01/06/2013

Un village, une fête / Un pueblo, una feria

Le weekend dernier la fête était dans la rue principale du village. La FIRA, feria en español, foire mais plutôt exposition (avec quelques démonstration) écologique et artisanale. On s'y retrouve tous, enfants, conseil municipal, étrangers (30% des habitants), nonagénaires, musiciens, artistes, tous. 
Et c'est joyeux. Oubliées les rancunes, zizanies, envies...

 

 

 
El fin de semana pasado la fiesta estaba en la calle principal del pueblo. La FIRA, feria en español, ecológica y artesanal. Allí nos encontramos todos, niños, consejeros municipales, extranjeros (30% de la población), nonagenarios, músicos, artistas, todos. Y hay alegría. Olvidados los rencores, las cizañas, las envidias...

Que vous montrer?

¿Qué os puedo enseñar ? 

 

 

 

 
Les “Herbes Mallorquines”, liqueurs fortes à base d'anis et de dizaines de plantes et aux jolies couleurs qui peuvent être “dolces, seques o mesclades”, comprenez: de très sucrées à pas du tout, et il est habituel d'en mettre une goutte dans le café ici après un bon repas...ou à 10 heures du matin.

 

Et puis du salé, du sucré, plaisir des sens et de ne pas devoir cuisiner aujourd'hui.

 

Las « Herbes Mallorquines », licores a base de anís y de decenas de hierbas con bonitos colores que pueden ser “dolces, seques o mesclades”, que se toma a menudo después de una buena comida y/o mezclada con el café a las 10h de la mañana.

 

Y comida salada, dulce, placer de los sentidos y de no tener que cocinar hoy.

 

 

 

 

 

 

Devant cet étal de couteaux locaux, deux anglaises du coin: “This wouldn't be allowed in the UK, too dangerous”, me disent-elles, presque tout est interdit là-bas. C'est du moins l'impression qu'elles ont eue en rentrant chez elles la dernière fois. Elles en achètent chacune un, ravies.

Delante de este puesto de cuchillos, dos inglesas del barrio. “This wouldn't be allowed in the UK, too dangerous”, allí casi todo está prohibido me dicen. Es por lo menos la impresión que tuvieron la última vez que volvieron a su país. Y compran un cuchillo, encantadas.


 

 

Paniers, de superbes tabourets, des plantes pour nos potagers...

 
 
Cestas, taburetes, plantas para nuestras huertas...
 
Terminons en musique: xeremia (cornemuse), ximbomba (sorte de tambour percé d'un trou où l'on fait glisser une baguette), et ocarina sont les instruments habituels. Une groupe de musiciens (dans le nôtre il y avait une femme) en habits traditionnels parcourent la rue de haut en bas, de bas en haut, concentrés, trop sérieux, comme investis d'une mission... divine.
Acabemos en música: xeremias (gaitas), ximbombas (un tipo de tambor agujereado donde se mueve un palo) y ocarinas son los instrumentos habituales. Un grupo de músicos, en el nuestro había una mujer, en ropa tradicional, recorren la calle de arriba a abajo y de abajo a arriba, concentrados, demasiado serios, como investidos de una misión...divina.
 
 
 
 
 
 

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Voilà, un billet simple, bon enfant, comme ces deux journées.
Aquí termina esta nota simple, campechana, como esos dos días.

 

 

 

23/04/2013

Roses et livres en fête / Rosas y libros de fiesta

 

Le 23 avril a été choisi par L'Unesco en 1995 comme jour du livre et de la défense des droits d' auteurs et fut célébré pour la première fois en 1996. Ce jour correspond au jour de la mort de Cervantes, de Shakespeare et d'autres écrivains. C'est aussi la fête de saint Jorge (Sant Jordi), patron de la Catalogne.
La coutume (qui s'est étendue aux Baléares) veut qu'on offre à ses proches et amis un livre et une rose, rouge de préférence.
Partout dans les villes, villages, des stands de livres, des auteurs qui les signent, les dédicacent.
Un beau jour! Je reviens de la ville, déjà des amateurs, des écoliers à 10h30. Un rayon de soleil.

 
 
 

 

J'ai acheté, pour l'offrir car je l'ai déjà, le dernier livre de Rosa Montero, “La ridícula idea de no volver a verte.” (L'idée ridicule de ne plus te revoir). La vie de Marie Curie mais pas que...je vous en parlerai quand il sera traduit en français. 
Et puis des livres d'occasion, de poésie et du/de la parfait(e) cultivateur/trice bien sûr.
 
 
 

 

El 23 de abril fue elegido por la Unesco en 1995 como día del libro y de la defensa del derecho de autor y fue celebrado por primera vez en 1996. Este día corresponde al día de la muerte de Cervantes, Shakespeare y otros escritores. También es la San Jorge (Sant Jordi), patrón de Catalina.
La costumbre (que se extendió a las Baleares) es ofrecer un libro y una rosa (si roja, mejor) a sus amigos, su familia. Vuelvo de la ciudad,
compré “La ridícula idea de no volver a verte.” de Rosa Montero, unos libros de poesía y del perfecto horticultor. ¿Y vosotros?
 

30/03/2013

L'éternel printemps de Rosalía / La eterna primavera de Rosalía

Comment aborder l'oeuvre poétique de Rosalía de Castro (1837-1885)? Je vous parlerai d'elle dans le prochain billet, mais aujourd'hui j'ai traduit ce poème qui semble si simple.

¿Cómo abordar la obra poética de Rosalía de Castro? Os hablaré 
de ella en la próxima nota, pero os dejo hoy con este poema que
 parece tan simple.

 

 

Mallorca, ce matin, près de Raixa

(clic sur les photos, elles bien plus belles en grand)

 

 

 

On dit que les plantes ne parlent pas

 

Rosalía de Castro

  

On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent,

Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance,

On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe,

 Ils murmurent et s'exclament:

 - Voilà la folle rêvant

 De l'éternel printemps de la vie et des champs,

 Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs,

 Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.

  

- Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs,

Mais je continue à rêver, pauvre, incurable somnambule,

À l'éternel printemps de la vie qui s'éteint

Et à la persistante fraîcheur des champs et des âmes,

Bien que les uns se fanent et les autres s'embrasent.

 

 Astres et sources et fleurs, ne médisez pas de mes rêves,

 Sans eux, comment vous admirer et comment vivre sans eux?

