Dialogues avec nous-mêmes / Diálogos con nosotros mismos

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Né en Italie en 1886, Antonio Pochia a passé toute sa vie en Argentine où il mourut en 1949.
Au début des années 40 il a réuni ses Voix, ses aphorismes, dans un recueil. VOCES /VOIX. (traduit en français par Roger Caillois en 1949).
 
L’aphorisme est, selon le dictionnaire: Phrase, sentence qui résume en quelques mots une vérité fondamentale ou énoncé succinct d'une vérité banale mais il est aussi une forme authentique et profonde de dialogue avec soi-même.
Il aide l’écrivain et le lecteur à maintenir les yeux ouverts, à être lucides, à  illuminer des zones de la pensée occulte en niant, doutant, découvrant,
 
Les aphorismes de Porchia me semblent moins noirs que ceux de Cioran. Je vous en propose quelques uns, en lire beaucoup à la fois sature l’esprit:-)

 

 

 

https://www.quo.es/ser-humano/a62471/curiosa-escultura-de-un-pensador-encontrada-en-israel/

 

 



* L’homme ne va nulle part. Tout vient à l’homme, comme le lendemain.
 
* Si tu ne lèves pas les yeux, tu croiras que tu es le point le plus haut.

 

https://www.esculturaurbanaaragon.com.es/ninosentado.htm

* Quand toi et la vérité me parlent, je n’écoute pas la vérité. Je t’écoute toi.

 
* Oui, c’est ça le bien: pardonner le mal. Il n’y a pas d’autre bien.

 
* Tu ne vois pas le fleuve de pleurs parce qu'il lui manque une larme de toi
.

(Trad: Colette)
 (En lire plus ici.)

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Nacido en Italia en 1886, Antonio Porchia pasó toda su vida en Argentina donde murió en 1949.
A principios de los años 40, reunió sus VOCES, sus aforismos en un libro.
 
El aforismo es, según el diccionario “Frase o sentencia breve y doctrinal que se propone como regla en alguna ciencia o arte”, pero es también una forma auténtica y profunda de diálogo con uno mismo.
Ayuda al escritor y el lector a mantener los ojos abiertos, a ser lúcido, a iluminar las zonas del pensamiento oculto negando, dudando, descubriendo.
 
Los aforismos de Porchia me parecen menos negros que los de Cioran, os propongo unos pocos ya que muchos a la vez satura la mente:-)


* El hombre no va a ninguna parte. Todo viene al hombre, como el mañana.

* Si no levantas los ojos, creerás que eres el punto más alto.


http://marthadicroce.blogspot.com/2016/08/


 * Cuando tú y la verdad me hablan, no escucho a la verdad. Te escucho a ti.

* Sí, eso es el bien: perdonar el mal. No hay otro bien.


* El río del llanto no lo ves, porque le falta una lágrima tuya


Fuente: http://www.materialdelectura.unam.mx/images/stories/pdf5/antonio-porchia-133.pdf

Commentaires

  • Bonjour Colette,

    Il en va des aphorismes comme des plaisanteries, les meilleurs sont les plus courts. C’est un mode d’expression cher aux moralistes, on pense à La Bruyère, les Caractères en sont parsemés ou à La Rochefoucauld et ses Maximes. Nulle question de critiquer ces grands auteurs, qui ont su si bien décrire leur société et les travers de leurs contemporains, mais enfin tous les pères et frères prêcheurs de la littérature n’ont pas leur niveau et cèdent à la redondance et au prêchi-prêcha, nous plongeant souvent dans un indicible ennui.

    Par goût personnel, au cucul pralinesque, je préfère le courtelinesque, les humoristes, les facétieux, les vachards, tous les auteurs qui ne se prennent pas le chou. Un petit florilège pour la route :

    Pour rebondir sur Antonio Porchia et ses Voces, des Voix auxquelles il semble décidément bien dangereux d’accorder trop d’importance :

    « Comme disait Jeanne d’Arc en grimpant au bûcher, l’essentiel est d’être cru.» (F. Dard)

    Quelques vérités tapées au coin du bon sens :

    « On ne prête qu’aux riches et on a bien raison parce que les pauvres remboursent difficilement. » (Tristan Bernard)

    « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain. » (Alphonse Allais)

    « Des fois j’ai pensé à mettre fin à mes jours, mais je ne savais jamais par lequel commencer. » (Jacques Prévert)

    Des conseils pratiques aussi :

    « L’amour, c’est comme les cartes : si tu n’as pas de partenaire, il te faut une bonne main. » (Pierre Desproges)

    Sur le mariage, de Sacha Guitry évidemment :

    « Le mariage est comme le restaurant : à peine est-on servi qu’on regarde l’assiette du voisin. »

    Pour terminer, cet hommage à la féminité (très tendance), mais peut-être pas à la vertu, signé Alphonse Allais
    :
    « La femme est le chef d’œuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps. »

    Bien le bonjour sur votre île.

  • Ah dites donc Gislebert, vous êtes en grande forme ce matin!

    Je ne suis pas grande lectrice d'aphorismes, je l'avoue, mais en langue française c'est certainement René Char le plus doué.
    "“L'esprit du château fort, c'est le pont-levis", par exemple ou celui-ci "Un homme sans défauts est une montagne sans crevasses. Il ne m'intéresse pas."...(ne le prenez pas pour vous que je ne connais pas personnellement!:-)).

    Sur ce que je vais préparer un "arroz de pescado", vous en voulez une assiette et quelques cuillerées?
    Bon dimanche, merci d'être passé.

  • Alors j'aurais pu intéresser René Char... hé hé... Quant à votre arroz de pescado, pouvez-toujours essayer par Dhl, en port dû claro...

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