12/08/2017

Au plus haut de nous-mêmes / En lo más alto de nosotros mismos

Sans aucun doute les épreuves d’athlétisme du moment ont-elles un rôle dans le choix de ce poème, mais surtout les encouragements reçus et donnés au long de ma vie .
 
Sin ninguna duda las pruebas de atletismo del momento tienen algo que ver con la elección de este poema, pero sobre todo los ánimos recibidos y dados a lo largo de mi vida.
 
 
DULCE CHACÓN (Madrid 1954-2003)

 

 
La construction d’un rêve
 
On a toujours le temps pour un rêve.
 
Il est toujours temps de se laisser emporter
par une passion qui nous entraîne vers le désir.
 
Il est toujours possible de trouver la force
nécessaire pour prendre son envol et se diriger vers
le haut.
 
Et c’est là, là seulement sur les hauteurs ,que
nous pouvons déployer nos ailes de toute leur
extension.
 
Là seulement, au plus haut de nous-mêmes,
au plus profond de nos inquiétudes,
que nous pourrons écarter les bras, et voler.
 
(Trad: Colette)
 
 
 
Nafissatou Thiam saut en longueur
 
 
 

LA CONSTRUCCIÓN DE UN SUEÑO

Siempre hay tiempo para un sueño.
  Siempre es tiempo de dejarse llevar
por una pasión que nos arrastre hacia el deseo.

Siempre es posible encontrar la fuerza
necesaria para alzar el vuelo y dirigirse hacia
lo alto.

Y es allí, y solo allí, en la altura, donde
podemos desplegar nuestras alas en toda su
extensión.

Solo allí, en lo más alto de nosotros mismos,
en lo más profundo de nuestras inquietudes,
podremos separar los brazos, y volar.

 

Commentaires

Serait-ce là une manifestation de la fierté Hispanique ?
Faut-il arriver tout en haut pour commencer à voir quoi que ce soit ?
A quel prix et pour quel but ?
Le sport de pointe fait partie des divertissements et d'une forme d'abrutissement des masses béates devant l'exploit qui consiste à prendre au berceau une victime et la propulser vers les sommets sans aucune considération pour la plus grande partie de sa vie qui sera consacrée au soins et à une mort prématurée. The show must go on.

Écrit par : Pierre Jenni | 12/08/2017

@ Pierre Jenni : j'ose espérer que votre commentaire est humoristique, car vous voir écrire "une forme d'abrutissement des masses beates" après avoir lu les commentaires aberrants que vous laisser paraître sur votre blog "Post ténèbres lux" c'est vraiment trop drôle. Enfin volontaire ou pas je vous remercie de m'avoir faire rire.

Écrit par : grindesel | 12/08/2017

Bonjour Colette,

Quel plaisir de retrouver votre blog, il est un peu comme la fenêtre ouverte sur laquelle s’appuie la Muchacha de Salvador Dali qui illustre l’un de vos billets : la mer, le monde, en fait sa vie devant elle toute offerte…

Después de este período de aislamiento (un poco) forzado, leí todos sus billetes de este verano, verdaderamente usted tiene el arte de escoger el poema o el artículo de periódico idóneos… En idioma francés, c’est peu de le dire, vous avez l’art de choisir le poème ou l’article idoines. J’arrête là les compliments, vais vous faire rougir…

D’abord le petit poème de Dulce Chacón, à peine quatre tercets, ciselé pour nous sortir de nous-mêmes, la part de rêve pour apprivoiser le chien noir.

Siempre hay tiempo para un sueño… Podremos separar los brazos y volar…

Hélas, le rêve et le vol n’ont qu’un temps, attention au vertige d’Icare et à la chute. Petit rappel aragonesque :

Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur, et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie.

Dans le même registre, pour nous régaler l’optimisme, ce proverbe persan :

« La nourrice de ce monde n'a élevé personne qu'elle n'ait dévoré ensuite. »

Mais foin de morosité : ai particulièrement aimé l’article de M. Vicent paru dans El Pais sur les hirondelles, avec le parallèle des enfants et des oisillons, l’inévitable compétition et la dure leçon de vie, les fientes dérisoires qui constellent de leurs taches éclatées les journaux protecteurs disposés pour épargner le sol et porteurs des pires nouvelles… Vraiment un beau billet d’humeur et de style comme on n’en lit plus guère dans nos journaux, un peu à la manière de J-C Mayor naguère… Los lectores de El Pais tienen mucha suerte.

M’attriste un peu, mais ne me surprend pas, le peu de commentateurs pour rebondir sur vos choix… Deux lignes de-ci de-là, de l’approbation polie, sympa (encore heureux). Ou alors complètement hors-sujet (Jenni), qui n’a rien compris au texte ou trop vite lu…. La poésie ne paie plus, quant à la culture, mieux vaut ne pas trop l’étaler, on se fait vite traiter de pompeux moutardier… Ah, si vous abordiez la politique, l’Islam, la crise des migrants, l’angoisse existentielle des transgenres, que sais-je, vous auriez droit à une avalanche, les plus subtils analystes du Pays romand vous inonderaient de leurs propos fleuris, les plus insistants vous accableraient de leurs délires récurrents. Sans doute n’êtes-vous pas assez clivante, Colette, pour figurer au box-office de ce portail… Dieu vous en préserve ! :))

Le deseo la felicidad de poder todavía desplegar su alas y perseguir su sueño.

Hasta la proxima.

Gislebert.

Écrit par : Gislebert | 13/08/2017

@Gislebert, contente de vous retrouver, en forme semble-t-il.
La poésie est fort difficile à commenter, c'est normal, et je suis habituée depuis 2010 ici à avoir peu de commentateurs mais pas mal de lecteurs quand même.
Grindesel est pour moi une précieuse et fidèle lectrice, je suis toujours ravie quand elle me laisse un mot.
Pour le poème d'aujourd'hui, et c'est, si je l'ai bien compris, le but de Jacques Attali, qui est de faire tout son possible pour que soi-même et chacun puisse réaliser ses rêves...et voler. Le temps qu'on pourra.
Je vous souhaite une bonne semaine, hasta pronto.

Écrit par : colette | 13/08/2017

(Contexte: lors d'une promenade en montagne, Marguerite s'est allongée sur l'herbe d'un pâturage et s'est assoupie)

Un temps indéterminé s’écoula. Le temps de l’évanouissement, des ténèbres, de la disparition, de l’absence, de l’indifférence. Le temps d’être rattrapée par son passé.