(Trad: Colette) 

 

Mallorca, Cala Gamba

 

 

 

Dicen que no hablan las plantas

 

Rosalía de Castro

 



Dicen que no hablan las plantas, ni las fuentes, ni los pájaros,
Ni el onda con sus rumores, ni con su brillo los astros,
Lo dicen, pero no es cierto, pues siempre cuando yo paso,
De mí murmuran y exclaman:
—Ahí va la loca soñando
Con la eterna primavera de la vida y de los campos,
Y ya bien pronto, bien pronto, tendrá los cabellos canos,
Y ve temblando, aterida, que cubre la escarcha el prado.

—Hay canas en mi cabeza, hay en los prados escarcha,
Mas yo prosigo soñando, pobre, incurable sonámbula,
Con la eterna primavera de la vida que se apaga
Y la perenne frescura de los campos y las almas,
Aunque los unos se agostan y aunque las otras se abrasan.

Astros y fuentes y flores, no murmuréis de mis sueños,
Sin ellos, ¿cómo admiraros ni cómo vivir sin ellos?

 

19/01/2013

Page blanche fort colorée / Página en blanco muy colorada

Peut-être vous sentez-vous d'humeur vagabonde et m'accompagnerez-vous au centre de l'île, dans le village de Sineu. Cette partie de l'île s'appelle « Es pla », vous avez compris, une zone plate, dédiée à l'agriculture.
 
Voiture, route bucolique, musique douce, du jazz - flamenco, le saxophoniste et flutiste Jorge Pardo qui vient de recevoir au Châtelet, Paris, le prix du meilleur jazzman européen.
Voici un morceau de flûte-jazz.



Tal vez os sentís de humor vagabundo y os apetece acompañarme al centro de la isla, en el pueblo de Sineu. Este parte de la isla se llama « Es pla », zona llana, dedicada a la agricultura.

Coche, ruta bucólica, música suave, jazz-flamenco, el saxofonista y flautista Jorge Pardo que acaba que recibir en el Châtelet, París, el premio del mejor jazzman europeo.
 
 
 
Déjà, c'est un peu tôt, les premières fleurs sur les amandiers ; partout des moutons, des agneaux encore malhabiles.

Ya, aunque es un poco pronto, las primeras flores de almendro; ovejas por doquier, corderitos todavía patosos.

 

Le mercredi est le jour du marché à Sineu, il occupe tout le centre du village, places et rues. Un marché qui date de 1306 et où les fermiers venaient acheter et vendre des animaux vivants ; il y en a moins maintenant mais on y trouve encore poules, canards, lapins, moutons, chèvres, porcs....Concentration d'enfants, excités, suppliant leurs parents de leur offrir un jeune animal, même un petit cochon leur ferait plaisir !
 
 
Ce marché a vraiment gardé un caractère rural et artisanal, est devenu cosmopolite aussi (beaucoup d'immigrés nord-africains travaillent dans les champs). L'ambiance y est souriante, amicale. Et tout est lent, comme la vie ici ; la lenteur fait partie du caractère des insulaires et, une fois qu'on s'y habitue, elle est fort relaxante.

El miércoles es día de mercado en Sineu, ocupa todo el centro del pueblo, plazas y calles. Un mercado que data de 1306 y donde los agricultores venían a vender y compara animales vivos ; hay menos animales ahora pero todavía se encuentran gallinas y gallos, patos, conejos, ovejas, cabras, cerdos....Concentración de niños, excitados, suplicando a sus padres el regalo de un animalito, el que sea, incluso un cerdito !
 
Este mercado ha guardado realmente un carácter rural y artesanal, se ha vuelto cosmopolita (muchos inmigrantes norteafricanos trabajan en el campo). El ambiente es sonriente, amistoso. Y todo es lento, al igual que la vida aquí; la lentitud forma parte del carácter insular y, una vez que uno se acostumbra a ello, es muy relajante.
 
 
 
J'achète quelques plats en terre cuite, tout mijote si bien dans ces casseroles , un foulard rouge à un africain couleur ébène qui se fait un plaisir de se le mettre autour du cou pour me le faire admirer, des bottes d'oignons à planter et je remplis mon panier de fruits et légumes ; un beau pain majorquin, sans sel ici le pain, et quelques parts de Coca de verduras ( pâte fine recouverte d'un mélange d'oignons frais émincés et de bettes/blettes coupées).

Compro algunas fuentes de barro, la comida se hace tan bien en esas ollas, un pañuelo rojo a un africano color ébano que, con mucha gracia, se lo pone al cuello para que lo admire, unos manojos de cebollas para plantar y lleno mi cesta de fruta y verdura ; un bonito pan mallorquín, aquí el pan es sin sal, y algunos trozos de coca de verdura.
 
 
 
Retour ; je vous laisse, comme souvent avec un étrange et délicieux poème.
Vuelta ; os dejo, como muchas veces, con un extraño y delicioso poema.
 
 

Page blanche   Mario Benedetti

 

Je suis descendu au marché
 
et j'ai rapporté
 
tomates journaux averses
 
endives et envies
 
gambas croupes et amen
 
farine monosyllabes jerez
 
instantanés éternuements riz
 
artichauts et cris
 
rarissimes silences
 
 

page blanche
 
voilà, je te laisse tout
 
fais-en ce que tu veux
 
débrouille-toi
 
ou du moins organise-toi
 
 

moi je ferai une sieste
 
pourvu que tu m’éveilles
 
avec une chose originale
 
et suggestive
 
afin que je la signe.
 
 (Trad: Colette)

 

Página en blanco   Mario Benedetti
 
 

Bajé al mercado
y traje
tomates diarios aguaceros
endivias y envidias
gambas grupas y amenes
harina monosílabos jerez
instantáneas estornudos arroz
alcachofas y gritos
rarísimos silencios
 
 

página en blanco
aquí te dejo todo
haz lo que quieras
espabílate
o por lo menos organízate
 
 

yo me echaré una siesta
ojalá me despiertes
con algo original
y sugestivo
para que yo lo firme

25/12/2012

Memoria shout love

J'ai admiré  ces oeuvres de Pep Llambías dans la Fundació Lichter Alaró.
He admirado estas obras de Pep Llambías en la Fundació Lichter Alaró.

