03/07/2010

Sourires à l'ombre /Sonrisas en la sombra

Dernier dimanche de juin. Avant la grosse ruée touristique, excursion au sud-est de l’île dans le but de trouver une Cala (crique ou baie, selon la taille) sauvage. Certaines ne sont accessibles qu’en bateau, je n’en ai pas, alors j’en repère une, minuscule, sur la carte : Cala Nou, un chemin semble y mener, parfait.

Último domingo de junio. Antes de la gran invasión turística, excursión al sureste de la isla con la meta ce encontrar una Cala salvaje. Algunas sólo se pueden alcanzar en barco, y como no tengo ninguno, he localizado una, minúscula, en el mapa: Cala Nou, parece que un camino lleva allí, perfecto.

20-5-2010 002.jpgDes routes de plus en plus étroites, de belles propriétés cossues et des abris sommaires défilent et, deci delà, ces barrières-sommiers, modèles de récupération écologique qui me font sourire et exaspèrent certains, vestiges de l’Espagne tiers-mondiste disent-ils.

L’entrée de la Cala, vue de haut, à l’ombre d’un pin, mérite l’effort de sauts de chèvre par 32º. Mais, dommage, la petite plage est « civilisée ». Bar, parasols et chaises longues, tickets...

Carreteras cada vez más estrechas,  bonitas fincas argentadas y casuchas simples desfilan y, por aquí allá, esas barreras-somieres, modelos de recuperación ecológica que me dan risa y exasperan algunos, vestigios de la España tercermundista dicen.

La entrada de la Cala, vista desde arriba, a la sombra de un pino, merece el esfuerzo de saltos de cabra bajo 32º. Pero, qué lástima, la playita está “civilizada”. Bar, parasoles y hamacas, ticket...

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fin juin 025.jpgRetour par le gros village de Felanitx où se tient le marché dominical.  Il est 12h et, malgré la chaleur, il y a du monde. Comme toujours les habitués des pays chauds marchent à l’ombre…

Vuelta por el gran pueblo de Felanitx donde tiene lugar el mercado dominical. Son las 12 y, a pesar del calor, hay mucha gente. Cómo de siempre los acostumbrados a los países cálidos andan por la sombra…

 

On entend parler majorquin et espagnol bien sûr, mais aussi arabe (beaucoup de travailleurs maghrébins dans l’agriculture) et allemand. Touristes-visiteurs appréciés ceux qui s’intéressent, sont à la recherche de produits locaux et font des efforts pour communiquer. 

J’ai assisté à la scène suivante: le client probablement allemand, le vendeur, africain et son jeune assistant maghrébin. La conversation est animée, le vendeur connaît quelques mots d’allemand, l’acheteur trois mots d’espagnol et le jeune garçon qui pense faire avancer les négociations avec des « oui, oui, monsieur » en français. Délicieux !

 

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Se oye hablar  mallorquín y  español, claro, pero también  árabe (muchos trabajadores magrebíes en la agricultura) y  alemán. Son turistas-visitantes apreciados aquellos que se interesan, buscan los productos locales y hacen esfuerzos para comunicar.

Asistí a la escena siguiente: el cliente probablemente alemán, el vendedor africano y su joven asistente magrebí. La conversación es animada, el vendedor conoce algunas palabras de alemán, el comprador tres palabras de español y el joven chico que piensa agilizar las negociaciones con unos “oui monsieur” franceses. ¡Delicioso!

17/04/2010

Cris et chants d'oiseaux / gritos y cantos de pájaros

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Albufera; el origen de la palabra es el árabe البحيرة al-buhayra, « La laguna » o « el pequeño mar »

L’origine du mot est l’arabe البحيرة al-buhayra, « La lagune » ou « la petite mer ».

 

5 avril 2010 Albufera 007.jpgUne promenade, simplement. Dans le parc naturel de l’Albufera. Un vendredi matin à 9h. L’heure est importante si on veut y voir oiseaux et canards, tortues …Ou alors le soir, à la tombée du jour.

Surtout pas, comme nous l’avions fait, le lundi de Pâques vers 11h. Adorables, oui, tous ces bambins en bicyclette qui fonçaient sur les chemins étroits en criant. Invincibles avec leurs petits casques : vite se garer, vite ! Nous n’avions qu’entraperçu un canard égaré …ou sourd ?

 

Un paseo, simplemente. En el parque natural de la Albufera : Un viernes a las 9 de la mañana. La hora es importante si se quiere ver pájaros y patos, tortugas…O por la tarde, a la puesta del sol.

Y no, como lo habíamos hecho, el lunes de Pascuas a las 11.

Adorables, sí, todos esos chiquillos en bicicleta que arremetían sobre los estrechos caminos, gritando. Invencibles con sus cascos: apartarse, ¡rápido!

Sólo habíamos entrevisto un pato extraviado… ¿o sordo?

 

Donc l’excursion nature le vendredi suivant fut un délice. Sac à dos, jumelles, appareil photo, 9avril 2010 Albufera 034.jpgune bouteille d’eau. Quelques adultes, sans doute des professionnels, observant ou prenant des photos avec un matériel impressionnant.

Sur les sentiers bordés de roseaux et d’une graminée appelée « chamiza », on entend plus qu’on ne voit. Et on peste de ne pas voir celui ou celle qui chante. Mais dès qu’on s’attarde près d’une étendue d’eau, caché dans un abri ou immobile sur la berge, c’est la fête.

La excursión naturaleza del viernes siguiente fue una delicia. Mochilas, prismáticos, cámara de fotos, una botella de agua. Algunos adultos, tal vez profesionales, observaban o sacaban fotos con un material impresionante.