Puis, la lumière revenant peu à peu, une étincelle de vie réapparut dans les yeux encore mi-clos de Marguerite. Son regard, d’abord vague, fut attiré par le va-et-vient des corbeaux au-dessus de sa tête. Elle s’absorba si complètement dans l’observation de leur ballet céleste qu’elle semblait avoir décidé d’y consacrer le reste de sa vie. “J’aime ces oiseaux”, pensa-t-elle langoureusement. “Pourquoi m’attirent-ils? Sans doute parce qu’ils sont beaux, intelligents et qu’ils portent fièrement leur habit noir, sans se poser de questions, sans rien devoir à personne, en ignorant les fables qui circulent sur leur compte et en se fichant pas mal d’être des parias, des mal aimés. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, les corbeaux sont des oiseaux de bon augure. Ainsi, dans la légende du déluge, Utnapishtim laissa d’abord sortir de l’arche une colombe; la colombe s’envola mais, ne trouvant pas d’endroit où se poser, elle revint; puis, ayant attendu, Utnapishtim lâcha une hirondelle; l’hirondelle s’envola mais, ne trouvant pas d’endroit où se poser, elle revint; puis, ayant encore attendu, Utnapishtim décida de libérer un corbeau; celui-ci s’envola à son tour, décrivit des cercles au-dessus de l’arche, croassa, s’éloigna et ne revint pas: c’était le signe que les eaux s’étaient enfin retirées. Du reste, n’est-ce pas un corbeau que le soleil choisit pour aller annoncer à Mithra qu’il devait faire un sacrifice?”. Puis, dans l’enchaînement de ses pensées, Marguerite se souvint de la manière dont le prophète Élie survécut au bord du torrent de Kérith: “Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, du pain et de la viande le soir; et il buvait l’eau du torrent” (I Rois 17:6). Elle se remémora ensuite Abdias, l’intendant du roi Achab, qui avait sauvé la vie à cent prophètes en les cachant, cinquante dans une caverne et cinquante dans une autre, et qui “leur avait procuré le pain et l’eau nécessaires à leur subsistance” (I Rois 18:4). “Indiscutablement, cet Abdias était de la race des corbeaux, pensa-t-elle. Et si, moi aussi, j’étais un corbeau? Et si les corbeaux étaient des anges?”

Décontenancé, sans doute, par la candeur des pensées de Marguerite, le temps suspendit son vol, tant et si bien que le moment présent finit par se confondre avec l’éternité. Marguerite, qui se sentait des ailes, en profita pour les déployer. Avec une légèreté infinie, sans peine aucune ni la moindre douleur, sans appréhension ni regret, elle s’éleva dans les airs: jamais elle n’avait connu pareil sentiment, tel ravissement. Puis, entourée de ses amis corbeaux, elle s’en alla survoler le vaste monde, qui s’offrait à elle, de toutes parts paisible et accueillant. “Quel point de vue magnifique, s’émerveillait-elle sans cesse; il n’y a que les rêves pour procurer des sensations aussi douces, aussi légères”. Et Marguerite n’en finissait pas de planer, sillonnant majestueusement le ciel imaginaire de la planète de ses rêves – une planète où les corbeaux étaient rois, et où elle était reine...

Ainsi allait le monde: les corbeaux croassaient et Marguerite, élevée au rang de majesté des corbeaux, rêvassait dans l'herbe, à quelques pas du sommet d’une montagne magique.

Écrit par : Mario Jelmini | 13/08/2017

@ Mario Jelmini, merci pour ce conte qui plane en harmonie avec le poème.

Écrit par : colette | 13/08/2017

Loin de moi de vouloir défriser les jolis rêves de la candide Marguerite, mais il est d’autres moyens pour s’envoler et planer, expérimentés par une pléthore d’humains depuis la nuit des temps, les drogues, l’alcool et autres substances illicites.

L’ennui, si la plus connue le LSD (invention suisse !) permet de planer, aux dires des expérimentateurs, on risque de rester perché sur l’arbre…

Pour avoir soigné et accompagné de nombreux toxicos dans les années Sida, vaut mieux éviter les autres…

L’alcool, la plus répandue, a-t-il des vertus créatrices ? Propos de G. Apollinaire à son éphémère compagne Madeleine Pagès qui l’engueulait en le voyant baigner dans son vomi lors de la rédaction d'Alcools (on reste dans le cadre du blog de Colette, poésie et délicatesse !) :

Ta gueule connasse, tu vois pas qu'je crée là! »

Un grand poète, l’Apollinaire (le pont Mirabeau), mais un peu rustre et guère galant, contrairement au beau Mario qui fait feu de tout bois, ainsi qu’en témoignent ses nombreuses interventions blogosphériques…

Sólo por diversión.

Écrit par : Gislebert | 14/08/2017

Heureuse de vous revoir Gislebert :)

Sans drogues, ni alcool, Les histoires romantiques et poèmes - Musset et Aragon, mes préférés - m'ont toujours fait planer dans ma jeunesse. Mario Jelmini et Colette ont à nouveau réussi ce tour de magie. Merci à eux!

Écrit par : Patoucha | 14/08/2017

Merci Dame Patoucha,

Musset et Aragon, z'êtes très fleur bleue en fin de compte,
pas étonnant que le beau Mario, lui qui connaît toutes les ficelles, ait pu si facilement vous séduire, du moins si j'en crois le petit monde blogosphérien ! :)))

Bien à vous.

Écrit par : Gislebert | 15/08/2017

@ Patoucha, comme vous j'aime planer, rêver, imaginer, même si plus jeune(s) du tout! La poésie a donc tout pour nous plaire...

Bonne journée à tous.

Écrit par : colette | 15/08/2017

Ravi de vous avoir permis une bonne tranche de rire grindesel. C'est ça de pris et ça n'implique aucune hauteur.
Je suis limite autiste en poésie. Mon esprit est un brin trop cartésien pour accéder à ces messages subliminaux.
Mon commentaire ne visait pas le texte en lui même, mais l'analogie avec le sport de pointe. Ma fille qui s'est offert quelques podiums en gymnastique rythmique pourrait vous expliquer mieux que moi les dérives du sport d'élites.

Je vais pourtant tenter de commenter le poème en question. Sans aucune autorité, va sans dire.

La construction d’un rêve

- Un rêve se construit-il ? Avons-nous ce pouvoir de diriger nos rêves ?

On a toujours le temps pour un rêve.

- Ah bon ? Encore ce pouvoir de décision...

Il est toujours temps de se laisser emporter
par une passion qui nous entraîne vers le désir.

- Là c'est plus compliqué. Passion et désir semblent intrinsèquement liés. La méditation et toutes les écoles philosophiques semblent suggérer que ces émotions peuvent être comprises et transcendées. J'en doute personnellement car une vie sans désir aurait de la peine à subsister. Le désir ressemble un peu à la carotte. La passion, comme son nom l'indique est souffrance. Les bouddhistes suggèrent qu'il est possible d'en sortir.

Il est toujours possible de trouver la force
nécessaire pour prendre son envol et se diriger vers
le haut.
- Le Yi-King, pour ne prendre que cet exemple d'un texte millénaire, suggère que ce qui est en haut est en bas. Tout est cyclique.
Faut-il vraiment de la force, des efforts pour s'extraire de la fange ? Et le haut, c'est où ? Au ciel ?

Et c’est là, là seulement sur les hauteurs ,que
nous pouvons déployer nos ailes de toute leur
extension.
- Le drame consiste à vouloir. Quoi que ce soit. Le vouloir est la manifestation du désir et donc la justification de la souffrance. Les hauteurs en question m'apparaissent comme suspectes, mais surtout, le chemin pour y parvenir, une voie de garage, un chemin de croix, qui laisse entendre à celui pour qui ça résonne, qu'il puisse sortir de sa condition et accéder aux délices d'un paradis.

Là seulement, au plus haut de nous-mêmes,
au plus profond de nos inquiétudes,
que nous pourrons écarter les bras, et voler.
- Ben tiens, il semblerait que le plus haut soit aussi le plus bas. J'en perds mon latin. Faudrait-il alors plutôt creuser que grimper ? Voler ? Pourquoi faire ? Ah, mais suis-je bête, c'est une métaphore pour rêver.
Bref, y aurait-il un traducteur dans la salle ?


Décidément, la poésie permet tout.

Écrit par : Pierre Jenni | 15/08/2017

• “Mais la sagesse, où la trouver?” (Job 28:12); • “La sagesse (...) se tient au sommet des hauteurs” (Proverbes 8:1-2)

"Et c’est là, là seulement sur les hauteurs, que nous pouvons déployer nos ailes de toute leur
extension."