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  Cri, grito

 
 
 

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  Joyeux Noël     Feliz Navidad

30/10/2012

Un matin d'automne presque banal / Una mañana de otoño casi banal

Tout semblait normal ce matin: ciel mi-nuageux, température douce, la vigne vierge rougissante. 
Todo parecía normal esta mañana: cielo medio nublado, temperatura suave, la parra virgen enrojeciendo.


Un jour d'automne comme un autre.
Plaisir de constater que mes avocats s'arrondissent (pourquoi n'en cultive-t-on pas ici? Ils poussent parfaitement sur mon terrain où il fait plus froid qu'en bien des endroits de l'île), les grenades imitent les avocats mais en rosissant.



Un día de otoño como cualquier otro.
El placer de constatar que mis aguacates redondean (¿por qué no se cultivan aquí? Crecen perfectamente en mi terreno donde hace bastante más frío que en muchos sitios de la isla), las granadas imitan a los aguacates pero coloreándose de rosa.


Il était tôt et les seules rencontres furent animales. Je flâne donc parmi les bosquets, le nez en l'air j'observe un chat qui fait de même. 
 
Era pronto y sólo me encontré con unos animales. Vago por el sotobosque, levanto la vista para observar a un gato que hace lo mismo.
Total, nada que señalar hasta que a la vuelta, pasando por el cercado-prado de cabras, la vi que me miraba.
 
Bref, rien à signaler jusqu'à ce qu'au retour, passant devant l'enclos-prairie aux chèvres, je l'ai vue qui me regardait.



Un regard...ce regard. Una mirada...esa mirada.
 
Je suis rentrée inquiète, ruminant cette phrase lue dans L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera:
“La vraie bonté ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.”

Volví, inquieta, rumiando esta frase leída en “La insoportable levedad del ser” de Milan Kundera:
“La verdadera bondad sólo se puede manifestar con toda pureza y en toda libertad hacia los que no representan ninguna fuerza. El verdadero test de la humanidad (el más radical, que se sitúa a un nivel tan profundo que escapa a nuestra mirada), son las relaciones con los que están a su merced: los animales.”
(Trad: Colette)
 

03/08/2012

Fuir / Huir

 

Fuir.

L'idée est peu glorieuse, lamentable même; battre en retraite ou s'échapper au hasard.

Mais il est une fuite délicieuse, celle dans l'imaginaire qui est, selon Eugène Ionesco"... une évasion, elle est audace, invention."

Fuir le brouhaha, la cohue des plages, se fuir soi-même parfois en se noyant dans la multitude ou d'autres paradis artificiels.

Je suis de l'avis de Leonardo da Vinci “C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.”
Quelle est la bonne vitesse?
En cet été, oh, pas fort différent des précédents pour ce qui est de la chaleur et où la lenteur régente nos vies, je me demande où fuir.
J'ai deviné la fraîcheur de cette cave, dans le village d'Alaró.
Je suis de l'avis de Leonardo da Vinci “C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.”
Quelle est la bonne vitesse?
En cet été, oh, pas différent des précédents pour ce qui est de la chaleur et où la lenteur régente nos vies, je me demande où fuir.

Huir
La idea es poco gloriosa, incluso lamentable; batirse en retirada o escapar al azar.

Pero existe una huida deliciosa hacia el mundo imaginario que es, según Eugène Ionesco”...una evasión, es audacia, invención”.

Huir del guirigay, del tropel de las playas, huir a veces de si mismo  sumergiéndose en la multitud o en otros paraísos artificiales.

La fuga del tiempo, ah, ¡qué cosa!
Soy de la opinión de Leonardo da Vinci. “Se equivocan los hombres cuando se quejan de la fuga del tiempo, acusándole de ser demasiado rápido, sin ver que fluye a la velocidad adecuada”.
¿Cuál es la velocidad adecuada?
En este verano, no diferente a los anteriores en cuanto al calor, y donde la lentitud rige nuestras vidas, me pregunto dónde huir.

He adivinado la frescura en este sótano, en el pueblo de Alaró.

J'ai deviné la fraîcheur de cette cave, dans le village d'Alaró.
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Sinon, cette superbe grotte bleue vue au cours d'une excursion à l'île de Cabrera.
Fuir la chaleur, la lenteur-limace, est-ce de la lâcheté?
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Sino, esta magnífica cueva azul vista en una excursión a la isla de Cabrera.
Huir del calor, de la lentitud de babosa, ¿es cobardía?

21/06/2012

Peluches en fête / Peluzas de fiesta

Ce mercredi midi, 30º à l'ombre.
Une balade dans les rares sous-bois de feuillus pas loin de chez moi se décide.
Peut-être même y aura-t-il un reste d'eau dans la petite rivière...

Non, plus une goutte, mais une vision magique et une forte illusion de fraîcheur.

Este miércoles a mediodía, 30º a la sombra.
Un paseo por los escasos sota bosques de árboles frondosos cerca de casa se decide.
Tal vez quedará incluso un poco de agua en el pequeño torrente...

No, ni una gota, pero una visión mágica y una fuerte ilusión de frescura.

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Les "coupables" / Los "culpables"

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Des torrents de douceur / Ríos de dulzura

Ces peluches blanches ne sont pas du pollen mais des sortes de parachutes remplis de semences que produisent les dames peupliers pour que s'éparpillent les graines fécondées.
Esas pelusas blancas no son polen sino especies de paracaídas llenos de simientes producidos por damas chopos para que se esparzan mejor.


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02/06/2012

Un calme archaïque / Una calma arcaica

Le surnom de Majorque est, je l'ai écrit dans le billet précédent, l'île au calme. C'est du moins le titre français du livre que Santiago Rusiñol, catalan, écrivit en 1922: “L'illa de la calma”.

