11/08/2018

Variété de syle / Variedad de estilos

Il y a quelques jours mourait, à 70 ans, le peintre Miguel Ángel Campano. Je n’avais jamais entendu son nom, ni vu aucun de ses tableaux, et pourtant lui, et quelques autres peintres ont été des artistes clés dans le renouvellement de la peinture après la mort de Franco. De plus il a fréquemment séjourné à Majorque. On ne peut tout connaître…
 
 
Mistral Detalle 1982, MA Campano
 
Vers les années ‘80 il s’est installé à Paris où il abandonne les schémas géométriques rigides pour une abstraction plus gestuelle (dans la ligne du mouvement américain Action painting). Il est très inspiré par Cézanne (et a séjourné en Provence pour réaliser une série de tableaux) et Poussin a toujours été un grand maître pour lui. Puis, vers les années 85 il pratique en même temps une peinture abstraite dépouillée et un naturalisme réaliste extrême.
Dans les œuvres qui suivent vous verrez un mélange de styles, et c’est ce perpétuel changement, cette évolution qui m’a semblé intéressante. 
 
1987 Naturaleza muerta
 
Comme il le dit lui-même: “ J’ai eu en ma faveur la chance d’avoir toujours été très rebelle, très contradictoire. Je ne suis pas intéressé par ce qu’on appelle un style. Il y a des peintres qui passent leur vie à chercher le style. Ce qui compte souvent chez un artiste c’est l’attitude...”
Il a obtenu le Prix National des Arts Plastiques en 1996
 
1988 MA Campano
 
Hace unos días moría, a los 70 años, el pintor Miguel Angel Campano. Nunca había oído su nombre ni visto ninguna de sus obras. Sin embargo él y otros artistas fueron importantes en el renuevo de la pintura española después de la muerte de Franco. Además pasó largas temporadas en Mallorca. No se puede conocer todo…
 
 
1988 MA Campano
 
Hacia los años ‘80, instalado en París, abandona los “rígidos esquemas geométricos por una abstracción gestual, en la línea de la escuela del movimiento norteamericano Action Painting.” *
Le inspiran mucho Cézanne (viajó por la Provenza francesa para realizar cuadros) y Poussin que fue para él un gran maestro.
Luego, hacia los ‘85 practica al mismo tiempo une pintura abstracta, despojada, y un naturalismo realista extremo.
 
 
1991 MA Campano
 
En las obras que siguen, veréis un mezcla de estilos y es ese cambio perpetuo, esa evolución que me han interesado.

Como dice él mismo: “He tenido a mi favor la suerte de que he sido siempre muy díscolo, muy contradictorio. No me interesa lo que llaman el estilo. Hay pintores que se pasan la vida buscando el estilo.Muchas veces lo que cuenta más en un artista es la actitud.”

Miguel Ángel Campano obtuvo el Premio Nacional de Artes Plásticas en 1996
 
 
 
 
Parmi ses oeuvres plus récentes / Entre sus obras más recientes:
 
2002

 

2001

04/08/2018

Un baîllement d'ironie / Un bostezo de ironía

 

Il y a, comme chaque été, des aubes magnifiques et relativement fraîches, seuls moments du jour où il fait bon se balader.
Que ce soit près de la mer ou à la campagne où je vis, à 6h du matin on y rencontre plus d’animaux que d’humains. Pourtant ces derniers sont souvent déjà au travail, certains ont des horaires flexibles qui leur permettent, c’est bien heureux, de commencer dès l’aube.
 
 

 

 

 

 
 
La lumière, vous le voyez, est superbe. Une amie qui n’est pas d’ici me le faisait remarquer, l’air semble humide: rien de plus vrai! Tout est mouillé le matin sur cette île. C’est excellent pour les plantes et les arbres, moins pour les humains…
 
 

 

Mais ne perdons pas nos bonnes habitudes et quittons-nous cette semaine avec un poème.
 
 
Avec le sourire de l’âme
 
JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
 
Lentement
il s'éveilla
avec un bâillement d'ironie
au tic tac d'une montre
qui s'endormait de vieillesse...
 
Moi je m'éveille...
et sa main
sur mon épaule
me chante la chanson
de ce fragile sourire
de l'âme.
 
(Trad: Colette)
NB: En espagnol "se fue despertando", impersonnel, m'a obligée à choisir "il" ou "elle". L'option de "il" est donc tout à fait arbitraire.
 
 
 
CON SONRISA DEL ALMA
 JORGE REYES (Quito, Ecuador 1905-1977)
 
Se fue
despertando
con bostezo de ironía
al tic tac de un reloj
que de viejo se dormía…
 
Despierto yo…
y su mano
en mi hombro
me canta la canción
de esa frágil sonrisa
del alma