Illustration (il n'est point nécessaire de lire les notes):

Sur ces entrefaites, Marguerite était parvenue au sommet (1). Elle aimait cet endroit, comme tous les endroits d’où l’on pouvait contempler le monde depuis en haut. Tout en reprenant tranquillement son souffle, elle balaya l’horizon d’un vaste regard circulaire (2). Au fond, la brume et la pollution de la plaine; ici, sur la hauteur, un ciel limpide et un air pur (3). Marguerite se sentit apaisée. L’effort lui avait fait du bien. Un esprit vivifiant en forme de brise caressait la cime. Le lieu et l’heure étaient propices.

Chaque fois que Marguerite éprouvait cette sensation de domination, de maîtrise que l’on peut ressentir au sommet d’une montagne (4), les mêmes pensées animaient son esprit. Vue d’en bas, la montagne offre mille visages. Elle présente des aspects différents, apparemment sans rapport les uns avec les autres, selon qu’on la contemple depuis le nord, le sud, l’est ou l’ouest. Pour ceux du nord, ses flancs sont escarpés. Pour ceux du sud, ils sont en pente douce. Les uns ne voient que roches et falaises, les autres forêts et pâturages. Tout se passe comme s’il y avait autant de montagnes que de points de vue pour l’observer. Pour gravir la montagne, on peut emprunter mille chemins différents, selon qu’on débute l’ascension par le nord, le sud, l’est ou l’ouest. Aucun chemin n’est identique aux autres. Aucun n’est le seul possible, le seul valable (5). Tous, ou presque (6), permettent d’arriver au but. Mais tant qu’on n’a pas atteint le sommet, on n’a qu’une vue partielle, on ne voit que d’un côté. Plus on approche du sommet, plus les chemins ont tendance à se rejoindre et la vue à s’élargir. A la fin, tous ceux qui ont mené l’ascension jusqu’à son terme, d’où qu’ils viennent, se retrouvent au même endroit, avec le même point de vue: que l’on soit monté depuis le septentrion, le midi, l’orient ou l’occident, le panorama est identique. Au pied de la montagne, la réalité n’est pas la même pour tous. Au sommet, il n’y a plus qu’une vérité (7), la même pour tous (“Tout ce qui monte converge inévitablement”, a écrit le Père Teilhard de Chardin). Tout cela serait relativement simple, se disait Marguerite, s’il n’y avait qu’une seule montagne. Mais il en existe une multitude. Des grandes et des petites. Et pas seulement sur Terre mais aussi à la surface des autres planètes. Y aurait-il autant de vérités (8) qu’il y a de montagnes, de planètes et d'univers? La vérité dépendrait-elle du lieu où l’on se trouve (9) ? Marguerite avait beau chercher, elle ne trouvait pas de réponse. Une phrase, qu’elle avait une fois lue dans un livre, lui revint en mémoire: “Le sage s’escrime à chercher la vérité alors que l’imbécile l’a trouvée” (10). L’être humain se console comme il peut de son ignorance...

Et puis, se dit encore Marguerite, même si l’on ne considère que le sommet de la montagne sur laquelle on se trouve, la vérité d’aujourd’hui n’est pas nécessairement la même que celle de hier et la vérité de demain ne sera pas nécessairement celle d’aujourd’hui (11). Le 15 juillet (12), par exemple, en admettant que le ciel soit dégagé et la visibilité bonne, on pourra distinguer, au creux de la vallée, les bateaux sillonner le lac. Le 15 janvier (12), par contre, en supposant qu’il neige en altitude (13), on ne verra pas les patineurs glisser sur les eaux de ce même lac. Ainsi, la vérité ne dépendrait pas seulement de l’endroit mais aussi du moment... (14)

Parvenue à ce stade de sa réflexion, Marguerite se sentit à la fois très seule et très en symbiose avec Jésus (15). L’élévation du lieu lui fit prendre une conscience aiguë de l’étendue de sa différence, une conscience aiguë du fossé qui la séparait de tous ces imbéciles heureux de détenir la vérité. (16) Faisant écho à son alter ego et sans suffisance aucune, plutôt avec une pointe de regret, elle avait envie de leur dire, à tous ces bienheureux: “Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde” (17).

Douze coups sonnèrent au clocher de l’église. Les tintements sourds s’élevèrent dans les airs et parvinrent, étouffés, aux oreilles de Marguerite, qui avait l’ouïe fine et fut ainsi tirée de sa rêverie. Elle avait tout l’après-midi devant elle. Elle s’assit (18) sur l’un des bancs, face au sud- ouest, et contempla longuement le lac. Une personne qu’elle chérissait, une personne qui avait souffert toutes les angoisses de la terre, s’était noyée dans ce lac, emportée par un ultime malaise: sa propre mère.

Longtemps, Marguerite avait essayé de trouver un sens aux souffrances endurées par celle qui l’avait mise au monde. Maintenant qu’elle y repensait, elle comprenait que sa mère - comme Job, comme Jean- Baptiste, comme Jésus et comme tant d’autres - avait été sacrifiée. Marguerite eut alors la curieuse sensation qu’il dépendait d’elle, désormais, que ces sacrifices n’aient pas été vains.

Sa mère... Job... Jean... Jésus... Sacrifiés par qui? pour qui? pour quoi? Tandis qu’elle réfléchissait à ces questions, Marguerite sentit ses paupières s’appesantir (19). Dans le même temps, son âme fut comme aspirée et entraînée dans les profondeurs d’un univers inondé de larmes et saturé de lamentations (20), un univers peuplé d’opprimés (21) et de suppliciés (22) condamnés à supplier (23) dans une interminable complainte:
“Nous voulons «la miséricorde, pas le sacrifice»”
(cf. Matthieu 9:13 et 12:7, tiré d’Osée 6:6).

Marguerite essaya de joindre sa voix (24) à celle de ces malheureux (25) mais elle n’en eut pas la force (26). “Hélas! Les coeurs défaillent et les genoux flageolent. Les voilà angoissés, tremblant de tout leur corps. Les visages de tous sont blancs comme des linges” (27). “Pourquoi tous ces visages défaits, livides? Malheur! Quel jour terrible!” (28). “Ce ne sont que blessures, meurtrissures et plaies vives qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies avec un onguent” (29), grimacèrent ses yeux d’infirmière. À contempler de près ces êtres laminés (30), décharnés, à deux doigts de sombrer (31), elle se sentit défaillir (32). Elle aurait voulu s’enfuir, ou alors s’enfouir, mais elle n’y parvenait pas (33). “Trop, c’est trop”, songea-t-elle avec amertume en mesurant l’étendue de son impuissance. “À quoi bon? Toute opposition est vaine, toute résistance inutile”, lui suggérait une voix. L’instant d’après, elle se sentit happée par une force inconnue. “C’en est fait (34), mon tour est venu (35)”, eut-elle encore la force de murmurer (36). Puis, lâchant soudainement prise, elle s’abandonna complètement.

Puis, plus rien.
L’obscurité (37).
Le trou noir.
Le vide intersidéral.

.........

Un temps indéterminé s’écoula (38). Le temps de l’évanouissement, des ténèbres, de la disparition, de l’absence, de l’indifférence. Le temps de la noyade. Le temps d’être rattrapée par son passé.

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(1) “L’Éternel dit à Moïse: «(...) et tu te tiendras là, devant moi, au sommet de la montagne»” (Exode 34:1-2).