Cet écrivain, peintre et idéologue du mouvement moderniste catalan réalisa plusieurs séjours à Majorque et décrivit l'île de façon si idyllique qu'il créa un mythe de paradis terrestre; ce qui provoqua l'arrivée de tas d'artistes catalans, européens et latino-américains dans les années 1900...* et fut la base sans aucun doute d'un futur développement touristique.
« Cette sensation paradisiaque est due à la beauté de l'île, à sa lumière, (ceci n'a pas changé, je ne cesse de le répéter, l'île est superbe), mais aussi au côté rural, archaïque de l'île (…) «

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El apodo de Mallorca, tal y como lo escribí la semana pasada, es La Isla de la Calma, o, mejor dicho “L'illa de la calma”,  libro escrito por el catalán Santiago Rusiñol en 1922.
Escritor, pintor e ideólogo del movimiento modernista catalán, Rusiñol realizó varias estancias en Mallorca y describió la isla de manera tan idílica que creó un mito de paraíso terrestre, lo que provocó la venida de gran número de artistas:
El mito de Mallorca como paraíso terrenal es bastante generalizado entre los artistas catalanes, europeos y latinoamericanos que llegaron a la isla y se establecieron en ella hacia el 1900. Esta sensación es debida, además de a la belleza de la isla y su luz, al toque arcaico y rural de la vida mallorquina, asimilado como un arcadismo feliz.”
La luz y la belleza, a pesar de algunos y terribles destrozos, perdura, no me canso de repetirlo...

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Santiago Rusiñol Jardins en terrasse

Voici un passage du livre :
Majorque, l’Ile au calme, – Santiago Rusiñol

"Si tu souffres de neurasthénie ou si tu crois en souffrir, ce qui revient au même ; si tu es étourdi par les bruits que nous vaut la civilisation, par cette angoisse qui nous fait toujours être pressés d’arriver au plus tôt où nous n’avons rien à faire ; si les affaires ont rempli de chiffres, chez toi, la place que doit occuper ce que nous nommons l’esprit ; si les cinémas ont abîmé le mécanisme de ta vue ; si ton remuement est devenu chronique et que tu n’en puisses plus d’inquiétude et que tu veuilles jouir d’un peu du repos que mérite, dans cette vie, celui qui n’a fait de mal à personne, suis-moi dans l’île dont je vais te parler, dans une île où règne toujours le calme, où les hommes ne sont jamais pressés, où les femmes ne vieillissent jamais, où l’on ne gaspille même pas les mots, où le soleil s’attarde, où dame lune elle-même marche plus lentement qu’ailleurs, atteinte par le calme.

Cette île, lecteur, c’est Majorque (...) "


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S.Rusiñol, Mallorca

Aquí un pasaje. Cómo no lo encontré online en español, lo traduje con mi fiel ayudante MAH. Gracias.

Si padeces de neurastenia o crees padecerla, lo que es lo mimo; si estás aturdido por los ruidos de la civilización, por esa angustia que nos hace siempre tener prisa en llegar allí donde no tenemos nada que hacer; si los negocios han llenado en ti el lugar que debe ocupar lo que nombramos el espíritu; si los cines han estropeado el mecanismo de tu vista; si tu agitación se ha vuelto crónica y no puedes más de inquietud y quieres disfrutar de un poco del descanso que merece, en esta vida, el que no ha perjudicado a nadie, sígueme a la isla de la cual voy a hablarte, a una isla donde siempre reina la calma, donde los hombres jamás tienen prisa, donde las mujeres nunca envejecen, donde no gastan ni siquiera las palabras, donde el sol se demora, donde incluso dama luna anda más lenta que en otras partes, alcanzada por la calma.

Esa isla, lector, es Mallorca.”

* Avant lui il y avait eu, bien sûr, "Un hiver à Majorque" de Georges Sand qui, si elle avait détesté son séjour et ses habitants, a réalisé de superbes descriptions de l'île.
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Gaston Vuillier Gravure Na Foradada

Et aussi Gaston Vuillier: “Les îles oubliées, Les Baléares, la Corse et la Sardaigne” 1893
Il a l'air superbe l'exemplaire que j'ai trouvé: seul ennui, il coûte 223€ , pèse 5kg400 et ce n'est pas mon anniversaire!
http://www.livre-occasion-ancien.com/les-iles-oubliees-p-243.html

24/09/2011

Animaux en balade / Animales de paseo

Puigpunyent 003.jpgMon village est mince : une seule rue, très longue et en pente, comme un trait d’union isolé entre la montagne et la plaine. Pas de place centrale car il n’existe pas de centre ; l’église se trouve tout en bas, le couvent abandonné tout en haut.

Serait-ce parce que l’église n’est pas au milieu du village que nous nous y sentons si bien ?

A part le bar ou le centre sportif, il offre peu de distractions, alors tout le monde se balade, surtout en fin d’après-midi, vers 19-20h.

Enfants, vélos, adultes, vieux, chiens, poussettes se croisent, se saluent tous. « Adeu !  Adeu ! ».*

 

Mi pueblo es delgado: una única calle, muy larga y empinada, como un guión aislado entre la montaña y la llanura. No hay plaza central ya que no existe ningún centro; la iglesia está abajo del todo, el convento abandonado arriba del todo.

¿Será porque la iglesia no está en medio del pueblo que estamos aquí tan a gusto?

Excepto el bar y el polideportivo, ofrece pocas distracciones y por lo tanto todo el mundo se pasea, sobre todo por la tarde.

Niños, bicicletas, adultos, viejos, perros, cochecitos de bebés se cruzan, se saludan todos: “Adeu! Adeu!”

 

Rencontre fortuite hier avec un jeune vétérinaire,  allergique aux poils de chiens et de chats, qui promène en laisse  son petit cochon vietnamien.

 « Faut voir la tête des gens âgés » me dit-il hilare, « éberlués, il rajustent leurs lunettes en s’exclamant : Mem, això no és un ca, és un porc ! » *

 

Encuentro fortuito ayer con un joven veterinario, alérgico a los pelos de perros y gatos y que pasea con una correa su pequeño cerdo vietnamita.

“Hay que ver la cara que pone la gente mayor” me dice riéndose, “alucinados, ajustan sus gafas y exclaman: Mem, això no és un ca, es un porc!”

**Majorquin : - Adios, cette façon de se saluer est curieuse et intéressante, non ?

                       -  Voyons, ce n’est pas un chien, c’est un cochon !

 

Les alentours se prêtent aux promenades de tous genres, la mer exceptée : si elle n’est pas loin à vol d’oiseau, rien n’est loin ici,  elle est derrière la montagne.

La lumière est si belle en ce moment…

Plumeros 001.jpg

 

Vous connaissez peut-être ce délicieux roman poétique « Platero et moi » de Juan Ramón Jimenez, je lui dédierai mon prochain billet, mais aujourd’hui voici un poème de cet ex prix Nobel, si sensible aux charmes de la nature.

