11/11/2017

Chauds ou froids, frissons / Cálidos o fríos, escalofríos

Les premiers froids sont arrivés, soudain. Brrr. Il y a une semaine on déjeunait encore sur la terrasse...

Derrière ma fenêtre fermée (Colette)    


 Deux courts poèmes du majorquin Antonio Rigo ( Palma de Mallorca 1957)

 

 

Le silence de la montagne
brisé par le son
de l'herbe qui germe,
le bruit de la ville
écrasé par le silence
de la feuille qui croît.
 
(Trad: Colette)
 
 
El silencio de la montaña
roto por el sonido
de la hierba que brota,
el ruido de la ciudad
aplastado por el silencio
de la hoja que crece.
 
 
 
En amour et
en poésie
l'important
est de garder
au chaud le
frisson.
(Trad: Colette)
 
 
En el amor y
la poesía
lo importante
es mantener
caliente el
escalofrío.
 
 
Antonio Rigo
Extrait /Extracto de:
Albúm blanco
 

Commentaires

Colette salve,

Oggi cambiamento di idioma, giusto per l'introduzione, Roma è così bella al sole calante…

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

(Du Bellay, Les Antiquités de Rome)


Votre photo m’a d’abord fait penser à un Chagall, sérieux, avec la magnifique palette de coloris (le pampre d’une vigne vierge ?), mais il y manque la touche loufdingue : une mariée ailée avec son bouquet dans les mains ou un clown accordéoniste grimaçant comme une gargouille de Notre-Dame qui traverseraient la toile…; m’a rappelé le dernier Monet également, oui celui des Nymphéas, quand le peintre malvoyant joue de la touche, des feux de la couleur et de la lumière…

Pas trop de commentaires sur ces deux quasi haïkus, surtout le second qui, comme une perle, orne l’essentielle évidence d’un thème rebattu – le frisson de l’émotion amoureuse ou poétique - et en souligne de la beauté le ressenti et l’instant fugace.Et aussi en contrechamp l'impossibilité de les garder...

Comme l’aurait dit un vieux prof de physio qui aimait s’écouter parler, le frisson est thermogénique, c’est une réaction de l’organisme à une situation de stress ou de forte émotion, au froid, à la peur… qui sollicite les muscles superficiels de la peau pour réserver les précieuses calories du sang chaud aux organes vitaux. S’accompagne de claquements de dents parfois, d’une érection pileuse toujours…je résume et vous épargne ses développements… Ce qu’il n’aurait pas dit par contre, cela sortait du cadre de son cours, mais que l’on déduit aisément, c’est que l’amour est un sacré stress…Ce n’est pas Cupidon qui va nous contredire…

Pour finir sur un sourire et un frisson, une anecdote en demi-teinte automnale, puisque l’on en est aux saisons et au temps qui passe. Un vénérable octogénaire encore vaillant et "opérationnel" s'en va consulter, se plaignant à son médecin d’avoir trop chaud quand il commence à faire l’amour à son épouse, puis de grelotter dès qu’il termine.Plutôt interloqué et n’y comprenant rien, l’homme de l’art interroge la grand-mère qui lui répond tout à trac : " C’est normal, il commence en été et finit en hiver!"

Tutto nel mondo è burla. (Verdi, Falstaff)

Scusatemi di avere scritto lungamente.

Di Roma con le mie amicizie.

Gisleberto en autunno.

Écrit par : Gislebert | 11/11/2017

@Gislebert, vous voilà très inspiré, et dans tous les registres!
Malheureusement je comprends mal l'italien,je vais m'appliquer, Gisleberto!
Merci et bon dimanche, soleil et frisquet ici.

Écrit par : colette | 12/11/2017

@Gislebert

« C’est normal, il commence en été et finit en hiver »

Mdrrrrrr quelle endurance..... :)))))))

Écrit par : Patoucha | 20/11/2017

Ben oui Colette, Gislebert est exceptionnel :)

Écrit par : Patoucha | 20/11/2017

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