07/07/2018

Assis ou couchés? / ¿Sentados o tumbados?

L'amour est une ortie qu'il faut moissonner chaque instant si l'on veut faire la sieste étendu à son ombre.”

El amor es una ortiga que uno debe segar a cada instante si se quiere dormir tendido en su sombra.”

Pablo Picasso
 
Picasso La siesta 1919
 
 
 
La sieste, ce moment délicieux pendant les après-midi d’été...
 
Énormément de peintres de tous pays ont croqué ces endormissements:
 
En voici quelques uns, espagnols. Tous s'intitulent La siesta ou Siesta.
 
 
La siesta, ese momento delicioso durante las tardes de verano…
 
Muchísimos pintores de todos los países han pintado esas somnolencias, he aquí algunos.
 
Españoles. Todos se titulan La siesta o Siesta
 
 
Siestes couchés, siestas tumbados
 
Goya
 
Joaquin Sorolla 1912          
 
Siestes assis, siestas sentados
 
La Migdia, Ramón Martí Alsina 1884

 

 

 

Julio Romero de Torres 1874-1930        


Siestes confortables? ¿Siestas confortables?

Miguel Prieto Anguita 1947

 

Román Ribera Cirera (1849-1935)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                




 


 Et puis cette siesta-ci  qui me plaît tant, d'un Colombien, si reconnaissable. Finalmente esta siesta que tanto me gusta del Colombiano tan reconocible.

Fernando Botero (1932-   )
 

Commentaires

https://artsandculture.google.com/asset/hay-making/qgE_hIAb1drNwA?hl=fr

Hola Colette,

Hay siesta y siesta, así como usted lo escribe :

Au rayon sieste réparatrice et nécessaire, la siesta de los laboriosos, ai rajouté dans la liste des peintres français « Les Foins » de Jules Bastien-Lepage, un chef d’œuvre naturaliste accroché aux cimaises du Musée d’Orsay. Un peintre un peu oublié, mort bien jeune, ami de Zola, spécialiste des scènes agrestes, sans la mièvrerie d’un Millet auquel il fait penser. Le faucheur harassé dort à même la litière, sa compagne assise, perdue dans sa rêverie, regarde au loin, visiblement fourbue elle-aussi, en attente de reprendre son labeur. Le casse-croûte à ses cotés dans la gamelle métallique, le rendu et les détails de son vêtement : Zola en peinture. Belle illustration de la réalité du travail des paysans de la fin XIXe.

Rien à voir avec la sieste amoureuse, la siesta enamorada, où deux imbéciles heureux, pour reprendre l’expression de Tonton Georges, s’exercent à dépenser leurs calories, encore moins avec la sieste postprandiale où les convives un brin pompettes, los comedores un poco borrachos, s’allongent sur l’herbette, à la façon des personnages du pique-nique de Botero pour sombrer dans une douce somnolence et capitaliser les leurs, de calories !

Rien à voir surtout avec la sieste des experts de la zénitude, la siesta de los profesionales, ceux qui sont naturellement doués pour l’art du farniente et qui prennent la vie du bon côté. Eux seuls savent la saucissonner, la sieste, tout au long de la journée, entre la grasse matinée et le coucher du soir :

https://www.google.ch/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fs1-ssl.dmcdn.net%2FouhU7%2F526x297-y2e.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx6caqkj&docid=hPI3eqx0MrcsSM&tbnid=eIP11Vz0JiH2gM%3A&vet=10ahUKEwigmpvLmo_cAhWL_KQKHUFGAzYQMwguKAAwAA..i&w=526&h=297&bih=690&biw=1396&q=chat%20relax&ved=0ahUKEwigmpvLmo_cAhWL_KQKHUFGAzYQMwguKAAwAA&iact=mrc&uact=8

NO MOLESTAR. SIESTA CORRIENTE. NE PAS DERANGER SIESTE EN COURS.

Hasta la proxima.

Écrit par : Gislebert | 08/07/2018

Ça donne sommeil de regarder ces tableaux si évocateurs !

L'envie de sieste est un peu comme le bâillement, si contagieux et qui peut justement annoncer l'envie d'un petit moment réparateur.

Tous ces tableaux montrent admirablement le relâchement et l'abandon, sauf le Bottero, où même la dormeuse a quelque chose de figé-raide.
C'est le tableau que j'aime le moins ! Pour une fois, je ne suis pas sur la même longueur d'ondes que vous, colette ;-)))
J'aime beaucoup la femme calée contre le mur, à côté de la fenêtre, sur les deux chaises. Étrange atmosphère, puisqu'il y a un magnifique lit en arrière-fond. Serait-ce la servante, épuisée par son travail ménager ?
Les trois dormeuses et la liseuse en blanc sur fond vert ont l'aspect le plus onirique et c'est mon préféré. Elles font penser à des nuages et à une échappée totale.

Écrit par : Calendula | 08/07/2018

@Gislebert, merci! ce tableau les Foins est très beau, doux aussi. Et en effet je ne connaissais pas du tout l'artiste.

Une douce somnolence s'empare de nous tous les après-midi par 33º...c'est nécessaire pour les travailleurs qui heureusement, s'ils travaillent à l'extérieur, ont des horaires d'été et commencent à 5h30, 6h du matin. Et pour les autres une volupté, oui.

Bonne semaine.

Écrit par : Colette | 08/07/2018

@ Calendula, peut-être connaissez-vous la peinture de Sorolla, la luminosité y est extraordinaire. Dans ce tableau aussi.