 

Los alrededores se prestan a  paseos de todo tipo, exceptuando el mar: aunque está cerca a vuelo de pájaro, nada queda lejos aquí, está detrás de la montaña.

La luz es tan bella en este momento.

 

Conocéis sin duda  la novela deliciosamente poética “Platero y yo” de J. R. Jiménez, le dedicaré mi próxima nota, pero hoy un poema de ese ex premio Nóbel, tan sensible a los encantos de la naturaleza.

 

 

Jardín    J. R. Jimenez

Yo no sé cómo saltar
desde la orilla de hoy
a la orilla de mañana.

El río se lleva, mientras,
la realidad de esta tarde,
a mares sin esperanza.

Miro al oriente, al poniente,
miro al sur y miro al norte.

Toda la verdad dorada
que cercaba al alma mía,
cual con un cielo completo,
se cae, partida y falsa.

Y no sé cómo saltar
desde la orilla de hoy
a la orilla de mañana.

 

Je ne sais comment sauter

de la rive d’aujourd’hui

à la rive de demain.

 

Tandis que la rivière emporte

la réalité de ce soir,

à des mers sans espoir.

 

30 enero 2010 005.jpgJe regarde à l’orient, au couchant,

je regarde au sud, je regarde au nord.

 

Toute la vérité dorée

qui cernait mon âme,

qui, avec un ciel entier,

tombe, brisée et fausse.

 

Je ne sais comment sauter

de la rive d’aujourd’hui

à la rive de demain.

 

 

 

 

 

Photos et traductions: Colette

 

 

 

07/08/2011

Joan Miró, Mallorca

miro-par-yousuf-karsh-1965..jpg

Oh, je sais, cette année de nombreuses expositions ont eu lieu un peu partout en Europe et on a pu découvrir que Joan Miró n'était pas seulement peintre mais aussi sculpteur et céramiste.

Si, ya lo sé, este año han tenido lugar numerosas exposiciones diseminadas por toda Europa en las que se ha podido descubrir que Joan Miró no sólo era pintor sino también escultor y ceramista.

 

Foto: Yoursuf Karsh 1965
Joan Miró: 1893 Barcelona - 1983 Palma de Mallorca.


 

 

C'est 1956, après de nombreux allers-retours entre Barcelona et Paris qu'il décide de s'installer avec sa femme Pilar à Mallorca.

On peut visiter son bel atelier, une maison du XVIII, Son Boter, et puis la Fondation Pilar y Joan Miró (musée) inauguré en 1992 qui est née de la volonté de l'artiste de diffuser et promouvoir la création artistique ainsi que de sa préoccupation de préserver ses ateliers.

Fue en 1956, después de numerosas idas y venidas entre Barcelona y Paris cuando decide instalarse, con su mujer Pilar, en Mallorca.

Actualmente se puede visitar su taller, una casa del siglo XVIII, (Son Boter) así como la Fundación Pilar y Joan Miró (museo), inaugurada en 1992, nacida de la voluntad del artista de promover y difundir la creación artística y de su preocupación por preservar sus talleres.

 

Aujourd'hui je ne vous propose pas une visite guidée de l'ensemble musée-atelier-jardin-maison, le site est fort bien fait : http://miro.palmademallorca.es/ mais je vais vous montrer ce qui m'a plu ou m'a attirée, enchantée, surprise.

Hoy no os propongo una visita guiada del conjunto museo-taller-jardín-casa, que para eso está Internet: http://miro.palmademallorca.es/ sino enseñaros lo que me ha gustado, atraído, encantado o sorprendido.

 

Dans le musée la lumière surgit, gicle de partout, même de pans de murs translucides

En el museo la luz surge por todos los lados,  incluidas algunas paredes traslucidas.

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Autour du musée, un jardin fait de coins et recoins, des sculptures disséminées,  une pelouse impeccable (et, oui !), et une belle vue sur la baie de Palma.

Alrededor del museo, un jardín hecho de rincones y escondrijos, esculturas diseminadas, un césped impecable (¡lo que son las cosas!) y una bonita vista sobre la bahía de Palma.

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C'est cette œuvre qui m'a d'abord intriguée,  j'avais suivi les moineaux, puis ...que c'était beau !

Fue esta obra la que me intrigó en un principio; Había ido detrás de los gorriones y...¡que belleza!

 

(Oui, les noms des œuvres ainsi que bien des annotations de Miró sont en français)

(En efecto, los títulos de las obras así como buen número de anotaciones de Miró están en francés)

 

 

 

(clic pour agrandir)

Pour arriver à la vieille maison il faut grimper quelques volées d'escalier derrière l'atelier. La vue est reposante, les cigales chantent déjà à 10h30, il n'y a encore personne. L'extérieur est celui d'une typique maison majorquine et à l'intérieur, surprise, des objets divers, objets naturels ou quotidiens, et puis les murs couverts de graffiti, d'ébauches de plans de sculptures de l'artiste.

Si vivant, inattendu.

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Para llegar al caserón hay que subir una escalinata detrás del taller. La vista es relajante, las cigarras ya cantan a las 10h30, todavía no hay nadie .El exterior es el de una típica casa mallorquina pero el interior es una sorpresa: objetos diversos, objetos naturales o cotidianos y las paredes cubiertas de graffiti, de bocetos, de planos de esculturas del artista.

Tan vivo, tan inesperado.

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Voilà donc une bonne raison de plus pour, un jour, souffrir les affres d’un vol low cost, non ?

He aquí una buena razón añadida para, un día, sufrir el tormento de un vuelo low cost a Mallorca. ¿No?

Comme toujours, un clic pour agrandir toutes les photos.

Como siempre, un clic para ampliar todas las fotos.

Voir le billet de Tania de "Textes et prétextes" sur l'expo Miró à Bruxelles:

 

16/07/2011

Balade fraîcheur aux jardins d'Alfabia / Paseo fresco en los jardines de Alfabia

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Deux jours de temps gris, suffocants, 33º sans le moindre soupir d'air.
L'idée de nous réfugier dans les jardins arabes d'Alfabia fut excellente: ombre et eau omniprésents, une impression de fraîcheur.
Dos días de tiempo gris, sofocantes, 33º sin el mínimo suspiro de aire.

