02/09/2017

Des cailloux, des pierres et des rochers / Guijarros, piedras y rocas

La lumière pâlit le soir arrivant .

On nous propose une promenade en montagne: "On ira vers 18h en voiture au sommet, il fera moins chaud et puis, nous dit-on, c'est tout plat". Parfait!
La luz palidece al llegar la tarde. Nos proponen un paseo por la montaña:"Nos iremos sobre las 18h en coche hasta la cima, hará menos calor y además, nos dicen, es todo plano." ¡Perfecto!

 
 
 
 


Le chemin de cailloux, entouré de rochers, montait lentement mais sûrement, il faisait encore fort chaud, 32º : ne jamais croire ceux qui...

El camino de guijarros, rodeado de rocas, subía lentamente pero subía, todavía hacía mucho calor, 32º: no creer nunca los que...

 

 


Un flanc de montagne où on cultivait jadis, - de la vigne peut-être, des oliviers à coup sûr -, tout en terrasse (marjades); construire là ces murets de pierre sèche a dû être un travail de titan.  La Sierra de Tramuntana en est recouverte, et ces murs datent de l'époque musulmane. Au jour d’aujourd’hui beaucoup sont abandonnés.

La ladera del monte dónde se cultivaba antaño - viñas tal vez, olivos seguro,- hecha de terrazas (marjades); construir allí los muros de piedra seca debió ser un trabajo de titanes. Esas terrazas datan de la época musulmana y la Sierra de Tramuntana está recubierta de ellas. A día de hoy muchas están abandonadas.

 

 


La brume empêche de voir très loin, mais l'effort est plus que récompensé.
La calima impide ver muy lejos, pero el esfuerzo valió la pena.


Ici on se trouve près d'Estellencs.  La végétation est rare: pins, chênes verts, oliviers, quelques arbousiers...et des pierres, cailloux et rochers.

Aquí nos encontramos cerca de Estellencs. La vegetación es escasa: pinos, encinas, olivos, algún madroño...y piedras, guijarros y rocas.

 

 

 
Très intriguées ma fille et moi par cette plante sans feuilles, omniprésente, nous avons demandé à un couple d'amis qui nous a éclairées: "c'est une liliacée !  Et probablement une ornithogale." De la famille des asperges sauvage. Merci!
 
Muy intrigadas mi hija y yo por esta planta sin hojas, omnipresente, preguntamos a una pareja de amigos que nos aclaró la cosa: "es una liliácea! Y probablemente una ornitogalum." De la familia de los espárragos salvajes. ¡Gracias!



Notre jeune compagnon, - je me demande encore pourquoi il se cachait, une photo en contre plongée? - et sa chienne.
Nuestro joven compañero - todavía me pregunto por qué se escondía - y su perra.


Peu à peu, et comme prévu, le soleil se cache derrière le Galatzó.
Nous redescendons, ravis, bien plus vite! 
  Poco a poco, y como previsto, el sol se esconde tras el  Galatzó.
Bajamos encantados, y mucho más de prisa!

Commentaires

Bonjour Colette,

Vous découvrez les joies de la rando ? Personnellement, ce sont les seules vacances valables que je pratique, depuis la fin des « obligations » familiales en bord de mer… Une façon de découvrir un pays, surtout ses gens, bien différents des marchands des bazars et des souks…

On y est quasiment seul : dès qu’il s’agit de marcher et de transpirer un poil, plus grand monde au portillon. Faute de pouvoir y retourner pour d’évidentes raisons sécuritaires, j’ai remplacé les déserts de l’Afrique du Nord (Mauritanie, Sud-Algérien, Libye…) par les îles de la Méditerranée. Ne connais pas Majorque, mais vos photos, avec la petite brume, me rappellent les paysages de Crète, de Sardaigne ou des Cyclades… La même caillasse, la même végétation, le même sentiment d’abandon semble-t-il…

Avec l’expérience, on apprend évidemment à marcher à la fraîche, éviter le gros cagnard qui vous caramélise et puis, passé l’âge de la retraite, on n’hésite plus à se faire « pousser » un brin pour courber les dénivelés trop rudes, ce que vous avez bien compris… s’agit de ménager son capital de cartilage articulaire, ne pas le bousiller dans les descentes… Le printemps pas trop précoce et l’automne pas trop tardif sont les saisons idéales.