Je comprends bien qu'on n'aime pas Botero et/ou ce tableau, mais moi ses personnages m'inspirent une infinie tendresse.
Ici la dame semble s'être endormie avant de manger, une siesta avant le repas, muy bien.

Avez-vous suivi le lien donné à la fin du billet? À part les tableaux, plus connus, de peintres français, il y en a un de Dali qui m'a fort intriguée qui s’intitule La sieste du moine. Sous les mots "une technique" un autre lien nous apprend que ce genre de sieste éclair dont Dali était fervent adepte, s'appelait aussi sieste des clés. Il s'agit de s'asseoir dans un bon fauteuil des clés en main. Lorsqu'on entre dans un sommeil profond, hop, les clés tombent par terre et on s'éveille "au moment idéal".
Je ne connaissais pas du tout ceci et après quelques recherches, je lis que ce sommeil-veille est un état recherché par la méditation. Intéressant donc.

Bonne fin de journée, merci d'être passée.

Écrit par : Colette | 08/07/2018

A propos de Sorolla, magnifique musée qui lui est consacré à Madrid, dans ce qui fut l'une de ses maisons. Vaut le déplacement.

Écrit par : Gislebert | 08/07/2018

@ Gislebert, oh oui, le musée et son jardin aussi, tout y est superbe!

Écrit par : Colette | 08/07/2018

@colette,

Je l'avoue : Sorolla m'était totalement inconnu.
En regardant des reproductions sur internet, je constate qu'il sait effectivement travailler la lumière de façon très aboutie.

"La sieste des clés"est étonnante. Une gestion simple de ce qu'on appelle maintenant la micro-sieste ou turbo-sieste.
Mais il faut arriver à dormir assis, je suppose. Et un très bon truc pour ceux qui peuvent dormir assis.
Je serais capable de me mettre sur deux chaises, comme la femme du tableau d'Anguita, juste pour ne pas avoir à m'accommoder du poids de ma tête.
Je me réveille sans clés, au moment ou la tête tombe ou se retrouve dans une position douloureuse. Et c'est vraiment désagréable.

Écrit par : Calendula | 09/07/2018

@ Calendula, comme vous j'ai pensé que cette dame endormie sur deux chaises n’avait pas le droit de se coucher dans le lit...une servante sans doute, oui.
A moins que ce ne soit la surveillance du voisin d'en face, qui sait, qui justifie cette position acrobatique?

Contente que vous ayez découvert Sorolla.

En 2014 j'avais publié deux billets sur lui, si ça vous intéresse:
http://espacesinstants.blog.tdg.ch/archive/2014/08/02/portaits-retratos-258453.html
http://espacesinstants.blog.tdg.ch/archive/2014/08/09/vie-et-lumiere-sorolla-vida-y-luz-sorolla-258622.html

Bonne fin de journée,

Écrit par : Colette | 09/07/2018

@Calendula

Normal d’ignorer un peu Sorolla, même pour un souci officinal aux vertus apaisantes cultivé (votre définition si j’en crois Wiki), si l’on n’est pas piqué d’art… Nos formations académiques sont essentiellement ethnocentrées, en France qui parle d’impressionnisme cite d’abord Monet, Degas, Pissarro et leurs épigones, les « étrangers » mentionnés comme Sisley étant quasi naturalisés…

Sorolla est pourtant le chef de file de l’impressionnisme et du postimpressionnisme de son pays, il est un peintre considérable et a vécu en France. Connaissez-vous l’œuvre des Suédois Anders Zorn, Carl Larsson, du Danois Kröyer, des Américains Whistler, Sargent, Mary Cassatt à laquelle une expo a été consacrée dernièrement au Jacquemart-André à Paris, de Jongkind le Batave, du Belge Emile Claus, des Allemands Liebermann et Slevogt, du Suisse Böcklin et bien d’autres, tous sont d'éminents représentants de leur école nationale ? On ne peut pas dire qu'ils sont les premiers cités dans les traités d'art... Raison pour laquelle il faut visiter les grands (et moins grands) musées, on y découvre toujours des perles. Si c’est avec un cicérone pas trop pédant, c’est le bonheur. Il y faudrait plus d’une vie.

Écrit par : Gislebert | 10/07/2018

@ Gislebert,

Merci pour votre généreuse réaction.

Mon ignorance concernant Sorolla ne provient pas tant d'un centrage sur la peinture française, que du fait que mes racines se trouvent au nord du continent et mes fleurs en Suisse. Le terreau ibérique ne m'est pas très familier et certainement moins que le terreau français.
La peinture scandinave gagne aussi à être connue et les amis que j'ai amenés en Finlande ont été assez surpris de ce qu'ils y ont découvert.
Comme partout en Europe, le tournant du 19ème-20ème siècle y a été incroyablement fécond.
Comme je vous sais très curieux de tout, vous connaissez certainement déjà tout ceci, mais je mets malgré tout quelques liens.

Dans la série des siestes sur deux chaises, voici un tableau qui me plaît plus particulièrement :

http://www.serlachius.fi/storage/serlachius/image/73/2000x2000/Nordlund-Nukkuva-lapsi.jpg

Un peintre très prolifique, du nom de Pekka Halonen :

https://www.pinterest.ch/luluandk/pekka-halonen/

Eero Järnefeldt :

https://artsandculture.google.com/entity/m01d579

Vous constaterez que ces peintres s'intéressent aussi beaucoup à la lumière et aux sujets simples, aux scènes de la vie quotidienne et bien sûr aux paysages.

Écrit par : Calendula | 10/07/2018

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