17/11/2018

En balade / De paseo

L’automne, touristes repartis, est le temps des balades. Il faisait gris et doux en ce dimanche de novembre.
 
Quand on se trouve à Fornalutx, un des plus beaux villages de l’île, il est difficile de croire que la mer n’est qu’à 7km. À l’image de Soller, située à 4km de distance, ce petit village est entouré de montagnes et est construit sur un flanc du sommet le plus haut de l’île Le Puig Mayor (1445m).
 
Il semble avoir été fondé durant la période arabe, «-utx » étant le suffixe mozarabe de « lieu ».
Toujours est-il qu’il a été parfaitement conservé, toutes les maisons sont en pierre, les toits en tuiles ; le village est soigné et vert, sans être pour autant « léché ».
Alors oui, il faut avoir de bonnes jambes pour y circuler, tout est en pentes et escaliers, le village est construit à plusieurs étages.
 
Ce qui m’a le plus impressionnée en arrivant c’est le décor montagneux.
 

 

 

 

 

Nous circulons, lentement...

 

 

 

 

La place de l'église. Église gothique, avec des réformes baroques, de 1639
 
 
Dans le village, le lavoir (le manque de lumière ce jour ne m’a pas permis d’en faire de belles photos mais j'en ai trouvé une sur cet intéressant site : https://viagallica.com/baleares/lang_es/ville_fornalutx.htm)
 
 
 
Puis la Mairie dont le dessous des tuiles, comme dans pas mal de maisons du village, ont des dessins intéressants qui avaient pour but d’éloigner les différents maux des habitants de la maison.
(les photos sont de la Maire, un peu haut pour moi!) http://www.ajfornalutx.net/municipi/teules/fotos.ct.html
 
 
Autre particularité que l’on retrouve partout à Mallorca (j’ignore si cela existe ailleurs), ce sont les "couvre bas de portes" qui empêchent l’eau de pluie de passer .
 
 
« Bon dia », « Bon dia », les habitants répondent gentiment, contents sans doute que les visiteurs parlent leur langue.
Un village qui a reçu de nombreux prix, en autres pour sa parfaite intégration dans la nature. Nous y retournerons bientôt.
 
 

Commentaires

Hola Colette,

Simpatico, el paseo en este pueblo con un nombre divertido

Vos photos font bien sûr penser à certains villages de l’arrière-pays provençal, avec leurs ruelles étroites, pavées et bordées de maisons peintes « dans les tons de soleil, ocres aux reflets blonds ». Normal, tout bien considéré, ce n’est qu’à quelques encablures de chez vous, quelques milles marins de Grande Bleue si l’on nage régulièrement sans s’épuiser…

En furetant sur la toile, on apprend que Mallorca en est riche, de ces villages typiques. Faut bien reconnaître que ce n’est pas l’image de l’île qui vient immédiatement à l’esprit quand on sait la déferlante estivale… On pense plutôt aux îles sœurs, Corse et Sardaigne. La Oficina de turismo, sur ce créneau, fait surtout la pub de Valdemossa, apparemment la bourgade « star », la plus fréquentée j’imagine (en raison du séjour du couple Sand-Chopin ?).

Para ilustrar este paseo muy bonito, j’ai trouvé un sonnet d’une poétesse, issue de l’enseignement (encore une qui apparemment en a réchappé !) : Yvette de Fonclare. Un écrivain reconnu dans le petit monde de la littérature pour enfants surtout et qui écrit aussi de la poésie, en série comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Plus de 2’500 poèmes au compteur ! Certes, on n’est ni chez Rimbaud, ni chez Mallarmé – d’ailleurs ils ont peu écrit sur les villages de montagnes … -, la facture reste résolument classique, un peu mirlitonesque parfois et n’évite pas les facilités, mais au moins cela a le mérite d’être intelligible en première lecture… Le poème qui suit chante le charme d’un village provençal, bien en accord avec vos photos. J’aime le dernier vers, la belle trouvaille du « village qui repose au cœur roux de l’automne ». Et puis, dès qu’il est question de chat ronronnant ou de vieux chien grognon, moi je craque…

Le village

C’est une vieille rue pavée de vieilles pierres
Qui se chauffe au soleil en se lovant en rond
Autour de la grand‘place où le bitume fond.
Quatre platanes gris y mangent la lumière.

On a repeint les murs pour cacher leur misère
Dans des tons de soleil, ocres aux reflets blonds.
Les volets sont fermés. Et caché tout au fond
D’alcôves endormies très vite on vous repère.

Vous êtes l’autre ici, l’intrus ou l’étrangère.
On ne vous connaît pas. Un très vieux chien qui erre
S’en vient en maugréant vous renifler les pieds.

Méfiant et mystérieux tel un chat qui ronronne,
Un peu triste, un peu las et un peu oublié,
Le village repose au cœur roux de l’automne.

Buena semana.

Écrit par : Gislebert | 17/11/2018

@ Gislebert, un poème qui reflète bien les couleurs et l'atmosphère quoiqu'il semble, en automne, y faire très très chaud, un peu étonnant mais bon.

Valldemossa est un très joli village situé dans une douce vallée bucolique. Très,trop touristique en effet, (s'y balader hors saison) grâce, vous le dites, à la Charteuse où séjourna brièvement le couple (et ce fut une catastrophe pour la santé de Chopin, et pour G.Sand qui a détesté les gens et le climat-un hiver très pluvieux). Mais qu'importe, non?:-))

Bon dimanche, merci aussi.

Écrit par : Colette | 18/11/2018

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