En los senderos lindados de cañas y de una gramínea llamada “chamiza”, se oye más que se ve. Y uno rabia de no ver el o la que canta. Pero basta con quedarse cerca de una extensión de agua, escondido en un mirador o inmóvil en la orilla y es la fiesta.

 

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Pablo Neruda

El poeta se despide de los pájaros

 

(…)

Yo, poeta
popular, provinciano, pajarero,
fui por el mundo buscando la vida:
pájaro a pájaro conocí la tierra;
reconocí dónde volaba el fuego:
la precipitación de la energía
y mi desinterés quedó premiado
porque aunque nadie me pagó por eso
recibí aquellas alas en el alma
y la inmovilidad no me detuvo.

 

Le poète prend congé des oiseaux

 

Moi, poète

Populaire, provincial, oiseleur,

Je parcourus le monde en cherchant la vie:

D’oiseau en oiseau je connus la terre ;

Je reconnus où volait le feu :

La précipitation de l’énergie

Et mon désintérêt fut récompensé

Car bien que personne ne m’ait payé pour cela

Je reçus ces ailes sur l’âme

Et l’immobilité ne m’arrêta pas. (trad. Colo)

07/03/2010

Dans les rues de Valldemosa / En las calles de ...

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Valldemossa avec deux S en majorquin, un seul en espagnol. La visite de ce village est incontournable si tant est que vous avez (eu) l’occasion et la curiosité de visiter l’île de Mallorca. S’il est devenu aussi touristique, c’est grâce et à cause des quelques mois affreux que l’infortuné Chopin y a passés avec Georges Sand dans la Chartreuse (visite virtuelle) qui surplombe le village.

Valldemossa con dos S en mallorquín, una sola en español. La visita de este pueblo es imprescindible si uno tiene (o ha tenido) la ocasión y la curiosidad de visitar la isla de Mallorca. Si se ha vuelto tan turístico es gracias y por culpa de algunos horribles meses que el desafortunado Chopin pasó allí con Georges Sand en la Cartuja que domina el pueblo.

D’abord rejetés d’une superbe maison située à Establiment, « Son Vent », - car ils vivaient en couple sans être mariés -, c’est à Valldemosa, où ils ne furent pas mieux accueillis par les habitants qu’ils trouvèrent logis. L’hiver rude, pluvieux et froid, et la cellule humide dans laquelle Chopin trouva refuge ne firent qu’empirer la tuberculose qui le rongeait.

De plus aucun médecin n’acceptait de le soigner…peur de la contagion. Dans ce village pauvre, composé principalement de paysans, l’accoutrement et les manières de G. Sand choquèrent.

Primero tuvieron que marcharse de una preciosa casa en Establiment, “Son Vent”, por vivir en pareja sin estar casados y acabaron encontrando alojamiento en Valldemosa – donde no se les acogió mejor. El invierno duro, lluvioso y frío, y la húmeda celda en la cual se refugió Chopin no hicieron más que empeorar la tuberculosis que le carcomía.

Además, por miedo al contagio, ningún médico aceptaba atenderle. En ese pueblo pobre, principalmente compuesto de campesinos, el atuendo y los modales de G. Sand disgustaron.

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C’est pourtant sur ces mois désastreux que se base la renommée touristique du village.

Mais pas seulement.

Il est magnifique, vraiment, et le paysage qui l’entoure est bucolique à souhait.  Il y avait des années, sûrement une quinzaine, que je refusais de lui rendre visite ; trop touristique. Ce premier mars, jour de la fête des Baléares, il faisait beau et froid, et vers 16h j’ai décidé d’aller prendre quelques photos en honneur de l’année Chopin. Hors saison, et vu l’heure et la température, il y avait très peu de monde. Aucun autocar.

Es sin embargo sobre esos meses desastrosos en que se basa el renombre turístico del pueblo.

Pero no sólo por eso.

La verdad es que es magnífico, y el paisaje que le rodea no puede ser más bucólico.

Hacía años, seguramente unos quince, que me negaba en hacerle una visita por demasiado turístico. Este 1 de marzo, día de Baleares, el tiempo era bueno y frío, y hacia las 16h decidí ir allí para sacar unas fotos en honor al año Chopin. Fuera de temporada, a esta hora y con el frío, había muy poca gente. Y ningún autocar.

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Une longue promenade dans les rues étroites et pavées en pentes parfois raides. Les habitants saluent aimablement.

1 marzo valldemosa 023.jpgEn s’éloignant un peu du centre du village, on se rend très vite compte que  la vedette n’est pas Chopin mais une sainte : Santa Catalina Thomas, née ici en 1531 (ou 1533). Un azulejo la représentant avec la Vierge et divers saints orne chaque maison, oui.

De plus la fête du village, « La Beata » lui est dédiée (28 juillet). Regardez.

Cette année une série de concerts Chopin, exceptionnels…à ne pas rater.  

 

Un largo paseo por las calles estrechas, adoquinadas en cuestas a veces empinadas. Los habitantes saludan amablemente.

Al alejarse un poco del centro del pueblo, uno se da rápidamente cuenta que la vedette no es Chopin sino una santa: Santa Catalina Thomas, nacida aquí en 1531 (o 1533). Un azulejo representando la santa con la Virgen y diversos santos decora cada casa, sí.

Además las fiestas del pueblo “La Beata” le son dedicadas. (28 de julio). Mirad.

Este año una serie de conciertos Chopin excepcionales…no hay que faltar.