(2) • “Monte au sommet du Pisga, porte tes regards à l’occident, au nord, au midi et à l’orient, et contemple de tes yeux” (Deutéronome 3:27; paroles de l’Éternel à Moïse); • “Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, vis-à-vis de Jéricho. Et l’Éternel lui fit voir tout le pays, de Galaad jusqu’à Dan” (Deutéronome 34:1); • As-tu embrassé du regard l'étendue de la terre?” (Job 38:18; c’est l’Éternel qui interroge).

(3) “Ce n’est pas d’une montagne de ce monde matériel que vous vous êtes approchés (...). Mais (...) vous vous êtes approchés de Dieu” (Hébreux 12:18-23).

(4) “Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter” (Khalil Gibran, Le prophète, éd. Casterman, 1956, 30e édition, p. 81).

(5) “Chacun suit son propre chemin” (Joël 2:8). Et, par la même occasion, chacun EST son propre chemin.

(6) Car il existe aussi des culs-de-sac, des voies qui ne mènent nulle part, qui s’arrêtent au bord d’un précipice ou qui redescendent dans la vallée. “Certains pensent être sur une voie juste alors que cette voie conduit à la mort” (Proverbes 14:12 et 16:25; autre traduction, choisie par la Bible du Semeur: “Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort”).

(7) “La Vérité est unique (...)” (Évangile apocryphe de Philippe, logion 9 c in initio).

(8) “La Vérité est unique mais, en même temps, elle est multiple (...)” (Évangile
apocryphe de Philippe, logion 9 c).

(9) • “Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au- delà” (Montaigne, 1533-1592); • “Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà” (Blaise Pascal, 1623-1662).

(10) Citation exacte: “Le sage cherche la vérité tandis que l’imbécile l’a déjà trouvée” (Bernard Werber, Les Thanatonautes , Albin Michel, 1994).

(11) • “Vérité dans un temps, erreur dans un autre” (Montesquieu, Lettres persanes , 1721); • “Tous ceux qui veulent dire une vérité avant son heure risquent de se retrouver hérétiques” (Pierre Teilhard de Chardin [1881-1955], L'Apparition de l'homme , Éditions du Seuil, Paris 1956).

(12) Le lecteur est libre de remplacer ici juillet par janvier et janvier par juillet, selon qu’il lui plaît de situer la scène dans l’hémisphère nord ou dans l’hémisphère sud. Car Marguerite ne partage pas le point de vue de Salomon lorsqu’il décrète, dans Proverbes 26:1, que “la neige ne convient pas en été” - une affirmation ressentie comme une provocation par les Offices du tourisme de Bariloche, de Perisher et du Mont Ruapehu.

(13) “Il [le Très-Haut] dit à la neige: «Tombe sur la terre!»” (Job 37:6). Et la neige de tomber. Pas cons, les flocons...

(14) Depuis longtemps - aussi loin qu’elle se souvient - la quête et l’amour de la vérité sont le tourment, le chemin de croix de Marguerite. N’est-ce pas elle, un certain vendredi 14 du mois de nisan, alors qu’elle s’appelait Pilate, qui avait demandé à Jésus: “Qu’est-ce que la vérité?” (Jean 18:38)? Le Carré, citoyen de Flatland, donne un bel exemple de la relativité de la vérité lorsqu’il explique au monarque de Lineland: “Car votre Espace n’est pas le véritable Espace. Le véritable Espace est une Surface Plane; le vôtre n’est qu’une Ligne” (Edwin A. Abbott, «Flatland, une aventure à plusieurs dimensions», Denoël, Présence du futur/110, Paris 1998, p. 119; à ce stade du récit, le Carré n’a pas encore reçu la visite de la Sphère et encore moins visité Spaceland). Puis le Carré étant sorti de la Ligne, le Roi de Lineland, ne le voyant plus, croit que son visiteur est mort. “Je ne suis pas mort”, réplique le Carré. “J’ai seulement quitté le Pays de la Ligne, c’est-à-dire la Ligne Droite que vous appelez Espace, et je me trouve dans le véritable Espace, d’où je puis voir les choses telles qu’elles sont en réalité” (p. 120; voilà qui ouvre des perspectives à qui s’interroge sur l’existence d’une vie après la mort).

(15) Cf. • Jean 6:15 : “Jésus (...) se retira (...) seul sur la montagne”; • Matthieu 14:23 : “Il (Jésus) monta sur la montagne pour prier à l’écart”.

(16) • Dans Ésaïe 55:9, le prophète place ces mots dans la bouche du Père éternel: “Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au- dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées”. • «Dans Flatland, une aventure à plusieurs dimensions», l’auteur, Edwin A. Abbott, fait dire à la Sphère, à l’adresse du Carré (p. 148): “Je n’appartiens pas à la même catégorie d’êtres que vos compatriotes de Flatland".

(17) Jean 8:23. Voir aussi Jean 17:14 et 17:16 (“Je ne suis pas du monde”), ainsi que Jean 18:36 (“Mon royaume n’est pas de ce monde”). Bien avant Jésus, le psalmiste s’était exprimé de manière assez proche: “Je suis un étranger sur la terre” (Psaumes 119:19). L’épistolier va dans le même sens quand il parle d’être(s) “étrangers et voyageurs sur la terre” (Hébreux 11:13, interprétant Genèse 23:4 dans un sens figuré; voir aussi Éphésiens 2:19 et I Pierre 2:11). On mentionnera encore cette parole de Jésus à ses disciples: “Parce que vous n'êtes pas du monde, (...) à cause de cela le monde vous hait” (Jean 15:19).

(18) • “Jésus (...) monta sur la montagne. Il s’assit” (Matthieu 5:1); • “Étant monté sur la montagne, il [Jésus] s’y assit” (Matthieu 15:29). Tout comme le Nouveau Testament avait prévu la venue de Jésus et ce qui devait lui arriver, de même le Testament de Marguerite a prévu la venue de Marguerite et ce qui devait lui arriver.

(19) “(...) réfléchir tranquillement à ce qui était arrivé. Lorsque (...) une somnolence me prit” (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions; c’est le Carré qui parle).

