16/09/2017

La pleureuse / La llorona

La Llorona est un spectre du folklore latino-américain qui, selon la tradition orale, se présente comme l’âme en peine d’une femme qui assassina ou perdit ses enfants, les cherche en vain, et effraye par ses pleurs saisissants.
La légende a de nombreuses variantes selon les pays, mais les faits principaux sont identiques.
Voici la chanson, une des versions en tout cas. 
L’interprète la plus connue de cette chanson est Chavela Vargas, je ne l’ai pas choisie mais une version plus épurée, j’espère que vous l’apprécierez.
 

La Llorona es un espectro del folclore latinoamericano que, según la tradición oral, se presenta como el alma en pena de una mujer que asesinó o perdió a sus hijos, busca a estos en vano y asusta con su sobrecogedor llanto a quienes la ven u oyen. Si bien la leyenda cuenta con muchas variantes, de acuerdo al país, los hechos  son siempre los mismos.(Wiki)

 
La llorona ( La pleureuse)
 
Si parce que je t’aime
tu veux, llorona, ma mort,
que ta volonté soit faite
Aïe llorona
puisse Dieu m’enlever la vie,
pauvre de moi, llorona,
llorona d’hier et d’aujourd'hui
hier je fus merveille, llorona
et aujourd’hui même pas une ombre.
Qu’ont-elles les fleurs llorona
les fleurs du cimetière.
Quand le vent souffle llorona,
on dirait qu’elles pleurent.
Pauvre de moi, llorona
llorona de bleu ciel
et même si je paie de ma vie
llorona, ne cesserai de t’aimer.
(Trad: Colette)
 

La llorona

Si porque te quiero
quieres llorona
que yo, la muerte reciba
que se haga tu voluntad
Ay llorona,
por suerte de Dios no viva
Ay de mi, llorona,
llorona, de ayer y hoy
ayer maravilla fui, llorona
y ahora ni sombra soy.
No se que tienen las flores llorona
las flores del campo santo.
No se que tienen las flores llorona
las flores del campo santo.
Que cuando las mueve el viento llorona,
parece que están llorando.
Que cuando las mueve el viento llorona,
parece que están llorando.
Ay de mi, llorona
llorona de azul celeste
y aunque la vida me cueste,
llorona no dejaré de quererte
 
 

 

 

 

 

 

Commentaires

Ce poème me fiche le cafard Colette :(

Écrit par : Patoucha | 17/09/2017

Il n'est pas gai, en effet!
Je pensais en le lisant-écoutant aux mères de la Plaza de Mayo.

Écrit par : colette | 17/09/2017

Je vous comprends! Mais nous avons besoin de joie et de gaité...

Bonne fin de soirée

Écrit par : Patoucha | 17/09/2017

L’Arpegiatta de Christina Pluhar fait partie de mes listes lecture sur youtube.
Mais concernant cette chanson je n'oublie pas que je l'ai entendue la première fois de la voix de Joan Baez. Cela a fait partie de mon engouement pour la terre mexicaine.

Écrit par : aoki | 18/09/2017

@Aoki, bonjour. Ravie de savoir que la musique Baroque vous plaît. J'ai découvert il y a tout un temps Christina Pluhar à travers Jordi Savall et sa famille.
J'écoute souvent l'album "Mediterraneo", mais tout ce qu'enregistre l'Arpegiatta est d'une qualité exquise, à mon avis.
Merci d'avoir laissé un mot, ça me fait plaisir.

Écrit par : colette | 18/09/2017

"(...) une femme qui assassina ou perdit ses enfants, les cherche en vain, et effraye par ses pleurs saisissants".

Cela me rappelle une autre légende, celle de Faust.

Dans le «Faust» (1808) de Goethe, tragédie de l’amour avorté, le docteur Faust, après avoir – aidé des pouvoirs de Méphistophélès - séduit Marguerite et obtenu d’elle ce qu’il désirait, l’abandonne pour aller courir d’autres aventures. Enceinte des oeuvres de son amant, désespérée, abandonnée de tous comme une “fille perdue”, la jeune femme tue alors l’enfant du péché en le noyant dans un étang.

Ce passage, où une Marguerite désespérée et suppliante s’adresse à son amant, est particulièrement émouvant:
"“Vite! Vite! sauve ton pauvre enfant! va, suis le chemin le long du ruisseau, dans le sentier, au fond de la forêt, à gauche, où est l’écluse, dans l’étang. Saisis-le vite, il s’élève à la surface, il se débat encore! sauve-le! sauve-le!”
(Troisième partie, traduction de Gérard de Nerval).

Écrit par : Mario Jelmini | 18/09/2017

@Mario, merci beaucoup, ce rapprochement est tout à fait intéressant.
Je me demande si on pourrait isoler (sans devoir écouter tout le Faust)ce passage.
Bonne journée.

Écrit par : colette | 18/09/2017

J'ignore si cette scène figure dans le livret du Faust de Gounod.

Écrit par : Mario Jelmini | 18/09/2017

@Mario

Non, mon Cher, Faust retrouve Maggie en prison où l'on apprend qu'elle a tué son enfant...(dernier acte), la scène de l'infanticide est occultée, Gounod n'allait pas montrer de telles horreurs aux abonnés de l'Opéra de Paris...

Bons baisers de Heraklion-les-Bains.

Écrit par : Gislebert | 19/09/2017

@ Gislebert
C'est dans cette baignoire que vous prenez vos bains?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Baignoire_de_la_Reine_à_Knossos.jpg

Écrit par : Mario Jelmini | 19/09/2017

"C'est dans cette baignoire que vous prenez vos bains?"

Gislebert aurait sans doute apprécier un bain avec la Reine.... :)

Chanceux Gislebert:) Quel temps avez-vous!?

Bons baisers de .... James Bond :)))))))

Écrit par : Patoucha | 22/09/2017

@Patoucha: voilà la meilleure traduction que j'ai réussi à faire du poème:

Vieillir c’est aussi traverser, chaque jour, une mer d’humiliations;

c’est regarder la victime de loin, avec une perspective

qui, au lieu de diminuer les détails, les amplifie.

Vieillir c’est ne pas pouvoir oublier ce qui s’oublie.

Vieillir transforme une victime en bourreau.


J’ai toujours pensé que tous les âges sont cruels,

et qu’ils se compensent ou devraient se compenser

les uns avec les autres. A quoi cela m’a-t-il servi de penser ainsi?

J’attends une révélation. Pourquoi un arbre

embellit-il en vieillissant? Et un homme attend de se racheter

avec les seuls restes de la jeunesse.


Jamais je n’avais pensé que vieillir était le plus dur des exercices,

une sorte d’acrobatie dangereuse pour le cœur.

Tout déguisement dégoûte celui qui le porte. La vieillesse

est un déguisement avec des compléments inutiles.

Si les vieux semblent déguisés, les enfants aussi.

Ces âges manquent de naturalité. Personne n’accepte

d’être vieux car nul ne sait comment l’être,

comme un arbre ou une pierre précieuse.

Je rêvais d’être vieille pour avoir le temps pour plein de choses.

Je ne voulais pas être jeune, car je perdais le temps à aimer, uniquement.

Maintenant je perds plus de temps que jamais à aimer,

car ce que je fais, je le fais doublement.


Le temps passé nous accule; il nous semble

que ce qui est derrière nous a plus de réalité

pour réduire le présent à un intéressant précipice.

Écrit par : colette | 28/09/2017

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