La idea de refugiarnos en los jardines árabes de Alfabia fue excelente: sombra y agua omnipresentes, una impresión de frescura.

Dans ces jardins où, à part les bougainvilliers et les agapanthes, il reste peu de fleurs, j'ai été impressionnée par les troncs d'arbre tordus. De vraies sculptures, regardez:
En esos jardines donde, menos las buganvillas y los agapantos, quedan pocas flores, me han impresionado los troncos retorcidos.
Verdaderas esculturas, mirad:

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Et de l'eau, partout, même au plus fort de l'été. Merveilleux! Une source est située à quelques pas de la maison, à 60m de hauteur; elle provient de la Sierra qui entoure, protège la maison et le jardin, d'où son nom Alfabia,"amphore".
Y agua, por todas partes, incluso en medio del verano. ¡Maravilloso! Una fuente está situada a unos pasos de la casa, a unos 60m de altura; proviene de la Sierra que rodea, protege la casa y el jardín, de ahí su nombre Alfabia "ánfora".

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 Fin de cette excursion hors du temps. Je vous souhaite une joyeuse journée.
Fin de esta excursión fuera del tiempo. Os deseo un día alegre.

 

21/05/2011

On the rocks

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Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !

 

Victor Hugo, Promenade dans les rochers II (extrait, lire le poème entier ici)

 

 

 

El viento acuesta los juncos sobre la magnífica roca,

Y del niño que canta la voz arrastra.

¡Oh viento! ¡Cuántas briznas de hierba curvas a la vez!

¡Y cuántas canciones a la vez te llevas!

 

Victor Hugo, Paseo por las rocas II (extracto) Trad.Colette…no rima, ¡lo siento!

 

 

mayo 2011 035.jpgDimanche matin gris-pluie. Direction centre-sud, à Cap Blanc, le nom est le même en majorquin qu’en français, en espagnol c’est Cabo Blanco.

 Un endroit si spécial, solitaire, bordé d’une falaise qui de loin semble blanche, où se dresse un phare blanc, où volent  et nichent de nombreuses mouettes, mais surtout où le vent souffle avec force, quasi en permanence. Les quelques arbustes existants sont penchés, l’écume a creusé des trous dans la roche qui couvre le sol.

Et curieusement, à notre enchantement, nous découvrons en regardant de près que de minuscules plantes, fleurs et lichens ont réussi à s’installer dans des sortes de mini baignoires laissées par la mer. S’agenouiller et admirer.

On dirait des jardins lilliputiens, habilement agencés.

 

Domingo por la mañana, gris-lluvia. Dirección centro-sur, a Cabo Blanco, Cap Blanc en mallorquín.Roca lichens tania.jpg

Un lugar tan especial, solitario, bordeado por un barranco que de lejos parece blanco, donde domina un faro blanco, donde vuelan y anidan multitud de gaviotas, pero sobre todo donde sopla, casi siempre, con fuerza el viento. Los pocos arbustos existentes están encorvados y la espuma del mar ha cavado hoyos en la roca que cubre el suelo.

Y curiosamente, para nuestro encanto descubrimos, al mirar de cerca, que unas plantas minúsculas, flores y líquenes han conseguido instalarse en unas mini bañeras dejadas por el mar. Arrodillarse y admirar.

Parecen unos jardines liliputienses, hábilmente agenciados.

 

Photos: 1-2 Colette, 3 Tania (gracias) Clic pour agrandir les photos.

30/04/2011

Une mer, une île, un homme / Un mar, una isla, un hombre

Un billet à quatre mains, à deux voix.  Una nota a cuatro manos, a dos voces.

La première est celle de Dominique, amie virtuelle, qui tient un blog littéraire de haut vol, A sauts et à gambades, et qui a lu " Méditerranée, Tumultes de la houle"  de Baltasar Porcel et la mienne qui possède "Baleares" du même B. Porcel et qui connais bien Majorque, ses histoires d'invasions et de pirates...c'est un peu long, vous êtes prêts?

La primera es la de Dominique, amiga virtual, que tiene un blog literario de mucha calidad, A sauts et à gambades, y que ha leido "Mediterrània. Onatges tumultuosos" de Baltasar Porcel y la mía que posee "Baleares" del mismo B. Porcel y que conoce bien Maloorca, sus historias de incvasiones y de piratas...es un poco largo, ¿listos?

 

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" Chaque jour de chaque été se lève et la lumière ne semble pas venir des cieux, mais s’élever, légère, fraîche, insolente, de la terre : les arbres et les talus s’amplifient lentement et se parent d’une délicate tonalité. Puis le soleil se renverse : les monts et les vallées se teignent d’un doré si intense, si clair qu’il stupéfie. "

« Cada día de cada verano amanece y la luz no parece venir del cielo sino levantarse, ligera, fresca, insolente, de la tierra: los árboles y los taludes se amplifican lentamente y se visten de una tonalidad delicada. Luego el sol se vuelca: los montes y los valles se tiñen de un dorado tan intenso, tan claro que deja estupefacto”


L’homme de l'île  / El hombre de la isla

Baltasar_Porcel.jpgNé à Majorque, dans le village d’Andratx en 1937, décédé en 2009, fils d’une famille d’agriculteurs et pêcheurs, B. Porcel décida jeune qu’il voulait être écrivain.

"Il a construit son monde magique et mythique autour de la terre, pauvre, d’Andratx avec des contrebandiers, des émigrants de Cuba, des marins intrépides, des histoires fantastiques et crédibles qu’il a rendus actuels avec les changements du tourisme et de la corruption » (El País 2009).

"Construyó su mundo mágico y mítico alrededor de la tierra pobre de Andratx, con contrabandistas, emigrantes a Cuba, marineros atrevidos, historias fantásticas y creíbles, que hizo actuales con los cambios del turismo y la corrupción.” (El País 2009)

Il a publié un grand nombre de romans et sa vie fut intense, vous pouvez lire une belle biographie de lui dans le Magazine Littéraire.

Publicó un gran número de novelas y tuvo una vida intensa, podéis leer una biografía interesante en La Vanguardia.

Tout comme dans son livre sur la Méditerranée, dans Baleares il offre avec beaucoup d’amour non dénué d’une touche d’ironie et d’un bon sens critique, une vision historico-socio-artistique des îles et un très grand nombre de photos.