(20) • “Les enfants d’Israël, qui gémissaient dans la servitude, poussèrent des cris de détresse” (Exode 2:23); • “L’Éternel n’a pas écouté votre voix et n’a pas prêté l’oreille à vos cris” (Deutéronome 1:45; c’est Moïse qui parle); • “J’ai le visage tout enflammé, à force de pleurer” (Job 16:16); • “C’est vers Dieu que je regarde en pleurant” (Job 16:20; autre traduction: “C’est Dieu que j’implore en larmes”); • “Que mes cris puissent s’élever librement!” (Job 16:18); • “O Éternel, je crie vers toi” (Joël 1:19); • “Je crie vers toi et tu ne me réponds pas” (Job 30:20); • “Je m’épuise à crier, ma gorge est desséchée” (Psaumes 69:3 ou 69:4, selon la numérotation adoptée); • “Je m’épuise à force de gémir” (Psaumes 6:6 ou 6:7, selon la numérotation adoptée); • “Prête l’oreille à mes cris! Ne sois pas insensible à mes larmes!” (Psaumes 39:13); • “Tu nous fais manger un pain trempé de nos pleurs; tu nous abreuves de nos larmes” (Psaumes 80:6; c’est sans doute ce pain trempé de pleurs que la prière enseignée par Jésus, telle qu’on la trouve consignée dans Matthieu 6:11 et Luc 11:3, appelle “notre pain quotidien”); • “Tous ses jours ne sont que tourment; ses labeurs ne lui procurent que des souffrances; même la nuit, il [l’être humain en général] ne trouve pas de repos” (Ecclésiaste 2:23); • “Tous se lamentent, ils se répandent en larmes” (Ésaïe 15:3), “ont l’effroi dans l’âme” (Ésaïe 15:4) et “poussent des cris de détresse” (Ésaïe 15:5); • “Leurs cris de détresse s’élèvent vers la montagne” (Ésaïe 22:5 in fine; autres traductions rencontrées: “Ils appellent les montagnes à l’aide”; “De la montagne, on entend leurs appels à l’aide”); • “Vous crierez dans la douleur de votre âme et vous vous lamenterez dans l'abattement de votre esprit” (Ésaïe 65:14 in fine); • “Nous entendons des cris d’effroi. C’est l’épouvante!” (Jérémie 30:5); • “Malheur à moi, car l'Éternel ajoute l’affliction à ma douleur; je suis épuisé à force de gémir et je ne trouve point de repos” (Jérémie 45:3; c’est Baruc, compagnon de Jérémie, qui parle); • “Ton cri de détresse emplit la terre” (Jérémie 46:12); • “Elle pleure tout au long de la nuit et les larmes inondent ses joues” (Lamentations 1:2); • “Mes yeux ruissellent de larmes” (Lamentations 1:16; dans le même sens: Lamentations 3:49); • “Mes yeux se consument dans les larmes, mes entrailles bouillonnent, ma bile se répand sur le sol” (Lamentations 2:11); • “Lève-toi, crie ta détresse dans la nuit” (Lamentations 2:19, traduction Segond 21); • “Alors je regardai, et je vis une main tendue vers moi qui tenait un livre en forme de rouleau. Elle le déroula devant moi: il était couvert d’inscriptions, au recto et au verso: c’étaient des lamentations, des plaintes et des gémissements” (Ézéchiel 2:9-10); • “Quant à toi, fils d’homme, gémis, les reins brisés; oui, gémis avec amertume” (Ézéchiel 21:6 ou 21:11, selon la numérotation adoptée; la formule “fils d’homme” désigne ici le prophète); • “(...) avec des pleurs et des lamentations” (Joël 2:12); • “Vous couvrez de larmes, de pleurs et de gémissements l’autel de l’Éternel” (Malachie 2:13); • “Et il [l’apôtre Pierre] fondit en larmes” (Marc 14:72); • “Il y avait aussi beaucoup de femmes qui se frappaient la poitrine et qui pleuraient” (Luc 23:27); • “Des cris ont été entendus (...), des lamentations et de grands gémissements” (Matthieu 2:18, citant Jérémie 31:15); • “(...) des pleurs et des grincements de dents” (Matthieu 8:12, 13:42, 13:50, 22:13, 24:51 et 25:30; Luc 13:28); • “Jésus poussa de nouveau un grand cri” (Matthieu 27:50; dans le même sens: Marc 15:37); • “C’est Jésus qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications” (Hébreux 5:7; par “dans les jours de sa chair”, il faut comprendre “pendant sa vie terrestre”).

(21) • “Les opprimés sont dans les larmes, et personne qui les console! Ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs, et personne qui les console!” (Ecclésiaste 4:1); • “Nous sommes poursuivis, le joug sur le cou; nous sommes épuisés, nous n'avons point de repos” (Lamentations 5:5).

(22) “Ils [les chefs des Juifs] allèrent trouver Pilate pour lui demander de faire briser les jambes des suppliciés” (Jean 19:31; en l’espèce, les suppliciés étaient Jésus “et deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu” [Jean 19:18]).

(23) • “Ô Éternel mon Dieu, daigne avoir égard à la prière de ton serviteur et à sa supplication! (...) Exauce la supplication de ton serviteur!” (I Rois 8:28-30); • “Que tes yeux s’ouvrent sur la supplication de ton serviteur!” (I Rois 8:52); • “Daigne exaucer les supplications de ton serviteur!” (II Chroniques 6:21); • “Exauce, du haut des cieux, leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit!” (II Chroniques 6:35 et 6:39); • “Écoute la voix de mes supplications, quand je crie vers toi!” (Psaumes 28:2; dans le même sens: Psaumes 141:1); • “Ô Dieu, prête l’oreille à ma prière, et ne te dérobe pas à mes supplications!” (Psaumes 55:1 [ou 55:2, selon la numérotation adoptée]; dans le même sens: Psaumes 86:6, 88:2 [ou 88:3], 130:2, 140:6 [ou 140:7] et 143:1); • “Ô Dieu! écoute mes cris, sois attentif à ma prière. Des confins de la terre, je crie vers toi, le coeur défaillant” (Psaumes 61:1-2 ou 61:2-3, selon la numérotation adoptée); • “De ma voix je crie à l'Éternel, de ma voix j'implore l'Éternel. Je répands ma plainte devant lui, je lui expose ma détresse” (Psaumes 142:1-2 ou 142:2-3, selon la numérotation adoptée); • “Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour lui présenter des requêtes et des supplications” (Daniel 9:3); • “Écoute, ô notre Dieu, la requête de ton serviteur et ses supplications” (Daniel 9:17); • “Je présentais mes supplications à l’Éternel, mon Dieu” (Daniel 9:20); • “Jusques à quand, ô Éternel, t’implorerai-je sans que tu entendes mon appel? J’ai crié vers toi (...) et tu ne m’as pas délivré” (Habacuc 1:2); • “Ils crient à l’aide, mais personne pour les sauver. Ils crient vers l’Éternel mais il ne leur répond pas” (Psaumes 18:41 ou 18:42, selon la numérotation adoptée; dans le même sens: II Samuel 22:42); • “On a beau crier, Dieu ne répond pas” (Job 35;12); • “Ils crieront vers l'Éternel mais il ne leur répondra pas” (Michée 3:4); • “Ils crieront vers moi mais je ne répondrai pas; ils me chercheront mais ne me trouveront pas” (Proverbes 1:28; c’est l’Éternel qui parle); • “Ils crieront vers moi et je ne les écouterai pas” (Jérémie 11:11; c’est encore l’Éternel qui parle); • “Je n'aurai pas de compassion; quand ils feront entendre leurs cris à mes oreilles, je ne les écouterai pas” (Ézéchiel 8:18; c’est toujours l’Éternel qui parle); • “Vous avez beau multiplier les prières, je n'écoute pas” (Ésaïe 1:15; c’est encore et toujours l’Éternel qui parle); • “L’Éternel me dit encore: «(...) je n’écoute pas leurs supplications»” (Jérémie 14:12). Ce qui n’empêche pas Paul de recommander: • “Faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications” (Philippiens 4:6; dans le même sens: Éphésiens 6:18, I Timothée 2:1). • “Dans les jours de sa chair, avec de grands cris et force larmes, il [Jésus] a adressé des prières et des supplications” (Hébreux 5:7).

(24) “Ainsi parle l’Éternel: «(...) ne va point pleurer et te lamenter avec des affligés; car, dit l’Éternel, j’ai retiré à ce peuple ma paix, ma grâce et mes compassions»” (Jérémie 16:5; traduction empruntée à la version synodale de la Bible, huitième revision, Lausanne 1956).

(25) Ancien Testament: “Une grande rumeur se fait entendre sur les montagnes, pareille à celle d’une foule immense” (Ésaïe 13:4). Nouveau Testament (Paul): “Pleurez avec ceux qui pleurent” (Romains 12:15; autre traduction: “Partagez (...) les larmes de ceux qui pleurent”).