Une bonne semaine, chère Colette.

PS Je dévore en ce moment un bouquin d’un chanteur catalan LLuis LLach « Les yeux fardés ». Une ode magnifique à Barcelone, pour une génération qui connaît la Guerre civile. Mais vous devez l’avoir lu.

Écrit par : Gislebert | 03/09/2017

Quels paysages magnifiques ! Il ne faut pas vous étonner, si les touristes viennent envahir votre île.
Mais viennent-ils seulement dans la Tramuntana ? Peut-être vaut-il mieux qu'ils restent sur la côte ...

Vos photos font ressortir cette sorte de dialogue rocailleux entre l'homme et la roche. Dialogue très harmonieux et paisible en apparence, mais quels tourments avant d'en arriver à ce résultat. La roche a dû être une rude adversaire, avoir des arguments massifs.
Il faut avoir été drôlement motivé pour s'attaquer à ces piedras, guijarros y rocas pour en faire des murs, terrasses et chemins pavés, mais à présent, ils sont tellement fondus dans ce tableau de beiges et verts, qu'on les prendrait pour naturels !

On trouve cela aussi en Suisse, par exemple en Valais ou au Tessin, où ce n'est justement pas tout plat !

Écrit par : Calendula | 03/09/2017

Comme toujours de superbes photos, merci. J'espère que vos genoux se sont remis de la descente :-) Bon dimanche

Écrit par : grindesel | 03/09/2017

Superbe sujet de blog, Chère Colette et si vivant, en dépit ou justement par les pierres et autres roches domptées...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/09/2017

@ Bonjour Gilsebert, je crois en effet que la végétation et les pierres de toutes tailles sont semblables dans tout le pourtour méditerranéen. Il s'agit de bien se chausser, et de regarder le sol en marchant.
Pour les paysages, un arrêt (pour reprendre son souffle aussi, et là prendre des photos est une excellente raison pour une halte;-))
Il y a bien longtemps que j'ai découvert le plaisir de la randonnée ici, savez-vous, mais de gros ennuis de santé, récurrents, m'empêchent trop souvent d'en faire.
Alors celle-ci m'a fait grand plaisir.

Luís Llach, je le connais plus comme auteur-compositeur interprète en catalan que comme écrivain. Je n'ai pas lu "Memòria d'un ulls pintats" mais si vous dites tant de bien, je le ferai.

Bonne semaine et merci à vous.

Écrit par : colette | 03/09/2017

@ Calendula, merci de votre enthousiasme. Nous n'avons croisé aucun touriste mais de nombreuses excursions en montagne, parfois de plusieurs jours, sont organisées au printemps et en automne. Mais ces touristes-là sont très bienvenus!
Pour les murs/muret de pierre je voulais vous expliquer qu'il y en a de deux sortes. D'abord bien sûr ceux qui soutiennent les terrasses, et puis ceux qui divisent les propriété: il fallait empêcher que les moutons/chèvres ne se mêlent, et que chacun retrouve ses bêtes. C'est le cas du mur de la photo où se trouve le chien.
Vous avez tout à fait raison pour la symbiose entre l'homme et les différentes sortes de pierres. On s'y sent comme protégés par elles...qui nous font trébucher!
Il faudra que j'aille, un jour, voir vos montagnes suisses...
Amicalement.

Écrit par : colette | 03/09/2017

@ Bonjour Grindesel, et merci!
Aucun problème du côté des genoux, mes articulations se portent bien, gracias:-))
Bonne semaine à vous et à bientôt.

Écrit par : colette | 03/09/2017

@ Hélène, un grand merci. Après cette balade, le sujet était évident: les pierres comme grandes et petites protagonistes.
Bonne semaine.

Écrit par : colette | 03/09/2017

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