar unas fotos en honor al año Chopin. Fuera de temporada, a esta hora y con el frío, había muy poca gente. Y ningún autocar.

1 marzo valldemosa 026.jpg

 

Une longue promenade dans les rues étroites et pavées en pentes parfois raides. Les habitants saluent aimablement.

1 marzo valldemosa 023.jpgEn s’éloignant un peu du centre du village, on se rend très vite compte que  la vedette n’est pas Chopin mais une sainte : Santa Catalina Thomas, née ici en 1531 (ou 1533). Un azulejo la représentant avec la Vierge et divers saints orne chaque maison, oui.

De plus la fête du village, « La Beata » lui est dédiée (28 juillet). Regardez.

Cette année une série de concerts Chopin, exceptionnels…à ne pas rater.  

 

Un largo paseo por las calles estrechas, adoquinadas en cuestas a veces empinadas. Los habitantes saludan amablemente.

Al alejarse un poco del centro del pueblo, uno se da rápidamente cuenta que la vedette no es Chopin sino una santa: Santa Catalina Thomas, nacida aquí en 1531 (o 1533). Un azulejo representando la santa con la Virgen y diversos santos decora cada casa, sí.

Además las fiestas del pueblo “La Beata” le son dedicadas. (28 de julio). Mirad.

Este año una serie de conciertos Chopin excepcionales…no hay que faltar.