(26) "À la vue de cette grande apparition, je demeurai sans force. Mon visage changea de couleur, devint livide” (Daniel 10:8; autre traduction: “Je vis cette grande vision et les forces me manquèrent. Mes traits se décomposèrent”).

(27) Nahum 2:10 ou 2:11, selon la numérotation adoptée (traduction Bible du Semeur).

(28) Jérémie 30:6-7.

(29) Ésaïe 1:6.

(30) “Il n'y a pas de remède à ta blessure, ta plaie est mortelle” (Nahum 3:19).

(31) “Une horreur indicible s’empara de moi. (...) Dès que je recouvrai ma voix, je hurlai dans ma douleur: «C’est la folie ou bien l’Enfer!»” (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions, p.147; c’est le Carré qui raconte, alors que la Sphère vient de l’arracher à sa surface plane pour le propulser dans l’espace).

(32) • “Ils étaient tout près de défaillir” (Psaumes 107:5; autre traduction: “Leur âme défaillait en eux”); • “Je sens mon esprit défaillir en moi” (Psaumes 143:4); • “Je me sens défaillir” (Psaumes 143:7; autre traduction: “Mon esprit se consume”); • “Tu nous a fait défaillir” (Ésaïe 64:6 ou 64:7, selon la numérotation adoptée - traduction Bible du Semeur; autres traductions rencontrées: “Tu nous laisses périr”, “Tu nous laisses succomber”, “Tu nous laisses nous consumer”; le reproche s’adresse à l’Éternel); • “Je me sentis défaillir” (Daniel 10:8; autres traductions: “Je perdis toutes mes forces”, “Je perdis toute vigueur”, “Mes forces m’abandonnèrent”); • “Cette vision m’a rempli d’angoisse, au point de m’ôter toute force” (Daniel 10:16 in fine); • “Maintenant, il n’y a plus aucune force en moi; il ne me reste plus de souffle” (Daniel 10:17 in fine).

(33) • “Elle voudrait s’enfuir mais l’effroi la paralyse. L’angoisse et les douleurs l’ont saisie comme une femme en travail” (Jérémie 49:24); • “Pas un seul ne pourra s'enfuir, aucun d'eux n'en réchappera” (Amos 9:1 in fine; c’est le Seigneur, l’Éternel, qui parle).

(34) Cf. Apocalypse 16:17 et 21:6 (l’expression en cause est censée avoir été prononcée par “Celui qui est assis sur le trône”, c’est-à-dire Dieu). Autres références bibliques: • “C’en est fait de moi!” (Lamentations 3:54; autre traduction fréquemment rencontrée: “Je suis perdu!”); • “C’en est fait de toi” (Ézéchiel 27:36 in fine et 28:19 in fine; traduction adoptée par la version synodale de la Bible, huitième revision, Lausanne 1956); • “C'en est fait, nous sommes dévastés, totalement détruits” (Michée 2:4; traduction Bible du Semeur); • “C'en est fait: elle est mise à nu, elle est emmenée” (Nahum 2:7 ou 2:8 in initio, selon la numérotation adoptée; traduction Louis Segond); • “C’en est fini de toi, oui, fini pour toujours!” (Ézéchiel 28:19 in fine, traduction Bible du Semeur; autres traductions: “Tu es réduite au néant, tu ne seras plus à jamais!” [Louis Segond], “Tu n’existeras plus jamais!” [Segond 21, La Nuova Diodati, Nuova Riveduta]).

(35) • “Toi dont le jour arrive” (Ézéchiel 21:25 ou 21:30, selon la numérotation adoptée; traduction Segond 21: “ton heure arrive”; traduction Bible du Semeur: “l'heure va sonner"); • “Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: «Voici que ton tour est venu»” (Ézéchiel 28:22; traduction Bible du Semeur: “Voici ce que déclare le Seigneur, l'Éternel: «Je vais m'en prendre à toi (...)»”).

(36) • “Malheur à moi, je suis perdu!”, s’écria le prophète (Ésaïe 6:5; dans le même sens: Ésaïe 24:16); • “Malheur à moi, je succombe” (Jérémie 4:31; traduction alternative: “je défaille”); • “Je suis perdu! ” (Lamentations 3:54).

(37) • “Les ténèbres couvraient la surface de l’abîme” (Genèse 1:2). • “Il [l’Éternel] la réduira [la lumière] en obscurité profonde” (Jérémie 13:16); • “Je répandrai les ténèbres” (Ézéchiel 32:8; c’est l’Éternel qui parle); • “Vous serez dans la nuit; (...) vous serez dans les ténèbres” (Michée 3:6; c’est l’Éternel qui parle, s’adressant aux prophètes). • “Puis ce fut l’obscurité” (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions , p. 165); • “Et la terre fut dans l’obscurité” (Exode 10:15); • “Et il y eut d’épaisses ténèbres”(Exode 10:22); • “Et les ténèbres sont venues” (Job 30:26); • “Il y eut des ténèbres sur toute la terre” (Matthieu 27:45, Marc 15:33 et Luc 23:44); • “Et si l’on regarde la terre, on n’y voit que ténèbres et détresse” (Ésaïe 5:30; dans le même sens: Ésaïe 8:22).

(38) • “Il [Dieu] a couvert de ténèbres mon sentier” (Job 19:8); • “Il [Dieu] me fait demeurer dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts depuis longtemps” (Psaumes 143:3 et Lamentations 3:6).

Écrit par : Mario Jelmini | 15/08/2017

Le rêve vient d'un événement, d'une personne, etc....auquel nous avons eu une très forte pensée avant de nous endormir Pierre Jenni. Les miens sont prémonitoires :)

Tiens! Cette dernière nuit j'ai rêvé de Gislebert :))))))))))

La poésie permet de rêver même reveillé...... du baume au cœur, en quelque sorte..... PJ :)

Écrit par : Patoucha | 15/08/2017

@Ave Dio :)

Promis, dès mon retour je lirai..... autrement vais rater mon rv! :)

Bon après-midi à mes préférés ici présents! :)

Écrit par : Patoucha | 15/08/2017

Désolé Colette d'avoir peut-être, bien involontairement, déclenché cette avalanche (du moins en partie, Grindesel aussi avec Jenni), avec pour bouquet final la "scriptogorrhée" de Mario J., l'exégète maniaque des Ecritures et qui nous sert là un échantillon pas piqué des vers et totalement HS. Vraiment il exagère, le Mario !

Z'allez avoir le blog le plus fréquenté de la plateforme et plus une minute pour vos conserves et vos coulis de tomates !!! :))))

Écrit par : Gislebert | 15/08/2017

Aucun problème Gislebert, les commentaires font partie du jeu des blogs.
Une fois n'est pas coutume et tant que le bon ton est respecté, chacun peut y aller de sa prose.
(ne vous en faites pas pour mes tomates, ni autres légumes, tout est sous contrôle;-))

Écrit par : colette | 15/08/2017

@ Gislebert.

Complètement hors sujet?
Pas tant que ça, cher Monsieur!
Le poème proposé par Colette (elle voudra bien m'excuser de l'appeler ici par son prénom) nous invite à prendre de la hauteur:
"(...) se diriger vers le haut. Et c’est là, là seulement sur les hauteurs (...)".
Mon texte, précisément, décrit ce qu'une personne ayant pris de la hauteur peut être amenée à penser, vivre et ressentir...