Al igual que en su libro sobre el Mediterráneo, en Baleares ofrece con mucho amor no desprovisto de un toque de ironía ni de sentido crítico, una visión histórica-socio-artística des las islas y un gran número de fotos.

Le livre de la mer / El libro del mar

Baltasar Porcel est l’auteur d’un livre monde, un livre qui tisse des liens historiques, artistiques, littéraires entre les pays, les villes qui bordent la Méditerranée. Un livre pour conter sept mille ans d’histoire de cette mer vecteur de civilisation.
Comme un très grand récit de voyage il nous emmène de la
Grèce au delta du Nil, d’Istambul à l’Andalousie, de Corfou à Jérusalem, de Malte à ...Venise... car il prend aussi quelques libertés avec la géographie. On navigue et l’on marche d’île en île, de ports en ports.

Baltasar Porcel es el autor de un libro mundo, un libro que teje lazos históricos, artísticos, literarios entre los países, las ciudades que lindan el Mediterráneo. Un libro para contar siete mil años de historia de ese mar vector de civilización.

Como si fuera un relato muy grande de viaje nos lleva de Grecia al delta del Nilo, de Estambul a Andalucía, de Corfú a Jerusalén, de Malta a…Venecia…ya que se permite algunas libertades con la geografía. Navegamos y andamos de isla en isla, de puerto en puerto.

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C’est un guide tout à fait extraordinaire car les escales sont nombreuses, Porcel aime le vagabondage aussi bien historique que littéraire et l’on est comblé. Tous les héros de cette Méditerranée sont conviés, les Romains, les armées de Scipion l’Africain, Barberousse et les chevaliers de Malte, Soliman le magnifique, sans oublier Ulysse et Achille au plus fort de la bataille.
Le monde littéraire est là aussi : Pline racontant l’éruption du Vésuve, les poètes Andalous, Lampedusa le sicilien célébrant la mort de son monde.
On comprend en le lisant l’attrait qu’exerce la Méditerranée depuis des siècles et comment elle a su prendre dans ses filets aussi bien Byron le héros de Missolonghi que Nietzsche réfugié à Rapallo.  Son récit a le lyrisme des grandes épopées et l’érudition d’une encyclopédie.

Es una guía absolutamente extraordinaria ya que las escalas son numerosas, a Porcel le gusta el vagabundeo tanto histórico como literario y nos colma. Todos los héroes de ese Mediterráneo están convidados, los romanos, los ejércitos de Scipio el Africano, Barbarossa y los caballeros de Malta, Soliman el magnífico, sin olvidar a Ulises y Aquiles en el momento más tenso de su batalla.

El mundo literario también está presente: Pline contando la erupción del Vesuvio, los poetas andaluces, Lampudesa el siciliano celebrando la muerte de su mundo.

Al leerlo se entiende el atractivo que ejerce el Mediterráneo desde hace siglos y cómo ha sabido retener en sus redes tanto Byron el héroe de Missolonghi que Nietzsche refugiado en Rapallo. Su relato tiene el lirismo de las grandes epopeyas y la erudición de una enciclopedia.



Baltasar Porcel qui présidait un Institut de recherche sur la Méditerranée, était un homme de convictions et il réussit parfaitement à vous convaincre sans jamais ennuyer. La vie économique, les batailles, les inventions, la mythologie, le livre couvre tous les champs sans jamais nous égarer.
Il cherche tout ce qui relie, qui rassemble : les paysages, les mêmes oliviers, les orangers, les forêts de châtaigniers, et le parfum de thym de la garrigue.
Un hymne bercé par les musiques du sud, car B Porcel veut croire que malgré les conflits du passé, les guerres civiles, et elles furent nombreuses et sanglantes, le bassin méditerranéen peut être une terre d’unité et de solidarité.

Baltasar Porcel, que presidía un Instituto de investigación sobre el Mediterráneo, era un hombre de convicciones y consigue perfectamente convencernos sin aburrirnos en absoluto. La vida económica, las batallas, las invenciones, la mitología, el libro cubre todos los campos sin perdernos nunca. Él busca todo lo que liga, une: los paisajes, los mismos olivos, los bosques de castaños, y el perfume del tomillo de la landa.

Un himno mecido por las músicas del sur ya que B. Porcel quiere creer que, a pesar de los conflictos del pasado, las guerras civiles, que fueron numerosas y sangrientas, la cuenca mediterránea puede ser una tierra de unidad y de solidaridad.

gallos 017.jpgLe livre se termine chez lui à Majorque avec une touche intimiste qui vibre de son amour pour sa terre natale.

"Je marche au milieu de l’herbe verte, masse souple, pleine de chardons tendres qui seront beaux et agressifs. Il souffle un vent très léger et majestueux, qui apporte de vagues parfums de mer et de sève. Les dernières fleurs de l’amandier, fermeté laiteuse, sentent le miel. Mais l’arbre fruitier le plus généreux est le citronnier, avec sa succession constante de citrons, la merveille jaune et son parfum enivrant."

El libro se termina en su casa, Mallorca, con un toque intimista que vibra por su amor a su tierra natal.

“Ando por la hierba verde, masa flexible, llena de cardos tiernos que serán bonitos y agresivos. Sopla un viento muy ligero y majestuoso, que trae vagos perfumes de mar y savia. Las últimas flores del almendro, firmeza lechosa, huelen a miel. Pero el árbol frutal el más generoso es el limonero con su sucesión constante de limones, la maravilla amarilla y su perfume embriagador” (Trad: Colette)

Le livre : Baltasar Porcel - Méditerranée, Tumultes de la houle Baltasar Porcel  Traduit de l’espagnol par Nelly Lhermillier - Actes Sud 1998

En catalán: Mediterrània. Onatges tumultuosos

Un peu d'histoire / Un poco de historia

Bref historique des premières invasions basé sur le livre Baleares de B. Porcel.

Breve histórico de las primeras invasiones basado en el libro Baleares de B. Porcel.

 

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Comme la plupart des îles de la Méditerranée, Majorque, et malgré qu’on l’appelle « Isla de la calma », a toujours vu arriver des vagues de visiteurs-envahisseurs.

Avant 992, date de l’occupation arabe qui dura jusqu’en 1229, l’île fut « visitée » tour à tour par les grecs, les romains qui fondèrent Palma et Pollença, les vandales et les byzantins.