Une manière aussi d'essayer de convaincre Pierre Jenni qu'un esprit cartésien a tout à gagner en conjuguant raison avec imagination, rêverie et poésie - quand ce n'est pas avec humour...
Merci au blog de Colette de me donner l'occasion d'exprimer ma conviction à ce sujet.

Écrit par : Mario Jelmini | 15/08/2017

"(...) mes tomates, ni autres légumes, tout est sous contrôle;-)"

Épineuse question: qu'est-ce qui importe le plus, les nourritures terrestres ou les nourritures spirituelles?

Écrit par : Mario Jelmini | 15/08/2017

@Mario, je crois que le contenu de ce blog répond à votre question; ce qui ne m'empêche pas de cultiver mon jardin!

Écrit par : colette | 15/08/2017

Un rêve, Mario Jelmini, une vision peut nous faire dégringoler d'un piédestal
telles, de par les prophètes, les idoles de l'Ancien Testament!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/08/2017

Ave Dio! :(

Finir dans les ténèbres.... pas très réjouissant pour une soirée que je croyais s'annonçait drôle, si on compte en plus, une arrivée défaitiste....

Je vous ai trouvé une autre "Marguerite" celle de Cocciante..Des paroles qu'on boit les yeux fermés :) https://www.youtube.com/watch?v=xrq5M854IuU

Io non posso stare fermo
con le mani nelle mani,
tante cose devo fare
prima che venga domani...
E se lei già sta dormendo
io non posso riposare,
farò in modo che al risveglio
non mi possa più scordare.

Perché questa lunga notte
non sia nera più del nero,
fatti grande, dolce luna,
e riempi il cielo intero...
E perché quel suo sorriso
possa ritornare ancora,
splendi sole domattina
come non hai fatto ancora...

E per poi farle cantare
le canzoni che ha imparato,
io le costruirò un silenzio
che nessuno ha mai sentito...
Sveglierò tutti gli amanti
parlerò per ore ed ore,
abbracciamoci più forte
perché lei vuole l'amore.

Poi corriamo per le strade
e mettiamoci a ballare,
perché lei vuole la gioia,
perché lei odia il rancore,
poi con secchi di vernice
coloriamo tutti i muri,
case, vicoli e palazzi,
perché lei ama i colori,
raccogliamo tutti i fiori,
che può darci primavera,
costruiamole una culla,
per amarci quando è sera.

Poi saliamo su nel cielo
e prendiamole una stella,
perché Margherita è buona,
perché Margherita è bella,
perché Margherita è dolce,
perché Margherita è vera,
perché Margherita ama,
e lo fa una notte intera.

Perché Margherita è un sogno,
perché Margherita è sale,
perché Margherita è il vento,
e non sa che può far male,
perché Margherita è tutto,
ed è lei la mia pazzia.
Margherita, Margherita,
Margherita adesso è mia,

Margherita è mia...

Encore encore plus prenante en français - - https://youtu.be/C-cyBZnx9t4

Surtout ne m'en voulez pas trop
Si ce soir je rentre chez moi
J'ai tellement de choses à faire
Avant que le jour se lève

Et pendant qu'elle dormira
Moi, je luiconstruirai des rêves
Pour que plus jamais, au réveil
Elle ne se lève les yeux en pleurs

Et pour que cette longue nuit
Ne soit plus jamais noire et profonde
Je demanderai à la lune
De remplir le ciel tout entier

Et pour que je puisse encore la voir
Me sourire comme avant,
Je demanderai au soleil
De brûler même en plein hiver

Et pour qu'elle puisse encore chanter
Les chansons de notre bohème
Je construirai un silence
Plus grand que ceux des cathédrales

J'irai réveiller les amants
Je parlerai des heures entières
Et je sais qu'ils me suivront
Tant que nous resterons amants

Alors on se promènera
Tous ensemble on dansera
D'incroyables sarabandes
Et elle oubliera sa peine

Et pour que la ville danse
Et pour que le ville chante
On inventera des couleurs
Et elle oubliera ses larmes

Nous irons dans les campagnes
Pour cueillir les fleurs des champs
Pour en faire un grand lit blanc
Où l'on s'aime tendrement

Et puis nous irons au fond du ciel
Pour lui choisir une étoile
Parc'que Marguerite est bonne
Parc'que Marguerite est belle
Parc'que Marguerite est vraie
Parc'que Marguerite est douce
Parc'que Marguerite m'aime
Moi, je ne vis que pour elle

Marguerite est ma raison
Mon lendemain, mon idéal
Marguerite qui est le vent
Ne sait pas qu'elle peut me faire mal

Parc'que Marguerite est celle
Que je veux toujours près de moi
Marguerite est Marguerite
Marguerite est tout pour moi

Marguerite est tout pour moi

Waowwwwwwwwww J'adore!

Écrit par : Patoucha | 15/08/2017

Toujours en rapport avec l'idée maîtresse du poème de Dulce Chacón, à savoir:
"Et c’est là, là seulement sur les hauteurs, que nous pouvons déployer nos ailes de toute leur
extension",
voici les dernières strophes d'un poème de Théodore de Banville intitulé «Le saut du Tremplin», paru en 1857 dans les «Odes funambulesques»:

Par quelque prodige pompeux
Fais-moi monter, si tu le peux,
Jusqu'à ces sommets où, sans règles,
Embrouillant les cheveux vermeils
Des planètes et des soleils,
Se croisent la foudre et les aigles.

Jusqu'à ces éthers pleins de bruit,
Où, mêlant dans l'affreuse nuit
Leurs haleines exténuées,
Les autans ivres de courroux
Dorment, échevelés et fous,
Sur les seins pâles des nuées.

Plus haut encor, jusqu'au ciel pur !
Jusqu'à ce lapis dont l'azur
Couvre notre prison mouvante !
Jusqu'à ces rouges Orients
Où marchent des Dieux flamboyants,
Fous de colère et d'épouvante.

Plus loin ! plus haut ! je vois encor
Des boursiers à lunettes d'or,
Des critiques, des demoiselles
Et des réalistes en feu.
Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !

Enfin, de son vil échafaud,
Le clown sauta si haut, si haut
Qu'il creva le plafond de toiles
Au son du cor et du tambour,
Et, le coeur dévoré d'amour,
Alla rouler dans les étoiles.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/08/2017

@ Patoucha

"Finir dans les ténèbres...." écrivez-vous.

Dans la Bible on trouve tout et son contraire, vous le savez bien.
Comme l'a écrit le prophète, "Les ténèbres ne régneront pas toujours" (Ésaïe 9:1 ou 8:23, selon la numérotation adoptée). Cette idée avait déjà été évoquée par Job: “Ils disent que la nuit va faire place au jour, que la lumière est proche alors que les ténèbres règnent” (Job 17:12, traduction Bible du Semeur).
Dans le même sens, la devise calviniste “Post tenebras lux”.
Demain est un autre jour...

Cela dit, merci pour le beau texte et l'émouvante interprétation de Cocciante.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/08/2017

Bonsoir :)

@Gislebert,

"Musset et Aragon, z'êtes très fleur bleue en fin de compte"

Vous me découvrez Gislebert :)

"pas étonnant que le beau Mario.... vous séduire"

Ben... avec la liste qu'il m'avait concoctée.... LOL

"du moins si j'en crois le petit monde blogosphérien !"