Les arabes apportèrent énormément sur le plan de l’agriculture, de l’extraction de l’eau, - ces moulins à vent que vous pouvez encore voir partout dans la plaine.

Et de tous temps, des pirates de tous bords. Ce qui décida le Roi Jaime I de chasser les arabes de l’île.

« La conquête de Jaime I, roi de la Couronne catalano-aragonaise, en 1229, a été due en bonne partie à la piraterie qu’exerçaient sur les navires catalan les maures de l’archipel, alors les Almohades. »

Como la mayor parte de las islas del Mediterráneo, Mallorca, y a pesar de su apodo « Isla de la calma », siempre ha visto llegar olas de visitantes-invasores.

Antes de 992, fecha de la ocupación árabe que duró asta 1229, la isla fue “visitada” alternativamente por los griegos, los romanos que fundaron Palma y Pollença, los vándalos y los bizantinos.

Los árabes aportaron muchísimo en el plan de la agricultura, de la extracción del agua, - esos molinos de viento que todavía podéis ver en la llanura.

Y en todas las épocas, piratas de todos tipos. Es lo que decidió el Rey Jaime I de expulsar los árabes de la isla.

“La conquista de Jaime I, rey de la Corona catalana-aragonesa, en 1229, fue ya debida en buena parte a la piratería que ejercían sobre las naves catalanas los moros del archipiélago, entonces los almohades.”

 

Nombre d’entre eux venaient d’Afrique du Nord ou même de Turquie pour piller.

B. Porcel écrit que les arabes, excellents navigateurs, arrivaient sur de petites embarcations pour voler ou kidnapper des paysans, ce qui les intéressait bien plus que combattre, tandis que les turcs, moins habiles en mer, étaient des lutteurs féroces.

Mais ne croyez pas, ajoute-t-il, que les insulaires étaient des anges ! Non seulement ils se défendaient mais ils « rendaient visite » aux arabes pour essayer de récupérer les chrétiens pris en esclavage (Cervantès par exemple).

Que les côtes soient des endroits dangereux a eu d’innombrables conséquences : les villages sont intérieurs, seuls quelques pêcheurs vivaient au bord de mer, les habitants, méfiants, vivent repliés sur eux-mêmes dit Porcel, l’alimentation en est affectée… (un autre billet suivra qui parlera de culture et cuisine, oui !)

 

Muchos de ellos venían de África del Norte o incluso de Turquía para pillar. B. Porcel escribe que los árabes, excelentes navegadores, llegaban montados en pequeñas embarcaciones para robar o secuestrar campesinos, lo que les interesaba mucho más que combatir, mientras que los turcos, menos hábiles en el mar, eran luchadores feroces.

¡Pero no se crean, añade, que los isleños eran ángeles! No sólo se defendían sino que “visitaban” a los árabes para recuperar a los cristianos raptados cogidos como esclavos (Cervantes por ejemplo).

Que las costas sean lugares peligrosos tuvo innumerables consecuencias: los pueblos son interiores, sólo algunos pescadores vivían al borde del mar, los habitantes, desconfiados, viven replegados sobre si mismos dice B. Porcel, la alimentación se ve afectada… (otra nota seguirá que hablará de cultura y cocina,¡sí!)

 

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Je terminerai ce billet par une fête commémorative, historico ludique qui a lieu en divers endroits de la Méditerranée et de Majorque, « Moros y Cristianos ».

Au village de Sóller elle a lieu le second lundi de mai et elle commémore l’exploit réalisé en 1561 quand la population locale s’opposa à une attaque de pirates turcs et algériens. Si elle a une base religieuse c’est son côté théâtral qui frappe le plus. Imaginez : la moitié de la population, principalement les jeunes, s’habille en maures, l’autre en chrétiens de l’époque (on dit que les habitants préfèrent être maures, mais… ?). Les combats commencent au port où débarquent les pirates qui gagnent les deux premières batailles. Se croyant déjà vainqueurs ils se rendent dans la ville où, sur la place, un guet-apens leur est tendu et le combat final est remporté…par les chrétiens.

Dans ce chaos les femmes jouèrent un rôle important : elles tuèrent deux pirates avec une barre en fer et elles sont honorées pour ce haut fait.

Grand merci à Israel Pampín pour les photos de la FIRA de Sóller!

 

 

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Terminaré por una fiesta conmemorativa, historica-lúdica que tiene lugar en varios sitios del Mediterraneo y de Mallorca, “Moros y Cristianos”.

En el pueblo de Sóller tiene lugar el segundo lunes de mayo y conmemora la hazaña realizada en 1561 cuando la población local se opuso a un ataque de piratas turcos y argelinos. Si tiene una base religiosa es su lado teatral el que más llama la atención.

Imaginad: la mitad de la población, los jóvenes en mayoría, se viste de moros, la otra mitad de cristianos de la época (se dice que los habitantes prefieren ser moros, pero…?). Los combates empiezan en el puerto donde desembarcan los piratas que ganan las dos primeras batallas. Creyéndose ya vencedores, se dirigen a la ciudad donde, en la plaza, una trampa les espera y el combate final lo ganan…los cristianos.

En este caos las mujeres tuvieron un papel importante: mataron a dos piratas con una barra de hierro y se les honora por ese acto de valentía.

Muchas gracias a Israel Pampín por las fotos de la FIRA de Sóller

27/02/2011

En vert / En verde

 

Une balade lente ce sameenero 2011 014.jpgdi; mon île est une belle-verte en cette fin février.
Du vert à respirer, à déguster, contempler....à caresser aussi, pourquoi pas?
Un paseo lento este sábado; mi isla es una guapa-verde en este fin de febrero.
Verde para respirar, paladear, contemplar...acariciar tambien, ¿por qué no?

 

 

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Champ d'artichauts

 

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Romarin....Respirez!   Romero...¡respirad!
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Asperges sauvages, espárragos trigueros; de délicieuses omelettes.

 

 

Escrito con tinta verde Octavio Paz

La tinta verde crea jardines, selvas, prados,
follajes donde cantan las letras,
palabras que son árboles,
frases que son verdes constelacions.
(...)

Écrit à l'encre verte
Octavio Paz

L'encre verte crée jardins, forêts, prés,
feuillages où chantent les lettres,
mots qui sont des arbres,
phrases qui sont de vertes constellations.
(..)

 

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