Des rumeurs Gislebert, que des rumeurs... La nouvelle conquête de Casanova prépare la maison pour le recevoir LOLLLLL

Écrit par : Patoucha | 17/08/2017

@Colette

"même si plus jeune(s)"

Une âme de poète ne perd pas sa jeunesse :)

Écrit par : Patoucha | 17/08/2017

Une passion qui nous entraîne vers le désir, pourquoi pas?

Mais... chaque chose en son temps ou sentiment maturité venant... en reconnaissant l'aspect addictif des passions qui nous entraînent vers le désir forcément sublimer en regardant vers le haut afin de prendre son envol

ou plonger au plus profond de nous mêmes là où trouve une perle... celle de l'Amour!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/08/2017

@Patoucha

Ah, vous me rassurez chère Patoucha, je garde ainsi toutes mes chances :)))

Belle journée.

Écrit par : Gislebert le mal aimé | 17/08/2017

@Gislebert le bien aimé :)

MDRRR

Avouez Gislebert, que je vois juste: La nouvelle ... refait surface :)))))))))

Personne ne peut rivaliser avec mon grand amour....... Il rayonne sur ma peau :)))))))))

Écrit par : Patoucha | 17/08/2017

Avez Dio

Je n'aime pas ce mot! Je vais relire Job ......

Aujourd'hui est le jour et une surprise vous attend Casanova........ "perle rare"..... :))))))))))))

Colette va bien s'amuser ........

De rien! Quelles meilleures langues que celles de Dante et du Castillan pour chanter l'amour? "Talons aiguilles" à écouter impérativement et film à voir!

Écrit par : Patoucha | 17/08/2017

Tout ceci est absolument charmant;-) et, oui, vous m'amusez pour le moment.

"Talons aiguilles", superbe film Patoucha, vous avez raison.
Je pensais aussi au magnifique "Les ailes du désir" de Wim Wenders revu il y a peu. Là, nous restons dans le sujet du billet.
Et aussi à cette phrase extraite du journal de Jules Renard: "Rêve de grandes choses : cela te permettra d'en faire au moins de toutes petites."

Bonne soirée à tous.

Écrit par : colette | 17/08/2017

Rapide passage pour prendre connaissance des "âneries" débitées par les uns et par les autres.

Ddécidément, ce blog prend de la hauteur - du moins pour ce qui est du nombre des commentaires...

Gros bisou à Colette (j'espère que ce n'est pas trop hors sujet et que Patoucha ne va pas me faire une scène)...

Écrit par : Mario Jelmini | 17/08/2017

@ Mario, je voulais vous remercier pour le poème de Th. de Banville que je ne connaissais pas. La chute, ce cœur qui s'en va rouler dans les étoiles, quelle image!

Écrit par : colette | 17/08/2017

@ Patoucha

"perle rare", écrivez-vous.
Saviez-vous que le nom de Marguerite provient du latin "margarita" qui signifie précisément “perle”? Le terme "margarita" étant lui-même issu d’un terme grec, lui-même probablement dérivé du persan "mervarid", qui signifiait déjà "perle". Chez les anciens, la perle était un symbole de virginité en raison de sa blancheur.
“Le nom qui est au-dessus de tout nom”, dit Philippiens 2:9 (à propos d'un autre nom, il est vrai...).

Écrit par : Mario Jelmini | 17/08/2017

A propos de Jules Renard et de son Journal que j’ai lu dernièrement (en diagonale, faut l’avouer, car il y a pas mal de scories), mon mauvais esprit a retenu cet aphorisme :

« Il vaut tout de même mieux avoir une jolie femme qu'un vieux meuble. »

Encore que cela se discute, pour un placement à long terme….

Écrit par : Gislebert | 17/08/2017

"Encore que cela se discute, pour un placement à long terme…."

Décidément, c'est un vieux renard que ce Gislebert...

Écrit par : Mario ne fait plus le mariolle | 17/08/2017

Bonsoir Colette,

". La chute, ce cœur qui s'en va rouler dans les étoiles, quelle image!"

Ce coeur dévoré d'amour... Colette :)
La "chute" du poème.... pas du clown...

Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Enfin, de son vil échafaud,
Le clown sauta si haut, si haut
Qu'il creva le plafond de toiles
Au son du cor et du tambour,
Et, le coeur dévoré d'amour,
Alla rouler dans les étoiles.

Cela me rappelle "Le Petit Prince" ( les nuages dans le ciel, la nuit, les étoiles, le coucher du soleil. C'est mon dada et les photos suivent :)

- j'aime la nuit écouter les étoiles...

- Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c'est doux la nuit, de regarder le ciel.

- J'aime bien les couchers de soleil. .... et les millions d'étoiles....

1h 49 Belle nuit bleue à vous

Écrit par : Patoucha | 18/08/2017

@Gislebert

« Il vaut tout de même mieux avoir une jolie femme qu'un vieux meuble. »

Une métaphore misogyne le "vieux meuble".... À ce régime, quand la jolie rejoindre AUSSI le "vieux meuble", il en placera une autre...

Toujours du "vieux" Renard :)))

"Rêve de grandes choses : cela te permettra d'en faire au moins de toutes petites."

Ben..j'ai rêvé de toutes petites choses et j'ai fait de bien grandes :)))

Merci Colette :)

Écrit par : Patoucha | 18/08/2017

Ave Dio :)

"perle rare".... pour ".... une perle... celle de l'Amour!" Com: 17 août

Ben non! Vous m'apprenez des choses :)

Margarita-Marguerite: Je t'aime, un peu, beaucoup, pas du tout... Et la Pizza... LOLLLLL

" la perle était un symbole de virginité ...."

Mmmm J'ai reçu un collier en cadeau...... :P

" Patoucha ne va pas me faire une scène)..."

Jamais de scène, mais en service d'un repas qui se mange froid! :))))))))

Wowwww 2h 51- Douce est la nuit... Bonne nuit les petits :)

Écrit par : Patoucha | 18/08/2017

@Patoucha

« Ben..j'ai rêvé de toutes petites choses et j'ai fait de bien grandes :))) »

Ben dites donc chère Patoucha, on comprend bien que vous n’êtes pas née la saint Modeste… Déjà que sur un autre blog vous vous comparez à la Kahina, cette princesse berbère (mythique ? faudra demander au beau Mario très versé en ce domaine), qui, dit-on, était parée de toutes les vertus (la Kahina, pas Mario).

D’ici que l’on vous surnomme la Fée Clochette des Aurès… Elle au moins n’était pas politically correct et savait encore sourire d’une blague misogyne sans monter sur son beau destrier…

@Colette

Bon, promis juré, j'arrête là la rigolade, autrement votre blog va devenir une pétaudière... Encore qu'en ces temps d'actualité si lourde, cela ne fasse pas de mal.La risa es un buen antídoto contra la violencia del tiempo.

Hasta la proxima.

Écrit par : Gislebert | 18/08/2017

@ Gislebert, merci de prendre cette sage décision. Il y a un temps pour tout, en effet.
Et ce matin j'ai du mal à rire.
Hasta pronto.

Écrit par : colette | 18/08/2017

Bonjour, juste un ptit saut

@Gislebert :)

En forme taquinerie..... ON me compare, nuance:)

Bonne journée, je quitte

Écrit par : Patoucha | 18/08/2017

@Gislebert :)

Plus modeste que moi on meurt!

Rectification d'un malentendu - que je pense avoir pris pour vous:

Quand j'ai écrit "Toujours du "vieux" Renard" je faisais allusion à Jules Renard. Je n'avais pas encore lu le commentaire de Mario Jelmini.

Bonne soirée

Écrit par : Patoucha | 19/08/2017

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